Déclaration de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur la situation économique et sociale et sur la poursuite de la politique de réformes, à Paris le 11 janvier 2000. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur la situation économique et sociale et sur la poursuite de la politique de réformes, à Paris le 11 janvier 2000.

Personnalité, fonction : JOSPIN Lionel.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Voeux à la presse à l'hôtel Matignon le 11 janvier 2000

ti : Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir à l'Hôtel de Matignon à l'occasion de cette cérémonie des voeux qui nous rassemble pour la troisième fois. Quelle que soit la régularité des échanges entre le Gouvernement et la presse -je pense en particulier à ceux conduits par le ministre des Relations avec le Parlement, Daniel VAILLANT, chaque mercredi après le Conseil des ministres-, comme entre la presse et mon cabinet -je sais les contacts fréquents que vous avez avec Olivier SCHRAMECK, Manuel VALLS, Marie BERTIN et Henri PETITGAND-, cette rencontre reste pour nous tous un moment particulier.

Je suis sensible aux souhaits que vient de formuler, en votre nom, votre Président, Jean-François BEGE. Je l'en remercie, je vous en remercie. J'y réponds en formant, pour chacun d'entre vous, pour vos activités, pour vos projets, tout au long de l'année, des voeux particulièrement vifs. A travers vous, ces voeux s'adressent à celles et ceux qui font vivre, jour après jour, semaine après semaine, une presse forte et pluraliste, précieuse pour notre démocratie. Presse nationale, presse quotidienne régionale, radios, télévisions, l'internet : si le débat démocratique se développe d'abord dans les instances politiques et sociales, il vit aussi, grâce à vous, au plus près de nos concitoyens. C'est pourquoi je souhaite une très bonne année à la presse française.


Mesdames et Messieurs,

Cette année 2000 commence avec des sensations mêlées : la conscience reste vive de l'épreuve infligée à tant de nos compatriotes par les événements dramatiques du mois de décembre ; le sentiment est là, pourtant, que ce choc ne saurait entraver l'élan que notre pays a retrouvé.

Fin décembre, après les terribles inondations qui avaient frappé le sud de la France, une marée noire est venue souiller de nombreuses côtes du littoral atlantique. Deux ouragans ont balayé la majeure partie de l'Hexagone. Ces épreuves, les Français les ont traversées en faisant preuve de solidarité et de fraternité. Je tiens à saluer, une nouvelle fois, la générosité des bénévoles et le remarquable travail fourni, souvent jour et nuit, par les fonctionnaires et les agents des services publics : grâce à ceux-ci, l'Etat, les collectivités locales, les entreprises publiques ont assumé et continuent d'assurer, avec d'autant plus de force dans l'épreuve, leur rôle déterminant et irremplaçable de service public.

La tempête a meurtri la France. Il y a d'abord l'irréparable : je pense aux 88 victimes qui ont endeuillé la Nation. Pour ce qui concerne les dégâts matériels, il y a ceux que le travail des hommes et des femmes permettra d'effacer au cours des prochaines semaines. Mais il y a aussi des ravages qui, pour être réparés, nécessiteront, outre du travail, beaucoup de temps. Je pense en particulier au patrimoine forestier de la France, qui portera durant des décennies les stigmates de cette tempête. Je pense de manière générale à toutes les professions durement frappées dans leurs ressources naturelles, que ce soit par les ouragans ou par la marée noire. Dès demain, nous annoncerons, après les mesures d'urgence déjà prises, les dispositions arrêtées par le Gouvernement pour répondre aux besoins et restaurer pour tous un avenir. Au-delà, le processus d'évaluation des dommages et des remèdes à y apporter se poursuivra et se développera. Des initiatives législatives devront être prises, notamment dans le cadre du projet de loi sur la forêt dont la préparation avait été d'ores et déjà fortement engagée.

Ces événements dramatiques ne sauraient pour autant occulter le fait que la France entre dans l'an 2000 en position de force. Tous les observateurs ont été frappés qu'à l'occasion du passage de l'année, les Français -qu'avaient rejoints, notamment à Paris, tant d'étrangers ayant choisi notre pays pour entrer dans le nouveau millénaire- aient voulu surmonter l'épreuve et manifester, par leur joie d'être ensemble, une volonté plus sûre et plus sereine d'aborder l'avenir.

La France est plus sûre d'elle-même parce que sa croissance économique est forte.

En 1999, en dépit des turbulences internationales de l'automne précédent, la croissance a été conforme à la prévision initiale du Gouvernement -2,8 %. Avec la même monnaie -l'euro- et les mêmes taux d'intérêt que ses voisins, notre pays enregistre ainsi la meilleure performance des grandes économies de l'Union européenne. Le climat chez les acteurs économiques est à l'optimisme et nos entreprises font preuve d'un dynamisme accru. Mais nous entendons bien poursuivre nos efforts pour que soient plus nombreux encore ceux qui participent à cette croissance retrouvée, et que soient mieux partagés les fruits de celle-ci.

La France est plus sereine parce que le chômage est à son plus bas niveau depuis sept ans.

Alors même que la population active française croît -tandis qu'elle stagne ailleurs, voire diminue comme en Allemagne-, la baisse du chômage en France est parmi les plus rapides du G 7 et de l'OCDE.

Il aurait pu en être autrement. Ces deux résultats -une croissance vigoureuse, un chômage en diminution continue depuis vingt-huit mois- n'allaient pas d'eux-mêmes. Ils résultent d'un changement de cap et de méthode, de la confiance recréée et d'une politique volontariste, persévérante, adaptée à la conjoncture économique de la France. Une politique tout entière centrée sur la lutte contre le chômage, et qui le restera. Une politique engagée par le Gouvernement et inscrite dès le départ dans la durée. Vingt-huit mois durant, nous avons fait reculer le chômage de masse en l'attaquant dans toutes ses dimensions. Près d'un million d'emplois ont été créés depuis juin 1997. La France compte aujourd'hui 513.000 chômeurs de moins.

Nous avons atteint ces résultats dans la croissance revenue, mais pas seulement grâce à elle. Ainsi, en 1999, la diminution du chômage a-t-elle été deux fois plus rapide qu'en 1998, alors même que la croissance était moins forte. Nul doute que dans cette croissance plus riche en emplois, se sont fait sentir les premiers effets du passage négocié aux 35 heures. Les créations d'emplois que celui-ci induit, déjà significatives en 1999, iront croissant en 2000 et seront amplifiées par l'allégement des charges sur les bas et moyens salaires. La baisse du chômage qui devrait en résulter s'inscrira dans la perspective nouvelle et globale que j'ai tracée, en août dernier à La Rochelle, pour la décennie qui s'ouvre : reconquérir le plein emploi. Le plein emploi, comme les économistes y insistent, ne peut certes faire disparaître totalement le chômage mais doit le ramener à un niveau minimal dans une société en mutation rapide. C'est un objectif ambitieux, mais désormais accessible auquel il faut adapter les moyens de la Nation, ses équilibres et ses perspectives. Dans l'immédiat, c'est-à-dire dans les prochaines semaines, un plan d'action pour la formation professionnelle sera arrêté qui trouvera d'ici la fin de la session parlementaire, dans le cadre d'un projet de loi, des traductions législatives.

La France est plus sûre d'elle-même parce qu'elle se sent plus solidaire.

Depuis ce 1er janvier, grâce à la Couverture maladie universelle, des millions de Français ont pleinement accès à un droit essentiel -la santé. Au plan de la solidarité territoriale, nos priorités budgétaires, celles aussi qui ont été arrêtées pour sept ans en vue de la signature de contrats de plan entre l'Etat et les régions, renforcent la cohésion nationale et l'égalité des chances. En 2000, nous mettrons l'accent sur la lutte contre l'emploi précaire. Les entreprises, que nous soutenons de multiples façons dans leur activité, ont sans doute besoin d'une certaine souplesse pour s'adapter aux rythmes saisonniers et conjoncturels. Mais les salariés ont le droit d'être protégés contre les abus. Pour combattre ces abus, des dispositions législatives d'initiative gouvernementale sur le travail précaire étendront les droits des salariés et pourront conduire à une modulation des aides de l'Etat. Dans le même esprit, le Parlement examinera bientôt une proposition de loi dont l'objectif sera de permettre le contrôle de l'utilisation des fonds publics consacrés aux aides à l'emploi.

L'esprit de solidarité continuera d'inspirer la rénovation de notre fiscalité engagée en 1997. La forte croissance de 1999 a généré des marges qui sont utilisées à la préparation de l'avenir, par l'investissement, le désendettement et la constitution d'une réserve pour les retraites, mais aussi à des baisses d'impôts. En 2000, les Français vont bénéficier de 40 milliards de francs de baisses d'impôts. Après la réforme des cotisations patronales -qui a allégé le coût du travail sur les bas salaires-, après l'instauration d'une fiscalité écologique, la baisse des frais de mutation immobilière, la suppression du droit au bail au bénéfice de la plupart des locataires, après les baisses ciblées de TVA pour des biens et services qui concernent le plus grand nombre de Français et sont les plus favorables à l'emploi, le Gouvernement s'attachera durant les deux années qui viennent à une réforme de l'imposition directe qui doit bénéficier à la grande majorité des Français. Ce sera une réforme au service des classes populaires mais aussi des classes moyennes, une réforme avec comme priorités la recherche de la justice sociale et le nécessaire encouragement au dynamisme économique, au travail et à l'innovation.

La France est aussi plus sereine parce que la société française retrouve le chemin de la réforme.

En 1999, le Pacte civil de solidarité est venu offrir un cadre juridique respectueux de la dignité et de la vie privée des personnes à des centaines de milliers de nos concitoyens qui souhaitent nouer un engagement mutuel. Dans cette même année, la France a accompli un grand pas -consacré par une révision constitutionnelle- vers la parité entres les femmes et les hommes. Ces deux réformes illustrent la méthode du Gouvernement : faite d'écoute -dans la première réforme, nous avons inscrit dans le droit l'évolution de notre société- et de volontarisme -dans la seconde, nous avons mis en mouvement la société par le droit. Dans les deux cas, nous avons voulu " débloquer " la société française et contribuer à sa modernisation.

En 2000, nous continuerons d'accomplir les réformes dont la France a besoin et, en particulier, nous approfondirons le pacte républicain.

Et d'abord par la réforme de la Justice. Depuis deux ans et demi, le Gouvernement mène une politique sans précédent de renforcement des moyens de la Justice. Mais l'autorité de la Justice, son efficacité aussi, reposent sur son impartialité et son impartialité tient à son indépendance, comme à sa responsabilité. Complète, équilibrée, déjà largement engagée, la réforme de la Justice répond à une attente profonde de nos concitoyens. La réforme du Conseil supérieur de la magistrature -qui symbolise l'indépendance de la Justice- en est un pivot essentiel. Elle a été adoptée en termes identiques et de façon massive par l'Assemblée nationale et le Sénat. Elle doit donc, normalement, aboutir. A l'occasion du Congrès que le Président de la République a convoqué le 24 janvier à Versailles, les Français verront, parmi leurs représentants, ceux qui restent fidèles à leur vote, sont cohérents avec eux-mêmes, et ceux qui ne le sont pas ; ceux qui veulent l'indépendance de la Justice par rapport au pouvoir politique, et ceux qui en réalité ne l'acceptent pas. Pour ce qui le concerne, le Gouvernement a montré l'exemple en respectant strictement la règle qu'il s'est fixée il y a deux ans et demi : ne donner aucune instruction dans les affaires individuelles, laisser la Justice faire librement son travail.

Dès le 25 janvier débutera au Parlement la discussion de la loi mettant en oeuvre le principe de parité, d'égalité entre les femmes et les hommes, pour les modes de scrutin. C'est là une exigence de justice et un puissant facteur d'enrichissement de notre démocratie. Nous achèverons aussi la réforme du mode de scrutin des sénateurs, afin que leur assemblée traduise mieux la réalité démographique de notre pays. Par ailleurs, le 18 mars prochain, des Assises de la Citoyenneté permettront de prendre des dispositions de lutte contre les discriminations, et tendant au renouveau de l'engagement civique et à la participation de tous, notamment des plus jeunes, à la vie de la démocratie.

Enfin, la réforme du cumul des mandats et des fonctions électives trouvera un terme législatif, malheureusement incomplet, et que j'espère donc provisoire. Car au-delà du constat qu'il nous faudra faire et qu'impose l'accord préalable du Sénat, l'inspiration doit demeurer. Pour que les élus puissent se consacrer pleinement au mandat qui leur est confié. Pour que de nouvelles générations puissent accéder aux responsabilités citoyennes. Pour que la démocratie française gagne en vitalité, en souffle, en renouveau. Le Gouvernement que je dirige continuera, quant à lui, d'appliquer la règle que j'avais arrêtée lors de sa constitution : il n'y aura pas de cumul entre les fonctions de ministre et de maire après les municipales de 2001, comme il n'y en a pas eu depuis la constitution de ce Gouvernement en juin 1997. Chaque ministre pourra se consacrer pleinement à sa tâche.

Nous mènerons d'autres réformes structurelles importantes. Le mois prochain, j'annoncerai les axes de la rénovation du système de retraites. L'impératif est de conforter le principe de répartition, qui fonde la cohésion nationale. Nous le ferons, sur la base d'un diagnostic lucide, grâce à une approche d'ensemble, sans opposer les générations entre elles, sans opposer le secteur privé au secteur public, ni les différents régimes les uns aux autres.

Vers le 20 janvier me sera remis un rapport sur l'épargne salariale. Le Gouvernement y puisera les éléments d'une réforme qui permettra, à la suite d'une large concertation, de mieux associer les salariés au développement de leur entreprise.

Nous continuerons bien sûr de prendre en compte les préoccupations quotidiennes des Français.

Pour assurer la sécurité de tous, notamment dans les transports publics, aux abords des établissements scolaires, nous poursuivrons le déploiement d'une véritable police de proximité. La famille reste une cellule fondamentale de la société ; elle n'en a pas moins connu, au cours des dernières décennies, de profondes évolutions. Nous les prendrons en considération dans la préparation d'une réforme du droit de la famille. La qualité de la vie, la qualité de leur vie, préoccupe légitimement les Français. Transports, habitat, développement urbain : sur tous ces sujets, une loi permettra prochainement des avancées. Les Etats généraux de la santé ont permis, par de très nombreuses rencontres et réunions tout au long du premier semestre 1999, un très large et très fructueux débat dans le pays. Nous en tirerons les principaux enseignements grâce à une loi sur les droits des malades. Le lancement, aujourd'hui même, d'une grande campagne d'information sur la contraception témoigne de l'attachement du Gouvernement aux droits des femmes et marque la place importante qu'il accorde à la santé publique dans son action. Une loi sur la chasse, soumise au Conseil des ministres dès le mois prochain, mettra la France en conformité avec le droit européen, tout en respectant une tradition à laquelle tant de Français sont légitimement attachés.

Mesdames et Messieurs,

A mi-parcours du mandat confié à la majorité plurielle par nos concitoyens, le regard porté sur la France a changé.

Il y a d'abord le regard des autres sur les Français. Notre pays étonne ses partenaires. Entré avec retard dans le mouvement des nouvelles technologies, il s'est hissé aux premiers rangs de la " nouvelle économie ", dont il tire désormais pleinement parti. Ses entreprises multiplient les acquisitions à travers la planète. En retour, les investissements étrangers affluent, attirés par la forte productivité et la qualification des salariés français. La France est considérée aujourd'hui comme une des locomotives de la croissance européenne.

Il y a aussi le regard des Français sur eux-mêmes. Sur leur pays. Sur la collectivité nationale qu'ils composent. L'an 2000 trouve les Français plus confiants, mieux assurés de leur pays, de son ouverture sur le monde, de sa participation au projet européen, de son identité. Nous nous rendons mieux compte de ce qui nous rassemble, des valeurs qui nous animent, du projet qui nous unit. Ce projet repose sur une exigence qui donne corps et sens à la République : celle d'une citoyenneté vraiment partagée. Le Gouvernement s'emploie à ce que tous, par l'Ecole, le travail, la vie dans la Cité, soient intégrés à cette " communauté de citoyens " qu'est la Nation, à laquelle nous sommes profondément attachés. La France est une très vieille nation. Au seuil du XXIème siècle, si elle n'oublie pas son histoire, elle ne se réfugie pas pour autant dans son passé. Elle est tournée vers l'avenir. Elle s'ouvre au monde.

La France se dote des atouts qui lui permettront de tirer avantage de la mondialisation. A force de travail et de volonté. Les lois de l'économie ne sont pas les lois de la physique. Ce sont des forces économiques et politiques qui font la mondialisation, même si elles ne savent pas toujours quelle mondialisation elles engendrent. D'autres forces, citoyennes, sociales et politiques, ont vocation à la maîtriser pour en assurer le bénéfice à tous. Pour moi, la mondialisation ne doit pas servir de paravent à la généralisation d'un modèle économique étroitement libéral et prétendument naturel. Nous ne subissons pas la mondialisation. Nous mesurons et combattons les risques qui l'accompagnent, et d'abord ceux qui menacent la sécurité des Français. C'est ainsi que, sans attendre, nous avons dès 1998 créé l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Lors de la crise de la " vache folle ", le Gouvernement a assumé ses responsabilités en faisant prévaloir la santé publique sur les préoccupations commerciales. Dans le même esprit, nous formulerons de nouvelles propositions pour la réglementation du transport maritime des produits polluants.

Pour maîtriser la mondialisation, nous devons construire les instruments de sa régulation.

Au plan national, une loi sur les nouvelles régulations économiques sera adoptée au printemps. Elle contribuera à une redéfinition et à une redistribution des pouvoirs entre les différents acteurs de l'économie : entreprises, salariés, actionnaires, autorités de régulation. Elle veillera, en particulier, à ce que les règles de concurrence, de transparence, d'information du consommateur soit pleinement respectées. Dès demain, les Assises de la distribution permettront de définir, entre producteurs, consommateurs et intermédiaires, les conditions d'un équilibre plus juste.

Au-delà, à l'échelle mondiale, nous devons apporter une contribution déterminante à une véritable régulation internationale. Pour ce projet aussi, l'Europe doit être une force de proposition et d'action. C'est avec cette conviction que la France assumera, au second semestre, la présidence de l'Union européenne. Ce sera une occasion de faire avancer les priorités que nous avons pour l'Europe, pour notre Europe : la croissance, le plein emploi, le progrès social, la démocratie, la protection de notre environnement. Dans cette perspective, tout au long du premier semestre 2000, nous travaillerons en étroite collaboration avec la présidence portugaise de l'Union, pour préparer une présidence française qui sera placée sous le signe du volontarisme dont l'Europe a besoin.

Mesdames et Messieurs,

Au cours de ces trente et un mois, le Gouvernement s'est concentré sur son travail. C'est là sa mission, la tâche que lui ont confiée les Français, la responsabilité que notre démocratie lui assigne. Il traite les dossiers dans l'ordre -avec ordre. Il répond bien sûr aux difficultés lorsqu'elles surgissent. Tout au long de l'année 2000, le Gouvernement continuera de travailler pour traduire dans les faits la deuxième étape de son action présentée, le 27 septembre dernier, à Strasbourg.

Le Gouvernement répond aux exigences du présent tout en s'attachant à préparer l'avenir. Pas plus qu'il ne sépare la gestion de la réforme, le Gouvernement ne sépare la réflexion de l'action. Il pense sa politique. Il l'articule autour d'un projet. Mais celui-ci ne prend son sens que dans le déploiement des actions concrètes qui lui donnent corps.

Mesdames et Messieurs,

Je vous renouvelle tous mes voeux chaleureux et attentifs pour une excellente année 2000.

(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 12 janvier 2000)

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