Communiqués conjoints de MM. Keizo Obuchi, Premier ministre japonais, et Lionel Jospin, Premier ministre, sur le renforcement de la coopération bilatérale franco-japonaise dans les domaines du développement, de la coopération scientifique et technologique, des investissements croisés et d'une mondialisation au service de tous, Tokyo les 16 et 17 décembre 1999. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqués conjoints de MM. Keizo Obuchi, Premier ministre japonais, et Lionel Jospin, Premier ministre, sur le renforcement de la coopération bilatérale franco-japonaise dans les domaines du développement, de la coopération scientifique et technologique, des investissements croisés et d'une mondialisation au service de tous, Tokyo les 16 et 17 décembre 1999.

Circonstances : Voyage de M. Lionel Jospin à Tokyo (Japon) du 16 au 18 décembre 1999

ti : M. Keizo Obuchi, Premier ministre du Japon, et M. Lionel Jospin, Premier ministre de la République française, ont tenu le 16 décembre un sommet bilatéral. A cette occasion, les deux Premiers ministres ont réaffirmé leur volonté d'oeuvrer au développement des relations de coopération franco-japonaises, qui sont déjà excellentes, d'aborder ensemble les défis mondiaux du prochain millénaire.
Les deux Premiers ministres estiment que l'année prochaine, qui sera celle de la présidence japonaise du G8 et, durant le second semestre, celle de la présidence française de l'Union européenne, offrira une excellente occasion de renforcer encore la coopération bilatérale entre les deux pays partenaires sur la scène internationale. Ils ont souligné l'importance d'une coopération toujours plus étroite entre la France et le Japon pour le succès des importantes conférences internationales qui doivent se tenir durant cette période, telles que le sommet de Kyushu-Okinawa, la réunion du Millenium de l'Assemblée générale des Nations unies et de l'ASEM 3.

Ils ont abordé un large éventail de questions bilatérales, telles que le renforcement des échanges culturels et humains, la coopération scientifique et technique, les relations économiques entre le Japon et la France, ainsi que des sujets d'ordre international, dont les réformes des Nations unies, l'économie internationale, la coopération pour le développement, la non-prolifération et les grandes questions régionales.

Ces entretiens ont permis aux deux Premiers ministres d'identifier quatre domaines dans lesquels un renforcement de la coopération franco-japonaise pourrait contribuer à la stabilité et à la prospérité mondiales, y compris à celles de leurs deux pays :

- les investissements réciproques ;

- la coopération scientifique et technologique ;

- une mondialisation pour le service de tous ;

- la coopération pour le développement./.


(Source : http://www.diplomatie.gouv.fr, le 21 décembre 1999)
Conscients du risque de marginalisation croissante que font courir les tendances actuelles de la mondialisation à beaucoup de pays en développement, et en particulier aux plus pauvres d'entre eux, les Premiers ministres de la République française et du Japon réaffirment l'ambition commune que traduit la politique d'aide au développement de leurs pays qui est de parvenir à un développement durable basé sur l'appropriation par les pays en développement et sur le partenariat avec les pays donateurs.
1. Engagement commun en matière d'aide au développement

- Les gouvernements français et japonais réaffirment l'importance de la stratégie du partenariat pour le développement du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE pour l'aide au développement et estiment tous deux que tous les pays devraient atteindre conjointement des objectifs quantifiés en matière de lutte contre la pauvreté ; et qu'un soutien visant à assurer une croissance économique équitable est pour cela fondamental. Les gouvernements de la France et du Japon, deux des principaux donateurs mondiaux, sont résolus à coopérer mutuellement à cette fin.

- Les gouvernements de la France et du Japon réaffirment que leurs conceptions fondamentales sont identiques en ce qui concerne les modalités de l'aide au développement et soulignent qu'ils poursuivront leur coopération étroite afin de résoudre les problèmes de développement :

. Ils estiment que les ressources apportées par l'aide publique bilatérale et multilatérale restent indispensables pour de nombreux pays et notamment les pays les moins avancés qui ne peuvent bénéficier de financements privés. Nous devons poursuivre notre action pour les aider à faire face aux nouveaux enjeux du développement, à améliorer la gouvernance, à adapter leurs économies aux nouvelles règles du commerce international, à réaliser l'intégration régionale et à mettre en oeuvre les conventions internationales.

. Ils appellent l'ensemble des pays donateurs à contribuer positivement à l'effort international d'aide au développement. Plus spécifiquement, ils incitent vivement chaque donateur à prendre sa part du financement des institutions financières internationales.

. En ce qui concerne la question du déliement de l'APD aux pays moins avancés, qui est actuellement examiné par le CAD, ils estiment tous deux que ce déliement devrait bénéficier aux pays en développement et être examiné dans un contexte global incluant le volume d'APD, le partage de la charge de la dette, le renforcement des capacités des pays en développement et la participation de la population des pays donateurs. Ils poursuivront leur étroite collaboration sur cette question.

2. L'initiative sur l'allégement de la dette

- Les gouvernements de la France et du Japon se félicitent de l'effort sans précédent de réduction de dette qui sera réalisé dans le cadre des initiatives renforcées décidées au Sommet du G8 de Cologne en faveur des pays lourdement endettés. Ils soulignent l'importance de leur contribution sous la forme d'une financement des institutions financières internationales ainsi que d'une réduction des dettes bilatérales.

- Les deux gouvernements soulignent le principe de partage équitable du fardeau, notamment celui de la réduction bilatérale de la dette. Ils s'inquiètent en particulier des difficultés apparues pour la mise en oeuvre de ce principe et espèrent que les résultats obtenus dans ce domaine seront examinés dans le cadre du suivi du Sommet de Cologne.

- Ils veilleront à ce que le principe d'appropriation s'applique pleinement dans la mise en oeuvre de l'initiative sur la dette. L'initiative sur l'allégement de la dette devrait bénéficier aux pays qui le demandent et sont effectivement engagés dans une stratégie de gestion économique adéquate, notamment des efforts de promotion des capacités de gestion de la dette, la lutte contre la pauvreté à long terme, et le respect des principes fondamentaux de la bonne gouvernance.

- Les gouvernements de la France et du Japon tiennent compte du fait que le règlement de la question de la dette ne suffira pas pour parvenir au développement des pays en développement. la question globale du développement devra par ailleurs être traités de manière approfondie, notamment à la lumière des expériences de développement réussi dans les pays émergents.

3. La coordination franco-japonaise en matière d'aide

- Les gouvernements de la France et du Japon réaffirment le rôle d'un dialogue régulier sur la politique en matière d'aide entre leurs administrations et organismes chargés de l'aide au développement et sur l'intention d'approfondir la coordination de leurs politiques, notamment par un échange de personnel.

- Les deux gouvernements confirment leur volonté d'intensifier leur aide, notamment en Afrique, conformément aux conclusions du programme d'action de Tokyo de la TICAD II (seconde Conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique), ainsi qu'en Asie, dans le secteur de la santé, où les approches française et japonaise sont les plus convergentes, ainsi que dans les secteurs de l'éducation, de développement rural, de l'environnement et des infrastructures. Ils identifieront des pays dans lesquels ils poursuivront la coordination de l'assistance et donneront pour instruction à leurs ambassades de se coordonner concrètement au niveau local.

- Les gouvernements de la France et le Japon sont préoccupés par les conséquences sociales et économiques entraînées, en particulier en Afrique, par l'épidémie du Sida, et par les conséquences de la malaria, de la tuberculose, de la poliomyélite et d'autres maladies infectieuses et parasitaires pour la population des pays en développement. Ils partagent la conviction que toute action contre l'épidémie doit être inscrite dans une démarche de renforcement des politiques de prévention et de traitement et d'amélioration des systèmes de santé. La France a proposé à la communauté internationale de créer des programmes ciblés de traitement du Sida, avec une priorité à la réduction des contaminations de la mère à l'enfant. Pour ce faire, elle a mis en place un fonds de solidarité thérapeutique international avec la participation d'autres pays et en relation avec l'OMS et l'ONU-Sida.

- Le gouvernement du Japon se félicite de l'action de la France et exprime son intention de promouvoir la coopération avec la France et d'autres partenaires dans le domaine de la lutte contre le Sida et les maladies infectieuses et parasitaires.
1. Le Japon et la France comptent au nombre des pays les plus avancés dans le domaine des sciences et des technologies, domaine dans lequel ils s'attendent à un nouveau développement de leur coopération bilatérale. Les deux gouvernements estiment que les progrès scientifiques et technologiques joueront un rôle important dans le développement économiquement et dans l'amélioration du bien-être de l'humanité au cours du prochain millénaire.
2. Dans cette perspective, les gouvernements français et japonais espèrent vivement que la coopération scientifique et technologique bilatérale, y compris les échanges de personnels, continuera à se développer activement dans des domaines aussi variés que l'espace, les sciences de la vie, les technologies de l'information et de la communication, l'environnement, l'océanologie et l'énergie nucléaire.

1) Espace

L'espace est l'un des domaines les plus fructueux de la coopération bilatérale scientifique et technologie. Les deux gouvernements encourageront la coopération bilatérale en matière d'observation de la terre par l'utilisation de satellites, tels qu'ALOS, afin d'aider à la compréhension des catastrophes naturelles. Ils se félicitent de l'adoption du plan d'action entre la NASDA et le CNES à l'initiative des ministres des sciences et de la technologie.

2) Sciences de la vie

a - Les sciences de la vie sont l'un des secteurs où la France et le Japon sont particulièrement actifs, notamment dans les recherches sur le cancer et dans d'autres domaines tels que le génome, les neurosciences et les sciences agricoles. Les deux gouvernements se réjouissent qu'un consensus ait été trouvé entre eux pour envisager un échange de chercheurs entre le Genopole et la partie japonaise. Ils soutiendront le développement de cette coopération.

b - Les deux gouvernements comptent parmi les principaux contributeurs au Programme scientifique Frontière humaine (Human Frontier Science Program - HFSP) et continueront à y apporter leur soutien.

3) Environnement

La préservation de l'environnement conditionne un développement sain et durable des économies et des sociétés. Diverses activités de coopération entre les deux pays ont été menées dans ce domaine en particulier des recherches communes sur les questions de protection de l'environnement, comme la prévention de la pollution, l'élimination des déchets, la préservation de la qualité de l'eau et le traitement des eaux. De nouveaux progrès de la coopération bilatérale dans ce domaine sont attendus.

4) Océanologie

a - Les deux gouvernements soutiendront la promotion du Programme intégré de forage océanique (IODP) et poursuivront leur coopération en vue d'une surveillance environnementale de l'écosystème marin et des côtes.

b - Ils sont décidés à promouvoir une coopération multilatérale dans le domaine des changements globaux, y compris la prévision des changements climatiques et en particulier dans le cadre du programme "Array for Real Time Geostrophic Oceanography" (ARGO).


5) Energie nucléaire

Les deux gouvernements continueront de promouvoir l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques afin d'assurer la stabilité de l'approvisionnement en énergie et la préservation de l'environnement, tout en accordant l'attention nécessaire à la sûreté. La coopération bilatérale s'est développée dans de nombreux secteurs, notamment la sûreté nucléaire et la R D dans le cycle du combustible tels que les réacteurs à neutrons rapides et la gestion des déchets radioactifs. Les deux gouvernements souhaitent que cette coopération se développe encore à l'avenir.

6) Coopération dans d'autres domaines (micro-mécanique, technologie routière etc.)

a - Les gouvernements français et japonais se réjouissent des progrès accomplis par les recherches communes sur la méca-électronique et ses applications en matière de communication par fibres optiques ainsi que sur la biomédecine et s'attendent à de nouveaux développements dans ce domaine.

b - Ils souhaitent renforcer leur coopération dans le domaine des matériaux, des technologies de pointe, et des nouveaux systèmes de transport de la prochaine génération, plus sûrs et plus respectueux de l'environnement.

c - L'accord de coopération scientifique et technologique entre le Japon et la France conclu en 1974 et amendé en 1991 ainsi que les comités prévus dans cet accord sont essentiels à la promotion de la coopération bilatérale en matière scientifique et technologique.

Les deux gouvernements examineront attentivement les recommandations visant à stimuler cette coopération qui ont été formulées par le Comité consultatif conjoint qui s'est réuni à Tokyo durant la visite du Premier ministre Jospin au Japon. Afin de les mettre en oeuvre de manière adéquate, ils organiseront une réunion commune du Comité en France à une date convenant aux deux parties en l'an 2000.
Les Premiers ministres se félicitent du développement des investissements réciproques entre la France et le Japon, en particulier dans l'industrie automobile et dans les services. Ce développement reflète le dynamisme des entreprises de chacun des pays et leur confiance dans la compétitivité des économies de leurs deux pays. Les investissements réciproques sont la condition d'un progrès durable des relations économiques bilatérales.
Les Premiers ministres rappellent également l'importance de la coopération industrielle entre la France et le Japon et la volonté des deux gouvernements de les intensifier pour accompagner ou conforter le développement de leurs relations bilatérales. Cette coopération industrielle a concerné des secteurs comme les nouvelles technologies de l'information et des communications, l'environnement, les biotechnologies, l'espace et les équipements automobiles.

Dans cet esprit, les Premiers ministres ont souligné l'importance de favoriser les rapprochements entre petites et moyennes entreprises françaises et japonaises, tels que les créations de société communes où la coopération technologique, en promouvant des programmes de recherche conjoints et en organisant des rencontres dans divers secteurs industriels.

En outre, les Premiers ministres souhaitent qu'un programme de travail global, incluant les aides publiques, soit mis en place pour promouvoir de manière coordonnée l'implantation de petites et moyennes entreprises françaises au Japon et inversement.

Enfin, soucieux de promouvoir les investissements réciproques et les échanges de personnes, facteurs de rapprochement des cultures économiques, les Premiers ministres se réjouissent de la décision d'engager des consultations préliminaires entre la France et la Japon sur la possibilité de conclure une convention de sécurité sociale./.
Dans un monde globalisé et ouvert, qui voit se multiplier les échanges et s'accélérer le progrès technique, mais où subsistent inégalités, instabilités et menaces, les gouvernements français et japonais considèrent plus que jamais essentiel d'être en mesure de protéger la dignité de chaque individu. Dans cette perspective et dans l'esprit du plan d'action franco-japonais, les deux gouvernements affirment leur détermination à promouvoir le renforcement des institutions internationales dans tous les domaines afin d'assurer la paix et la prospérité partagée. A cette fin, il est crucial d'élaborer des règles respectées par tous et de rechercher une meilleur efficacité du système multilatéral.
1. Les Nations unies :

- L'Organisation des Nations unies et l'ensemble des institutions et agences spécialisées qui lui sont attachées constituent une enceinte d'une importance prioritaire. Compte tenu des responsabilités importantes de la France et du Japon concernant le financement et l'administration efficace de ces institutions, notamment dans le domaine de l'élaboration et de la gestion de programmes internationaux, les deux gouvernements intensifieront leur coopération au sein des organisations et continueront à promouvoir la réforme du système des Nations unies avec l'objectif d'améliorer l'efficacité et la représentativité de ses organes.

- Les deux gouvernements réaffirment le rôle central du Conseil de sécurité dans le maintien de la paix et de la sécurité internationale, et l'importance qu'ils attachent à la préservation de son autorité. En conséquence, les deux pays réaffirment la nécessité de mener rapidement à bien la réforme du Conseil de sécurité.

- La France réaffirme son soutien à l'attribution au Japon d'un siège de membre permanent du Conseil de sécurité dans le cadre du processus d'élargissement de cette instance.

- Les deux gouvernements réaffirment la nécessité une réforme financière des Nations unies, comprenant notamment l'établissement d'un budget efficace et un barème équitable des quotes-parts.

- En matière de changements climatiques, les deux gouvernements reconnaissent l'importance d'une entrée en vigueur du Protocole de Kyoto au plus tard en 2002 et réaffirment leur intention de coopérer en vue du succès de la sixième session de la Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

- Ils réaffirment l'importance de l'octroi d'une aide humanitaire aux victimes de catastrophes naturelles et de conflits par le biais d'une action coordonnée de la communauté internationale, notamment via les organisations humanitaires des Nations unies, les pays donateurs et les ONG selon des modalités appropriées.

- Ils renouvellent leur engagement en faveur de la conclusion de la Convention contre le crime organisé transnational, ainsi que des protocoles associés, d'ici la fin de l'an 2000.

- Les deux gouvernements réaffirment l'importance du rôle de l'UNESCO pour la défense des valeurs universelles et la coexistence de cultures diverses, ainsi que leur détermination à coopérer pour renforcer encore cette organisation.

2. Architecture financière internationale

. Les gouvernements français et japonais ont travaillé en étroite collaboration en vue de renforcer le système financier international et espèrent réaliser de nouveaux progrès dans ce domaine. Ils ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération dans la mise en oeuvre du large éventail de mesures convenues au Sommet de Cologne en vue de renforcer le système financier international.

- Les deux gouvernements sont résolus à consolider la gouvernance, la responsabilité et les règles de prise de décision au sein des Institutions financières internationales (IFI). Dans ce cadre, ils ont réaffirmé que le Comité monétaire et financier international (IMFC) récemment créé devrait jouer un rôle central pour régler rapidement les principaux problèmes monétaires et financiers internationaux. Ils sont déterminés à renforcer et améliorer le rôle du FMI, ainsi que celui des autres IFI, en apportant un soutien approprié aux pays qui en ont besoin. Le G20 récemment créé devrait contribuer à accroître le dialogue informel avec les pays émergents et compléter le système des institutions de Bretton-Woods.

- Les deux gouvernements ont convenu de l'importance de règles prudentielles et d'une surveillance appropriée des activités financières. Ils sont convenus que des progrès devraient être réalisés dans des domaines cruciaux tels que : la participation du secteur privé, un contrôle adéquat des flux de capitaux et des régimes de taux de change pour les économies de marché émergentes, les implications en matière réglementaire des institutions à fort effet de levier, tels que les fonds spéculatifs et enfin, la lutte contre la criminalité financière, notamment par la réglementation des centres off-shore.

- Ils se sont félicités du rôle important joué par l'euro sur les marchés financiers depuis son introduction en janvier 1999. L'introduction de l'euro constitue une importante contribution à la stabilité du système monétaire et financier international. Le Japon et la France se sont toujours attachés à améliorer la stabilité des taux de change des principales devises, et ils continueront de coopérer étroitement en ce sens dans le cadre du G7.

Les gouvernements français et japonais suivront ces orientations dans leurs travaux de préparation du Sommet de Kyushu-Okinawa.

3. Organisation mondiale du commerce

- Les gouvernements français et japonais regrettent le résultat de la Conférence ministérielle de Seattle qui devait lancer un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales. Ils oeuvreront ensemble à remettre le processus sur les rails aussi rapidement que possible afin que le nouveau cycle de négociations puisse être lancé dans un avenir proche avec le soutien des membres de l'OMC.

- Les deux gouvernements soulignent la nécessité d'un engagement constructif de toutes les parties, souhaitent l'évolution de l'OMC vers un système multilatéral plus ouvert, plus transparent et plus efficace et qui associe pleinement les pays en développement. Ils soulignent la nécessité de poursuivre d'étroites consultations avec la société civile.

- Ils poursuivront leur coopération, non seulement en améliorant l'accès au marché mais aussi en renforçant les règles et disciplines, en particulier dans le domaine de la concurrence, de l'investissement, des marchés publics et de l'antidumping.

- Les Premiers ministres se déclarent déterminés à oeuvrer pour la prise en compte de la multifonctionnalité de l'agriculture, y compris la sécurité alimentaire, de l'utilisation rationnelle des ressources épuisables, des dimensions sociales et environnementales du commerce mondial ainsi qu'à s'efforcer de maintenir et renforcer le système commercial multilatéral, en vue de permettre un développement durable de tous les membres de l'OMC./.

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