Déclaration de M. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, sur l'instauration d'un crédit d'impôt décidée par le Premier ministre et les exigences de la CGT en matière de fiscalité et de SMIC, Montreuil, le 11 janvier 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, sur l'instauration d'un crédit d'impôt décidée par le Premier ministre et les exigences de la CGT en matière de fiscalité et de SMIC, Montreuil, le 11 janvier 2001.

Personnalité, fonction : THIBAULT Bernard.

FRANCE. CGT, secrétaire général

Circonstances : Réponse à la décision du Premier ministre d'instaurer un crédit d'impôt à Montreuil le 11 janvier 2001

ti : Le 1er Ministre a fait l'annonce d'une nouvelle mesure fiscale en direction de 7 à 8 millions de ménages aux revenus modestes et de son choix en faveur d'un crédit d'impôt.

Cette mesure ne manquera pas si elle est confirmée par le Conseil des Ministres de mettre en évidence les contradictions du gouvernement.

Ainsi cette mesure :

Peut améliorer la situation de plusieurs millions de salariés puisqu'elle se traduira par un gain de 180 francs par mois au niveau du SMIC.
Mais c'est un signe très négatif quant aux responsabilités des entreprises sur les bas salaires puisque cela revient à leur dire : " si vous n'augmentez pas les salaires, c'est l'Etat qui y suppléera ".
Je veux rappeler à cette occasion les exigences de la CGT :

Une revalorisation substantielle du SMIC au plus vite, de véritables négociations salariales dans les branches et les entreprises (70 % des grilles de rémunération débutent à un niveau inférieur au SMIC).
Une réforme du mode de calcul des cotisations sociales des entreprises pour financer les besoins de protection sociale assise sur l'ensemble de leurs profits et de leur richesse produite.
Une réelle refonte de la fiscalité de notre pays qui reste profondément inégalitaire par le poids des impôts indirects qui pénalisent les salariés les plus modestes (TVA, taxe habitation¿).
La consultation des organisations syndicales préalablement aux arbitrages gouvernementaux aurait pu permettre d'envisager d'autres mesures que celle annoncée.

Il n'est jamais trop tard pour mieux faire.. !

(Source http://www.cgt.fr, le 06 février 2001).

Rechercher