Déclaration de Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication, sur le livre et la lecture, notamment les manifestations autour de "Lire en fête", Paris le 11 octobre 2000. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication, sur le livre et la lecture, notamment les manifestations autour de "Lire en fête", Paris le 11 octobre 2000.

Personnalité, fonction : TASCA Catherine.

FRANCE. Ministre de la culture et de la communication

Circonstances : Lancement de "Lire en fête" à Paris le 11 octobre 2000

ti : Je suis très heureuse de vous accueillir pour lancer avec vous cette troisième édition de Lire en fête qui célèbre le livre et la lecture, en France et au-delà de nos frontières.

Le dossier de presse qui vous est présenté, vous permettra de juger de la diversité des manifestations proposées, de leur originalité, ainsi que du souci de qualité dont ont fait preuve les acteurs de cette fête de l'écrit.

La force du livre est d'ouvrir à l'imagination un territoire sans limite. Ainsi, Lire en fête ira dans les lieux les plus divers : les écoles, les théâtres, les bars, les gares, les hôpitaux, les prisons. Bibliothécaires, libraires, écrivains, associations, se mobiliseront pour faire partager au plus grand nombre le plaisir de la lecture.

Notre manifestation sera très ouverte, sans frontières. L'opération Lire l'Europe fera de Paris, pour trois jours, la capitale de la littérature européenne. Je veux souligner aussi le choix qu'a fait Bordeaux d'illustrer " l'Europe des littératures ", celui de Marseille de célébrer le baroque, ou celui d'Aix-en-Provence qui rassemblera un large public d'écrivains et de lecteurs autour d'Antonio Tabucchi.

Des écrivains viendront également d'autres horizons : du Pacifique, de la Caraïbe et de l'Océan indien dans les jardins du secrétariat d'Etat à l'Outre Mer, des régions transfrontalières dans le Nord-Pas-de-Calais, d'Afrique au " Salon de la plume noire ", à Paris. Pour eux aussi, on vient de le voir tout récemment à Sarajevo, ces rencontres sont une fête.

L'histoire littéraire sera bien sûr présente, notamment à Saint-Dizier en Champagne-Ardenne, dans un forum " alternatif ", comme il se doit, en hommage à André Breton.

Vous trouverez le plaisir de lire au Centre Georges Pompidou, où chacun pourra lire à haute voix un des cent grands textes du siècle ; à Grenoble, où un poème-fleuve, réalisé par 2000 personnes, sera lu dans les transports en commun par une centaine de lecteurs.

Vous pourrez goûter au plaisir d'écrire : à Lorient, dans toute la ville, pour la " Fête des feuilles " ; à Nîmes, pour le jeune public qui apprendra à raconter des événements de mille manières, en compagnie de comédiens.

Avec Lire en fête sur Internet, les acteurs du livre et de l'écrit prouveront qu'ils s'adaptent aux évolutions technologiques. Cette année, auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, associations, artistes, media et revues en ligne inventent de nouvelles façons de lire et d'écrire : création d'un polar interactif, ¿uvres d'écriture collective, dialogue avec des écrivains étrangers par le biais de la chaîne numérique Lire en fête TV, expositions virtuelles, jeux littéraires en ligne, retransmission de lectures et publication de textes inédits.

Cette fête multiple du livre tire sa force, bien évidemment, de l'engagement des bibliothèques publiques et des librairies dont je veux ici souligner le rôle irremplaçable qu'elles jouent au service de la lecture dans notre pays.

Lire en fête, c'est aussi Histoires de lecture, ce petit livre où des personnalités dévoilent pour l'occasion le personnage qui a marqué leur parcours, au gré des lectures de l'enfance qui, parfois, bouleversent une vie. Ce livre rempli d'émotions sera offert au public par les libraires au cours de ces trois jours. Sa publication me fournit l'occasion de remercier également les éditeurs et les auteurs pour leur contribution à l'organisation de ces journées.

Une fête du livre ne saurait exclure les publics isolés, ceux qui, grâce au livre, sont, malgré tout, aux rendez-vous de la vie et du monde. Je remercie le secrétariat d'Etat à la santé et aux handicapés d'avoir fait entrer Lire en fête dans les hôpitaux. Je tiens à remercier également le ministère de la justice, pour les actions qu'il a conduites en faveur de la lecture et de l'écrit à l'intention des détenus. Plusieurs autres ministères se sont associé à ces journées : le ministère de l'éducation nationale qui nous ouvre les établissements scolaires, celui des affaires étrangères qui mobilise son réseau culturel à l'étranger ; le ministère de la défense, le secrétariat d'Etat à l'outre mer, le ministère de l'agriculture et de la pêche ; enfin, pour la première fois, le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, pour une opération de dons de livre mobilisant l'ensemble de ses agents, premier jalon d'une nouvelle coopération. Qu'ils trouvent tous, ici, l'expression de ma reconnaissance.

Je ne saurais passer sous silence les autres partenaires qui nous apportent leur concours : France Télévision, la Cinquième, Arte, Radio France, TV5, Radio France Internationale, Canalweb, et la SNCF qui nous rappelle que le train est aujourd'hui l'un des tous premiers salons de lecture.

Lire en fête démontre cette année avec éclat que le livre, objet à usage généralement solitaire, a aussi le pouvoir de rassembler. C'est le sens du message que nous adresse la belle affiche de Lorenzo Mattotti, que je remercie pour sa contribution à la manifestation.

A toutes et à tous, en particulier aux jeunes, je souhaite qu'au delà de ces trois jours, lire soit toujours une fête.

(source http://www.culture.gouv.fr, le 12 octobre 2000)

Rechercher