Déclaration de M. Jean-Claude Gayssot, ministre de l'équipement des transports et du logement, sur les différents chantiers de la coopération franco-allemande et en particulier le projet de TGV Est, Metz, le 22 mai 2000. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Claude Gayssot, ministre de l'équipement des transports et du logement, sur les différents chantiers de la coopération franco-allemande et en particulier le projet de TGV Est, Metz, le 22 mai 2000.

Personnalité, fonction : GAYSSOT Jean-claude.

FRANCE. Ministre de l'équipement, des transports et du logement

Circonstances : Rencontre franco-allemande, à Metz, le 22 mai 2000

ti : Monsieur le ministre,

Madame la vice-présidente,

Messieurs les ministres,

Monsieur le directeur général

Monsieur le président du Conseil général

Messieurs les présidents,

Monsieur le maire,

Messieurs les élus,

Je voudrais tout d'abord saluer chaleureusement l'initiative conjointe prise par le département de la Moselle et le landër de Sarre, et cela à plusieurs titres :

c'est l'anniversaire du colloque de la Rochelle qui s'était tenu le 22 mai 1992, au cours duquel mes prédécesseurs s'étaient engagés à relier les réseaux à grande vitesse de France et d'Allemagne par Strasbourg et Sarrebruck ;
l'heure -vous le savez- est au rapprochement franco-allemand. De nombreuses manifestations et décisions y concourent. Je n'en citerai qu'une, dans mon secteur de compétence : la mise en place de EADS et de la société AIRBUS ne se réaliseraient pas sans ce rapprochement franco-allemand autour de DASA et d'Aérospatiale/Matra;
les relations ferroviaires transfrontalières sont à la fois le symbole et l'illustration de cette coopération entre nos deux pays, mais aussi le moyen d'enrichir encore cette relation privilégiée ;
vous avez appris, comme moi avec satisfaction, l'initiative conjointe prise par le groupe allemand Siemens et le groupe français Alstom pour unir leur force dans un consortium destiné à mettre au point une nouvelle génération de train à grande vitesse ; partage des coûts de développement, partage des responsabilités, c'est une aventure industrielle, un peu analogue à celle qu'a connu AIRBUS avec le succès industriel que nous lui connaissons ;
et enfin, ce n'est pas indifférent que ce soit la Moselle et la Sarre qui aient pris l'initiative de cette conférence binationale : l'"axe" franco-allemand n'est pas seulement une affaire d'État et de gouvernement ; c'est aussi une coopération décentralisée, qui se vit au quotidien.
Je commence d'ailleurs à avoir une certaine pratique de vos territoires frontaliers : très récemment, je suis venu à Hettange-Grande en Moselle le 29 janvier dernier, puis à Sarrebruck en février.

C'est dans ces territoires que s'est jouée, il y a maintenant près de 50 ans, la naissance de l'Europe : je n'oublie pas que c'est ici, entre la Sarre et la Lorraine qu'a été créée la communauté européenne du charbon et de l'acier au traité de Paris (1951).

Pour moi en effet, les histoires communes entre la Sarre et la France, et les relations qui existent aujourd'hui entre nos régions frontalières sont exemplaires de l'Europe que nous voulons construire.

Et, ce n'est pas un hasard. Si le projet européen, comme je le pense, et pour lequel je me suis engagé de toutes mes forces, est bien, fondamentalement de consolider un espace de paix, de démocratie, de progrès social et humain, il me semble alors que son enracinement dans ce c¿ur de l'Europe que sont la Sarre et la Moselle s'explique aisément.

Avec mon collègue et ami Reinhard KLIMMT, nous allons discuter avec vous tous d'un projet qui nous tient à c¿ur et qui, à lui seul, illustre la force de la relation franco-allemande, de la coopération, du partenariat et des initiatives communes que nous voulons tous deux développer.

Depuis le sommet de la Rochelle, le projet de TGV-Est européen est enfin sorti des cartons et des intentions. Ce n'est plus un fantasme pour meeting électoraux. C'est une réalité. C'est une décision.

Chacun a pris ses responsabilités ; l'État, avec 8 milliards F d'engagements, les collectivités territoriales, je salue là leur représentants. Sans la contractualisation sur laquelle nous nous sommes mis d'accord, qui permet d'enrichir et la démocratie et la décentralisation, nous n'aurions pas avancé sur ce dossier. La convention de financement est en cours de finalisation. Les études se terminent. J'espère poser bientôt la première pierre.

Bien sûr, la mise au point du projet -puisque notamment, nous avons décidé d'aller jusqu'à Baudrecourt- exige une DUP complémentaire à cet endroit.

Il y a encore une incertitude sur la localisation de la gare Lorraine. Mais le dossier se précise. En tout cas, et je veux rassurer mes amis de Moselle et de Lorraine, quel que soit le site définitif retenu, cela ne retardera pas la mise en ¿uvre du projet.

(Source http://www.equipement.gouv.fr, le 25 mai 2000)


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