Déclaration de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, sur la présidence française de l'Union européenne, les négociations d'élargissement de l'UE, la politique vis-à-vis du Proche-Orient, de l'Afrique et de la Russie et la globalisation, Paris le 12 janvier 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, sur la présidence française de l'Union européenne, les négociations d'élargissement de l'UE, la politique vis-à-vis du Proche-Orient, de l'Afrique et de la Russie et la globalisation, Paris le 12 janvier 2001.

Personnalité, fonction : , , VEDRINE Hubert, VEDRINE Hubert.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères

Circonstances : Voeux à la presse diplomatique le 12 janvier 2001

ti : Charles Josselin et moi sommes très heureux de cette occasion de vous rencontrer en ce début d'année pour vous présenter nos meilleurs voeux à la fois personnels et professionnels. C'est l'occasion d'échanger quelques remarques sur l'état du monde en ce début d'année.

Au début de cette année 2001, ce qui me frappe d'abord c'est qu'il y a eu, je crois, une sorte d'erreur collective d'appréciation sur le Traité de Nice. Je crois que c'est une erreur de présenter le Traité de Nice comme étant un échec.

D'abord parce que le vrai échec aurait été que les Quinze à Nice, comme à Amsterdam, n'arrivent pas à se mettre d'accord, alors que les Quinze à Nice ont réussi à se mettre d'accord. Ils ont réussi à se mettre d'accord sur un texte qui apporte des modifications substantielles et des avancées réelles dans beaucoup de domaines importants, comme la majorité qualifiée où dans le premier pilier, les décisions sont prises selon ce procédé maintenant dans 90 % cas ; nous avons réussi à assouplir les coopérations renforcées d'une façon significative alors que telles qu'elles étaient conçues à Amsterdam, elles ne pouvaient pas être employées. Sur les autres points les plus durs, dont on savait à l'avance qu'ils seraient les plus durs, nous avons également trouvé des solutions.

Je me suis interrogé, d'ailleurs, sur le pourquoi de ces critiques parce que le décalage est stupéfiant entre les résultats de Nice et la plupart des commentaires qui ont été faits.

D'abord, j'ai observé que dans une bonne dizaine de pays, au contraire, les commentaires étaient positifs, parce qu'il y a beaucoup de pays, plus de dix, qui après Nice ont été satisfaits des résultats obtenus ou satisfaits que tel ou tel inconvénient, ne soit pas intervenu, parce qu'il y a eu un vrai compromis créateur en réalité. Je me suis rendu compte qu'il y a eu une attente sympathique mais une attente un peu utopiste par rapport à ce que peut faire une Présidence.

Je crois qu'il y a une erreur d'analyse sur ce qu'est une Présidence. Une Présidence tournante dans l'Union européenne, est une Présidence démocratique. Nous ne sommes pas dans la Rome antique où on remettait tous les pouvoirs à un dictateur pour quelques semaines pour prendre des décisions en tranchant dans le vif, en tranchant les noeuds gordiens. Une Présidence est ultra démocratique. Elle tient compte des positions démocratiques représentées par les gouvernements démocratiques des quinze pays membres. C'est une charge très importante. Chaque président à tour de rôle s'en rend compte, et je pense réellement qu'aucun autre pays exerçant cette Présidence au moment de la conclusion de la CIG n'aurait pu obtenir des résultats substantiellement différents.

Je pense même qu'il aurait pu y avoir à nouveau un échec. Pas un échec de la Présidence française, de même qu'Amsterdam n'était pas un échec de la Présidence néerlandaise. Amsterdam ce sont les Quinze qui n'avaient pas réussi à conclure, à Nice ce sont les Quinze qui ont réussi à conclure.

Donc, une des erreurs d'appréciation est sur le rôle de la Présidence et les pouvoirs de la Présidence. Peut-être que quand c'est la Présidence française il y a une attente encore plus forte. C'est sympathique et fondé sur le rôle qu'a joué la France dans la construction européenne depuis les origines et qu'elle continuera à jouer dans l'avenir, mais cela n'abolit pas ce que j'ai dit sur le fonctionnement démocratique des institutions européennes. Alors je peux comprendre la déception de militants sincères et convaincus de l'intégration européenne parce qu'ils voudraient que les choses aillent plus loin et plus vite. Mais je ne peux pas comprendre que l'on analyse le résultat de Nice comme étant un échec ou un fiasco par rapport aux réalités de l'Europe qui étaient d'ailleurs parfaitement prévisibles puisque les positions des uns et des autres étaient exprimées. Comme nous avons eu une très longue CIG et que tout cela est tout à fait transparent, chacun connaissait les positions des Quinze avant. On pouvait donc très bien savoir avant ce à quoi on pouvait arriver et ce à quoi on ne pouvait pas arriver.

J'invite donc à une relecture de ce qui s'est passé avant, à une analyse détaillée des positions précises des Quinze, à une analyse détaillée de ce qu'est une Présidence. Je le dis pour les autres parce que je ne trouverais pas non plus heureux que les autres Présidences à venir soient les victimes d'une analyse erronée de ce qu'est une Présidence en Europe. Ce qui n'empêche pas chacun sur le plan de sa conviction personnelle de faire des propositions pour que le système soit modifié mais, encore une fois, tout cela ne se modifie pas par décret mais par décision arbitraire de tel ou tel pouvoir. L'Union européenne est une démocratie vivace par rapport à cela.

L'autre élément qui me paraît erroné est qu'on sous-estime les potentialités de ce nouveau Traité. Je crois qu'il faut maintenant le ratifier, et en utiliser le potentiel. J'ai cité la majorité qualifiée et les coopérations renforcées, et puis d'une façon plus générale indépendamment des mécanismes, c'est une question de volonté, de détermination. C'est une question d'allant et d'élan. Or, nous avons beaucoup de choses devant nous.

D'abord nous avons à préparer le passage réel, populaire, global à l'euro et vous savez à quel point le gouvernement est engagé dans cette tache de préparation. Et à l'intérieur de la zone euro, au-delà de la mise en circulation des billets et des pièces, nous devrons aller plus loin dans la cohésion, la cohérence et l'harmonie des politiques économiques menées à l'intérieur de l'Eurogroupe. C'est une tâche considérable.

Ensuite, nous aurons à aller plus loin dans la mise en oeuvre et l'installation de toutes les structures de l'Europe de la défense que nous avons bâties à toute vitesse, au cours des 18 derniers mois et cela a culminé pendant la Présidence française. Cela est très important.

Nous avons à mener sérieusement les négociations d'élargissement. Je parle de chaque négociation d'adhésion qui doit être menée au cas par cas, finement, selon le principe de différenciation. C'est la condition pour que l'élargissement soit réussi. Il y a belle lurette que la question ne se pose plus de savoir si les gens sont pour ou contre l'élargissement. L'élargissement est une nécessité historique et politique, et cela permettra de donner à l'ensemble de l'Europe son unité, mais il faut que ce soit réussi dans l'intérêt de l'Union et dans l'intérêt des pays candidats. L'Union a rempli sa part du contrat, qui était de faire des réformes à Nice, suffisamment à temps pour que tout cela puisse être ratifié avant la fin de 2002 et que les candidats qui seront prêts à entrer, parce qu'ils auront fait eux-mêmes les efforts nécessaires pour être capables de reprendre les acquis communautaires, puissent le faire à partir de début 2003.

Donc, nous avons vraiment du pain sur la planche.

Il y a la question de l'avenir de l'Europe. A Nice, nous nous sommes mis d'accord sur un dispositif de réflexions, de larges réflexions démocratiques et puis après de décisions et d'arbitrages le moment venu, c'est-à-dire en 2004. Ce n'est donc pas pour tout de suite mais il est clair que ce sont des questions importantes et que ce débat se poursuivra et se développera. Notre pays, naturellement, y prendra toute sa part. Mais il ne faut pas oublier qu'il faut commencer par ratifier et utiliser le Traité de Nice et pas se précipiter aussitôt dans les étapes ultérieures en oubliant cet élément intermédiaire qui est indispensable pour consolider notre démarche.

Je ne vais pas prendre tous les domaines dans lesquels l'Europe a de grandes choses à faire. Il faut continuer à travailler activement au sein de la PESC, non pas pour créer des procédures supplémentaires, mais pour travailler à l'harmonisation des conceptions, des mentalités, des approches sur tous les grands sujets du monde, le Proche-Orient et autres. Pour que les Européens développent la même approche, puisque historiquement ils n'ont pas hérité d'approche identique. Dans ces sujets de politique étrangère, le travail à faire est un travail sur les mentalités pour dépasser les réflexes hérités de l'histoire et élaborer et cimenter une vision commune. C'est également un gros chantier.

Dans quelques jours, il va y avoir un changement d'administration américaine. Je ne ferai aucun commentaire sur la suite parce que je ne vois pas comment on peut commenter la politique d'une administration qui n'est pas encore aux commandes, qui n'est pas encore installée. Il faut se garder d'analyser et de spéculer à partir de déclarations qui ont été faites avant que les gens soient en fonction et qu'ils aient commencé à travailler. On sait qu'aux Etats-Unis, quand il y a un changement de ce type, il faut un certain temps pour que la nouvelle administration s'installe et que les titulaires des postes prennent leur marque. Nous attendrons donc de voir ce qui se passe réellement par rapport à quelques grands sujets qui nous intéressent : la relation Etats-Unis-Europe, l'attitude des Etats-Unis par rapport à notre projet de défense européenne qui va se poursuivre, les positions américaines en matière stratégique, les positions américaines sur le Proche-Orient. Nos positions à nous Français ou à nous Européens sont claires et connues et nous verrons en fonction de ce qui se développera. C'est trop tôt et cela serait prématuré de faire des commentaires là-dessus. Je voudrais simplement rendre hommage à l'administration sortante, au président Clinton et à Mme Albright - avec qui j'ai eu un dîner sympathique et amical hier soir, avec également M. Ivanov, M. Fischer, M. Robin Cook, MM. Robert Dini, et Javier Solana. Ils ont incarné une administration américaine particulièrement ouverte aux préoccupations européennes.

Cela ne veut pas dire qu'on était d'accord sur tout, chacun le sait, mais cela s'est fait dans un climat, dans une ambiance et à travers un dialogue quasiment quotidien, qui est, je crois, exceptionnel. Il me semble que les responsables américains, même si ce n'était pas leur premier réflexe, ont compris la logique de ce que nous faisions en Europe ; par exemple, la logique de la défense européenne qui, dans notre esprit, est un élément qui renforce l'alliance et donne plus de cohésion, encore plus de légitimité, et de force. Là, c'est à tout à fait important.

De même que je rends hommage à l'engagement extraordinaire du président Clinton dans l'affaire du Proche-Orient. Même si, malheureusement, cela n'a pas donné, jusqu'ici, les résultats que l'on pouvait espérer.

Vous savez qu'il y a encore des contacts, des discussions, j'en parlais encore hier matin ici même avec M. Ben Ami. Et deux ou trois jours avant avec d'autres responsables palestiniens. Vous connaissez notre position : nous souhaitons, ardemment, que les Israéliens et les Palestiniens trouvent en eux-mêmes la force et le courage politiques nécessaires pour prendre des décisions qui sont très difficiles, d'un côté comme de l'autre ; très difficiles, douloureuses, par rapport aux espérances, aux ambitions, par rapport aux craintes. Mais il faudra bien qu'un jour ou l'autre les craintes et les ambitions soient dépassées par un compromis politique créateur. Alors, nous accompagnons cette recherche, nous la soutenons, nous l'encourageons, nous appelons de nos v¿ux l'accord, la percée, la solution. On peut tout faire sauf se substituer à la décision des protagonistes. Et ce que je sais, c'est que le jour où la paix sera enfin conclue, signée, décidée, l'Europe sera aux côtés des deux protagonistes qui seront à ce moment-là des partenaires. Elle sera à côté de tous les peuples et pays du Proche-Orient, et dans la construction de la paix qui est une longue étape qui succédera à la conclusion de la paix qui n'est pas encore là, nous nous engagerons à fond et tous les Européens y sont prêts. D'ici là, ils font tout ce qui dépend d'eux, tout ce qui est possible, mais encore une fois, ils ne peuvent pas conclure à la place de ceux que cela concerne au premier chef.

Avec la Russie, nous poursuivrons cette ligne qui est une ligne européenne que nous avons élaborée, travaillée à quinze, devant une stratégie commune là-dessus et qui vise fondamentalement à accompagner et soutenir toutes les décisions de modernisation qui peuvent être prises en Russie. Modernisation politique, modernisation économique, modernisation sociale, ce qui devrait avoir comme conséquence une politique étrangère russe qui soit de plus en plus conforme à ce que nous en attendons, de ce que nous en espérons en tant que voisin et partenaire de la Russie. Nous savons que bâtir un grand pays moderne à partir des combles de l'Union soviétique et des héritages d'avant, est une tâche colossale, sans précédent, que personne n'a jamais eu à accomplir comme cela nulle part, ce qui peut expliquer qu'on comprenne la nécessité du temps, mais à condition que ce soit un temps dynamique, et que les étapes soient franchies et que ce processus de construction soit clair et lisible parce que c'est celui-là que nous voulons encourager.

En ce qui concerne l'Afrique, Charles Josselin et moi disons toujours la même chose : la politique française en Afrique a été modifiée, a été réformée, a été clarifiée, pour des tas de raisons, ce que nous lui souhaitions parce que les dirigeants africains le souhaitaient. Parce que les générations changent, parce que les choses ne sont plus les mêmes, parce que nos partenaires européens changent, donc tout a été modifié, sauf notre engagement. Et ce qui reste, et qui restera fort, c'est que nous sommes un pays engagé en Afrique. Engagé en Afrique, engagé aux côtés de l'Afrique, et toutes les modifications de forme et de méthode qu'appelaient les temps nouveaux et qui étaient indispensables, ne doivent pas faire oublier cet élément, qui lui, est essentiel. Et les Africains le savent. Aussi bien les dirigeants que les nouveaux dirigeants, comme on dit, que les élites africaines.

Nous serons en Afrique, tous les deux, à Yaoundé, dans quelques jours. A ce sujet, la France restera activement et pleinement engagée dans les politiques d'aide et de soutien au développement. Là aussi, ce sont des politiques qui changent, qui se modifient, qui s'adaptent. Les problèmes ne sont plus les mêmes que dans les années 60 et même plus les mêmes que dans les années 80-90, tout cela change. Les méthodes changent, le mode d'organisation administrative a été modifié en profondeur. Ce qui reste, c'est la volonté de notre pays d'être engagé et présent sur ce terrain en cherchant toujours à rendre notre politique et notre présence la plus utile possible, la plus adaptée aux besoins, la plus interactive, et cela suppose un travail d'adaptation en permanence que nous continuerons à animer.

Je ne vais pas énumérer, il y a des enjeux très importants pour nous partout, bien sûr, c'est vrai aussi en Asie, c'est vrai aussi dans le sous-continent indien, c'est vrai dans toute l'Amérique latine. Il y a partout des enjeux, il y a partout un engagement, il y a partout une politique, il y a partout des projets, une action, je ne vais pas les énumérer, je serai trop long, je ne vais pas tout détailler, mais vous le savez, vous êtes des familiers de cette maison, et vous savez à quel point elle est globale, à quel point elle est dynamique et à quel point elle est synthétique par rapport à tout cela.

Juste un mot sur l'aspect global, justement. La globalisation se poursuit. Et elle se poursuit sans qu'il y ait besoin de sommet pour cela. Quand il y a des sommets et des réunions, ce sont des sommets pour tenter de réguler la globalisation. Il y a parfois un petit contresens de la part de ceux qui manifestent contre, en fait, des régulateurs, alors qu'ils croient manifester contre la mondialisation dans ce qu'elle a de brutale, et de sauvage. Ce gouvernement pense que ce travail de régulation est fondamental. La mondialisation comporte des opportunités extraordinairement positives et utiles, et des opportunités de liberté, des opportunités de développement, des opportunités de démocratisation, des opportunités de dialogue des cultures, des opportunités formidables.

La mondialisation comporte également des risques considérables. Des risques de nivellement, des risques d'uniformisation, des risques d'inégalité, soit à l'intérieur d'une même société, soit à l'intérieur entre tel ou tel pays. Il faut absolument que le travail de régulation se poursuive. A cet égard, j'ai l'occasion, ces derniers temps, d'aborder ce débat par le biais du rôle des pouvoirs publics. Je pense que si on veut que cette mondialisation comporte des capacités de régulation, si on veut que cette régulation ait des racines démocratiques, si on veut qu'elle ait une légitimité, il faut absolument des pouvoirs publics qui soient pleinement conscients de leur rôle, et de leur responsabilité, qu'ils n'abdiquent pas ce rôle et qu'ils continuent à jouer un rôle moteur dans cette régulation. Et c'est un débat très important de savoir comment se situent les différents acteurs des pouvoirs publics et de ce que l'on appelle la société civile internationale. Je souhaite que ce débat soit poursuivi parce qu'il est fondamental. Cette question ne peut que gagner en intensité compte tenu de la vitesse à laquelle avancent les mécanismes, eux, incontrôlés, de la mondialisation.

Voilà ce que je voulais vous dire. Je termine par un souhait en plus des voeux que je vous ai adressés au nom de Charles Josselin et de Pierre Moscovici, qui ne pouvait pas être avec nous maintenant et donc de toute cette maison, l'ensemble de mes collaborateurs et des services qui sont souvent vos interlocuteurs presque quotidiens. Le monde des médias, auquel vous appartenez, est soumis à des transformations intenses et constantes : transformations et mutations financières, technologiques sur tous les plans, cela entraîne une sorte de maelström qui bouche tout. Je souhaite qu'à travers tout cela, vous soyez assez forts collectivement. Je reprends ce que vous disiez tout à l'heure : il faut être assez forts pour préserver dans tous les médias où vous êtes, la place de l'international et que vous puissiez continuer à analyser, informer, à raconter, à expliquer, à proposer, à critiquer, à débattre, qu'il y ait de la place pour tout cela et à cet égard et sur ce point précis, on est tout à fait dans le même bateau et nous avons besoin de votre capacité collective aussi incisive soit-elle, car rien ne saurait être pire qu'un mouvement d'indifférence, un mouvement de repliement. C'est un risque dont vous savez encore mieux que moi qu'il n'est pas entièrement théorique et cela serait quand même extrêmement paradoxal au moment où la mondialisation continue à avancer avec des bottes de sept lieues, que cette capacité collective d'analyse de l'international que l'on ne peut plus démêler de ce qui est interne, se réduise. Il faut donc au contraire qu'elle augmente. Donc moi, si j'étais rédacteur en chef, je doublerais la place de chacun d'entre vous tout de suite et le salaire.

Voilà, Bonne Année et bon travail.


(source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 16 janvier 2001)

Rechercher