Déclaration de M. Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la recherche, sur le Centre informatique national de l'enseignement supérieur et l'utilisation des supercalculateurs, Montpellier le 18 mai 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la recherche, sur le Centre informatique national de l'enseignement supérieur et l'utilisation des supercalculateurs, Montpellier le 18 mai 2001.

Personnalité, fonction : SCHWARTZENBERG Roger-gerard.

FRANCE. Ministre de la recherche

Circonstances : Inauguration des nouveaux supercalculateurs du CINES, à Montpellier le 18 mai 2001

ti : Ma venue à Montpellier me permet de visiter trois laboratoires qui, dans leurs domaines respectifs, représentent trois centres d'excellence de la recherche française.
Je viens du CIRAD, où j'ai pu constater le dynamisme de la recherche agronomique en direction des pays du Sud. Je me rendrai tout à l'heure à l'Institut de Génétique humaine, un secteur aujourd'hui en pleine expansion, dans lequel notre pays s'est distingué à plusieurs reprises.
Et je me réjouis d'être parmi vous pour inaugurer les nouveaux supercalculateurs dont le CINES (Centre Informatique National de l'Enseignement Supérieur), l'un des trois grands centres de moyens informatiques dont nous disposons, vient de s'équiper.

Placé sous la tutelle du ministère de la Recherche, le CINES est un établissement public administratif de création récente (décret du 27 avril 1999). Il a succédé au CNUSC (Centre national universitaire Sud de Calcul) qui a été crée à Montpellier en 1980.
Le CINES est chargé de rendre des services informatiques aux établissements publics d'enseignement supérieur et organismes de recherche dans les domaines suivants :
- le calcul numérique intensif ;
- l'exploitation des bases de données, notamment celles utilisées dans le domaine des bibliothèques ;
- l'expertise et la formation en matière de réseaux informatiques nationaux et internationaux et en matière de technologies avancées.

Le calcul intensif au profit de l'ensemble de la communauté nationale est au c¿ur de l'activité du CINES. L'offre en ressource de calcul s'est nettement améliorée et diversifiée dans les deux dernières années.
Le CINES est aujourd'hui le premier site français pour la puissance du calcul. Ce n'est donc pas seulement en Ile-de-France que se concentrent les activités scientifiques de pointe. La politique d'aménagement du territoire, fondée sur le développement des ressources régionales et sur le soutien aux communautés scientifiques implantées localement, a permis au Languedoc-Roussillon de devenir l'un des pôles forts de le recherche nationale.
Cette réussite est le fruit d'une action concertée entre les collectivités locales et l'Etat. Le domaine qui vous concerne, les Sciences et technologies de l'Information et de la Communication, constitue l'une des grandes priorités de mon ministère. Ainsi, uniquement en ce qui concerne les gros centres de calcul et les infrastructures réseaux, 300 MF sont investis annuellement par le ministère de la recherche. Je saisirai donc l'occasion de cette rencontre pour rappeler l'importance que j'accorde au renforcement des infrastructures informatiques au service de toutes les disciplines - et particulièrement aux équipements du CINES, centre commun à toutes les universités et organismes de recherche français, dont la vocation est de mettre à disposition de la communauté scientifique le maximum d'informations et de services.

Notre effort porte d'abord sur le développement des services et des infrastructures : l'augmentation de la capacité de calcul, l'hébergement et la diffusion de l'information, la facilitation de l'accès aux réseaux. Ce sont trois fonctions que le CINES est appelé à remplir, et c'est pourquoi nous misons sur lui.
Notre effort consiste également à préparer l'avenir du secteur en menant une politique de recherche propre aux STIC, de manière à créer les conditions les plus favorables à leur évolution.

Le CINES représente un "concentré" des actions que le ministère de la recherche a définies dans le domaine des sciences et technologies de la communication et de l'information
C'est pourquoi nous avons voulu lui donner les moyens de monter en puissance et de prendre place dans le peloton de tête des sites européens.

- Le CINES est d'abord un grand centre de calcul français. C'est même, aujourd'hui, le premier d'entre eux.
La capacité de calcul disponible sur ce centre connaît une progression significative avec :

la mise en place, par IBM, de sa plus grosse configuration de calcul, hors Etats-Unis. Avec une puissance théorique de crête de 700 Gigaflops, elle représente une multiplication par 7 de la puissance de l'ancienne machine. Cette installation permet d'ores et déjà de bénéficier d'accès rapides aux données, les débits étant multipliés par 10.
Silicon Graphics (SGI) a livré également un supercalculateur de la nouvelle génération (le premier de ce type installé en France) qui, en fin d'année, portera la puissance théorique de crête à 520 Gigaflops.
Le CINES est ainsi en mesure d'offrir aux laboratoires de recherche une puissance de calcul cumulée supérieure au Teraflops, capable de traiter plus de mille milliards d'opérations par seconde, ce qui le place en 5ème position au niveau européen. En puissance de calcul cumulée, la France se situera ainsi en 4ème position mondiale. On observera que plus de la moitié des 200 principaux sites restent américains et concentrent plus des deux tiers de la puissance totale. C'est dire qu'il faut poursuivre notre effort.
Actuellement, la France triple sa puissance de calcul chaque année, alors que la demande double dans le même temps. Les conditions d'accès aux moyens de calcul se sont donc sensiblement améliorées.
Les équipements du CINES fourniront 4 millions d'heures de calcul en 2001, à 200 équipes de laboratoires réparties sur l'ensemble du territoire, contre seulement 300 000 heures en 1997. L'investissement du ministère de la recherche pour le développement des moyens de calcul est continu. Parallèlement à ce que nous faisons en faveur du CINES, nous poursuivons également nos efforts en direction des deux autres grands centres:

L'IDRIS (Institut du développement et des ressources en informatique), qui est le centre national du CNRS pour le calcul numérique intensif de très haute performance et qui est implanté à Orsay, sera prochainement équipé d'un supercalculateur d'une puissance de 1,2 Teraflops.
La puissance de calcul, au Commissariat à l'énergie atomique, représente également un enjeu de première importance : c'est elle qui permet de substituer aux expériences réelles des techniques de simulation numérique des armements nucléaires. Il deviendra en fin d'année le plus grand centre de ce type en Europe en s'équipant d'un nouveau supercalculateur, qui augmentera progressivement sa puissance jusqu'à atteindre 100 Teraflops à l'horizon 2009.
Pour mieux expliquer l'effort qu'accomplit mon ministère dans le développement des capacités de calcul, je rappellerai l'importance que ce calcul revêt pour de nombreuses disciplines scientifiques.
Ainsi la mécanique des fluides, la physique et la chimie sont de grandes utilisatrices du CINES. D'année en année, la communauté des utilisateurs se renouvelle et l'importance relative des disciplines évolue. Ainsi, on peut noter depuis deux ans une plus grande participation de l'astrophysique et de la climatologie.

A la demande du ministère, le CINES peut aussi participer à des opérations spécifiques : c'est le cas du programme des génopôles en biologie.
La biologie, et en particulier la génomique nécessitent de très fortes ressources informatiques. On l'a bien vu avec le séquençage du génome humain. De même, les laboratoires de recherche en biotechnologies, ont de très considérables besoins informatique.
Aujourd'hui, 30% environ du marché des supercalculateurs est à destination des sciences de la vie (génétique, biologie moléculaire, biotechnologie, etc¿).
Par ailleurs, les sciences de la Terre travaillent sur une très forte quantité des mesures réalisées par les satellites d'observation, les capteurs terrestres et les balises océanographiques et recourent à des modèles de simulation numérique très complexes. Pour progresser, la compréhension du vivant, de la matière, mais aussi des grands phénomènes climatologiques nécessite l'usage de calculateurs très puissants, ainsi que d'énormes capacités d'archivage des données informatiques.
En ce qui concerne la génomique, dont les avancées récentes laissent entrevoir des découvertes considérables dans le domaine des nouveaux médicaments, le criblage expérimental à haut débit de larges chimiothèques (plusieurs centaines de milliers de molécules) s'est avéré une méthode de choix pour identifier les toutes premières molécules capables d'interagir avec une cible thérapeutique. Compte tenu de son coût très élevé, il peut maintenant être remplacé par des méthodes de criblage virtuel, qui présentent d'ailleurs d'autres avantages en termes de temps et de probabilités de réussite. L'augmentation des capacités de calcul représente un atout remarquable pour accélérer l'exploitation fondamentale et appliquée du génome.

Mais toutes les applications ne nécessitent pas cette puissance de calcul. Des centres de calcul intermédiaires, dits "meso-centres", sont soutenus par le ministère de la recherche de façon constante afin de répondre à des besoins immédiats et circonstanciés. Ils sont, par souci de proximité, répartis dans neuf régions, et le plus souvent installés au sein de centres universitaires. Utilisés comme lieux d'échange interdisciplinaires, ils assurent un rôle de formation axé sur les technologies, les langages et les méthodes de calcul parallèle.

- Le CINES est aussi un centre d'hébergement.
Il héberge notamment :

Le Catalogue des bibliothèques universitaires
Consultable sur Internet depuis avril 2000, il propose plus de 4,5 millions de références de documents de tous types (livres, revues, thèse soutenues en France, documents audiovisuels, cartes) conservés dans un réseau d'une centaine de bibliothèques universitaires et de grands établissements. Particulièrement destiné aux étudiants et aux enseignants-chercheurs, il fait l'objet de plus de 4000 consultations par jour. D'ici mars 2002, il offrira un référencement de l'ensemble des documents et les proposera au prêt entre bibliothèques.
Une base de données en Immunogénétique (IMGT), projet scientifique de génétique renommé.
De tels centres d'hébergement mutualisés deviennent en effet indispensables face à la croissance exponentielle du volume des données auxquelles les équipes de recherche ont besoin d'accéder. Ainsi, dans le domaine que je viens d'évoquer, le volume d'informations à stocker double tous les sept mois.

Différents projets sont en cours, pour lesquels le CINES sera amené à jouer un rôle clé : le stockage sous forme numérique des thèses, qui permettra à terme de remplacer les classiques microfiches et contribuera à améliorer significativement la diffusion des travaux de recherche et leur accessibilité. Ou l'initiative de numérisation des enluminures et des manuscrits médiévaux, dont nous avons pu voir tout à l'heure une magnifique démonstration, facilitera pour les chercheurs en SHS la visibilité et l'analyse des documents.

Enfin, l'usage accru des contenus multimédia pour la recherche et pour l'enseignement, nécessite la mise en place d'infrastructures informatiques lourdes que seul un centre comme le CINES peut fournir. C'est ainsi que le bouquet de chaînes thématiques CANAL-U, mis en place à l'initiative de la communauté universitaire avec le soutien de mon ministère et de celui de l'Education nationale, sera prochainement hébergé ici. Y figureront les Conférences de "l'Université de Tous les Savoirs" (dont une soixantaine sont déjà disponibles), les "Amphis de la Cinquième", la retransmission en direct de colloques et de manifestations scientifiques organisées dans toute le France (comme cette rencontre à laquelle nous participons, relayée en temps réel), ou encore des cours enregistrés.
Les objectifs de CANAL-U sont de donner une meilleure visibilité, une meilleure accessibilité à la diffusion des travaux de recherche et d'enseignement des établissements français, et d'élargir le nombre de partenaires pour conforter les programmes actuels ou en initier de nouveaux.
Ils sont également de devenir un élément clé de la diffusion de la culture scientifique et technique sur les nouveaux médias. Comme vous le savez, j'estime que ce devoir d'information des citoyens est indispensable dans le cadre d'une politique scientifique qui veut "désanctuariser", démocratiser la science et donner à chacun le droit de savoir pour disposer du pouvoir de décider.

- Enfin le CINES héberge le n¿ud d'accès régional de RENATER ainsi qu'une partie de ses équipes
Je rappellerai ici l'importance de développer des réseaux informatiques performants pour faciliter l'accès à de telles ressources et permettre le travail en communauté, caractéristique de la recherche.
La montée en puissance significative des débits d'interconnexion des réseaux - tant au niveau européen, avec GEANT, qu'au niveau national avec RENATER (Réseau national de télécommunication pour la technologie, l'enseignement et la recherche)-, et la multiplication par 16 de leurs performances d'ici quelques mois à peine permettront de répondre aux enjeux auxquels la recherche européenne est confrontée.
Ainsi, j'ai lancé le 6 novembre 2000, avec le commissaire européen Liikanen, le projet GEANT (Gigabit European Academc Network), qui fédère les réseaux nationaux (dont RENATER en France).
L'Europe disposera ainsi d'un réseau performant, avec dès 2001 une capacité de 2,5 gigabits par secondes, reliant ses centres de recherche et d'enseignement supérieur, quel que soit leur domaine d'activité scientifique, et favorisant les échanges entre les différentes disciplines.
Ce réseau sera sans équivalent au plan mondial. Il couvrira, avec les réseaux nationaux, l'ensemble du territoire de l'Union européenne. Il permettra de relier à grande vitesse la Sorbonne à Oxford ou à Heidelberg, et les centres français de recherche à ceux de Stockholm ou de Rome.
Ces réseaux servent également de vecteur essentiel à l'évolution des pratiques d'enseignement, avec l'émergence de nombreuses formations en ligne comme les campus numériques, lancés à l'initiative des ministères de la recherche et de l'éducation nationale français. Comme pour les moyens de calcul au CINES ou à l'IDRIS, c'est la mutualisation des forces au sein du GIP RENATER qui a permis ces avancées.

Ces outils, aujourd'hui opérationnels au bénéfice de nombreuses disciplines scientifiques, sont amenés à se développer eux-mêmes. C'est pourquoi un important effort de recherche est accompli dans ce secteur
Le ministère de la recherche est, par définition, "le ministère de l'avenir".
Au-delà de la mise à disposition d'outils de pointe performants, capables d'assurer à la France une compétitivité à la mesure de la qualité de ses chercheurs, il prépare les générations futures de ces mêmes outils. Deux de nos axes d'action illustrent particulièrement cette ambition :

Le développement dans le domaine technologique
Mon ministère a contribué à créer quatre réseaux de recherche et d'innovation technologiques dédiés aux technologies du futur.
Ils permettent de relier de façon souple les différents acteurs du secteur (laboratoires de recherche publics et industriels), et de soutenir les projets de recherche et développement sur des thématiques prioritaires également définies en commun : le Réseau National de Recherche en Télécommunications (RNRT), qui concerne les infrastructures réseaux, le Réseau des Micro et NanoTechnologies (RMNT), qui travaille sur les composants, le Réseau National de recherche et d'innovation en Technologies Logicielles (RNTL) consacré aux logiciels, et enfin le dernier-né, le Réseau pour la Recherche et l'Innovation en Audiovisuel et Multimédia (RIAM), que nous avons lancé il y a trois mois en compagnie de Catherine Tasca et de Christian Pierret.

Parmi les actions lancées par ces réseaux, je tiens notamment à signaler la mise en place de plates formes expérimentales ouvertes aux laboratoires publics et aux industriels du secteur - dont nous soutenons le développement.
Ces plates formes sont destinées à accueillir d'autres projets de recherche et développement, notamment de services, qui peuvent ainsi bénéficier d'infrastructures (logicielles et télécoms) émergentes. Cette approche coordonnée, qui conjugue la mise au point d'infrastructures émergentes et le développement des services nouveaux qu'elles permettent de créer, est particulièrement innovante.


Un autre projet d'avenir : la Grille de calcul et de stockage répartis
Au-delà de l'effort permanent accompli pour renforcer la puissance "individuelle" des centres, il convient d'envisager les bénéfices qu'apporterait une mise en commun de leurs ressources. Cette mutualisation, rendue possible grâce aux réseaux à hauts débits, ouvre des perspectives nouvelles en termes de performance, ainsi que de gain de temps et de moyens.

Il reste cependant à développer les couches logicielles manquantes qui permettraient de coordonner le fonctionnement de ces infrastructures et de rendre opérationnel, de façon concrète, le concept de "grille de calcul et de stockage répartis".
Capable de réaliser pour le calcul ce qu'Internet a réalisé pour la communication, le projet d'une Grille mondiale promet en effet une capacité de stockage quasi illimitée: toutes les ressources seraient mobilisables en cas de besoin, et l'on pourrait aussi bien utiliser les applications créées localement que partager les ressources disponibles dans les centres de calcul, dans les laboratoires ou dans les entreprises.

Ces grilles seront seules capables de répondre à la croissance exponentielle des opérations nécessaires dans certains secteurs scientifiques, et de relever des défis comme celui que représentera, en termes de capacité de stockage, la mise en service, en 2005 au CERN, du plus puissant collisionneur du monde, le Large Hadron Collider (LHC).
C'est sans doute à l'échelle européenne, au sein de projets comme DATAGRID (porté par une vingtaine de partenaires européens dont le CNRS et le CERN) ou EUROGRID, dans lesquels les équipes de recherche et les centres de calcul français jouent un rôle moteur, que de tels défis pourront être relevés.
Ces grilles de calculs, comme DATAGRID, permettront d'analyser de grandes quantités de données en répartissant la charge entre les différents centres de calcul. Soucieux de la place que la recherche française doit garder dans ce cadre européen, j'ai mis en place, le 28 février dernier, une Action Concertée Incitative GRID ("Globalisation des Ressources Informatiques et des Données"), dotée en 2001 d'un budget de 15 MF. Cette ACI, dirigée par Michel Cosnard, également Président du conseil scientifique du CINES, a pour objectif de développer les forces de recherche françaises dans ce secteur.

Parallèlement aux supercalculateurs, il nous faut en effet mettre en ¿uvre le concept de "calcul distribué" ou de "calcul partagé". Pour mettre en commun les moyens de traitement et de stockage des données par le moyen d'une grille de calcul, par l'interconnexion d'une multiplicité de centres de recherche.
L'internet n'utilise, par ailleurs, qu'une très faible partie des capacités des ordinateurs professionnels ou personnels. L'idée est donc de tirer parti de leur potentiel de calcul et de leur mémoire, et les faire travailler pour la recherche.
A un moment où les besoins scientifiques explosent, une telle distribution des tâches s'avère particulièrement utile.
A terme, toutes ces grilles sont appelées à être connectables entre elles. Ce qui réaliserait une forme d'internationalisme scientifique

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Cet engagement de la France dans un cadre d'abord communautaire, de même que l'esprit dans lequel sont prises les initiatives nationales, soulignent à quel point la dimension dans laquelle nous devons agir est désormais européenne. Tous les moyens informatiques lourds - centres de calcul, serveurs d'hébergement, réseaux - doivent être considérés comme de Grands Equipements au service de la recherche et faire l'objet d'investissements importants.

C'est ce j'ai rappelé en octobre dernier, lors de la Présidence française de l'Union européenne : l'espace européen est l'échelle à laquelle nous devons appréhender ces investissements.

L'action que mène mon ministère au niveau national, le soutien qu'il apporte à des centres d'avenir comme le vôtre, le développement simultané de tous les secteurs des Sciences et technologies d'information et de communication, témoignent de l'engagement de la France pour la réalisation d'un espace européen de la recherche et de l'innovation.


(source http://www.recherche.gouv.fr, le 23 mai 2001)

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