Déclaration de M. Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la recherche, sur le développement de la recherche dans la région Nord Pas de Calais notamment dans les secteurs des sciences et techniques de l'information, des sciences du vivant et des transports, Lille le 9 février 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la recherche, sur le développement de la recherche dans la région Nord Pas de Calais notamment dans les secteurs des sciences et techniques de l'information, des sciences du vivant et des transports, Lille le 9 février 2001.

Personnalité, fonction : SCHWARTZENBERG Roger-gerard.

FRANCE. Ministre de la recherche

Circonstances : Plan de renforcement du potentiel de recherche en région Nord - Pas de Calais, à Lille le 9 février 2001

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés, Messieurs les Sénateurs
Monsieur le Préfet, Monsieur le Recteur,
Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs,


Je suis particulièrement heureux de me trouver parmi vous, aujourd'hui à Lille. C'est la deuxième fois que je me rends dans votre région depuis mon arrivée au ministère de la recherche. A chaque fois, j'ai plaisir à y retrouver la même atmosphère chaleureuse et la même convivialité.
Vous le savez, la région Nord Pas-de-Calais est l'une des régions les plus jeunes de France. Depuis quelques années, elle est la troisième région française pour le nombre d'étudiants.
Elle est également l'une des plus dynamiques au plan économique. Pour ne prendre que l'exemple des secteurs automobiles et ferroviaires, le Nord Pas-de-Calais arrive au premier plan européen avec les installations de Renault à Douai et Maubeuge, Française de Mécanique à Douvrin, STA à Ruitz, Alstom et Bombardier à Valenciennes, Arbel-Fauvet Rail à Douai, et maintenant Toyota à Valenciennes¿ Un tissu très dense d'équipementiers complète le paysage de ces branches industrielles.
Il s'agit enfin d'une région stratégique pour la construction européenne. Situé au c¿ur d'un des grands bassins d'activité, à une heure de Paris et de Bruxelles, à deux heures de Londres, elle a vocation à devenir une carte majeure pour la France à l'heure de la création d'un espace européen de la recherche.
Pourtant il est vrai que, malgré son dynamisme démographique et économique, la région souffre encore d'un certain retard en ce qui concerne son potentiel de recherche. Certes, la signature du Contrat de plan Etat-Région 2000/2006 marque incontestablement une nouvelle étape dans le renforcement de ce potentiel.Mais, comme le montre le Schéma de services collectifs de l'enseignement supérieur et de la recherche actuellement en cours d'examen dans votre région, il était nécessaire d'aller plus loin. Il faut consolider la dynamique qui est en train de s'instaurer.
C'est ce que je fais aujourd'hui en présentant devant vous un Plan de renforcement du potentiel de recherche en Nord Pas-de-Calais.

Le plan de renforcement du potentiel de recherche en Nord-Pas-de-Calais

Pourquoi ce Plan ?

1) Ce plan est nécessaire pour mettre le potentiel de recherche de la région Nord Pas-de-Calais au niveau de son potentiel économique et pour donner une base durable à sa croissance actuelle.
Depuis la fin des années 70, l'enseignement supérieur et la recherche ont bien été considérés, dans votre région, comme des facteurs importants du développement économique. Les établissements d'enseignement supérieur ont choisi de coopérer avec les entreprises et le monde industriel. Les universités ont très tôt intégré la dimension technologique dans leurs activités d'enseignement et de recherche, comme Lille I qui possède une des écoles d'ingénieurs les plus importantes de la région ; ou Valenciennes, qui a construit son identité sur le secteur des formations professionnalisées et technologiques.
Par ailleurs, le plan Université 2000 a permis d'augmenter le potentiel universitaire de la région grâce à la création, après celle de Valenciennes, de deux universités nouvelles (l'Université du Littoral Côte d'Opale et l'Université d'Artois) et grâce au plan de rattrapage pour les universités plus anciennes comme Lille I.
Cependant, les activités de recherche n'ont pas suivi au même rythme le développement de l'enseignement supérieur. Malgré une réelle progression entre 1990 et 1997, la région Nord Pas-de-Calais n'arrive toujours qu'à la huitième place en nombre de chercheurs publics.
La répartition des effectifs de recherche publique témoigne d'ailleurs de ce déséquilibre : 88 % des personnels de recherche sont des enseignants chercheurs, contre 61 % en moyenne dans notre pays. De même, la région abrite 5,8 % des enseignants chercheurs, mais seulement 1,6 % des chercheurs d'organismes.
Pourtant, cette région dispose d'atouts importants pour devenir l'un des tout premiers pôles européens en matière de recherche, comme elle l'est déjà sur le plan économique.
Elle est située au c¿ur d'un des plus vastes réseaux de circulation et d'échanges en Europe.
C'est une des régions françaises où le personnel de recherche est le plus jeune : seulement 26 % des enseignants chercheurs ont actuellement plus de 54 ans contre 36 % au niveau national, de même que 21 % des chercheurs des EPST contre 31 % au niveau national.
Des pôles scientifiques de très grande qualité ont pu être créés, notamment dans les domaines de la recherche biomédicale (avec Lille II, l'INSERM, le CNRS et Pasteur Lille), des transports (avec l'INRETS) ou de la mécanique et de la microélectronique.

2) Ce plan est également nécessaire afin de renforcer la dynamique nouvelle qui a été instituée par le Contrat de plan Etat-Région 2000/2006, signé en présence du Premier Ministre le 27 octobre dernier.
Ce nouveau Contrat de plan a confirmé le choix prioritaire de la région Nord Pas-de-Calais en faveur de la recherche. En effet, le montant des crédits consacrés à la recherche s'élève à 710 MF, soit un quasi doublement par rapport à la période précédente. C'est l'un des budgets les plus importants affectés à la recherche au sein des contrats de plan. Sur ce total, la participation de l'Etat s'élève à 419,5 MF, montant qui constitue, par son ampleur, le troisième engagement de l'Etat dans le plan U3M, juste après ceux de l'Ile de France et de la région Rhône-Alpes.
Je rappelle brièvement les principaux axes de ce contrat, qui portent sur le développement de pôles scientifiques d'excellence dans un certain nombre de domaines prioritaires :
autour de la génopôle de Lille, avec la structuration de la biologie et de la santé dans leurs applications au génome.
autour des universités de Lille I et de Valenciennes et de l'INRETS, avec la constitution d'un pôle d'excellence dans le domaine des communications et des transports.
autour de l'installation de la Maison des sciences de l'Homme, avec le développement des sciences humaines et sociales.
à Dunkerque enfin, avec l'installation d'une tête de réseau sur la recherche en environnement ; y seront particulièrement développées l'étude des écosystèmes côtiers perturbés et l'étude de la qualité de l'air en milieu urbain et industriel.
Pour autant, en dépit de ces moyens financiers importants, le CPER ne prévoyait pas de renforcement significatif et immédiat du potentiel de recherche des grands organismes dans le Nord Pas-de-Calais.
Or, comme le montre le projet de schéma de services collectifs de l'enseignement supérieur et de la recherche, c'est cette répartition insuffisamment équilibrée du potentiel de recherche sur l'ensemble du territoire qui est à la source du retard de certaines régions en matière de recherche. Cela concerne, on l'a vu, tout particulièrement le Nord Pas-de-Calais.
L'un des objectifs du schéma de services collectifs est précisément de procéder à ce rééquilibrage, en particulier par un soutien accru aux équipes scientifiques locales, par une mise en réseau avec d'autres centres d'excellence, par le rapprochement entre les organismes de recherche et les universités, et par l'implantation d'équipements structurants.

Trois domaines de recherche

Il est donc nécessaire d'aller plus loin. Aussi, depuis plusieurs semaines, ai-je engagé une réflexion afin d'élaborer " un plan de renforcement " du potentiel de recherche pour le Nord Pas-de-Calais, qui consolidera les axes de recherche inscrits dans le Contrat de plan Etat-Région.

Ce plan de renforcement a fait l'objet de discussions approfondies et fructueuses entre mon ministère et le Conseil régional, dont je tiens à remercier le président, Michel Delebarre, et le vice-président Bernard Frimat. Cette concertation a associé les organismes de recherche ici représentés, le CNRS, l'INRIA, l'INRETS - qui se sont activement impliqués dans ces projets. Les universités de la région - celles de Lille, de Valenciennes, du Littoral Côte d'Opale et d'Artois - se sont également engagées avec détermination dans cette dynamique.
Ce plan concerne trois domaines de recherche : les Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication, les Sciences du Vivant, les Transports et plus particulièrement le développement de l'expertise en matière de sécurité routière et ferroviaire.

1) Les STIC Le premier projet porte sur le renforcement de la recherche dans les sciences et techniques de l'information et de la communication (STIC) et la création d'un " Institut fédératif de recherche sur les composants matériels et les logiciels du futur ".
Le développement massif des STIC va être confronté à de redoutables défis sur le plan des technologies dans les vingt prochaines années :
la croissance exponentielle des débits d'informations échangées
l'échange d'informations entre des acteurs de plus en plus mobiles
la réduction des coûts.
Face à ces enjeux, la simple extrapolation des évolutions techniques actuelles ne peut constituer une réponse satisfaisante. Des ruptures sont absolument nécessaires.
La région Nord Pas-de-Calais a l'ambition de jouer un rôle majeur dans ce domaine et de fédérer la recherche en créant ce nouvel Institut. Ses thèmes de recherche concerneront principalement la photonique, la microélectronique, l'informatique appliquée aux télécommunications et l'imagerie de synthèse.
Cet Institut sera constitué d'équipes qui ont une activité déjà reconnue sur le plan international dans le domaine des composants matériels et logiciels. Ces équipes appartiennent principalement à l'Institut d'Electronique et de Microélectronique du Nord (IEMN) ; au Centre d'Etudes et de Recherche sur les Lasers et Applications (CERLA) ; au Laboratoire d'Informatique Fondamentale de Lille (LIFL). Elles sont dotées d'équipements de niveau international, et participent déjà à plusieurs programmes nationaux (RNRT, RNTL) et européens. La forme fédérative adoptée va permettre l'accueil de nouvelles équipes et la constitution de laboratoires communs avec des industriels français et étrangers.
Cet Institut sera localisé à Villeneuve d'Ascq et accueillera des enseignants-chercheurs et des chercheurs du CNRS et de l'INRIA. 60 personnels de recherche de ces organismes, auxquels s'ajouteront une dizaine de personnels universitaires nouveaux, seront à terme implantés dans cet Institut.
200 MF seront consacrés à sa construction, à son fonctionnement et à ses équipements pour la période 2001-2006 - dont 102 MF pour le seul investissement.
Au mois de juin, le magazine Time classait Lille parmi les vingt-deux métropoles en Europe qui comptent et vont compter dans le domaine de l'Internet. Le secteur des STIC constitue donc une priorité essentielle pour la région Nord Pas-de-Calais et la métropole lilloise. La création de cet Institut, qui vient renforcer un dispositif déjà très solide, conforte l'hypothèse de créer, dans les années à venir, quelques 10 000 emplois dans ce secteur.

2) Les sciences du vivant
Le deuxième projet concerne le renforcement des recherches dans les sciences du Vivant, et la constitution d'un " Centre de Recherches interdisciplinaires à l'interface de la Physique et de la Biologie ".
Ce Centre répond à une nécessité, celle de disposer d'une recherche de pointe sur les maladies humaines " multifactorielles " qui puisse s'appuyer sur des avancées technologiques innovantes issues de la physique ou de la chimie.Je rappelle que cet enjeu est particulièrement crucial compte tenu de l'augmentation de la longévité des populations des pays industrialisés et de la progression de certaines pathologies comme les maladies cardiovasculaires ou neurodégénératives.C'est autour de ce thème de recherche que s'est constituée la Génopole lilloise, avec des compétences reconnues en épidémiologie, en génétique et en biologie moléculaire.
Mais le développement de cette Génopole et, plus généralement, l'approfondissement des connaissances en biologie nécessitent de plus en plus de s'appuyer sur des techniques complexes, issues de la physique ou de la chimie ( spectroscopie de masse ou microscopie).Aussi s'est affirmée l'idée d'un rapprochement entre les équipes de la Génopole et les grands pôles de physique, de physico-chimie et d'informatique régionaux.La création de ce Centre renforcera cette dynamique et la concrétisera autour d'un projet précis.
En réunissant dans les mêmes murs des spécialistes de formations différentes, il favorisera l'interdisciplinarité et permettra notamment de développer des techniques innovantes en physique et en chimie pour l'étude des systèmes biologiques.Les avancées technologiques attendues de ce programme de biologie fondamentale ont évidemment vocation à déboucher sur des applications thérapeutiques.113 MF seront consacrés à l'investissement et au fonctionnement de ce Centre pour la période 2001-2006, dont 30 MF pour la construction du bâtiment qui sera situé à proximité immédiate du campus de Lille I.
Plus de 30 personnels nouveaux de recherche y travailleront à terme, dont au moins 10 chercheurs et ingénieurs du CNRS et de L'INSERM.

3) La recherche sur les transports
Le troisième projet concerne le renforcement de la recherche sur les Transports, principalement dans le domaine de la sécurité routière et ferroviaire.
La recherche sur les Transports constitue traditionnellement un point fort de la région Nord Pas-de-Calais. Les transports terrestres sont une forte activité industrielle de la région, l'Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité (INRETS) est implanté dans le Nord, l'université de Valenciennes a développé des compétences reconnues sur ce thème.
Pour accompagner cette activité industrielle, la région Nord Pas-de-Calais a structuré depuis 1983 son activité de recherche sur les transports terrestres autour du GRRT, Groupement Régional pour la Recherche dans les Transports. Ce pôle de compétences fédère aujourd'hui plus de 200 personnes dans une vingtaine de laboratoires. Il a permis de multiplier par dix en quinze ans le potentiel de recherche dans ce secteur et de doter la région d'une visibilité nationale et européenne.
La place de la région sur cette thématique a d'ailleurs été récemment reconnue, puisque Jean-Claude Gayssot, Christian Pierret, Dominique Voynet et moi-même avons décidé de confier à Michel Delebarre la présidence du comité d'évaluation du Programme National de Recherche et d'Innovation dans les Transports Terrestres (PREDIT). Par ailleurs, la sécurité routière est devenue en France une grande cause nationale, avec les décisions importantes prises au Comité interministériel de la Sécurité routière, notamment en matière de renforcement de la recherche.
Tenant compte de ces atouts et de ces perspectives, l'objectif de ce troisième projet est de développer dans le Nord Pas-de-Calais - et plus spécifiquement à Valenciennes - un Centre d'expertise dans le domaine de la sécurité routière et ferroviaire. La thématique de ce Centre portera plus particulièrement sur :

la sécurité active, avec l'évaluation des systèmes d'assistance à la conduite ;
la sécurité passive, avec la simulation du crash de véhicule ;
les projets d'autoroute intelligente.
Concernant la sécurité ferroviaire, la recherche doit être développée car l'évolution du contexte européen, notamment la diversification des opérateurs et la multiplication des échanges et donc des risques en a profondément renouvelé la problématique. La France et plus particulièrement la région Nord Pas-de-Calais occupe une position forte en ce domaine. Il importe de l'affirmer davantage.Au total, 42 MF seront consacrés à cet axe en investissement et en fonctionnement. 8 personnels de recherche et 6 personnels universitaires viendront renforcer à cet effet les équipes de recherche déjà présentes dans le Nord Pas-de-Calais.Parallèlement à cet effort, l'Etat accompagnera les initiatives en cours visant à renforcer les compétences de recherche locales dans le domaine des technologies satellitaires appliquées aux transports (localisation, communication¿) qui sont amenées à jouer un rôle clé dans la gestion du trafic, des flottes de véhicules ou dans l'amélioration de la sécurité.

Crédits et emplois

Le total du coût des trois projets que je viens de mentionner est de 358 MF sur six ans, dont 177 MF pour la construction de locaux et leur équipement. Ce coût comprend également la création de 10 postes de contractuels (post-doc), de 78 postes de chercheurs et d'ingénieurs des organismes de recherche, et de 25 postes de personnels universitaires.
C'est donc bien un renforcement considérable du potentiel de la recherche de la région Nord Pas-de-Calais dont il s'agit, puisque le montant consacré aux opérations de recherche dans le Contrat de plan 2000-2006 était de 710 MF en investissement.
Surtout, avec la création de 78 postes de personnels des organismes de recherche, le plan prévoit une augmentation de près de 20 % des effectifs des organismes présents dans le Nord Pas-de-Calais. Par exemple, notre action augmentera de moitié la présence du CNRS dans les secteurs concernés. Quant à l'INRIA, il s'agit d'une nouvelle implantation dans la région.
Sur les trois projets, l'Etat financera sur la période 2001-2006, 198 MF dont 83 MF pour l'investissement et le fonctionnement.
La région apportera 90 MF, le FEDER apportant le complément (70MF)

Avant de finir, je tiens à dire qu'il m'importe, comme à vous-mêmes, que ces projets fassent participer le plus grand nombre de laboratoires du Nord Pas-de-Calais existant sur les multiples sites universitaires de la région et relevant des différentes universités qu'elle compte.
Cela semble en bonne voie. En effet, par exemple dans le cas de l'Institut de Recherche en information et communication et du projet pour les transports, le LAMIH de Valenciennes, est impliqué. De même la composante de l'IEMN qui se trouve à Maubeuge devrait pouvoir y participer à terme.
En ce qui concerne l'Université d'Artois, deux de ses laboratoires sont déjà identifiés dans le projet d'Institut de Recherche en information et communication, et l'un d'entre eux l'est dans le Centre de Recherche Interdisciplinaire à l'interface Physique et Biologique.
Quant à l'Université du Littoral, son laboratoire d'informatique du littoral (le LIL) collabore déjà avec l'un des principaux laboratoires impliqués dans l'Institut de Recherche en information et communication.
Enfin, et c'est sans doute ce qui importe le plus, il est sûr que, dans le travail d'approfondissement et de mise en forme des projets auquel vous allez vous livrer maintenant, vous aurez le souci de mobiliser toutes les forces de la région.
Les grandes lignes sont tracées. Les moyens nouveaux sont dégagés. Je sais que vous mènerez cette tâche à bien dans un souci de qualité particulièrement exigeant.
J'adresse mes v¿ux les plus chaleureux de succès à celles et ceux qui vont consacrer une part de leur énergie à la mise en ¿uvre de ces projets et qui vont écrire ensemble et avec nous une page nouvelle de l'histoire de la recherche dans le Nord Pas-de-Calais.


(Source http://www.recherche.gouv.fr, le 23 février 2001)

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