Déclaration de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur la modernisation de la diplomatie française tant dans les domaines du développement que de l'action culturelle et sur le rôle de la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGCID), Paris le 23 juillet 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur la modernisation de la diplomatie française tant dans les domaines du développement que de l'action culturelle et sur le rôle de la Direction générale de la coopération internationale et du développement (DGCID), Paris le 23 juillet 2001.

Personnalité, fonction : JOSPIN Lionel.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Réunion des agents du réseau de coopération et d'action culturelle du ministère des affaires étrangères au Palais des Congrès à Paris du 23 au 25 juillet 2001

ti : Messieurs les ministres,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames les Directrices, Messieurs les Directeurs,
Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s ami(e)s,


Je suis heureux d'être ce matin parmi vous pour ouvrir la réunion annuelle du réseau de coopération et d'action culturelle du Ministère des Affaires étrangères. Le programme de ces trois journées de travail et de rencontres, que nous devons à l'inlassable énergie de Bruno DELAYE, Directeur général de la coopération internationale et du développement (DGCID), est d'une richesse exceptionnelle, tant par la diversité des thématiques abordées que par la qualité des intervenants. Je tiens à remercier tout particulièrement nos hôtes étrangers, qui ont très aimablement accepté de répondre à l'invitation du Ministère des Affaires étrangères. Leur présence constitue pour nous tous un bel hommage et honore les efforts menés par la France en faveur de la coopération internationale.


Vous êtes ici plusieurs centaines d'acteurs et de partenaires de la DGCID, porteurs des talents les plus divers, venus du monde entier pour partager vos savoir-faire et vos expériences professionnelles et pour réfléchir à l'avenir de notre réseau de coopération. Grâce à vous, grâce à votre engagement quotidien, dans des situations matérielles qui ne sont pas toujours faciles, je le sais, la culture et le message de la France sont partout relayés sur la planète. Votre présence donne sens, partout où vous êtes, aux valeurs de paix, de progrès et de solidarité que notre pays cherche à promouvoir, dans un contexte international en pleine évolution. Au nom du Gouvernement, et de tous nos compatriotes, soyez-en ici remerciés.


Sous l'impulsion de Hubert VEDRINE et de Charles JOSSELIN, vous avez entrepris depuis 1998 un considérable effort d'adaptation de vos métiers, tant dans les domaines du développement que de l'action culturelle. Au service de l'action extérieure de notre pays, vous portez haut la mission de service public qui est la vôtre. Vous formez désormais un réseau public d'influence et de solidarité, de dimension mondiale : c'est un atout décisif face aux enjeux posés à notre pays par la mondialisation.


La maîtrise de la mondialisation passe par la réaffirmation du rôle des Etats.


Les conséquences d'une mondialisation mal maîtrisée sont désormais bien connues. La France n'a de cesse d'alerter les opinions et les gouvernements sur les menaces qui pèsent sur le devenir de la planète.


La première d'entre elle est le creusement des inégalités, à commencer par l'exclusion des pays du Sud. 80 % de la population mondiale vit dans les pays les plus pauvres qui ne produisent que 20 % du revenu mondial total. L'Afrique est la région du monde où se conjuguent les effets les plus négatifs de la mondialisation : marginalisation économique et sociale, augmentation exponentielle des personnes atteintes par le virus du sida, mise à l'écart progressive des grands flux de savoir et d'information. Cette situation n'est pas acceptable, d'abord parce qu'elle est injuste, ensuite parce que ces déséquilibres menacent la stabilité internationale.


A première vue, la mondialisation fragilise les Etats. Elle peut donner aux citoyens un sentiment d'impuissance et de dépossession, qui suscite en retour des réactions de replis identitaires, voire des phénomènes de fragmentation des sociétés. En ce sens, la mondialisation est un danger. Car elle peut pousser au séparatisme ethnique, à des manifestations de xénophobie, à l'exacerbation des intégrismes religieux. Plus les marchandises et les capitaux circulent, plus les particularismes s'exaspèrent.


Pour autant, l'action de la puissance publique n'est pas condamnée par ce mouvement de l'histoire. Elle y trouve, au contraire, tout son sens. Dans les pays développés le rôle de l'Etat reste déterminant. Ainsi, dans les pays de l'OCDE, 37 % du PIB passe entre les mains de l'Etat , contre 25 % en 1965. On redécouvre par ailleurs l'importance de l'Etat comme facteur de développement dans les pays du Sud. Partout où l'Etat s'effondre, le développement recule, l'investissement disparaît, les capitaux fuient. Après des années d'exaltation des vertus du seul marché, il est temps de revenir à une vision plus équilibrée, que j'ai pour ma part toujours défendue, des rapports entre le secteur public et le secteur privé.


La mise en place de mécanismes de régulation à l'échelle internationale implique un nouveau rôle pour les Etats. Que peuvent en effet valoir les engagements internationaux sur les normes de commerce, le respect de l'environnement, les droits sociaux, les libertés publiques, s'il n'y a pas d'Etats, dont les représentants sont démocratiquement élus, pour les faire appliquer ? La mondialisation donne ainsi une nouvelle légitimité aux Etats modernes.


La constitution d'ensembles régionaux est une donnée essentielle du nouvel ordre mondial. Face à la globalisation des échanges et des biens de consommation, les Etats-Nations cherchent partout dans le monde, avec plus ou moins de succès, à s'associer et à se regrouper. L'Europe nous permet de puiser un supplément de force considérable pour mieux exprimer, dans le reste du monde, les valeurs communes de notre continent, dont la Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, adoptée à Nice en décembre 2000, devrait constituer à l'avenir le socle juridique. Le modèle européen de société est devenu une référence pour les autres régions du monde. La récente création de l'Union Africaine, que je salue, porte cette ambition. La France soutient avec conviction le principe et la mise en oeuvre des regroupements régionaux, qui contribuent à la construction d'un monde multipolaire. Elle le fait notamment dans le cadre de l'Union Européenne, à travers les programmes d'assistance technique, de formation et d'expertise que certains d'entre vous conduisent en Afrique, dans l'Océan Indien, dans les Caraïbes, en Amérique Latine et en Asie.


Nous assistons par ailleurs à l'émergence d'une opinion publique mondiale, portée par l'action toujours plus déterminante des mouvements associatifs sur la scène internationale. Les seules organisations françaises de solidarité internationale ont réuni 4 milliards de francs en 1999. Certaines ONG internationales anglo-saxonnes disposent aujourd'hui de budgets qui rivalisent avec celui de l'Agence française du développement. Constatons qu'au moins 10% de l'aide mondiale au développement passe désormais par les ONG.


Tout en dénonçant les manifestations de violence auxquelles tente de recourir une minorité, au prétexte de dénoncer les méfaits de la globalisation, la France se réjouit de l'émergence planétaire d'un mouvement citoyen, dans la mesure où il exprime le souhait d'une majorité d'hommes et de femmes de mieux partager les bénéfices potentiels de la mondialisation entre les pays riches et les pays pauvres. Ce souci du partage des fruits de la croissance mondiale rencontre les missions de service public de l'Etat, qui, en France, est le garant de l'égalité entre les citoyens.


Pour infléchir le cours de la mondialisation, la France possède des atouts certains. Dans la compétition internationale, les gagnants de demain seront les nations capables de s'adapter et de réagir aux fluctuations du marché, tout en préservant un tissu social structuré et solidaire. Si la France apparaît solidement installée dans le peloton de tête des puissances mondiales, ce n'est pas seulement grâce à la bonne tenue de son économie, au dynamisme de son commerce extérieur et à la solidité de sa future monnaie, l'euro. Il y a bien d'autres raisons, plus immatérielles, ancrées dans notre tradition française de culture, d'humanisme et d'ouverture.


La France développe une diplomatie d'influence et de solidarité.


La volonté de mettre en oeuvre, de façon durable, des mécanismes de régulation qui puissent faire de la planète un bien commun exploité de façon équitable, le souci de construire une société internationale respectueuse de l'environnement comme de la diversité des civilisations et des cultures, sont les fils directeurs de la diplomatie française. Ils sont au c¿ur du message universaliste que la France d'aujourd'hui veut porter de par le monde. Ce message est attendu. Vous en êtes les porte-voix.


La France demeure une puissance culturelle de premier plan. L'apprentissage du français progresse dans le monde. Son enseignement augmente rapidement dans les pays qui introduisent une seconde langue vivante obligatoire à l'école. Les exportations de livres français ont doublé entre 1987 et 2000. Les recettes d'exploitation des films français ont augmenté de 60% en 1999. Ainsi, 34 millions de disques français ont été vendus en 1999, soit plus de deux fois plus qu'en 1998, atteignant ainsi un record historique ! Ces résultats sont encourageants. Ils confortent notre action internationale en faveur de la diversité culturelle. Défendre la diversité culturelle signifie pour les Etats le maintien de leur capacité à mener des politiques publiques originales en matière culturelle. Dans ce domaine, la seule loi du marché ne peut garantir une vraie liberté de production et d'échange des biens culturels.


Nous avons des atouts. Nous devons les renforcer.


La pensée française doit pouvoir mieux rayonner. Notre pays a toujours apporté une contribution singulière aux grands débats intellectuels. C'est l'une des fortes composantes de notre image à l'étranger. Plus que par le passé, je souhaite que vous mobilisiez les intellectuels, les chercheurs et les scientifiques français afin qu'ils interviennent, au niveau international, dans les grands débats de société. Nous finançons chaque année les missions à l'étranger de près de 9000 figures de l'intelligence française. La promotion des écoles françaises en sciences sociales et humaines doit être intensifiée. La mobilité des chercheurs français tout comme l'accueil, en France, de scientifiques étrangers doivent être favorisés.


La France porte sur le monde d'aujourd'hui un regard qui lui est propre. Les questions d'éthique, notamment la bioéthique, la qualité de l'environnement, la lutte contre les pandémies, la sécurité alimentaire, le commerce équitable, les normes sociales, la parité entre les femmes et les hommes sont autant de domaines où la spécificité de nos analyses et de notre action pourra être mieux expliquée et donc mieux comprise.


La présence française dans le paysage audiovisuel mondial doit s'imposer davantage. Les images, la musique sont des vecteurs essentiels d'influence. Par son cinéma, sa musique, sa radio, sa télévision, la France doit être compétitive sur un marché très concurrentiel, dominé par les productions anglo-saxonnes. TV5, Unifrance, le Bureau export de la musique, RFI, sont d'excellents outils. Les premiers succès sont là ; il nous reste à les consolider en recherchant une réelle complémentarité entre l'action publique et l'initiative des groupes privés.


En matière de développement et de solidarité, nous devons reprendre l'initiative. Les années 90 ont vu triompher des doctrines sur le développement presque exclusivement fondées sur le rôle du marché. Leur mise en oeuvre n'a pas donné les résultats escomptés. Des méthodes d'application trop brutale, ignorantes de la singularité des cultures locales, des coûts sociaux élevés ont provoqué dans certains pays des phénomènes massifs d'exclusion des couches les plus fragiles de la population, et même par endroits un effondrement préoccupant des systèmes nationaux de santé et d'éducation. On sait aujourd'hui que la croissance macro-économique ne suffit pas pour garantir un développement durable. Il faut préserver les budgets sociaux, investir dans l'éducation et la formation, garantir pour l'avenir le capital écologique des pays les plus démunis. Enfin, l'action publique ne peut se déployer qu'au sein d'un Etat de droit, garant des libertés publiques et du respect des lois.


La coopération française au développement a pris un tournant fondamental. La DGCID a mis en place de nouveaux mécanismes comme le Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) et intervient par le biais notamment de l'Agence française de développement (AFD). Ce sont aujourd'hui plus de 500 projets, appuyés sur une méthodologie renouvelée et soumis à évaluation permanente, qui constituent l'amorce de cette refondation de notre stratégie de coopération. Il est nécessaire de repenser, dans le même temps, la doctrine française d'aide au développement. Cette réflexion est engagée, en liaison avec le monde universitaire et scientifique, dans un remarquable effort de mise à jour dont il faut se féliciter.


La France maintiendra un niveau élevé de flux d'aide publique au développement. Nous entrons dans la phase d'exécution des mécanismes d'allègement massif de la dette des pays très endettés. Cet effort, pour la France, représente une dépense de près de trente milliards de francs pour les dix prochaines années. Ceci vient s'ajouter - c'est le principe d'additionalité que j'ai souhaité - à notre effort bilatéral déjà existant. La France est, de loin, le premier bailleur de fonds des pays du G8.


Ce maintien de l'aide est nécessaire, sans être suffisant. Il est également urgent de mettre rapidement et concrètement en place des mécanismes de régulation pour éviter la marginalisation des pays les plus pauvres. Leur avenir se joue aussi dans les négociations sur le commerce, l'environnement, la santé. A cet égard, la constitution d'un Fonds Mondial pour la Santé, soutenu par la France, qui a été évoqué à Gênes, est un premier pas significatif. Il faudra envisager la création d'une Organisation Mondiale de l'Environnement qui serait au développement durable ce que l'OMC est au commerce. Ce sont autant de projets dans lesquels les diplomates français devront s'impliquer, comme le feraient des développeurs de projets dans le champ de la coopération.


Dans le même esprit, il nous faut participer plus activement à la formation des élites mondiales, qui feront le monde de demain. La France doit accueillir un plus grand nombre d'étudiants étrangers. C'est un impératif dont vous êtes conscients. De nouvelles procédures de visas, l'harmonisation européenne des diplômes, la création de l'Agence Edu-France, l'ouverture des Universités et des grandes Ecoles, la mobilisation des Ambassades ont permis d'accroître de 22000 en 2 ans le nombre d'étudiants étrangers en France. Il serait également souhaitable d'augmenter le nombre et le montant des bourses d'études. Nous devrons sensibiliser le secteur privé sur ces questions, afin de pouvoir, à terme, créer des fondations, sur le modèle du Brésil ou des Etats-Unis. Il faudra aussi développer les filières universitaires francophones à l'étranger. De nouvelles universités à l'étranger pourront être créées, en partenariat avec les pays d'accueil, comme déjà au Caire, à Moscou, ou à Erevan. Je songe également aux universités franco-allemandes et franco-italiennes qui se sont mises en place avec succès. Nous réfléchissons par ailleurs à une meilleure exploitation des possibilités ouvertes par la banalisation du numérique pour mieux prendre position sur le marché de l'enseignement à distance.


La France poursuit la modernisation des outils de sa diplomatie.


La mise en oeuvre de la réforme engagée en 1998 est une réussite. Je souhaite féliciter l'ensemble des personnels de l'administration centrale comme tous ceux du réseau pour l'effort remarquable d'adaptation qu'ils ont conduit au cours de ces trois dernières années. Le Quai d'Orsay est l'une des administrations de l'Etat qui s'est le plus transformée au cours de ces dernières années. La fusion entre les Affaires étrangères et la Coopération est un bel exemple de modernisation équilibrée et réfléchie des moyens d'intervention de la puissance publique. On peut considérer que la Direction Générale de la Coopération Internationale et du Développement unifiée est aujourd'hui, globalement, en ordre de marche.


Nous devons encore affiner deux des outils essentiels du réseau.


L'assistance technique, forte de deux mille experts, doit rester un outil de pointe. C'est une spécificité, mais aussi un avantage comparatif de la coopération française. Sous l'égide de Charles JOSSELIN, son redéployement est en cours, afin de mieux assurer sa fonction essentielle de relais aux points stratégiques de notre coopération. Ce réseau technique donne à la coopération française une dimension humaine sans égale sur le terrain, dont la qualité est reconnue par toutes les agences de développement.


Les centres et instituts culturels, répartis dans le monde entier, sont un atout à repenser et à préserver. J'attache une grande importance à la réflexion globale que le ministère des Affaires étrangères a engagée sur la nature de leurs missions et la pertinence de leur localisation géographique. Rénover cet outil, c'est nécessairement renforcer la qualité de notre présence extérieure. En réalité, nous disposons de nombreux vecteurs d'influence, dont les actions doivent être complémentaires et immédiatement lisibles. Avec l'ensemble des lycées et écoles français, l'Agence pour l'enseignement du français à l'étranger, la Mission Laïque, et les Alliances Françaises, nos centres et instituts culturels forment le socle de notre projection culturelle et linguistique. Plusieurs milliers d'agents français et étrangers y travaillent avec un enthousiasme et un dévouement exemplaire, que je tiens à saluer aujourd'hui.


Plus généralement, notre diplomatie devra affirmer cette nouvelle stratégie en élargissant le dialogue avec ses partenaires potentiels.


Il faut tenir compte de l'importance croissante de la société civile sur la scène internationale. Les projets culturels ou de développement mis en oeuvre par le personnel diplomatique se font le plus souvent désormais en partenariat avec des associations ou des collectivités locales. Le travail séculaire mené par le Quai d'Orsay avec les Alliances françaises l'a préparé à cette démarche, qui prend aujourd'hui d'autres formes, moins institutionnelles. En plaçant au coeur de la DGCID une Mission pour la coopération non gouvernementale, nous anticipons cette évolution, tout en évitant la confusion des rôles. Par ailleurs, le Haut Conseil pour la Coopération Internationale placé auprès du Premier ministre témoigne de la place faite en France à la société civile dans la préparation des décisions publiques.


Nous devons renforcer les liens avec les institutions multilatérales. L'Union Européenne, la Banque Mondiale, les Agences des Nations Unies, l'UNESCO, les Banques régionales de développement sont devenues des partenaires de premier plan. C'est pour la France un enjeu d'influence au sens le plus global du terme. En 1998, 36 milliards de dollars sont passé par les canaux multilatéraux. C'est à dire six fois plus que le montant de l'aide publique française. Alors que la part grandissante des financements multilatéraux est une dimension de la mondialisation, la production de normes internationales conditionne, dans tous les domaines, les marchés de demain et, partant, la prospérité des sociétés auxquelles ces normes s'appliquent. Le Ministère des Affaires étrangères a organisé en avril dernier des " journées de la coopération multilatérale " afin de sensibiliser les experts français sur cette question. La cellule de mobilisation sur les programmes multilatéraux mise en place au sein de la DGCID est l'un des maillons de la nécessaire coordination de nos interventions avec celles de l'Union Européenne et des autres bailleurs de fonds.


Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s ami(e)s,


Le travail d'adaptation et de modernisation de notre diplomatie doit évidemment se poursuivre. Face à la géographie changeante du monde et à l'accélération des progrès de la technologie, il nous faut constamment affiner, ajuster notre stratégie, afin de remplir les objectifs que nous nous sommes fixés. Je sais que le Gouvernement peut compter sur l'ensemble des agents du réseau de la coopération internationale et du développement pour poursuivre avec l'énergie et la passion qu'ils mettent à leur propre tâche, le travail de modernisation que nous avons entrepris. Grâce à vous aussi, la France garde intacte l'ambition de rapprocher les peuples et de construire un monde plus beau et plus juste.


(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 25 juillet 2001)

Rechercher