Interviews de M. Jean Glavany, ministre de l'agriculture et de la pêche, à France Inter le 2 avril 2001 et à RTL le 12, sur la politique gouvernementale, notamment en matière de chômage, les relations avec la FNSEA et la levée partielle de l'embargo suite à l'épizootie de fièvre aphteuse. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interviews de M. Jean Glavany, ministre de l'agriculture et de la pêche, à France Inter le 2 avril 2001 et à RTL le 12, sur la politique gouvernementale, notamment en matière de chômage, les relations avec la FNSEA et la levée partielle de l'embargo suite à l'épizootie de fièvre aphteuse.

Personnalité, fonction : GLAVANY Jean, PAOLI Stéphane, ARZT Richard.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de la pêche

ti : France-Inter le 04/04/2001

S. Paoli Est-il paradoxal de dire avoir entendu le message des Français aux municipales et d'annoncer qu'il n'y aura pas de changement de cap ? La même politique accentuant la lutte contre la violence, la réduction des inégalités et la qualité de la vie, répondra-t-elle aux attentes de l'électorat de gauche et au besoin de changement de celui de droite ? L. Jospin qui cherche du vent pour ses voiles va-t-il naviguer au près ? Avant de passer aux questions de la fièvre aphteuse, un mot de politique. "Pas de changement de cap" dit L. Jospin. Vous qui êtes navigateur, ne trouvez-vous pas que c'est peu quand même après le message qu'il a reçu ?

- Moi qui suis navigateur, je fais mienne la formule employée par le Premier ministre. Et pour cause ! Il a dit : "Il ne faut pas changer de cap, il faut remettre du vent dans nos voiles." J'aime cette formule car changer de cap, qu'est-ce que cela voudrait dire ? Cela voudrait dire abandonner une politique qui réussit. Nous pensons qu'une politique qui a permis de baisser le nombre de chômeurs de 1 million en trois ans et demi est une politique qui réussit. Il faut vraiment ne pas changer de cap et garder ce cap de la société du plein emploi à moyen terme. De ce point de vue, je suis pour ne pas changer de cap, mais je suis pour remettre du vent dans nos voiles, car je crois que ce qui guette ce Gouvernement, ce qui peut le menacer et qui est apparu ça et là - il ne faut pas tirer des leçons trop générales pendant ces municipales -, c'est l'idée d'un essoufflement, peut-être d'une usure, voire même d'une autosatisfaction et d'une arrogance. Il faut lutter contre cela, il faut se remettre en mouvement, en dynamique, considérer que la législature n'est pas terminée, que notre travail n'est pas terminé. On a encore un an de travail. Il faut donc qu'on ait le courage collectif de se remettre en mouvement, et de se remettre en dynamique. Je crois en particulier qu'il faut qu'on réponde plus précisément à un certain nombre de besoins et d'attentes des Français qui ont été bien ciblés pendant ces municipales. C'est à nous de faire ce travail. J'aime les expressions : "On ne change pas de cap mais on remet du vent dans nos voiles." Il faut hâter le pas."

C'est un message qui ne passe pas si bien quand même, car ce matin, P. le Marc parlait de "la grogne plurielle à gauche" ...

- "Chacun veut amener les formules employées collectivement à ses vues propres et personnelles. Je crois que, au fond, il y a une vraie satisfaction des Français par rapport à la politique du Gouvernement, les municipales n'y changerons rien. Je crois que les Français sont satisfaits de la manière dont ils sont gouvernés, en particulier des résultats obtenus sur le plan économique et social. De ce point de vue, je dis que changer de cap, c'est-à-dire changer d'objectif - le cap c'est l'objectif, et l'objectif c'est le plein emploi donc changer de cap signifie abandonner l'objectif du plein emploi - serait une faute politique majeure. Après, est-ce ajustement, inflexion, etc ? Peu importe. Mais je crois que dans cette direction-là, il faut qu'on avance mieux, plus vite, qu'on redonne du tonus à l'équipage. Je crois que c'est le plus important."

Mais n'y a-t-il pas une question de positionnement ? On est assez frappé par le sondage de l'Ifop qui a été publié dans Le Journal du Dimanche hier : 43 % des Français considèrent que le Gouvernement de L. Jospin mène une politique de gauche, mais 30 % la situent au centre et 18 % à droite.

- "Moi aussi j'ai regardé ce sondage avec attention. Et en même temps, peut-être a-t-on besoin nous-mêmes, par rapport à tous ces gens qui portent ce jugement, d'expliquer mieux, de montrer mieux ce que nous faisons, de "faire écouter la différence" comme disait une célèbre radio que vous connaissez bien. C'est à nous d'être plus pédagogues et d'être plus politiques aussi, de faire de la politique. Je crois que c'est une des leçons qui est sortie des municipales et aussi du séminaire. Nous sommes des acteurs politiques, il faut que nous assumions notre rôle politique dans le débat politique, ce que peut-être nous ne faisons pas assez."

Mais est-ce qu'il ne manque pas aussi, j'allais dire le grand dessein ? On disait que L. Jospin était en recherche d'idées juste avant le séminaire. Quand on voit T. Blair dans la presse anglaise qui dit : "I know there is more to do - Je sais qu'il y a plus à faire -, c'est une formule mais il exprime là une espèce d'énergie ...

- "Je me méfie toujours des formules très communicantes de certains leaders européens. Je crois que le plein emploi, la société du plein emploi, est un grand dessein : dire à la société française qui a vécu cette crise depuis 25 ans maintenant, même 27-28 ans, et qui vivait avec la montée inexorable du chômage, qui en était profondément blessée, meurtrie, même traumatisée, "il y a un grand dessein, c'est le retour à la société du plein emploi " me paraît un grand objectif. Et de ce point de vue-là, je suis d'accord pour dire que sur ce chemin, il reste encore à faire. Il ne faut pas s'autoglorifier ou s'autosatisfaire d'1 million de chômeurs de moins. Il en reste encore 2 millions qui attendent à la porte de l'emploi. Ces 2 millions-là nous dictent notre travail, notre devoir pour les années qui viennent. Donc, il reste encore du boulot à faire j'en suis persuadé."

Y aura-t-il vraiment une enquête pour "délit d'entrave" s'agissant de Danone ? On a entendu vraiment un coup de gueule de L. Jospin là- dessus.

- "Les deux étaient ..."

Sur Marks Spencer aussi ...

- "Danone a pris des engagements. Notre devoir à nous, Gouvernement, pouvoirs publics, c'est de faire en sorte que ces engagements soient pris de manière impeccable au plan économique et au plan social vis-à-vis des salariés de Danone. Sur Marks Spencer, c'est tellement choquant par la brutalité que cela méritait au moins une enquête."

Monsieur le ministre de l'Agriculture, aimez-vous les agriculteurs ? A écouter P. Coste, un responsable de la FNSEA, éleveur en Corrèze, vous ne les aimez pas !

- "Je connais bien P. Coste, ancien président du CNJA. Il tire leçon du fait que je refuse d'aller au Congrès de la FNSEA pour dire que je n'aime pas les agriculteurs. C'est tellement facile à dire mais l'amour ne se déclame pas, l'amour se prouve. Je n'ai pas besoin de le prouver à P. Coste. Premièrement, je ne vais pas au Congrès de la FNSEA, parce que j'y suis déjà allé et puis je me suis retrouvé face à une table de 3000 ou 5000 personnes qui me traitent de "pourri", "vendu", "voleur", "menteur", "salaud" etc., tout y passe ! Je ne vois pas d'intérêt. Honnêtement, cela ne me fait pas peur, j'y suis déjà allé mais je ne vais pas y retourner. Je ne vois pas l'intérêt d'organiser le dialogue social autour de ce genre de comportements, de ce genre de séance de défoulements et de punching-ball. Je ne vois pas l'intérêt ; j'ai dit que je ne me prêterai plus à ce genre de défoulements collectifs qui n'a aucun sens et qui ne représente rien d'intéressant dans une démocratie. Pour autant, j'ai dit à la FNSEA : "si vous voulez, avec votre bureau exécutif, votre bureau national, votre équipe de direction à 30 ou 40, venir travailler quatre ou cinq heures avec moi, au même moment, dans un séminaire sans défoulement, je suis à votre disposition, et je le ferai bien volontiers." Donc, il n'y a pas de volonté de rupture ni de mépris de ma part, simplement la volonté de faire des choses utiles."

Quand on aime l'agriculture, on aime donc les agriculteurs ?

- "Je vis au milieu d'eux ; au moment où je vous parle, je suis au milieu des champs, je vis au milieu des champs, je suis un élu du monde rural, un conseiller général du monde rural. Je les vois tout le temps, je travaille avec eux, je vis au milieu d'eux, je travaille avec eux. Donc, j'ai pas besoin de leur déclamer tous les jours que je les aime ! Vendredi, j'ai passé une longue séance de travail avec les éleveurs bovins de toute la région, tous les départements du Sud-Ouest étaient venus me voir, à Tarbes, pour travailler avec moi sur le plan d'aides à la filière bovine. On a passé une heure et demi ensemble, ça s'est très bien passé, on s'est pas invectivés, on a travaillé je crois utilement, ils m'ont fait passer des messages utiles. C'est ce que je retiens des relations que j'ai avec les agriculteurs et leurs organisations professionnelles. Quand on sort du cirque médiatique -pardonnez-moi de prendre cette expression -, ça se passe très bien et je n'ai pas besoin de déclarer mon amour au quotidien. Je pense que plus on le fait, plus on a à la prouver en fait."

Va-t-on vers une levée de l'embargo ou pas ?

- "Oui, bien sûr. Je suis raisonnablement optimiste. Je ne suis pas vaniteux, je me méfie des déclarations sur le thème : nous maîtrisons la situation. J'ai vu certains de mes collègues européens s'aventurer dans ce type de langage ; moi, je fais acte de prudence. Simplement, je pense que les mesures que nous avons prises, qui étaient des mesures je reconnais brutales, par leur efficacité et par la potion qu'elles faisaient avaler à certains agriculteurs, en particulier ceux de l'Orne et de la Mayenne qui ont servi un peu de bouclier à la France entière - ce dont il faut les remercier car ils ont vraiment subi quelque chose de très dur pendant quelques semaines mais c'était la condition pour protéger le cheptel français - ont marché. Je suis très satisfait que dès aujourd'hui, nous allons avoir une levée de l'embargo, partielle bien entendu - car il reste encore à laisser passer des délais nécessaires après le deuxième foyer parvenu en Seine-et-Marne. Mais à partir d'aujourd'hui, l'Orne et la Mayenne seront traités comme tout le territoire français. C'est pour nous une grande satisfaction."


(Source http://sig.premier-ministre.gouv.fr, le 2 avril 2001)

RTL le 12/04/2001


R. Arzt Est-ce que depuis les municipales le Gouvernement traverse une phase difficile ?

- "Je n'en ai pas le sentiment. C'est curieux ! Je me sens un petit peu en décalage ou en déphasage avec tout ce que je lis ou ce que j'entends, y compris chez certains élus politiques ou certains responsables gouvernementaux. J'ai toujours considéré que gouverner était difficile par essence. Gouverner, ce n'est pas une partie de plaisir, il faut surfer sur des vagues. Gouverner c'est se coltiner des problèmes, c'est affronter des difficultés. Je trouve donc normal qu'on ait des difficultés. C'est le contraire qui serait étonnant."

C'est simplement un passage pour vous ?

- "Oui. Le Gouvernement de la France est confronté à des problèmes. Ce n'est pas de sa faute s'il y a des inondations ; ce n'est pas de sa faute si la fièvre aphteuse nous arrive du Royaume-Uni ; ce n'est pas de sa faute si des grands groupes licencient. Mais en même temps, c'est à lui de gérer ces problèmes-là et d'apporter des réponses concrètes aux Français. Je pense que tout cela n'a rien d'extraordinaire, c'est un peu monté en épingle pour de raisons sans doute un peu politiques."

On dit aussi qu'il y a un risque d'usure du pouvoir après quatre ans.

- "C'est un vrai risque. Moi, j'ai la chance d'être arrivé un an et demi après les autres donc je suis peut-être un peu plus frais, encore que cela reste à démontrer. Mais c'est vrai que durer cinq ans au Gouvernement, c'est long, c'est difficile et c'est usant. Je pense que c'est le devoir de tous les ministres et en particulier du Premier ministre de savoir nous redonner du tonus, du dynamisme, du souffle collectif pour rester en phase avec l'opinion et avec les attentes des Français. Effectivement, il nous reste un an : il ne faut pas que pendant un an on s'endorme, on s'use. On doit se remette en mouvement, c'est très important."

Cela signifie-t-il que certains doivent prendre quelques vacances, ainsi que D. Voynet l'a suggéré à L. Jospin.

- "Je vais vous répondre franchement : je ne suis pas un adepte des petites phrases en général et en particulier je ne suis pas un adepte des petites phrases quand il s'agit de l'équipe dans laquelle je joue. J'ai plutôt l'esprit d'équipe. Je pense qu'on est comme tous les autres, comme tous les Français : quand ils travaillent, ils sont fatigués et ils ont besoin de reprendre des forces, pas plus ni moins au Gouvernement et pas plus ni moins le Premier ministre que le reste des Français. Il y a un week-end de Pâques de trois jours : tant mieux pour tout le monde."

Ce n'est pas scandaleux que même un Premier ministre soit fatigué !

- "Pas plus ni moins que tous les Français qui eux-mêmes ont un dur labeur."

Vous-même, partirez-vous quelques jours ?

- "Lundi est férié. J'en profiterai."

L'objectif pour le Gouvernement aujourd'hui avec le séminaire est de reprendre l'offensive en tout cas ?

- "Je crois qu'au fond il ne faut pas dramatiser les choses. Les élections municipales n'ont pas été cette catastrophe pour la gauche qu'on finit par décrire."

Ce n'est pas vraiment une réussite !

- "Oui mais s'il y avait eu un rejet de la gauche, on n'aurait pas gagné Paris, Lyon, Dijon etc, et même parfois des petites villes Agen, Villeneuve-sur-Lot - des villes de ma région ou du Sud-Ouest. Mais il y a eu des contre-performances qu'il ne faut pas mésestimer ou mépriser non plus. A partir de là, je pense que justement ,pour se remettre en mouvement, pour attaquer l'année qui vient, le Gouvernement doit se remettre en marche d'une manière concrète, lisible, précise sur des sujets qui ont été évoqués tout à l'heure. Je pense qu'effectivement dans le domaine de la lutte contre la violence dans les quartiers, il y a des choses plus concrètes et plus précises à faire encore. Je suis assez d'accord avec ce que disait A. Duhamel à l'instant. De la même façon sur la réduction des inégalités : on a peut-être des choses précises à remettre en perspective ; pour la qualité de la vie dans les villes. Bref, je crois que sur ces sujets-là nous devons sortir du séminaire gouvernemental tout à l'heure avec un programme d'action précis, lisible pour l'année qui vient."

Revenons à votre domaine : l'agriculture. Demain, vendredi, les éleveurs français d'animaux qui sont sensibles à la fièvre aphteuse vont pouvoir recommencer à exporter leur bétail. Cela veut-il dire qu'après la découverte d'un cas en Mayenne, il n'y a plus de risque ?

- "Cela veut dire que semaine après semaine, l'étau se déserre. Je crois que c'est la récompense d'un travail bien fait c'est-à-dire la reconnaissance par l'Europe que la France agit avec efficacité dans le domaine de la fièvre aphteuse. C'est aussi, je crois, un soulagement pour les éleveurs français qui ont fait de très gros sacrifices pour nous protéger d'une épizootie plus dévastatrice. Je veux leur dire mes remerciements pour tous ces efforts qu'ils ont consentis. Maintenant, nous restons sous surveillance : il nous faut débloquer les frontières d'un certains pays de l'Union européenne qui ne veulent pas importer. C'est pour cela que je mets la pression - ce que j'ai fait ce week-end en Suède auprès notamment des Italiens qui sont de gros importateurs de nos animaux- pour qu'ils rouvrent leurs frontières et qu'on reprenne nos flux d'exportation. C'est maintenant urgent pour notre économie de l'élevage."

Pour les vendeurs de bétail qui trouvent que les prix sont très bas, vous avez parlé d'un plan d'accompagnement. Quel est sa signification ?

- "Nous avons un problème dans le traitement de la filière bovine de l'amont - les éleveurs - jusqu'à l'aval - les distributeurs. Nous avons un maillon qui avait été encore non pas oublié mais pas traité avec suffisamment de précisions dans le plan d'accompagnement que nous avons mis en place : c'est celui des commerçants de bestiaux avec qui nous avons travaillé depuis plusieurs semaines. Hier, je leur ai annoncé un plan d'accompagnement que nous avons négocié longuement avec eux : mesures concrètes d'accompagnement pour ces entreprises qui ont été mises en très grandes difficultés avec au fond l'arrêt quasi total de tout transport d'animaux vivants ces dernières semaines. Nous allons les aider concrètement, selon ce plan. Je pense que ce plan est susceptible de mettre fin aux conflits."

A part la fièvre aphteuse, il y a bien sûr les farines animales. On se souvient qu'en Novembre, le Gouvernement avait interdit les farines sans attendre de savoir ce qu'en pensait les experts. Hier, l'Afssa a estimé dans son rapport que c'est bien ce qu'il fallait faire, il fallait interdire. Considérez-vous que c'est un satisfecit ?

- "Le rapport de l'Afssa me satisfait sur deux plans. Le premier, c'est qu'il dit explicitement que le Gouvernement a bien fait de faire ce qu'il a fait, c'est-à-dire d'interdire les farines animales."

C'était en pleine polémique avec J. Chirac que cela avait été fait ?

- "Mais on peut agir avec ou sans polémique. On peut aussi se priver de polémique si on agit encore plus sereinement. En même temps, ce rapport nous dit non pas qu'on a bien fait de prendre notre temps mais presque. Il dit que l'interdiction des farines animales est une mesure simple à prendre mais qu'il y a de très lourdes conséquences. En particulier, ce rapport insiste avec beaucoup de fermeté sur les risques écologiques et environnementaux que représentent maintenant ces montagnes de farines animales, ces stockages qui doivent être stockés à l'abri du vent pour ne pas être disséminés, à l'abri de la pluie pour ne pas être victime de ruissellements et qui doivent être ensuite incinérés. On ne va pas stocker à perte de vue. Ce rapport insiste là-dessus et c'est une manière de répondre à ceux qui nous demandaient ce qu'avait alors attendu le Gouvernement ? D'une certaine manière, il nous dit presque qu'on a agit trop vite dans la mesure où on n'était pas tout à fait prêts à faire face à cette difficulté au moment où nous avons pris la décision. Il y a eu depuis une mission interministérielle conduite par le préfet Proust - qui depuis est devenu préfet de police à Paris - qui a fait un remarquable travail pendant ces quatre mois pour nous mettre en situation de stocker puis d'éliminer ces farines. L'avis de l'Afssa nous montre que ce n'était pas si simple et qu'on a bien fait d'étudier et de prendre notre temps. Peut-être même qu'on aurait dû le prendre un peu plus. En tout cas, maintenant les choses sont engagées. Je suis très satisfait de cette avis qui éclaire d'un commentaire positif les décisions que nous avons prises."

Ce qui ne veut pas dire que toute sécurité est assurée ?

- "Ceci veut dire que ce problème de stockage est un problème énorme mais que nous le gérons avec sérieux. Il ne faut pas sous-estimer les difficultés que représentent ces stocks de déchets animaux qui sont un poids-lourds à gérer pour la société."

(Source http://sig.premier-ministre.gouv.fr, le 13 avril 2001)


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