Déclaration de M. François Huwart, secrétaire d'Etat au commerce extérieur, sur les résultats du commerce extérieur en 1999, Paris, le 18 février 2000. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Huwart, secrétaire d'Etat au commerce extérieur, sur les résultats du commerce extérieur en 1999, Paris, le 18 février 2000.

Personnalité, fonction : HUWART François.

FRANCE. SE au commerce extérieur

ti : 1. Pour la septième année consécutive, le commerce extérieur de la France est excédentaire. Notre solde commercial atteint 124 milliards de francs en 1999, ou encore 19 milliards d'euros, soit 1,4 point de PIB. Il s'agit du troisième excédent de la décennie par son ampleur. Ce résultat mérite d'être souligné puisqu'il a été obtenu malgré des circonstances adverses, notamment une forte hausse du prix du pétrole. Il confirme le caractère largement structurel de notre excédent.

Je voudrais me féliciter de ces résultats et surtout féliciter nos entreprises pour différentes raisons.

2. Tout d'abord, ce résultat est bien meilleur que prévu. On parlait en effet en juin dernier d'un solde inférieur à 100 milliards de francs. Or, depuis cette date, les prévisions des échanges mondiaux ont été sensiblement revues à la hausse : alors qu'on prévoyait une progression des échanges mondiaux pour 1999 égale, voire inférieure, à celle observée en 1998, année particulièrement marquée par les effets de la crise asiatique, soit +3,4% en volume, elle serait en fait significativement supérieure.

En effet, le commerce mondial a continûment accéléré à partir du 2ème trimestre de l'année 1999, bénéficiant d'un ensemble de facteurs favorables.

La sortie de crise des pays d'Asie émergente a été beaucoup plus rapide que prévu ; la rechute des pays d'Amérique latine dans la récession a été évitée ; la demande d'importations des pays de l'OPEP s'est redressée du fait de l'augmentation des prix du pétrole ; le dynamisme persistant de l'économie américaine et la vigueur de sa demande intérieure ne se sont pas démentis.

Au total, après une année de tassement des échanges, le commerce mondial a connu une sensible expansion en 1999, soit +5,5% en volume en 1999 après 3,4% en 1998. Mais ces chiffres en moyenne annuelle masquent le profil en cours d'année et cachent un net rebond dès le 2ème trimestre 1999. Le troisième trimestre, avec plus de 13% de croissance en volume en rythme annuel selon des estimations provisoires, a surpris par sa vigueur exceptionnelle ; le quatrième trimestre ayant connu une croissance plus tendancielle.

3. Nos exportations de biens ont progressé de 2,2% en valeur en moyenne annuelle en 1999, dépassant 1800 MdF, après 6,5% en 1998. Dans le même temps, nos importations de biens ont progressé de 3,7% en valeur en moyenne annuelle après 8,1% en 1998. Ne nous trompons pas sur la signification de ces évolutions en moyenne annuelle, relativement modestes au premier regard. Elles recouvrent un profil en cours d'année marqué. En effet, dans le contexte international que je viens de vous décrire, après un fort recul au début de l'année 1999, nos échanges, notamment nos exportations, se sont vivement redressés à partir du 2ème trimestre, confirmant le scénario d'une sortie du trou d'air de l'automne-hiver dernier. Nos exportations de biens ont ainsi progressé de 9,4% au second semestre après un recul de 2,7% au 1er semestre. Enfin, elles ont présenté une croissance moins vigoureuse au 4ème trimestre dans le même temps que le commerce international. Nos importations de biens ont progressé de 6,9% au second semestre après une stabilité au 1er semestre.

Cette accélération des échanges au cours de l'année 1999 concerne l'ensemble des branches.

Les échanges de biens intermédiaires, en baisse continue durant 1998, se sont redressés à partir de la fin du 1er trimestre 1999, sous l'effet de la remontée des cours des produits de base et d'une amélioration de la conjoncture internationale. Au total, ils sont globalement stables en 1999 et le solde des biens intermédiaires atteint 2,3 milliards de francs, ce qui est proche du résultat de 1998. Cette stabilité globale recouvre des évolutions différenciées selon les différents postes : recul très net des échanges de métaux et produits textiles, stabilité pour les produits minéraux, relatif dynamisme dans le bois-papier, la chimie et les composants électriques et électroniques.

L'industrie automobile est la branche la plus dynamique en 1999 à l'exportation. Après un recul en début d'année, les exportations automobiles ont fortement progressé au second semestre. Sur l'année 1999, elles augmentent de 6,6% et atteignent un niveau record de 248 milliards de F. Ces résultats reflètent la vigueur du marché européen (+5,1% d'immatriculations sur le marché européen pendant les onze premiers mois) et les bonnes performances des constructeurs français. Leur part de marché en Europe occidentale progresse ainsi de 22,1% en 1998 à 23 % en 1999. Parallèlement, les importations d'automobiles ont enregistré une accélération au second semestre et sont très dynamiques : elles progressent de 11,6% sur l'année 1999, bénéficiant de la bonne tenue de la consommation des ménages. La part de marché des constructeurs étrangers en France, quant à elle, reste stable entre 1998 et 1999. Pour la troisième année consécutive, l'excédent se maintient au dessus des 50 milliards de francs pour s'établir à 54,5 milliards de francs.

Les échanges de biens de consommation se sont eux aussi accélérés au second semestre 1999 : en moyenne annuelle, les exportations progressent de 5,4% en 1999, les importations de 3,2%. Notamment, les échanges de produits pharmaceutiques et de parfumerie, et tout particulièrement les médicaments, qui représentent le quart des importations et près de 40% des exportations de biens de consommation, sont extrêmement dynamiques. Au total, le déficit de biens de consommation se réduit de 4,3 milliards de francs pour se situer à 24,3 milliards de F.

Toujours au second semestre, les exportations de biens d'équipement civil se sont redressées, ce qui leur permet de progresser sur l'ensemble de l'année (+4,9%) et de contribuer à hauteur de 50% à la croissance des exportations. Cette évolution s'explique essentiellement par la progression des ventes aéronautiques et spatiales. Pour la troisième année consécutive, les ventes d'Airbus sont à un niveau record : 166 appareils ont été exportés depuis la France pour une valeur globale de 64,8 milliards de francs, en hausse de 21% par rapport à 1998. A l'exception de l'Asie, les livraisons d'Airbus sont en hausse avec tous nos partenaires, notamment le Proche et Moyen-Orient, l'Europe et l'Amérique. Par ailleurs, nos importations de biens d'équipement progressent aussi de +5,1% et notre excédent de biens d'équipement s'améliore quelque peu pour atteindre 42,4 milliards de F.

Au total, dans l'industrie civile, notre excédent s'accroît et atteint 73,1 milliards de F.

Enfin, après une baisse en début d'année, les exportations agro-alimentaires ont progressé au second semestre sous l'effet des fêtes du millénaire, particulièrement favorables aux ventes de vins et de spiritueux. Notre solde de produits agro-alimentaires s'améliore de 3 milliards de F pour atteindre 61,4 milliards de F .

Les produits, pour lesquels nos excédents se sont améliorés en 1999, apparaissent ainsi conformes à nos principaux points forts et confirment la théorie classique des avantages comparatifs : produits de haute et moyenne technologie, tels l'aéronautique et la pharmacie, et produits non technologiques de haut de gamme notamment dans le secteur de l'alimentation....

En revanche, les échanges de matériel militaire et d'énergie, ont pesé sur notre excédent en 1999.

Les exportations de matériel militaire, qui s'étaient maintenues à un haut niveau en 1998 après deux années de très forte croissance (+71% en 1996 et 49% en 1997) ont fortement diminué cette année (-40%), ce qui se traduit par une baisse supérieure à 11 milliards. Le solde s'établit ainsi à 12,6 milliards de F.

Enfin, le déficit énergétique se creuse de 15,4 milliards de F pour atteindre 76,3 milliards de F. En effet, la forte remontée des cours pétroliers, de 12,8$ le baril en moyenne en 1998 à 17,8 en 1999, liée aux décisions de réduction de la production et au redressement de la consommation des pays asiatiques, s'est conjuguée à l'appréciation du dollar (+4,4% par rapport à l'Euro) pour alourdir la facture énergétique.

Cet alourdissement reste néanmoins modéré : en effet, les producteurs français d'énergie ont puisé sur leurs stocks, accumulés en 1998, année durant laquelle le prix du pétrole était particulièrement bas, et ont de ce fait modéré leurs importations. Par ailleurs, de façon générale, l'économie française a fortement réduit sa dépendance énergétique depuis le début des années 80 : la part des importations énergétiques dans les importations totales est passée de 28% en 1980 à 7% en 1999. Enfin, cet alourdissement de la facture énergétique a été partiellement compensé par la hausse de nos exportations vers les pays producteurs de pétrole du Proche et Moyen-Orient, liée essentiellement aux ventes record d'Airbus (soit une augmentation de 5,3 milliards de F).

4. Au total, notre solde commercial de 124 milliards de F en 1999 apparaît en retrait par rapport à l'année précédente (+145 milliards de F). La baisse du solde avec les zones émergentes liée essentiellement à la baisse de nos ventes d'aéronautique n'a pas totalement été compensée par le redressement des échanges européens et le dynamisme des échanges avec l'Amérique du Nord.

En effet, en dépit d'un net redressement au second semestre, nos exportations vers l'Asie en développement rapide enregistrent une baisse de 16,4% sur l'ensemble de l'année 1999 alors que nos importations en provenance de cette zone progressent de +9,9%. Notre déficit avec cette zone se creuse donc de 26,4 milliards de F et s'établit à 45,8 milliards de F. Mais cette baisse des exportations vers l'Asie en développement provient essentiellement de celles des ventes d'Airbus, conséquence retardée de la crise asiatique.. Hors fortes opérations, nos exportations- notamment vers la Corée du Sud - se redressent (+9,5%), ce qui est cohérent avec la hausse des importations totales des pays d'Asie en développement rapide consécutive à leur sortie de crise.

Nos exportations vers l'Amérique latine ont fortement baissé (-15% en moyenne annuelle) à la suite de la crise brésilienne, malgré l'amélioration du troisième trimestre. Au total, notre excédent avec l'Amérique latine se réduit et atteint 9,1 milliards de F.

Nos exportations vers la CEI sont également en forte baisse (-22,8%) du fait de la crise russe. Néanmoins, là encore, on observe un redressement progressif en cours d'année.

En revanche, le redressement de nos exportations vers les Pays d'Europe Centrale et Orientale, en cours d'année, leur permet de progresser en 1999 (+4,2%) ; nos importations en provenance de cette zone restant très dynamiques (+13%) notre excédent bilatéral avec les PECO fléchit à 13,5 milliards de F. Rappelons que nos échanges avec ces pays ont plus que doublé depuis dix ans. L'élargissement de l'Union européenne ouvrira encore de nouvelles perspectives à nos entreprises.

Notre excédent avec l'Union Européenne s'accroît de 22,5 milliards de F pour atteindre 84,5 milliards de F, dans un contexte de ralentissement des échanges en moyenne annuelle mais d'accélération en cours d'année. Cette évolution reflète en large partie nos décalages de conjoncture, négatifs vis-à-vis du Royaume-Uni et de l'Espagne, positifs vis-à-vis de l'Allemagne et de l'Italie, ces derniers ayant connu un début d'année assez morose, et aussi des effets de gamme et de qualité.

Enfin, nos exportations vers l'Amérique du Nord sont dynamiques, plus de 10% en 1999, bénéficiant de la vigueur de l'expansion américaine et d'un contexte de change favorable. Ce qui permet à la France d'afficher son plus faible déficit commercial vis-à-vis des Etats-Unis depuis 1990, soit 13,4 milliards de F..

5. Notre solde commercial enregistre ainsi pour la septième année consécutive un excédent, supérieur pour la troisième fois à 100 milliards de F. Obtenu malgré un alourdissement de la facture énergétique et un moindre excédent militaire, il confirme le caractère largement structurel de notre excédent. Parallèlement, le solde du compte des transactions courantes qui comptabilise outre les échanges de biens, les échanges de services, les revenus d'investissements et les transferts courants est redevenu excédentaire dès 1992 et pourrait s'établir à 2,5% du PIB en 1999, aux environs de 230 milliards de F, n'accusant qu'un léger fléchissement par rapport à 1998.

Ces évolutions peuvent donner lieu à différentes lectures.

6. Une première lecture

Tout d'abord, cette tendance excédentaire du solde extérieur tranche avec les forts déficits des années 80 et apparaît concomitante avec le retournement du solde de produits manufacturés. De fait, l'apparition de l'excédent en produits manufacturés en 1993, son augmentation entre 1995 et 1997 et son maintien en 1998 et 1999 ne peuvent être dissociés de l'écart entre la croissance de la demande intérieure de nos partenaires et la demande intérieure française. Néanmoins, le décalage conjoncturel de l'activité entre la France et ses principaux partenaires n'explique que partiellement le raffermissement du solde observé ces dernières années. De même, l'évolution du taux de change effectif réel ne permet pas d'expliquer l'amélioration de nos performances extérieures. En revanche, l'écart structurel entre la croissance de notre économie et celle de certains de nos partenaires, en particulier les pays émergents en rattrapage, apparaît comme le principal déterminant de la progression de nos excédents industriels. Une spécialisation dans des secteurs porteurs et un réengagement géographique sur des zones dynamiques contribuent à la constitution d'excédents durables.

Enfin, la diversification des produits, l'amélioration de la qualité et l'étendue des gammes proposées ont favorisé la compétitivité hors prix ou encore élargie de nos exportations. Notamment, comme l'illustrent les enquêtes du Centre d'Observation Economique, les produits français bénéficient d'une très bonne image de marque auprès des importateurs des principaux pays européens du fait de leur qualité et de leur caractère innovant. La France, comme l'Allemagne, s'est orientée principalement vers une concurrence par la qualité. La France présente ainsi de larges avantages en terme de qualité dans les secteurs agro-alimentaire, l'habillement mais également dans les secteurs de haute technologie, tels l'aérospatiale et l'aéronautique. Ainsi, avec un montant de 182 milliards de francs, le total des grands contrats signés en 1999 est un des trois meilleurs de la décennie. Il est certes inférieur au record enregistré en 1998, mais ceci pour des raisons partiellement liées au cycle conjoncturel du secteur aéronautique. Le consortium Airbus a maintenant dépassé son rival américain et recueille 55% des parts de marché.

Enfin, autre élément de solde courant, l'excédent des services augmente quasi continuellement depuis 10 ans (de 27 milliards de F à 111 sur les onze premiers mois de 1999). La France resterait en 1999 le troisième exportateur de services. En particulier, la France devrait rester la troisième destination mondiale en termes de recettes touristiques, derrière les Etats-Unis et l'Italie, mais devant l'Espagne.

7. Autre lecture de notre excédent extérieur : il indique que notre économie dégage une capacité de financement vis-à-vis des autres économies. Dans ce contexte, nos investissements directs à l'étranger sont supérieurs aux investissements directs étrangers en France. Les investissements français à l'étranger ont ainsi progressé pour la quatrième année consécutive et atteint 337 milliards de F environ au cours des onze premiers mois de l'année 1999, en hausse de 48% par rapport à la même période de l'année dernière. Cette dynamique trouve en grande partie son origine dans l'intensification des opérations de fusions-acquisitions transfrontalières, comme l'opération Vivendi-US Filter, l'augmentation de capital de Carrefour au sein du groupe Nederland BV ou encore l'opération Renault-Nissan. Elle est la preuve que nos entreprises jouent un rôle éminent dans le développements des échanges internationaux et dans la recomposition du paysage financier international. Le même phénomène est à l'¿uvre au niveau de la zone euro : en 1999, les entreprises européennes ont multiplié les investissements en dehors de la zone et particulièrement aux Etats-Unis.

Par ailleurs, symétriquement, la France affirme son rôle de terre d'accueil des investissements directs étrangers. Notre pays tient sa place au 4ème rang des destinations mondiales après les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Chine avec 158 Mds F d'investissements étrangers sur les onze premiers mois de 1999. La France est ainsi la première destination d'investissement au sein de la zone euro, devant l'Allemagne et loin devant l'Italie.. Les entreprises étrangères reconnaissent ainsi la compétitivité de notre économie, qui ne tient pas seulement à une question de coût salarial mais bien au résultat de l'ensemble de notre politique économique : la formation des salariés, la qualité des réseaux d'infrastructure, le fonctionnement des marchés des capitaux, et enfin, la régulation de notre économie.

8. J'en viens maintenant aux perspectives pour l'an 2000. Elles sont très bonnes.

Le redressement général de la situation économique dans l'ensemble des pays émergents et le vigoureux rebond des échanges connu au second semestre 1999 permettraient une accélération du commerce mondial en 2000. Celui-ci pourrait progresser en volume aux environs de 10% en moyenne annuelle, rythme connu en 1997 qui fut une année exceptionnelle en terme de commerce mondial. Durant l'année 2000, le commerce mondial retrouverait progressivement des rythmes de croissance trimestriels proches de leur moyenne observée sur la période 1985-1996.

Dans ce contexte, nos échanges extérieurs seraient très dynamiques. Porté par notre compétitivité structurelle, notre excédent industriel continuerait de s'améliorer. Notamment, la bonne tenue des grands contrats signés en 1999 permet d'envisager une poursuite de la hausse de nos exportations de biens d'équipement, notamment dans l'aéronautique, et une reprise des ventes vers l'Asie.

En revanche, note déficit énergétique devrait s'alourdir. Il est certes difficile de faire des pronostics sur le prix du baril. Très volatil, il atteignait près de 28 $ le baril hier encore. Pour l'instant, il nous paraît raisonnable de retenir un scénario de relâchement graduel des contraintes de production que s'étaient fixées l'OPEP, le Mexique et la Norvège en mars 1999. Dans ces conditions, les prix se détendraient progressivement. La facture énergétique pourrait augmenter d'environ 30 milliards de F en 2000, sous une hypothèse de travail d'un prix du baril à 22,5$ le baril en moyenne. Au total, notre excédent commercial pourrait se maintenir en 2000 à un niveau proche de celui de 1999.

9 En conclusion, je voudrais certainement me féliciter de notre excédent commercial. Néanmoins, notre appartenance à la zone euro le rend moins crucial et permet en quelque sorte de repousser la contrainte extérieure, qui avait fortement pesé sur notre économie au début des années 80.

En revanche, je voudrais surtout insister sur le dynamisme du commerce mondial, retrouvé dès le second semestre 1999. Car ne l'oublions pas, le solde est moins important que la croissance des échanges. C'est bien le dynamisme du commerce mondial, à l'instar de l'innovation technologique, qui est source de bien-être et de croissance pour les économies.

Je crois d'ailleurs que ces deux facteurs réunis vont donner un dynamisme supplémentaire à notre économie. La diffusion des technologies de l'information dans tous les secteurs de l'économie, y compris les secteurs traditionnels, vont apporter à nos entreprises des surcroîts d'innovation et de productivité et leur fournir de nouveaux vecteurs de commercialisation. C'est une raison supplémentaire d'aborder 2000 avec un optimisme certain, comme le font d'ailleurs nos industriels, si j'en juge par leurs intentions d'investissements.

(Source http://www.finances.gouv.fr, le 21 février 2000).

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