Interview de M. Alain Richard, ministre de la défense, à LCI le 23 mars 2000, sur l'évolution du Kosovo, la situation au Monténégro, la position américaine sur la défense européenne et sur les relations entre la France et la Russie. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Alain Richard, ministre de la défense, à LCI le 23 mars 2000, sur l'évolution du Kosovo, la situation au Monténégro, la position américaine sur la défense européenne et sur les relations entre la France et la Russie.

Personnalité, fonction : RICHARD Alain, SEGUILLON PIERRE Luc.

FRANCE. Ministre de la défense

ti : PIERRE-LUC SEGUILLON
Alain RICHARD, bonsoir.

ALAIN RICHARD

Bonsoir.


PIERRE-LUC SEGUILLON

Vous êtes ministre de la Défense et j'imagine que la date du 23 mars 1999 est restée gravée dans votre mémoire puisque les membres de l'OTAN ont décidé de déclencher les bombardements au Kosovo. Je vous lis ce qu'écrivait Ismaël KADARE, qui est donc un écrivain albanais, dans son journal à la date du 23 mars. " L'air bouleversé et la voix, semble t-il, amincie, Javier SOLANA déclare avoir donné l'ordre de bombarder la Yougoslavie. Je comprends son trouble, il y a dans la scène quelque chose de funèbre que nous regardons à la télévision. Les derniers observateurs de l'OSCE quittent le Kosovo, l'angoisse de l'inconnu domine, la scène se vide. Ils s'en vont là-bas parce que là-bas, on ne s'attend plus qu'à une hécatombe. Puisse, elle, être de courte durée ". Les bombardements ont duré quelques quatre-vingt jours, il y a eu 38.000, je crois, sorties aériennes, des tonnes de bombe, donc, déversées, d'autres larguées dans la mer parce que les conditions météorologiques ne permettaient pas qu'elles soient déversées sur le Kosovo et quand on regarde le résultat, Slobodan MILOSEVIC est toujours au pouvoir à Belgrade et le Kosovo, chacun le voit, est sujet à de fortes tensions et la coexistence entre les communautés est difficile. Si c'était à refaire, vous le referiez ?

ALAIN RICHARD

Oui, je suis en responsabilité, donc je ne suis pas dans une situation d'autocritique complètement libre. Je pense que, si vous me posiez la question dans vingt-cinq ans, je vous redirais la même chose. D'abord, un petit point d'histoire, je comprends que beaucoup dans les médias disent, on reparle du Kosovo, le 23 mars c'est le jour du début des frappes aériennes. On sait tous que...

PIERRE-LUC SEGUILLON

Ca a commencé avant.

ALAIN RICHARD

...La crise et même d'une certaine façon, la guerre, elle y était avant et donc, la responsabilité, le choix qu'on avait, ce n'était pas on bombarde le Kosovo, comme ça, histoire de...ou on laisse les destins s'accomplir. On avait de toute manière une interpellation et une interpellation qui n'était pas la première, après l'épisode de la Bosnie et tout de même, là, une Europe désordonnée, hésitante avec les Etats-Unis qui disaient, " Ecoutez, on vient mettre de l'ordre ", donc je crois que ça a beaucoup compté. Alors aujourd'hui, l'évaluation de la situation - c'est pour ça que je parle de la Bosnie - si on avait évalué la situation après les actions militaires et le règlement politique en Bosnie qui, lui aussi, repose sur des mécanismes de coexistence difficile, si on avait fait l'évaluation au bout d'un an, on aurait dit " Non, la Bosnie, on n'y arrivera jamais ". On est cinq ans après, et on ne peut pas dire que tout est réussi mais la Bosnie est entrée en convalescence.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Autrement dit, c'est trop tôt pour faire un bilan ?

ALAIN RICHARD

Oui et puis, il faut qu'on sache ce qu'on veut, vous comprenez. L'Europe, est dans le confort, dans une certaine tranquillité. Ceux qui ont fait l'Europe en 46, 48, 50, etc., ils ont passé leur temps à mettre ensemble des rivaux et des rivaux qui s'étaient entretués par des millions de morts, quelques années auparavant. Ce pari sur l'intelligence a été gagné. On est en train de faire un pari sur l'intelligence des Kosovars albanophones, des Kosovars serbophones et de tous les habitants de la région.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Alors précisément, un certain nombre de questions qui se posent aujourd'hui ; d'abord, le cadre juridique, la résolution 1.244, qui prévoit donc une autonomie substantielle dans le cadre de la souveraineté de la République fédérale Yougoslave. Est-ce que ce cadre juridique vous semble toujours approprié ? Certains disent qu'il faudrait l'affiner, le préciser pour éviter que les Albanais s'imaginent qu'ils vont vers l'indépendance et que les Serbes continuent à croire...

ALAIN RICHARD

C'est exactement cela, je crois que les pays responsables ont trouvé un compromis acté par toute la communauté internationale, qui est la résolution 1.244, qui est notre loi. Elle fixe des principes et qu'est-ce que ça veut dire autonomie substantielle ? Ca veut dire ni intégration sous le pouvoir serbe, ni indépendance...

PIERRE-LUC SEGUILLON
C'est suffisant, ça ?

ALAIN RICHARD

...Maintenant, il faut le rendre plus précis, plus détaillé, marquer mieux les angles et notamment pour pouvoir dans les mois qui viennent, mettre en place des instances élues pluralistes au niveau des collectivités locales et leur indiquer ce qu'elles ont droit de faire en matière de gestion de services courants et ce qu'elles n'ont pas le droit de faire.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Alors dans mon esprit, quand je disais préciser, est-ce que...

ALAIN RICHARD

On restera donc dans le cadre du compromis, si vous voulez.

PIERRE-LUC SEGUILLON

...Dans le cadre d'un compromis, est-ce qu'il ne faut pas aller, au vu de l'expérience vers davantage de cantonalisation pour éviter ces heurts permanents et ces tensions permanentes entre les deux communautés ?

ALAIN RICHARD

Il y a plusieurs moyens de se rapprocher de cette situation de coexistence sans heurts armés, c'est la première étape, c'est celle qu'on a franchie, douloureusement, laborieusement en Bosnie. Pour cela, il faut mettre en place les dispositifs de surveillance, les dispositifs de sécurisation et accepter que - d'ailleurs par leur propre volonté, en réalité - les gens des communautés qui sont devenues minoritaires se groupent dans des espaces où ils peuvent compter que nous assurions leur sécurité. Ce que nous ne voulons pas, c'est donner une représentation politique et juridique à ces espaces-là. C'est simplement une modalité de sécurité. Il faut aussi que nous mettions en place, et ça va encore dans le sens de préciser la résolution, un système de contrôle légal et en particulier de justice parce que nous pensons notre vie en ce moment - aussi bien les forces militaires que les forces de police qui sont déjà là - à interpeller des gens qui viennent de commettre des exactions et à ne pas avoir de débouchés pour qu'ils soient jugés. Ca, c'est l'urgence, voilà les faits.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Précisément ; toujours dans ce contexte juridique, votre homologue russe, le vice-ministre de la Défense aujourd'hui a exprimé ses réticences ou son mécontentement en disant que Bernard KOUCHNER viole la résolution 1.244 et donne un certain nombre d'exemples et notamment, il dit " Maintenant, les Kosovars ont des cartes d'identité où ne figure plus la mention Yougoslavie ".

ALAIN RICHARD

Oui, il y a un certain nombre de points de friction avec les Russes, comme ça. Par ailleurs, il y a quand même un autre gros problème qui ne rend pas le dialogue tellement facile avec la Russie à l'heure actuelle, qui est la Tchétchénie. Donc, on sait bien que le groupe de contact, qui avait été quand même un espace de compromis, marche difficilement. En même temps, il faut se rappeler que tout le long de cette crise, la Russie s'est exprimée par des déclarations souvent très sonores et puis ensuite, a fait preuve de pragmatisme.


Oui mais enfin, ça rejoint certaines...

ALAIN RICHARD

Nous suivons cette idée que nous ne sommes pas en train de programmer l'indépendance du Kosovo. Ce n'est pas simplement par raideur intellectuelle, c'est parce que l'Europe, ce n'est pas des Etats ethniques qui se séparent, comme ça, par petits morceaux.


PIERRE-LUC SEGUILLON

...Mais d'une certaine manière, cette critique rejoint certaines critiques qui ont été formulées par des officiers français à l'encontre de Bernard KOUCHNER, le trouvant peut-être trop partisan ou trop pro-albanais.

ALAIN RICHARD

Non. Il faut replacer ces nuances d'expression dans leurs contextes : les uns et les autres sont en pleine action, sont confrontés, il faut bien le dire, à des initiatives souvent provocatrices de gens qui sont des petits chefs partisans dans les deux communautés, qui veulent en réalité établir leur pouvoir de nouveau par l'intimidation. Dans le chaud de l'action, certains mettent à un moment donné l'accent plus sur telle ou telle chose. Il n'y a pas de désaccords entre la KFOR et au sein de la KFOR, les officiers français et Bernard KOUCHNER. On tire tous dans le même sens.

Et tout le monde évolue, Bernard KOUCHNER a mis une nuance sur les étapes de la multi-ethnicité parce qu'il voit bien maintenant, que la multi-ethnicité, ça reste notre principe mais qu'il y aura des étapes.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Alors, j'ouvre une parenthèse sur une anecdote qui relève à la fois du Kosovo et du fait divers, le Colonel Jean-Michel MECHAIN, qui est un colonel de gendarmerie, qui est revenu du Kosovo, qui a vécu là-bas six mois, qui a été soupçonné...ou peut-être soupçonné d'avoir divulgué des documents...

ALAIN RICHARD

Il a été rappelé.

PIERRE-LUC SEGUILLON

...Faisant état...aurait été...a été agressé à Paris par des membres de la direction de la protection et de la sécurité de la Défense. Qu'est-ce que vous...

ALAIN RICHARD


Il a été rappelé de son poste parce que, en effet, il y avait des raisons de ne pas l'y maintenir. Il a fait preuve, à ce moment-là, d'une certaine exaltation contre son service. La sécurité, donc de la Défense, a pris en compte sa situation. Il y a eu une rixe, c'est difficile de dire lequel a agressé l'autre. Mais la justice fera son travail sur cette question.

PIERRE-LUC SEGUILLON

C'est-à-dire que vos services vont enquêter ?

ALAIN RICHARD

Non, la justice.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Très bien. Alors, revenons au cadre militaire. L'autre jour, j'interrogeais le secrétaire général des Nations unies, lors de son passage à Paris. Il disait, " On a besoin de davantage de moyens militaires et de moyens civils au Kosovo "¿

ALAIN RICHARD

Policiers...

PIERRE-LUC SEGUILLON

...Policiers. Est-ce que vous, ministre de la Défense, vous allez donner davantage de moyens militaires ?

ALAIN RICHARD

On l'a fait et on fait attention tout de même...on l'a fait par une décision, il y a une huitaine de jours, on fait attention à ce que le niveau de contribution des uns et des autres soit raisonnable. Aujourd'hui, il y a plus de 7.000 hommes français entre la Bosnie et le Kosovo. Nous sommes, si j'additionne Bosnie et Kosovo, le premier contributeur européen. Donc, on fait attention que tout le monde s'y mette et puisque c'est la France qui a la charge de la brigade nord de la zone, les plus fortes frictions à Mitrovica, on ne demande pas à être relevé, on demande à être renforcé pour que chacun se confronte parmi les alliés à cette situation difficile.

PIERRE-LUC SEGUILLON

On a une estimation du coût financier pour la France de cette présence militaire ?

ALAIN RICHARD

Oui, un peu plus de 2 milliards de francs annuels.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Et à votre avis...

ALAIN RICHARD

Ce qui fait au surcroît un peu plus de 1 % du budget de la Défense mais moi, j'emploie l'argument à l'envers. Je dis à nos concitoyens et aux responsables politiques, à quoi servirait-il d'avoir un budget de défense de 180 et quelques milliards de francs par an si pour les 2 milliards que ça coûte, on ne s'en servait pas quand il y a une vraie épreuve ?

PIERRE-LUC SEGUILLON

...A votre avis, vous faisiez allusion au temps nécessaire, tout à l'heure. On est là-bas pour 15 ans, 30 ans, 50 ans ?

ALAIN RICHARD

Oui¿

PIERRE-LUC SEGUILLON

...Ca dépendra des Nations-Unies, autrement dit.

ALAIN RICHARD

...Je pense que 15 ans, c'est un horizon qu'on peut imaginer. Ca peut être moins, en fonction de ce qui se passera dans la région. N'oubliez pas, on en a déjà parlé, Pierre-Luc SEGUILLON, qu'il y avait beaucoup de sources de tension qui paraissaient presque désespérantes au début de la décennie précédente, dans toute cette zone du sud-est. Il y a des tas de gens qui ont pris sur eux, qui ont pris des risques politiques, parfois au péril de leur vie, des leaders des différentes communautés, pour passer des compromis pour s'habituer à vivre ensemble. Donc, une grande partie du travail est faite. Il ne nous reste plus beaucoup de zones de crise dans cette région-là. Raison de plus pour mettre le paquet, pour en finir.


PIERRE-LUC SEGUILLON

Alors, la situation au Monténégro, elle semble assez critique. Premièrement, quelles sont vos informations ? Et deuxièmement si d'aventure se passait au Monténégro ou commençait à se passer au Monténégro ce qui s'est passé au Kosovo, qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que font les...

ALAIN RICHARD

La situation n'est pas du tout la même, on l'a vérifie de très près, on se concerte avec les alliés là-dessus. Je ne vois pas d'évolution et notamment pas d'évolution vers la dégradation au Monténégro. Il ne faut pas oublier que la population monténégrine soutient le président, qui est d'ailleurs un ancien compagnon de MILOSEVIC, qui s'est beaucoup écarté de la direction yougoslave. Je ne pense pas que cette population va basculer. Alors, il y a la présence militaire de la fédération de Yougoslavie au Monténégro. On n'a pas observé de mouvements singuliers, ces dernières semaines.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Alors, il y a une chose qui a été en tout cas réussie dans cette affaire, c'est de resserrer les liens de l'OTAN...

ALAIN RICHARD

Et des Européens.

PIERRE-LUC SEGUILLON

...Et des Européens. Est-ce que vous avez le sentiment qu'après cette guerre, les Américains redoutent moins l'émergence d'une défense européenne ?

ALAIN RICHARD

Ah, nettement moins parce qu'ils ont plusieurs raisons d'être pour, notamment un thème qui est très ancien dans l'alliance, qui est le partage des charges. Il ne faut pas oublier qu'on est des concurrents économique et que donc, dans le monde américain, dans la diversité de la démocratie américaine, il y a des gens qui disent, " Ecoutez, tous ces bons amis britanniques, français, allemands, etc., nous taillent des croupières sur un certain nombre de marchés et au fond, c'est avec nos impôts qu'ils payent leur sécurité ", c'est un argument. Deuxièmement ; quand il y a des crises très régionales comme celles-là, les Etats-Unis, qui ont un paquet d'autres responsabilités stratégiques sur les autres continents, disent, " Les Européens pourraient retrousser leurs manches ". Donc, il y a quand même un préjugé favorable. Ensuite, évidement, arrive un petit grain de sable dans la mécanique, c'est que ce ne sont pas simplement les Européens de l'OTAN, c'est l'Union européenne qui est autre chose et qui a son expression politique. Ils commencent à s'habituer à cette idée. Laissez-moi vous dire que s'ils avaient voulu, aussi bien sur les décisions politiques qui ont été prises dans l'alliance, au sommet d'Helsinki, par exemple par la remise du commandement de la KFOR à l'Eurocorps ; si les Etats-Unis avaient voulu s'y opposer, ça ne se serait pas fait. Donc, on est bien dans une progression acceptée, assumée par les Etats-Unis.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Dans ce contexte général européen, on va voir probablement l'élection de Vladimir POUTINE, dimanche prochain, je dis probablement. D'ailleurs, votre collègue, Hubert VEDRINE, l'a déjà invité à Paris, par avance. Si vous ne le saviez pas, je vous le dis. Bon, je sens que ça vous fait réagir...

ALAIN RICHARD

Non, je ne connaissais pas cette information ...

PIERRE-LUC SEGUILLON

...Bien, vous avez peur de POUTINE ?

ALAIN RICHARD

...On regarde la Russie comme une zone géographique, qui est un grand Etat, potentiellement contributeur de sécurité et de coopération, à l'est de l'Europe ou potentielle contributeur du contraire. Donc, on a une approche qui est forcément complexe, en plus on est quinze, plus les autres Etats européens intéressés. On n'a pas forcément tous exactement la même vision et on se dit, " Il faut d'un côté pousser la Russie, y compris par la fermeté, par le refus d'un certain nombre d'accords et de compromis, vers une Russie plus démocratique, ayant un Etat de droit significatif et passant des accords, je dirais, positifs sur le plan des relations internationales et puis en même temps, si on joue uniquement une politique de sanctions, d'exclusions vis-à-vis de la Russie, quand ce qu'elle fait ne nous plaît pas...

PIERRE-LUC SEGUILLON

En Tchétchénie, par exemple.

ALAIN RICHARD

...On fabrique de l'instabilité et de la conflictualité. Donc, on oscille et ça ne donne pas forcément une impression de grande continuité, on oscille entre ces deux pôles-là.

PIERRE-LUC SEGUILLON

Lorsque vous apprenez que le nouveau concept de sécurité nationale de la fédération de Russie, c'est qu'en cas d'agression, même s'il s'agit d'une attaque conventionnelle, la Russie s'autorise désormais à utiliser l'arme nucléaire, vous avez le sentiment d'un retour en arrière ?

ALAIN RICHARD

Oui, je pense que c'est le signe simplement d'une certaine désorganisation, d'une certaine perte de cohérence du pouvoir russe qui vient du fait que c'est une société en crise et une démocratie qui ne marche pas bien. Ce que nous devons espérer ; c'est que, d'une part, on gardera nos précautions de sécurité et on espère qu'on pourra revenir à un dialogue responsable où chacun assume ses choix, avec la Russie, ce qui suppose qu'elle progresse en terme d'Etat de droit, en terme de transparence de sa démocratie et en terme de cohérence de sa direction. Il y a des progrès à faire.

C'est l'intérêt de la Russie, aussi. Une Russie imprévisible, c'est surtout pour elle que sont les ennuis. Il faut voir son évolution depuis dix ans ; sans la confiance et l'appui de la communauté internationale, la Russie aurait beaucoup de soucis à se faire.

(source http://www.defense.gouv.fr, le 4 avril 2000)


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