Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur les relations entre le Sénat et les entreprises, Paris le 7 février 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur les relations entre le Sénat et les entreprises, Paris le 7 février 2001.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président;FRANCE. RPR

Circonstances : Clôture des rencontres sénatoriales de l'entreprise au Sénat, le 7 février 2001

ti : Mes chers collègues,
Messieurs les Présidents,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Je suis très heureux de vous avoir accueilli pour cette deuxième édition des rencontres sénatoriales de l'entreprise qui marquent tout à la fois l'attachement du Sénat à la promotion des valeurs entrepreneuriales et sa volonté de légiférer autrement. Je voudrais, très rapidement, vous faire part des deux sentiments qui sont les miens en conclusion de cette journée.

Le premier, bien sûr, est la satisfaction de voir que vous êtes cette année plus nombreux que l'an dernier à avoir accepté de jouer le jeu.

Quarante et un sénateurs et quarante et une entreprises ont participé à ces rencontres. Dix de plus que l'an dernier. Mais au-delà du chiffre, que je trouve personnellement encore modeste, ce qui me satisfait le plus est de constater la diversité des acteurs de cette opération.

Diversité tout d'abord des entreprises concernées puisque sont représentées aussi bien l'entreprise artisanale que la multinationale ou la start up et que la plus grande part des secteurs de l'économie ont été impliqués, de la boulangerie jusqu'à la filière nucléaire, au travers de la Présidente de la Cogema, Mme Anne Lauvergeon.

Diversité également des sénateurs, puisque toutes les commissions parlementaires et tous les groupes politiques sont représentés. C'est un point qui me tient particulièrement à coeur, tant je suis persuadé que le clivage gauche-droite n'a pas à s'exprimer dans cette opération. Celle-ci ayant été menée dans le respect des convictions de chacun, chacun pourra en tirer les enseignements qu'il souhaite. L'essentiel, sur quoi j'espère nous pouvons tous être d'accord, est de permettre aux entreprises françaises de se développer dans un environnement législatif, fiscal et culturel aussi favorable que possible.

Je suis satisfait également de voir le tour concret et utile donné cette année à nos rencontres. Il n'y a pas de meilleure pédagogie que l'exemple pour se rendre compte des difficultés et des contraintes de chacun.

Les sénateurs ont ainsi accepté, l'espace de quelques jours, de se mettre dans la situation des entrepreneurs. Il était légitime qu'en retour les entrepreneurs fassent un pas en direction des sénateurs. C'est pourquoi j'ai souhaité qu'au travers des débats d'aujourd'hui, l'on se rapprochât autant que faire se peut du mode de travail des commissions parlementaires, avec des présidents ou d'anciens présidents de commissions, mes amis Alain Lambert, Jean François-Poncet et Jean-Pierre Fourcade et des journalistes de grande qualité dans le rôle des rapporteurs. Je remercie les uns et les autres pour avoir donné un tour concret à nos débats.

Les entrepreneurs ont ainsi pu se rendre compte qu'entre le " yaka " " faut-qu'on " dans lequel nous sommes parfois tentés de succomber au quotidien et l'élaboration de propositions concrètes, il y a parfois un fossé important, difficile à mesurer tant qu'on ne l'a pas franchi.

Précisément, le second sentiment dont je tenais à vous faire part en conclusion est l'espoir. L'espoir que cette opération, année après année, puisse effectivement changer les regards croisés que nous portons les uns sur les autres et si possible faire progresser la réflexion parlementaire dans le but d'avoir une législation plus utile à nos entreprises. Or, pour prendre les bonnes décisions il est nécessaire de ranger les idéologies au placard et d'aller sur le terrain mesurer l'impact des lois votées, actualiser ses connaissances, et recueillir les aspirations d'aujourd'hui afin d'anticiper les évolutions de demain. Le monde change, il faut que le législateur soit capable de changer avec lui.

Je vous remercie donc toutes et tous, pour avoir accepté de jouer le jeu et vous donne rendez-vous, si le suffrage universel le veut bien, à l'an prochain pour une troisième édition des rencontres sénatoriales de l'entreprise.

(source http://www.senat.fr, le 9 février 2001)

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