Discours de M. Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie, sur la coopération franco-malienne en matière d'immigration et la politique de codéveloppement de la France, Paris, le 27 décembre 2000. | vie-publique.fr | Discours publics

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Discours de M. Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie, sur la coopération franco-malienne en matière d'immigration et la politique de codéveloppement de la France, Paris, le 27 décembre 2000.

Personnalité, fonction : JOSSELIN Charles.

FRANCE. Ministre délégué à la coopération et à la francophonie

Circonstances : Signature de la Convention de codéveloppement entre la France et le Mali, Paris, le 27 décembre 2000

ti : Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,


Ce matin, en ouvrant les travaux du comité mixte, nous avons exprimé le sens de cette coopération, ce que nous attendions aussi de la réflexion engagée.

Je ne crois pas que nous ayons besoin de refaire un long discours à l'issue d'une journée qui aura été féconde, mais nous devons remercier, bien entendu, tout ceux qui, Français et Maliens, auront travaillé pour faire progresser cette idée : "mettre en quelque sorte les migrations au service du développement et de la coopération". Je pense que la volonté clairement exprimée, et que nous retrouvons dans la déclaration finale, d'une meilleure implication des migrants eux-mêmes, a été au coeur de notre réflexion. Cette politique de codéveloppement ne se substitue pas mais s'ajoute à la coopération à laquelle nos deux pays sont désormais habitués et qu'ils entendent consolider. Dire enfin que le phénomène des migrations est inscrit dans notre histoire commune et continuera de l'être. L'important est que ces migrations puissent s'organiser avec le souci qui est le nôtre du bien-être des migrants, c'est un élément, je crois, très important, de faire en sorte qu'ils soient préparés à ces migrations, mais que les migrants participent aussi au développement de leur propre pays. La France en tout cas y est prête et je ne doute pas que, dans les mois qui viennent, nous puissions faire de cette politique entre la France et le Mali une référence, un exemple pour d'autres pays émetteurs de migrants et qui ont le même besoin que le Mali de voir plus de sérénité, mais plus aussi d'espoir accompagner ce phénomène des migrations.

Voilà simplement ce que je voulais dire à l'issue de cette journée. Je ne doute pas que Philippe Barret saura mobiliser toutes les volontés françaises et le nombre de ministères concernés est important pour que chacun apporte sa pierre à cet édifice dont vous avez aujourd'hui jeté les fondations. Je retiens surtout l'ambition de dignité qu'exprimait ce matin Modibo Sidibé. Je crois que si nous devions résumer d'un mot finalement ce qui doit être notre fil conducteur, c'est le souci de dignité pour les migrants, cela me paraît tout-à-fait essentiel./.

(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 2 janvier 2001)

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