Déclaration de Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication, sur la 3ème édition du "Printemps des poètes", Paris le 23 mars 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication, sur la 3ème édition du "Printemps des poètes", Paris le 23 mars 2001.

Personnalité, fonction : TASCA Catherine.

FRANCE. Ministre de la culture et de la communication

Circonstances : Lancement du "Printemps des poètes", à Paris, Gare Saint-Lazare le 23 mars 2001

ti : Monsieur le Ministre, Cher Jack,
Monsieur le Président,
Chers Amis,

Merci à Louis Gallois et à toute la SNCF, qui nous accueillent ici pour la première grande manifestation du 3e Printemps des poètes. Pour moi, ça devient une heureuse habitude que cette " alliance " SNCF/Culture, qu'il s'agisse de votre Prix du Polar ou des chemins de fer touristiques.

Merci à toute l'équipe du printemps des poètes, Alain Borer, Emmanuel Hoog, Marie Gavardin, Juliette Pradoz, qui sait si bien donner toute son ampleur à cette belle idée que, depuis l'origine, nos deux ministères soutiennent.

Je serai très brève car j'ai hâte d'entendre, comme vous tous, les textes qui ont été choisis autour du thème du voyage. " La vraie vie voyage et le voyage est un songe " nous dira tout à l'heure André Velter.

Deux remarques seulement.

Nous avons tous besoin de la poésie et des poètes.

Mais voilà, dans notre société très informée, l'information oublie la poésie sans doute trop discrète, trop subtile. C'est donc l'immense mérite du Printemps des poètes de rappeler à tous, au moins une fois par an, que la poésie existe, qu'elle est bien vivante, qu'il y a bien des poètes, et nombreux, et que des comédiens, des chanteurs, des enfants s'emparent avec gourmandise de leurs textes.

Le Printemps des poètes, c'est un événement qui réveille, qui attire notre attention, qui nous fait découvrir ou redécouvrir des auteurs qui ensuite peuvent nous accompagner tout au long de l'année, tout au long de la vie.

Je crois qu'une manifestation culturelle est parfaitement réussie lorsqu'elle échappe à ses initiateurs et à ses organisateurs et que chacun s'en empare à sa manière, pour son plaisir.

Le Printemps des poètes suit ce chemin. Nous l'encadrons mais il est ce que chacun en fait.

La SNCF l'adapte à sa façon, les établissements scolaires à la leur. Il existe aussi bien dans les cafés que dans les théâtres, dans la presse comme à la radio ou la télévision.

Qu'importe la manière puisque, de toutes façons, c'est la poésie et les poètes qui sont à l'honneur, ceux d'hier comme ceux d'aujourd'hui, les plus célèbres comme ceux qui le sont moins.

Alors vive le Printemps et vive la poésie et merci encore à tous ceux qui prennent sur leur temps pour faire une réalité du souhait d'Aragon : " c'est à la poésie que tend l'homme ". En cette année qui verra se tenir à Beyrouth le prochain sommet de la Francophonie, j'ai envie pour terminer de vous lire un poème que j'aime particulièrement du poète Libanais Georges Schéhadé (disparu en 1989).


(source http://www.culture.gouv.fr, le 26 mars 2001)

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