Déclarations de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, en réponse à des questions d'actualité sur la lutte contre le terrorisme, à l'Assemblée nationale le 9 octobre 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclarations de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, en réponse à des questions d'actualité sur la lutte contre le terrorisme, à l'Assemblée nationale le 9 octobre 2001.

Personnalité, fonction : , , VEDRINE Hubert.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères

Circonstances : Intervention militaire des Etats-Unis en Afghanistan le 7 octobre 2001

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,


Je crois que les conditions dans lesquelles la France est engagée sont clairement connues de chacun et chacune d'entre vous ici ; elles ont été exprimées par le président de la République, par le Premier ministre et si vous avez écouté attentivement la réponse du Premier ministre tout à l'heure, vous avez exactement le tout dernier état de la situation - c'est-à-dire les conditions de l'engagement, sous réserve de ce qu'a rappelé le ministre de la Défense, et ce dont chacun est conscient - et d'autre part, la façon dont sera examinée, en pleine souveraineté, les éventuelles nouvelles demandes.

Nous sommes dans la séquence que nous avions acceptée, dont la légitimité avait été reconnue, depuis le début, au titre de l'article 51 de la Charte des Nations unies.

Les choses sont claires à ce stade.

Quant à ce que nous considérons comme dangereux ou inacceptable, nous l'avons dit depuis le début, il y a donc une très grande clarté des autorités françaises sur tous ces points.

Nous n'avons jamais pensé que l'action militaire, même lorsqu'elle est inévitable, suffit à elle-même pour traiter cette question et je ne vois pas de politique étrangère qui soit plus engagée que celle de la France pour traiter au fond l'ensemble des problèmes de ce monde que nous n'avons pas découvert le 11 septembre. Nos actions et nos initiatives sont au c¿ur du dynamisme et de l'inventivité de la France.

Vous connaissez la difficulté de ce à quoi nous nous attaquons, mais nous devons continuer plus que jamais.

Pour le Parlement, vous avez entendu le Premier ministre vous dire que le Parlement serait informé, associé, consulté, en temps réel a-t-il dit, à chaque étape de l'évolution des événements.

Je crois que cela répond parfaitement à la préoccupation que vous venez, après d'autres et très logiquement d'exprimer.

(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 octobre 2001)
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Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,


En effet, le représentant américain auprès du Conseil de sécurité a remis une lettre dans laquelle il indique que les Etats-Unis n'excluent pas d'avoir, dans une autre phase, à mener des actions contre d'autres infrastructures ou d'autres réseaux terroristes éventuellement situés dans d'autres pays. Il ne s'agit pas d'actions contre des pays, il s'agit de l'emplacement dans d'autres pays éventuellement.

Je peux simplement vous dire qu'à ce stade, nous n'avons pas connaissance de projets précis de la part des Américains, en dehors de cette formule par laquelle ils se réservent cette possibilité, au titre de l'article 51 de la Charte des Nations unies. Si nous en avons connaissance d'un tel projet, nous l'examinerons à ce moment-là et nous nous déterminerons souverainement.

Je ne peux pas dire à l'avance, à partir de projets qui ne sont pas connus, comment nous réagirons. On peut imaginer que l'article 51, dans certains cas, soit pertinent et que dans d'autres cas, il soit injustement évoqué.

Je ne peux vous dire à l'avance, sauf que vous saurez, le moment venu, exactement sur quelle base les autorités françaises se seront fondées pour fixer leur position dans ce cas.

(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 octobre 2001)

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