Déclaration de M. Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, sur la rentrée scolaire, notamment la mise en place des réformes concernant l'écriture et la lecture, l'échec scolaire, l'enseignement des langues et les effectifs d'enseignants, Paris le 4 septembre 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, sur la rentrée scolaire, notamment la mise en place des réformes concernant l'écriture et la lecture, l'échec scolaire, l'enseignement des langues et les effectifs d'enseignants, Paris le 4 septembre 2001.

Personnalité, fonction : LANG Jack.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale

Circonstances : Dossier de presse la rentrée scolaire 2001 à Paris le 4 septembre 2001

ti : L'année scolaire qui s'ouvre est marquée par l'entrée en vigueur des réformes dont j'ai tracé les axes depuis mon arrivée à la tête de cette grande maison qu'est l'Education nationale. Nous sommes engagés dans une démarche de transformation de l'Ecole, une démarche placée sous le signe de l'exigence.

C'est un impératif d'exigence qui doit nous animer en effet dès que l'on parle de l'Ecole. Exigence de réussite, exigence d'adaptation et d'intégration, exigence d'efficacité et de qualité.

Les actions engagées depuis avril 2000 reposent sur quelques idées-forces qui constituent le fondement de ma politique : gagner la bataille de la lecture et de l'écriture ; reconnaître toutes les formes d'intelligence (conceptuelle, concrète, sensible) ; refuser l'échec scolaire et l'exclusion ; favoriser le brassage et la mixité sociale, ferments d'évolution, de progrès et de créativité ; former des citoyens éduqués et éclairés, capables de comprendre le monde et de le transformer - ce qui passe par la maîtrise d'au moins deux langues étrangères, par la prise en compte des nouvelles technologies d'information et de communication, ainsi que par la valorisation des initiatives civiques et pédagogiques.

J'ai ouvert des chantiers qui concernent tous les niveaux d'enseignement : l'école maternelle et élémentaire, le collège, le lycée, dont la cohérence et les finalités ont été réaffirmées.

J'ai centré aussi l'action sur des thématiques transversales qui irriguent l'enseignement dans son ensemble : l'enseignement des langues, l'éducation artistique et culturelle, la relance des internats, la lutte contre la violence scolaire, sans oublier la rénovation de la formation des enseignants, la refonte de l'élaboration des programmes autant de mesures qui ont permis de franchir une première étape dans la modernisation de notre système éducatif, la réduction des inégalités sociales et la lutte contre l'échec scolaire.

Sur beaucoup de secteurs, il s'agit d'un véritable changement de cap, rendu possible par l'engagement de l'ensemble du Gouvernement dans ce qui est une politique de rénovation en profondeur de l'école. L'effort budgétaire considérable qui a été consenti en faveur de l'Education a permis d'avancer sur une série de points concrets.

La rentrée 2001 s'effectuera avec :
- 2800 postes d'enseignants et 1675 postes d'ATOS dont 300 postes de personnels médico-sociaux supplémentaires ;
- 315 MF de crédits pédagogiques supplémentaires.

Le dossier de rentrée qui vous est proposé veut être simple et pratique, tout entier centré sur les mesures concrètes et les priorités de l'action pour cette année scolaire 2001-2002.

Vous y trouverez des fiches qui, tout en rappelant le cadre politique qui oriente la décision, énumèrent ces nouveautés .

Je souhaite redire que le point focal des réformes en ¿uvre, c'est le regard positif qu'il faut porter sur l'élève. L'école doit lui ouvrir les portes du savoir, développer ses compétences et ses talents et le préparer à une vie personnelle, sociale et professionnelle de qualité. Elle doit le préparer à devenir un citoyen tolérant et respectueux des règles collectives. En même temps qu'elle est l'école de la réussite, l'école de la République doit être en effet l'école du respect.

(source http://www.education.gouv.fr, le 5 septembre 2001)

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