Communiqués de M. Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, sur les mesures de sécurité dans les établissements scolaires, suite au conflit du Proche orient, Paris les 13 et 18 octobre 2000. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqués de M. Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, sur les mesures de sécurité dans les établissements scolaires, suite au conflit du Proche orient, Paris les 13 et 18 octobre 2000.

Personnalité, fonction : LANG Jack.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale

ti : En ma qualité de Ministre de l'Education nationale, j'apporte mon plein appui aux appels au calme et à la raison que de nombreux responsables associatifs et religieux ont lancés ces derniers jours à propos de la situation au Proche-Orient.


Plus que jamais, les établissements scolaires doivent rester, comme c'est largement le cas aujourd'hui, un lieu de concorde, de connaissance et de reconnaissance d'autrui, dans le respect des valeurs républicaines.


Dans cet esprit, j'accorde, à leur demande, mon parrainage à l'initiative de l'association SOS Racisme et de l'union des étudiants juifs de France qui, aujourd'hui, vont à la rencontre de lycéens pour leur transmettre un message de paix et de fraternité.

(source http://www.education.gouv.fr, le 16 octobre 2000)


Dans une région du monde proche de nous, berceau de notre culture commune, se déroulent en ce moment des événements graves, douloureux, qui nous affligent. Même si tous nos espoirs sont tournés vers les tentatives actuelles de renouer les fils de la paix, nous ne pouvons ignorer la gravité du conflit au Proche-Orient. La haine s'est déchaînée, le sang a été versé et nos yeux sont encore meurtris d'images terribles.


Dans notre pays se côtoient heureusement des citoyens français et des résidents de toutes origines. Cependant, certains, tentés de réagir de façon passionnelle, veulent imposer un affrontement en France. Nous déplorons des incidents et des actes graves qui ont porté atteinte à l'intégrité de lieux et de personnes. Nous condamnons les violences à caractère antisémite qui nous rappellent les jours les plus noirs de notre histoire.


Au sein de nos écoles, de nos collèges et lycées, nous n'admettrons aucune exaction, d'où qu'elle vienne, incompatible avec les valeurs républicaines. La République française s'est construite sur le socle de la fraternité, de l'égalité, de la liberté. L'école fait vivre ces valeurs parce qu'elle repose sur un principe de concorde, la laïcité, qui permet d'unir par-delà les différences. C'est la raison pour laquelle j'ai apporté mon plein appui à l'initiative d'associations de lycéens et d'étudiants qui se mobilisent pour transmettre un message de paix et de fraternité. Je soutiendrai toutes les démarches visant à maintenir, au sein de l'école, le climat de sérénité et de compréhension réciproque qui fonde la possibilité d'apprendre, de devenir adultes et citoyens, ensemble, dans le respect mutuel. C'est, fort heureusement, largement le cas aujourd'hui et j'entends bien qu'il en soit toujours ainsi.


J'en appelle à votre raison et à votre c¿ur.


Je vous demande à tous de vous tendre la main.

(source http://www.education.gouv.fr, le 20 octobre 2000)

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