Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national et candidat à l'élection présidentielle de 2002 sur le terrorisme, l'identité nationale, l'immigration, le manque de sécurité, son programme électoral pour l'élection présidentielle de 2002, Paris, le 23 septembre 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national et candidat à l'élection présidentielle de 2002 sur le terrorisme, l'identité nationale, l'immigration, le manque de sécurité, son programme électoral pour l'élection présidentielle de 2002, Paris, le 23 septembre 2001.

Personnalité, fonction : LE PEN Jean-Marie.

FRANCE. Front national pour l'unité française, président;FRANCE. candidat à l'élection présidentielle 2002; FRANCE. Front national pour l'unité française, président

Circonstances : Fête des BBR (Bleu Blanc Rouge) à Paris le 23 septembre 2001

ti : Une minute de silence


C'est dans une atmosphère dramatique que nous nous retrouvons cette année, première
du Nouveau Siècle. Venant après les attentats terroristes qui ont frappés les Etats-Unis
et qui ont provoqué un véritable séisme politique et économique mondial, c'est chez nous, en France, que le destin a frappé à Toulouse, où l'explosion, aux causes encore inconnues, d'une usine d'engrais a causé des dizaines de morts et des centaines de blessés.

C'est en pensant à eux, à leurs familles, à leurs compatriotes toulousains, que je vous demande de vous lever pour observer une minute de silence.

Remerciements :

Invités étrangers, polonais, américains, anglais, canadiens, espagnols, italiens, belges, allemands,

Nos gentils organisateurs (Dubois, Yann et l'équipe).Les Fédérations FN et exposants amis.

Participants aux forums et débats de la Convention Présidentielle, Aux artistes et journalistes, Aux DPS et décorés du glaive d'honneur du Front National, Aux décorés de la flamme d'honneur et A vous tous, amis et camarades, connus et inconnus venus de toute la France et même d'ailleurs qui vous retrouvez dans ce rendez-vous de l'amitié.

Laissez-moi vous recommander la lecture de plusieurs ouvrages parus à l'occasion des BBR :
Le programme du Front National, - Le livre de notre ami et conseiller régional - Farid Smahi : Un homme - Une voie. - Celui de Maud Marin, sur la peine de mort : Que Messieurs les assassins commencent ! - Celui de Jany Le Pen : SOS Enfants d'Irak
Celui d'Yves Daoudal : Le dossier Boudarel - Ceux de Topoline

Et l'album Le Pen, sur lequel vous comprendrez que je m'abstiens de commentaires
même si je pense que la réalisation due à Yann Maréchal en est remarquable.

Permettez-moi aussi de demander à ceux qui le peuvent, de nous faire un prêt pour les campagnes puisque nous avons de grandes difficultés à obtenir des prêts bancaires. Vous pouvez vous informer au stand de Cotelec dans le grand hall de la Convention.

Profitez du temps qui vous reste pour visiter les stands.

Les Etats-Unis ont été, pour la première fois, sur leur territoire national, la cible d'une
spectaculaire offensive du terrorisme dont les effets terrifiants, comparables à ceux d'un tremblement de terre, ou d'un bombardement aérien, ont été aggravés par l'urbanisme et l'architecture particulière des objectifs visés.

On sait aussi, que cette forme spectaculaire du terrorisme, vise plus encore à atteindre des effets psychologiques multipliés à l'infini par les médias que les effets personnels ou matériels.

Dans ce cas, tout a concouru pour faire de cette attaque un événement international et même historique, traumatisant profondément non seulement les compatriotes des
victimes mais dans le monde, tous les hommes de c¿ur.

J'ai pour ma part, et en votre nom, présenté mes condoléances au peuple américain en la personne de son Président.

La France peut et doit compatir au malheur d'un allié. En revanche, elle ne saurait,
comme le propose Chirac, s'aligner inconditionnellement sur la politique de représailles annoncée par les Etats-Unis.

Qu'il faille se prémunir contre les risques du terrorisme par une coopération renforcée, certes, mais on ne peut, à la fois déplorer les attentats commandités par les islamistes extrémistes et discuter de l'avenir de 2 départements français avec les terroristes corses, ou basques. On ne peut non plus tolérer une politique d'immigration criminelle et l'impotence organisée de nos systèmes de défense civile.
La gravité des menaces qui pèse sur notre pays et dont le terrorisme n'est qu'un aspect qui ne doit pas masquer l'ensemble, doit conduire les français à un effort de lucidité, d'objectivité et de courage.

Plus une expérience est cruelle, plus elle doit inciter à la réflexion. Certains seront tentés, sous l'influence des médias, à adopter le point de vue à la mode et réduiront l'analyse à la lutte contre le terrorisme islamique.

Notre pays en a déjà subi les attaques, mais là n'est pas l'essentiel. Le risque pour la
France est celui de la submersion et de la subversion à partir d'une folle politique
d'immigration qui a fait entrer chez nous des millions d'étrangers, tandis qu' on poussait à la désintégration de la Nation et de la République.

Il y a peu, on faisait procès à l'armée française d'avoir utilisé des procédés brutaux pour démanteler les réseaux terroristes du FLN, lors de la Bataille d'Alger en 1957. Cette offensive d'attentats à la bombe contre la population civile fut brisée en quelques semaines par la 10ème division parachutiste du Général Massu, exécutant les consignes très fermes du gouvernement français, alors socialiste.

C'est son succès d'alors, qui explique l'offensive politique lancée par le Parti Communiste de Robert Hue, aujourd'hui au gouvernement, en partie pour le défendre d'avoir été à l'origine de ces actions criminelles, en partie, pour intimider dans l'avenir les forces de sécurité qui se trouveraient placées devant les mêmes responsabilités.

On est, semble-t-il, dans les milieux de gauche, déjà plus indulgent aux méthodes
utilisées par le gouvernement Sharon, aux prises en Israël avec la situation de violence urbaine issue de l'occupation militaire du territoire palestinien et de la politique des colonies, mais aussi des revendications totalitaires des extrémistes arabes.

Aujourd'hui, tel qui s'indignait des méthodes utilisées réclame qu'on fasse une guerre
"sans limite" aux responsables présumés des attentats aériens de New York et Washington, et accepterait facilement que les chasseurs américains aient pu abattre un avion de ligne et ses passagers pris en otage pour éviter qu'on ne le précipite sur un objectif.

Que dans ces terribles circonstances, un chef doive faire ce choix cornélien peut se
concevoir, mais cette hypothèse montre l'intérêt qu'il y a à ce que les pays soient dirigés par des mains fermes et des c¿urs solides, mais elle montre aussi la versatilité morale des opinions ou des intelligentsia. Que sont donc devenus les adversaires de la peine de mort ?

Le drame du Président des Etats-Unis, c'est qu'il dirige à la fois, une superpuissance aux responsabilités mondiales, et une démocratie où l'opinion peut être influencée par les médias et soumise à des réactions émotionnelles irraisonnées.

Il devrait pouvoir dire, comme je le ferais : Parce que nous sommes touchés dans notre chair, dans nos c¿urs et dans notre fierté, mais parce que nous sommes surs de notre force et de notre droit, nous n'engagerons que des actions de justice et non de représailles.

Et puisqu'il s'agit d'un crime, nous préférons prendre toutes les mesures pour atteindre les vrais coupables que de risquer par des actions aveugles, de frapper des innocents. Nous devons réfléchir aussi à n'agir, dans un monde dont l'équilibre de paix est fragile, que conformément aux principes moraux dont nous nous réclamons même quand cet objectif essentiel qu'est la sécurité de notre peuple est un jeu.

Hélas, nous avons pu constater dans d'autres temps, et dans d'autres lieux qu'il s'agit là d'un v¿u pieux et que dans beaucoup de circonstances, la politique américaine en affichant le respect des Droits de l'Homme, les violait gravement sans justification vitale.

Puisqu'il est question de dénoncer universellement le terrorisme et d'accepter de grands sacrifices pour mener contre lui, une guerre longue et opiniâtre, peut-être faudrait-il le regarder en face :

Quelle définition universelle peut-on donner du terrorisme aujourd'hui ?

Je propose celle-ci : Ensemble des procédés prenant pour cibles des populations civiles, leur imposant la mort et d'horribles souffrances pour faire pression sur les gouvernements dont elles dépendent, soit sur le plan interne pour s'emparer ou conserver le pouvoir, soit sur le plan externe pour forcer un gouvernement à céder.

Mais il faut savoir que la Révolution Française a le triste privilège d'avoir été la première à faire de la terreur, qui donna d'ailleurs son nom à la période 1793-1794, un système de gouvernement.

Robespierre, Marat, Saint-Just, Danton envoyèrent des milliers d'hommes et de femmes à la guillotine, au nom de leur idéal prétendument humanitaire, dans le but de maintenir les révolutionnaires au pouvoir en terrorisant le peuple.

Les dictatures socialistes du XXème siècle qu'elles aient été nationales ou internationales qui furent ses filles naturelles, massacrèrent des millions et pour le communisme des dizaines et des dizaines de millions d'hommes et de femmes furent au plein sens du terme des gouvernements de terroristes, fiers de l'être.

Le terrorisme peut donc être un système de gouvernement, il peut aussi être une
tactique de conquête du pouvoir. Il vise alors, non seulement à intimider ou attaquer le pouvoir en place, mais à contraindre par la menace et le crime, la population à le
rejoindre et le servir, comme c'est le cas en Corse.

Le terrorisme rejette les lois de la paix et celles de la guerre, qu'observent ou prétendent observer les Etats. Il est l'arme des faibles et compense par une violence extrême ses handicaps. Un certain nombre d'Etats respectés aujourd'hui sont nés ou ont vécu de la pratique, alternative ou permanente du terrorisme.

Les terroristes frappent où cela fait mal, où on ne les attend pas, ils sont difficiles à
saisir, comme le moustique qui attaque l'éléphant, et c'est probablement sur d'autres
objectifs que porteront leurs attaques, mais ils auront créé un climat d'insécurité qui
obligera leurs cibles à des mesures contraignantes et coûteuses.

A cette définition, correspondent incontestablement les attentats aériens qui ont ensanglanté New-York et Washington dans une Amérique qui n'avait jamais connu de telles attaques étrangères sur son sol et que ses ennemis ont voulu blesser et humilier.

Mais les méthodes terroristes ne sont pas le monopole d'organisations secrètes
subversives ou révolutionnaires.

Il existe aussi ce qu'on pourrait appeler un terrorisme d'Etat. Dans cette définition
entrent, par exemple, les grandes offensives aériennes de la deuxième Guerre Mondiale qui firent dans les populations civiles des millions de morts, comme en Angleterre à Coventry ou à Londres ou comme en France occupée celles qui détruisirent plusieurs de nos villes, causant des milliers de morts, ou encore, celles qui détruisirent les grandes villes allemandes comme à Dresde qui n'était pas un objectif militaire et était envahie par des réfugiés, le bombardement qui fit 200 000 morts en une nuit ou encore Hiroshima et Nagasaki au Japon, ou plus récemment en Yougoslavie où les objectifs civils et économiques furent systématiquement détruits pour ne pas avoir à affronter l'armée sur le terrain et dans un Irak écrasé sous les bombes, où même en temps de paix, pour faire céder Saddam Hussein, les alliés anglo-américains provoquèrent la mort de plus d'un million d'enfants par un blocus féroce qui dure depuis 10 ans, ainsi d'ailleurs que des bombardements de routine.

L'idéal militaire américain de "zéro mort" peut être séduisant sauf s'il se paie de la mort ou de la ruine de victimes civiles innocentes chez l'adversaire ou suscite dans des peuples entiers des haines inexpiables.

La vague d'émotion soulevée dans le monde par les attentats terroristes de New-York et Washington et orchestrée par les médias du monde entier, l'enregimentement des gouvernements étrangers et de leurs opinions publiques sous la menace d'être considérés et punis comme complices peuvent apparaître exagérés si on les compare à l'indifférence qu'ont généré les conflits et les misères des petits pays et des peuples pauvres ou vaincus.

Je pense que le peuple américain, tout à sa bouleversante émotion, se croit sincèrement victime d'une agression incompréhensible et tout est fait pour qu'il continue à le croire aveuglement. Je pense qu'il devrait exiger de ses gouvernants qu'ils fassent leur autocritique et reconnaissent dans leur malheur, leur part de responsabilité.

Car, il doit savoir que la politique hégémonique menée dans le monde par eux, a causé des souffrances immenses, des injustices majeures et fait naître des ressentiments et des haines sans limites.

Dans ces tragiques circonstances, cependant, les larmes ne doivent pas nous aveugler. Il y a un temps pour le chagrin et le deuil et la France peut et doit compatir au malheur d'un allié, à la souffrance des victimes et à la peine de leur famille. En revanche, elle ne saurait comme le propose Chirac, s'aligner inconditionnellement sur la politique de représailles annoncée par les Etats-Unis.

Cette terrible épreuve doit porter à la réflexion tant aux
Etats-Unis qu'en Europe et en France.

Les Etats-Unis sont une grande nation, une superpuissance en mesure de dicter sa loi au monde et en tous cas d'en avoir la tentation si la lâcheté et le renoncement des nations européennes l'appellent à intervenir partout dans le monde, comme un grand frère, un big brother.

L'Amérique peut croire que son pouvoir est absolu et cette immunité, surtout depuis la disparition de l'URSS et de l'équilibre de la terreur, peut la tromper sur l'étendue de ses responsabilités et les limites de ses possibilités.

Le blocus américain en Irak a, depuis 10 ans, causé des ravages dont 1 million d'enfants morts de misère et d'absence de soins. (200 fois plus qu'au World Trade Center). La compassion que mérite le drame de New-York ne doit pas être à sens unique. Il doit aussi incliner au réexamen de politiques inhumaines et injustes.

Si le terrorisme est un retour à la barbarie alors, il doit être banni, mis hors la loi, les
terroristes frappés sans merci, mais pas seulement en Afghanistan mais aussi, en
Espagne, en Algérie, en France, mais il est des terrorismes plus terribles dans leurs
effets, plus hypocrites dans leurs moyens : par exemple, ceux qui sont responsables
d'avoir affamé des populations civiles et d'avoir détruit les cadres historiques, politiques et économiques qui assuraient aux peuples liberté, sécurité, identité, dignité.

En déclarant qu'il s'agit d'une guerre, Georges W. Bush ne fait-il pas une erreur fondamentale ? Au lieu de diaboliser le terrorisme, il l' exorcise en l'intégrant aux procédés ordinaires de la guerre qui, on le sait, a le plus grand mal à se donner d'autres lois que celles des vainqueurs et des puissants.

Il est choquant de voir parader sur nos écrans, les combattants verbaux de la lutte antiterroriste : Rodomonts, Tartarins et Tranche-montagne du Palais Bourbon, nains
politiques qui sont de surcroît culs de jatte et manchots.

Tous ces gens là, découvrent aujourd'hui, ce que nous dénonçons depuis des années, voire des décennies, et se donnent le ridicule, tout en nous bâillonnant, de nous faire la leçon.

La perte de l'indépendance nationale, la mondialisation et ses conséquences dramatiques sur l'économie française, la disparition progressive de nos industries, de notre agriculture, de notre marine, de notre armée, les délocalisations et le chômage, l'émigration des jeunes loin de l'enfer fiscal, l'immigration-invasion de millions d'étrangers qui dilue la nécessaire identité de notre peuple, et aggrave dangereusement une criminalité et une délinquance issue de la décadence de nos m¿urs et de la désintégration de nos institutions, de nos lois, de nos systèmes sociaux, familiaux et scolaires.

Voilà quels sont les problèmes urgents dont le règlement s'impose à notre pays et à ses dirigeants, en priorité.

Aucun homme, aucune femme de bonne foi, personne en France, à l'exception des
menteurs professionnels de l'univers politico-médiatique ne peut nier notre lucidité, notre courage et notre dévouement à l'intérêt national, contre vents et marées, à tout risque et à grande peine.

Aujourd'hui, on parle de terrorisme mais il existe chez nous, en France, dans le pays auquel nous nous intéressons en priorité, parce que nous l'aimons, parce que nous sommes des patriotes, et parce que nous sommes des élus chargés par lui de parler et d'agir en son nom, bien d'autres problèmes aussi et même plus importants et plus graves dont nous aurons l'occasion de parler pendant la campagne électorale.

A ce stade de l'analyse, il est légitime de se poser la question de savoir quelle est la place de l'Islam, de l'Islamisme ou du terrorisme islamiste dans cet événement tragique.

L'Islam compte aujourd'hui 1 milliard d'adeptes. Il est la religion d'un homme sur 6 dans le monde et étend son influence sur une vingtaine de pays allant du Maroc à l'Indonésie et aux Philippines. Il constitue aussi des minorités importantes dans de nombreux pays dont la France. Il ne connaît pas la distinction entre le spirituel et le temporel et mêle règles de foi, de droit et de comportement, ce qui pose évidement des problèmes qui peuvent être conflictuels avec les communautés nationales majoritaires.

La présence de l'Islam en France Métropolitaine est relativement récente et liée au mouvement d'immigration des années 70 et depuis, avec le regroupement familial de Chirac, il a donné lieu à une implantation de colonisation, d'abord maghrébine, puis africaine et turque.

Les musulmans constituent au moins la moitié des 12 millions d'immigrés ou descendants d'immigrés, résidant en France, ainsi que la population majoritaire des zones de non-droit, qui, on le sait, se comptent chez nous par centaines.

La construction de mosquées, souvent financées par l'étranger (Arabie Saoudite) et le fait que les imams soient principalement des fonctionnaires algériens ne va pas sans susciter des craintes légitimes d'influence étrangère et d'encadrement politique.

Bien que l'insécurité, les violences, la criminalité ne soient pas imputables à la religion musulmane, il est certain qu'elle constitue un lien de solidarité ethnique et religieuse qui peut s'exacerber en période de crise, et un danger fractionniste, d'autant que les influences étrangères s'y exercent plus ou moins par le biais notamment des télévisions de pays musulmans très suivies en France.

Cela ne doit pas nous faire oublier que beaucoup de français de confession musulmane sont des citoyens respectueux des lois et attachés à leur Patrie française qu'aussi, beaucoup d'entre eux, ont prouvé sous les plis du drapeau tricolore, au péril de leur vie qu'ils étaient des français à part entière.

Chacun se rend bien compte que les Etats-Unis ont essayé de compenser les handicaps que leur soutien à Israël contre les palestiniens leur valait dans l'Islam en favorisant sa réimplantation dans les Balkans où ils ont soutenu contre les Serbes, les Bosniaques, les Albanais et l'UCK, que leur politique au Moyen-Orient principalement axée sur le contrôle du pétrole, les a amené à soutenir le Wahhabisme, forme extrême de l'Islam et que leur protégée, l'Arabie Saoudite est le vecteur et le soutien financier de l'expansionnisme musulman dans le monde, notamment par la construction de mosquées cathédrales. Rappelons pendant la Guerre du Golfe, elle interdit aux troupes alliées les ambulances à croix rouge !

Qu'en Afghanistan, ils se sont servis contre l'URSS des mouvements fondamentalistes et que Ben Laden, aujourd'hui désigné à la vindicte publique est un de leurs anciens agents, qu'ils ont soutenu les fondamentalistes en Tchétchénie, qu'ils ont écrasé et affamé l'Irak, seul pays d'Islam à la fois laïc et tolérant à l'égard des chrétiens et les admettant jusqu'aux plus hautes fonctions de l'Etat.

Leurs services ont soutenu les talibans afghans, le GIA algérien et d'autres mouvements extrémistes dans le monde, le Pakistan islamiste est un de leur principaux alliés.

On peut aussi se poser la question de savoir aussi quel rôle joue la crainte de la récession dans les proclamations guerrières qui ont suivi l'attaque terroriste contre New-York.

Les gravissimes problèmes français sont liés beaucoup plus à l'immigration massive d'étrangers qu'à leur religion - encore que l'ambiguïté de l'Islam constitue un risque réel - et beaucoup plus au recul de l'autorité de l'Etat et du sentiment national et à la décadence des m¿urs, qu'à des phénomènes religieux, mais l'organisation et l'agitation de minorités activistes islamistes souvent d'ailleurs pénétrées par les trotskistes aggrave le danger de subversion.

Et là, il faut être clairs : s'il s'avérait que des groupements islamistes prétendaient professer des principes d'action ou d'organisation incompatibles avec les lois françaises, ils devraient être immédiatement dissous et leurs dirigeants poursuivis, condamnés, déchus de la nationalité française et renvoyés dans leur pays d'origine.

La France est un pays de civilisation chrétienne, et la tolérance qui est une vertu, doit permettre à tous les citoyens de pratiquer la religion de leur choix à la condition expresse que cela ne mette pas en péril l'identité et la sécurité nationale.

La France n'est pas et ne doit être l'ennemie d'aucune religion. Son passé lui donne un pouvoir de rayonnement et d'influence qu'elle ne peut abandonner en s'alignant sur la politique étrangère d'un autre pays fut ce les Etats-Unis.

Les français peuvent et doivent se poser la question :

Qu'ont fait les princes qui nous gouvernent depuis 30 ans ? Qu'ont fait les petits marquis de la droite saumonée et les petits comtes de la gauche caviar ?

Rien ! Rien ! Rien !

Le terrorisme, c'est le sujet d'actualité, la nouvelle Croisade, le combat du Bien contre le Mal, Satan Ben Laden a remplacé Satan Milosévic et succédé à Satan Saddam et bien d'autres.

Sonnez trompettes, battez tambours ! Claquez drapeaux !

Voici les volontaires de l'an II.

Regardez les, le Rêve passe, la gloire les appelle. Les voyez-vous les hussards, les
dragons, la garde : les Chirac, les Jospin, les Pasqua, les Bayrou, Chevènement et
Madelin et même la petite Boutin en cantinière.

Dans son malheur, j'ai admiré le peuple américain. Face à l'adversité, il a serré les coudes comme je souhaite que nous puissions le faire dans des circonstances identiques. Il l'a fait, tous milieux confondus dans la prière qui unit les c¿urs et sous le drapeau de la patrie.

Quelque soient les fautes commises en son nom, ce peuple est un grand peuple. Mais il faut qu'il soit aussi un peuple juste pour être digne de la place que l'histoire lui offre.

Je souhaite de tout mon c¿ur que les français n'attendent pas d'être frappés pour comprendre que leur salut est dans la Patrie. Que, sans elle, il n'y aura plus de liberté, de dignité, d'honneur et joie de vivre.

Mais qu'ils sachent que leur destin est entre leurs mains, que personne ne se battra pour eux à leur place, que l'histoire n'est pas un long fleuve tranquille et que si parfois, quand c'est aussi leur intérêt on peut compter sur des alliés, il faut d'abord compter sur soi-même.

Et c'est pourquoi, nous refusons que nos destins soit fondus dans les grandes marmites européennes ou atlantiques, dans lesquelles nous serons cuits et mangés.

Avant que de se mêler d'un problème spécifiquement américain, les pouvoirs publics français doivent avant tout agir pour préserver la sécurité interne des citoyens et l'attaque de New-York et de Washington est pour tous et quelqu'en soient les auteurs un avertissement tragique et solennel.

A- Car si ces attentats ont révélé la vulnérabilité du pays le plus puissant du monde,
nous sommes encore plus vulnérables.

Depuis l'aube des temps, les frontières sont à la fois des limites et des barrières, à l'abri desquelles les peuples peuvent vivre librement.

C'est bien pour cette raison que, digne successeur du droit des gens, le droit international public reconnaît "un droit des peuples à vivre dans des frontières sûres et reconnues".

Bien sûr, le véritable danger, c'est l'absence de surveillance de nos frontières et de
contrôle des populations étrangères entrées sur notre territoire.

Ces frontières, gages éprouvés d'indépendance, de sécurité et de prospérité, ont été supprimées par les traités scélérats, de Maastricht, de Schengen et d'Amsterdam.

Désormais, le contrôle des flux migratoires ne relève plus seulement de la France et en 2004, il nous échappera complètement.

Il est aussi effectué "aux frontières externes de l'Europe", c'est-à-dire par des pays comme l'Espagne, la Grèce et l'Italie, où les contrôles sont beaucoup plus laxistes.

Il faut dire que ces pays n'ont aucun intérêt à durcir leur législation en matière d'accès à leur territoire puisqu'ils savent que la France est le point d'arrivée des filières de l'immigration.

En effet, avec l'Acte Unique et Schengen, la libre circulation a été mise en oeuvre à l'intérieur de la Communauté.

Il est donc évident que la France est la destination finale de nombreux immigrants
asiatiques ou africains, en raison des avantages sociaux et familiaux qui sont consentis aux étrangers dans notre pays.

Notre sécurité interne est donc menacée par la déferlement continu d'une immigration désormais planétaire, c'est-à-dire multiculturelle.

Hélas, il faut bien dire que dans les milieux du pouvoir, personne n'a pris la mesure du péril qui nous guette, pas même Edouard Balladur, d'ordinaire mieux inspiré, qui à l'occasion des attentats aux Etats-Unis, a affirmé que le souverainisme était totalement démodé, alors que l'ampleur de la modification du rapport démographique et les dangers du terrorisme international commandent au contraire de préserver jalousement notre souveraineté territoriale !

L'augmentation spectaculaire de la population du globe a d'ores et déjà de graves
conséquences sur l'équilibre du monde.

Celle-ci aujourd'hui de 6 milliards, a quadruplé en un siècle et doublé depuis 1960. Elle sera de 8 milliards en 2025.

Les rapports de force sont donc en train de changer à une vitesse vertigineuse.

L'Europe représentait 25 % de la population mondiale au début du siècle, désormais, elle ne pèse que 12 %.

Le poids de l'Amérique du Nord et du Sud est passé de 9 % à 13% et celui de l'Asie de 58 % à 61 %.

Bientôt, il faudra compter avec l'Inde, la Chine et leurs 2 à 3 milliards d'habitants. Jamais il n'y a eu une telle disproportion entre les continents et une telle différence entre les pauvres et les riches.

Les 20 % de la population mondiale les plus riches disposent de 86 % des ressources, contre déjà 70 % il y a trente ans, et les 20 % les plus pauvres de seulement 1 % !

Depuis 1974 et grâce surtout au regroupement familial de Chirac, plus de 10 millions d'immigrés et même 14 millions d'après Monsieur CHEVÈNEMENT, sont venus du tiers-monde ou ont fait souche chez nous, sans généralement s'intégrer.

Selon le grand démographe Jacques Dupâquier, il y a même près de 8 millions de personnes d'origine étrangère très récente en France, la plus grande partie étant constituée de musulmans originaires d'Afrique et d'Asie, dont beaucoup n'ont pas pu ou pas voulu s'intégrer à la culture et aux m¿urs français.

Et cette population augmente vite, en raison de l'immigration légale ou clandestine, qui continue et même s'amplifie - l'immigration-zéro n'ayant jamais existé que dans les programmes politiciens et pendant la période électorale - mais aussi en raison de la fécondité dynamique de ces populations, dont le taux de natalité, qui dépasse 30 pour 1000, est le double de celui de la population française.

La politique est avant tout un rapport de forces, entre les masses et entre les systèmes de valeurs¿

L'existence de fortes communautés étrangères en France est désormais le principal
problème national, parce que ces communautés, d'origines culturelles diverses, n'ont pas les mêmes références que nous, parce qu'elles n'ont pas, souvent, le même mode de vie ni même des valeurs identiques au nôtres.

De plus, les allogènes se regroupent dans des ghettos, où la langue, la religion, la culture des pays d'origine, tissent des liens de solidarité dangereux pour la cohésion nationale, pour la sécurité intérieure, pour notre souveraineté territoriale, puisque ces ensembles urbains se transforment peu à peu en zones de non droit où la loi républicaine n'est plus assurée.

En 1999, la police, les fonctionnaires, les pompiers, n'osaient plus entrer dans 172 quartiers, mais 1100 quartiers à forte population immigrée étaient classés comme dangereux en 1998.

Je vous cite des chiffres déjà un peu anciens, car les pouvoirs publics ont interdit aux fonctionnaires compétents d'effectuer ce décompte les années suivantes et les chercheurs se heurtent aux consignes de silence des administrations. Le peuple ne doit pas savoir.

On comprend bien pourquoi¿

En effet, en la matière, les querelles de chiffres ne sont pas des querelles byzantines entre le ministère de l'Intérieur qui annonce 3,5 millions de crimes et délits, et l'INSEE, qui établit le chiffre à 16,7 millions, entre ces deux chiffres disais-je, il y a toute la différence entre la vérité et le mensonge.

Eh oui, Mesdames et messieurs, après la disparition de l'URSS, la France est devenue, selon le mot d'Arthur Koestler, "le pays du mensonge déconcertant"¿

Déconcertant, parce qu'au pays de la Révolution Française, au pays de la démocratie, au pays des Droits de l'Homme, on refuse d'informer nos concitoyens, car on craint le peuple, on se défie de lui¿

Mais le peuple sait bien qu'il y a un lien entre l'immigration et la délinquance, entre l'immigration et l'insécurité, entre l'immigration et les risques de troubles civils.

Les forces de l'ordre, souvent désavouées, désormais découragées, se replient sur ordre devant des provocations de plus en plus nombreuses, de plus en plus osées, de plus en plus violentes, ou se consacrent à la répression rigoureuse des contraventions au Code de la Route.

Il faut dire que le mauvais exemple vient d'en haut : monsieur Richard, ministre de la
Défense, n'a t-il- pas déclaré que la sécurité absolue était impossible dans les sociétés de liberté, de libre circulation ? N'a -t-il pas dit qu'il ne serait pas l'homme de la sécurisation à tout crin ?

Richard-C¿ur de Lièvre oublie l'essentiel.


La sécurité est la première des libertés, la première des égalités, le premier devoir souverain de l'Etat.

Nos malheureux concitoyens qui habitent dans les quartiers sont menacés, rackettés, agressés et souvent vivent dans la peur et l'angoisse, privés en fait de leurs libertés essentielles pourtant garanties par les lois fondamentales de la République.

L'Etat, par la Politique de la Ville, s'associe à cette dégradation progressive de la sécurité et de la moralité en refusant de sanctionner les délits, ou de diligenter les poursuites, en confiant des missions de responsabilité aux petits chefs de bande, en offrant des cadeaux et des vacances aux éléments les plus asociaux ou les plus agressifs.

Nous payons, lâchement, pour être tranquille. Mais la peur n'évite pas le danger.

Nous préférons le déshonneur au risque de conflit. Nous aurons bien sûr, comme toujours, et l'un, et l'autre¿

Car ils savent que nous avons peur, et montrer sa peur, c'est renforcer l'adversaire.

Notre société se fait, volontairement, le vecteur du désordre, en commettant chaque jour ce transfert de pouvoir de la légalité vers la délinquance : c'est aussi le cas en Corse avec les terroristes indépendantistes.

Je connais le raisonnement de nombreux corses : ils pensent que puisqu' ici, tout est perdu, il vaut mieux se rétracter sur l'île et puisque la Nation française accepte de disparaître, qu'il reste au moins une nation corse.

Mais l'île n'échappera pas à la déferlante migratoire, à la promotion immobilière, à la loi des gangs¿

En Corse comme ailleurs, aux yeux du peuple et d'abord de la jeunesse, les règles se dissolvent, les frontières du bien et du mal s'estompent.

Sur les ruines de la Démocratie s'installe tranquillement la voyoucratie.
Pour le moment, rien d'irrémédiable ne s'est produit, mais nous sommes entrés déjà, ne nous le cachons pas, dans une zone de grand péril.

Je sais que le pire n'est pas toujours certain mais c'est le rôle des dirigeants politiques que de le prévoir pour en protéger les citoyens.

Des minorités de plus en plus agressives de "jeunes" ou baptisés tels, disposent d'un armement dont la dramatique affaire de Béziers a montré la qualité et l'efficacité.

Des bandes de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'entre eux, agissant de façon concertée avec les moyens modernes de communication et de transport, une langue étrangère commune, créent une spirale de troubles pouvant déboucher à terme, ce qu'à Dieu ne plaise, sur la guerre civile.

Cette guerre civile, larvée se nourrit aussi du déclin du civisme.

Oui, notre pays est affaibli par la disparition du sens civique, ainsi que par la criminalisation du patriotisme, fruit vénéneux de la décadence de l'institution familiale, traditionnellement gardienne de la transmission de ces valeurs, de la marxisation de l'institution scolaire et universitaire, de la disparition de la conscription.

- La cohésion nationale s'en ressent, mais la situation n'est, fort heureusement, pas aussi grave pour la population que la classe politique, cliniquement schizophrène, à l'exemple des Chirac, des Lellouche, des Karucci et autre Hue, affirmant sans cesse leur haine du nationalisme français et leur compréhension, voire leur admiration, du nationalisme américain.

- Voyez-vous, Mesdames et messieurs, ce désarmement moral, cette insécurité endémique, cette immigration de masse, nous ont d'ores et déjà considérablement
affaiblis.

Au point que si une action insurrectionnelle de quelque ampleur se manifestait, je doute que le pouvoir empêtré dans son impuissance et dans son idéologie puisse y faire face.

Les raisonnements les plus élaborés sont impuissants à dire ce que l'instinct de survie le plus élémentaire nous commande depuis des années : le renforcement immédiat de notre système global de sécurité.

Ceci implique avant tout une politique de restauration de notre souveraineté territoriale, c'est-à-dire de contrôle de l'accès à notre pays, ce qui implique la suspension immédiate de Schengen et Amsterdam, prélude à la dénonciation de ces traités.

Europe américaine, l'Union européenne nous amène à la dissolution dans un magma mondial indifférencié.

Europe-passoire, elle nous mène à la submersion démographique.

C'est la raison pour laquelle une véritable politique d'immigration doit être mise en ¿uvre, avant qu'il ne soit trop tard, en rappelant que la nationalité française s'hérite ou se mérite, qu'il faut inverser le courant en coupant les pompes aspirantes familiales et sociales, supprimer les discriminations positives, véritable préférence étrangère et rétablir un contrôle national à nos frontières terrestres, maritimes et aériennes. Lutter contre l'immigration et restaurer l'autorité de l'Etat est un devoir politique majeur dans une période qui s'annonce instable pour les nations européennes.

Cette instabilité commande une politique militaire renouvelée, supposant de rétablir le Ministère de la Défense dans sa dignité budgétaire, et surtout dans sa dignité combattante : on a transformé notre pauvre armée en milice humanitaire pro-islamique, alors qu'elle devrait être mobilisée au service de la sécurité intérieure.

Plutôt que d'aller en Macédoine ramasser les armes de l'UCK, d'ailleurs financées par les Etats-Unis, elle devrait ramasser celles qui circulent en toute impunité dans nos banlieues.

Il faut ramasser les armes des voyous de Béziers, de Lyon ou d'ailleurs, plutôt que de prendre une mesure d'ordre général, aboutissant à priver les honnêtes gens des moyens d'assurer leur légitime défense, et dont je doute qu'elle soit innocente.

Pour renforcer la surveillance et la défense opérationnelle du territoire, il faut également, à l'image des Etats-Unis, créer une garde nationale supplétive, composée de réservistes, et alimentée dans l'avenir par un service militaire volontaire de 6 mois, assorti de primes et d'emplois réservés dans la fonction publique.
Voilà, Mesdames et messieurs, un plan d'urgence qui ne dispense pas évidemment d'une refondation d'ensemble de la Nation et de l'Etat.

Pour assurer la sécurité publique, il ne suffit pas de mobiliser 2 à 3000 hommes, à grand renfort de caméras, dans le cadre du plan Vigipirate "renforcé".

La force réelle des américains est dans le patriotisme de son peuple plus que dans les moyens de destruction et de défense qui ont été pris en défaut.

Car ce plan n'a pour effet tangible que de distraire nos forces du problème essentiel : la persistance de larges poches d'insécurité.

Depuis toujours, la sécurité est également liée à l'acquisition et à l'exploitation de
l'information.

La France doit renouer avec une vraie politique du renseignement visant à renforcer les effectifs et les moyens matériels et juridiques de la DGSE et de la DST. Surtout, chacun sent bien qu'il nous faut une politique pénale digne de ce nom, consistant à poursuivre et punir tous les crimes et délits, ce qui suppose de renforcer les moyens légaux, matériels et moraux de la police et de la justice.

Savez-vous sur un effectif totale de 117.000 policiers, moins de 5 .000 sont sur le terrain la nuit, lorsque se produit le plus grand nombre d'infractions !

C'est bien évidemment insuffisant !

Corollaire du renforcement des effectifs, il faut une politique carcérale de construction urgente de prisons, pour accroître la capacité d'accueil des établissements pénitentiaires, et donc se donner les moyens de la tolérance zéro !

Mais plus encore que d'un effort matériel, notre système de sécurité a besoin d'une
réforme intellectuelle et morale.

La France doit sortir de la criminelle idéologie du "criminel-victime-de-la-société", dont Badinter fut l'initiateur et le propagandiste zélé ; Badinter ne semble pas se contenter d'avoir été le principal artisan de la peine de mort, il a récemment mis en cause, dans un colloque, les longues peines de détention.

C'est cette idéologie pro-délinquant, forme judiciaire du politiquement-correct, lequel
étouffe chaque domaine de l'action publique et chaque moment de notre vie, c'est cette idéologie judiciaire disais-je, qui anime la désastreuse loi Guigou sur la garde à vue, avec les résultats que l'on voit, et ceux que l'on connaîtra bientôt¿

- Mesdames et messieurs, voilà les grandes ligne d'une politique de salut national,
j'allais dire d'une politique de civilisation.

Le temps est venu où les réalités s'imposent au peuple français, menacé dans son existence et sa liberté.

Les mensonges et la désinformation des médias ne peuvent plus masquer le danger.
Par de là le rôle du FN, celui du candidat national à la Présidence de la République est simple : se battre pour la vérité, pour annoncer et dénoncer les dangers qui pèsent sur notre peuple, pour préserver les principes fondateur de notre nation et de notre culture.

Depuis des années que nous menons ce combat politique, vous le savez bien, mes chers camarades, nous ne recherchons pas le pouvoir pour le pouvoir mais pour appliquer les idées que nous croyons justes, au moment où la France qui souffre et dont nous sommes la voix nous appellera à son aide.

Nous sommes les guetteurs au créneau, les éveilleurs de notre peuple, les voix dans la nuit.
C'est vrai, nous luttons de vitesse contre la décadence.
Mais tant qu'il y aura des hommes, pour aimer la France et se dévouer pour elle, tant qu'il y aura un peuple français, conscient de l'être, il y aura un espoir sérieux de victoire.

Au reste, au delà des événements quotidiens, nous ne devons pas nous laisser détourner de l'essentiel par l'accidentel.
L'essentiel et c'est l'objectif de la Convention, c'est la Bataille de France, l'élection présidentielle et les élections législatives de l'an prochain.

Vous savez qu'elles seront capitales, sans doute décisives.

J'ai développé trop brièvement, hélas, 3 des neuf axes de mon programme mais je ne crois pas inutile de vous rappeler l'ensemble du projet dont je soumettrai les dispositions les plus essentielles par référendum, au peuple français, qui est, on l'oublie trop souvent, le seul souverain en France.

DONNER LA PAROLE AU PEUPLE

Le système politique français est bloqué, les institutions sont affaiblies, la démocratie bafouée. Pour sortir de cette confusion, je m'engage à instituer une République référendaire et à organiser le gouvernement du peuple par le peuple en consultant les Français sur les sujets essentiels qui déterminent leur avenir : l'Europe, l'immigration, le fiscalisme, l'enseignement et la sécurité.

RESTAURER NOTRE SOUVERAINETE

Élu Président de la République, je m'engage à prendre les mesures qui s'imposent afin de rendre à la France son indépendance et son unité. Je proposerai en particulier aux Français la dénonciation des traités ou accords européens actuels (Maastricht,Amsterdam, Schengen), l'abrogation de la monnaie unique et le retour à notre franc national. "

RETABLIR L'ORDRE ET LA LOI

Les Français sont confrontés à une dramatique explosion de la criminalité, de la violence, des trafics multiples, du nombre de viols, de meurtres et d'actes de barbarie et aussi des risques de terrorisme. La sécurité est pourtant la première des libertés.
Je m'engage, par une politique de fermeté et de volonté, fondée sur la tolérance zéro, à restaurer l'ordre et la loi et à organiser un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves.

RESOUDRE L'IMMIGRATION

Menace dans tous les aspects de notre vie nationale, l'immigration-invasion doit faire
l'objet d'une politique volontaire et cohérente : je m'engage à mettre en ¿uvre l'abrogation du regroupement familial, la restriction du droit d'asile aux seules personnes réellement persécutées par leur État d'origine, le rétablissement des contrôles à nos frontières, la lutte contre le travail clandestin, l'attribution de la nationalité exclusivement à celles et ceux qui en sont dignes, et l'affirmation claire et nette dans notre Constitution de la préférence nationale en matière d'emploi, de logement et d'aide sociale.

REDUIRE LES IMPOTS

Le poids insupportable des impôts et des charges qui pèsent sur nos compatriotes et nos entreprises les spolient des fruits de leur travail : c'est la preuve même que nous vivons depuis longtemps, et quelle que soit la majorité au pouvoir, dans un système socialiste irresponsable et bureaucratique.

Je m'engage à tout mettre en ¿uvre pour que soit opérée une baisse significative des prélèvements obligatoires, parallèlement à celle des dépenses publiques. Je proposerai aux Français que le niveau maximum de ces prélèvements soit inscrit dans notre Constitution au taux de 35%.

DONNER UN EMPLOI à CHAQUE FRANÇAIS

La bureaucratie écrasante, le ralentissement de l'économie américaine, la dégradation de la conjoncture internationale, le déficit de croissance de l'Allemagne, la faiblesse des investissements, les restructurations et les délocalisations induites par la mondialisation, le poids de l'immigration, tout concourt à fragiliser nos entreprises et à amener une nouvelle hausse du chômage.

Je m'engage à tout mettre en ¿uvre pour assurer le développement dans le cadre national des petites et moyennes entreprises, pour leur permettre de faire face, de tenir leur place dans la compétition mondiale, et de redevenir source de création d'emplois. Par ailleurs, je ferai en sorte que la loi permette d'appliquer le principe de priorité nationale à l'embauche.

FAIRE DE LA FAMILLE UNE PRIORITE

"La famille est le socle de notre société. Je m'engage à lancer une politique volontariste en faveur de la natalité. Avantages sociaux et fiscaux seront accordés aux familles françaises, notamment le revenu et la retraite parentaux. La préférence nationale s'appliquera en matière de logement, de santé et d'allocations familiales. Si je suis élu Président de la République, la famille redeviendra un élément fondamental d'équilibre et d'épanouissement pour tous les Français".

SAUVER LES RETRAITES

Avec l'allongement de la vie, l'entrée de plus en plus tardive dans le monde du travail, la cessation d'activité de plus en plus jeune et la réduction arbitraire du temps de travail, le système actuel n'est plus viable et le paiement des retraites risque de n'être bientôt plus assuré.

Je m'engage à favoriser le développement de l'activité économique et la relance de la natalité pour donner aux salariés le libre choix de l'âge de la retraite par répartition et celui d'un régime "optionnel" de capitalisation. La retraite est pour les Français un droit essentiel. Avec moi, il sera garanti.

DEFENDRE LA VIE ET LA NATURE

Les atteintes à la vie se sont multipliées : mépris de la vie humaine de sa conception à
son terme naturel, expérimentations génétiques hasardeuses, risques alimentaires
inconsidérés (" vache folle ", etc.), pollutions et dégradations de l'environnement,
traitements barbares infligés aux animaux¿
Tout concourt à la destruction de la vie, des milieux naturels et de leurs équilibres. Je
m'engage à faire de nouveau triompher la vie sur la culture de mort, à défendre la
véritable écologie, protection raisonnée du monde vivant, et à donner à chaque Français
un cadre de vie digne de l'exceptionnel capital de civilisation dont nous avons hérité.
Il en va dans la vie des sociétés et des Nations comme dans la vie de chacun d'entre
nous. La maladie, le malheur, l'épreuve nous donnent la vraie hiérarchie des choses, les
larmes n'embrument pas les yeux mais permettent au contraire d'y voir plus clair et de
distinguer l'essentiel du dérisoire. Il en est allé ainsi du 11 septembre 2001.
En une heure, une heure seulement, le fracas, les flammes et les nuages de poussière
des Twins Towers de New-York s'écroulant ont réduit les grandes questions que traitait le
gouvernement français à ce qu'elles étaient en vérité.
C'est-à-dire des préoccupations de nains, d'infantiles pour ne pas dire de débiles !
Les "raves parties" : fallait-il ou non les encadrer ? C'était là la question traitée par le
gouvernement de la France, membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU. Le
Pentagone allait sauter et le ministre de l'intérieur français se préoccupait de sauteries
d'adolescents dans les champs.
Pendant que des réseaux, nous dit-on islamistes, allaient faire sauter le Centre Mondial
du Commerce, le gouvernement français n'avait pour seul grand projet stratégique que le
"processus de Matignon". Oussama Ben Laden se préparait, nous dit-on, à frapper
l'Occident et seul Jean-Guy Talamoni intéressait le gouvernement français. Quand un
Premier Ministre a pour préoccupation première de traiter avec un modeste plastiqueur
local de murs de gendarmerie, au lieu de se mobiliser sur le chef mondial, dit-on, d'une
armée transnationale de terroristes, cela donne la dimension du Premier Ministre en
question.
Au fond, la politique c'est comme la génétique. Quand on porte dans son patrimoine le
gène de petit agent de groupuscule gauchiste infiltré dans un grand parti, on reste
toujours ce petit activiste. Et comme les petits s'assemblent parce qu'ils se ressemblent,
à chacun son réseau : d'un côté le réseau "Jospin-Talamoni" contre Santoni, de l'autre, le
réseau Ben Laden et l'Afghanistan contre Bush et les Etats-Unis.
Je n'aurai pas non plus la cruauté de vous rappeler la une du journal qui sert de
conscience, de mémoire, de référence et de phare dans la nuit de l'histoire : la une du
Monde, le mardi 11 septembre, sur toute la page : "l'Amérique a peur de la récession".
Après nous avoir expliqué, avec Pierre Viansson-Ponté, quelques heures avant le début
de Mai 68, "la France s'ennuie", le 11 septembre 2001 le Monde ne voyait pas d'autres
soucis majeurs pour la planète que la "récession".
Voilà la lumière terrible que les flammes de New-York ont projeté sur les hommes, les
médias et les institutions de notre pays. Au moins, les incendies géants du 11 septembre
auront éclairé nos concitoyens sur les infantiles qui peuplent les écrans, les journaux et
les débats.
L'infantile candidat Bayrou qui joue à l'autobus dans le jardin de son grand-père MRP, à
moins que ce ne soit de sa mère CDS.
L'infantile candidat Madelin, enfant gâté des réseaux de l'ultra libéralisme, qui réduit le
choc des civilisations à une page entière du Figaro sur, je cite, "le fascisme islamiste"
après le fascisme serbe, le fascisme irakien, sans remonter toutefois à son propre
fascisme d'adolescence à Occident.
L'autre infantile aussi, Amélie Boutin qui a disparu depuis le 11 septembre, réduite à sa
dimension d'"embryon-candidat", angoissée à l'idée que les grandes associations
familiales américaines risquent de ne plus envoyer les dollars nécessaires à sa
campagne.
Et le général Aussaresse ? Après les crimes contre l'humanité des réseaux terroristes,
qui faisaient sauter des bombes et des innocents à Alger, va-t-on encore parler de
poursuites ?
Va-t-on s'indigner encore ? Ce sera difficile si on ne s'indigne pas bientôt aussi sur le
général Colin Powel et sa répression des réseaux terroristes en Afghanistan.
C'est bien dire que depuis le 11 septembre, les yeux des aveugles et les oreilles des
sourds sont maintenant forcés de s'ouvrir.
Ceux qui ne voulaient pas voir et entendre la vérité sur l'immigration et sur la
mondialisation ne peuvent plus faire le singe à deux pattes sur les oreilles et deux autres
pattes sur les yeux.
Sur l'immigration, Béziers et son Rambo aux lance-roquettes en avaient déjà ébranlé
quelques uns.
Maintenant, il y a les pilotes des boeings Kamikazes. Ces hommes vivaient en famille en
Floride, dans des villes américaines. Ils travaillaient dans le pays. Ils y apprenaient à
piloter. Les enfants allaient à l'école. Et au final, ils ont fait plus de 6.000 morts.
Est-ce que maintenant enfin on comprend pourquoi le Front National a dénoncé la folle
politique d'immigration ?
Est-ce que les électeurs RPR vont enfin comprendre la folie du décret de 1975 signé de
Jacques Chirac ? Ce décret a organisé le regroupement familial et fabriqué une des
causes majeures de l'insécurité aujourd'hui et peut-être demain du désastre.
Les terroristes du 11 septembre vivaient aux Etats-Unis comme des poissons dans l'eau.
En France, Jacques Chirac a ouvert le robinet d'eau il y a 25 ans. Il a importé les
poissons. Les socialistes les ont nourris. Le pays attend maintenant la suite.
Sur la mondialisation, les dirigeants successifs nous expliquaient que le GATT, l'OMC, le
libre-échange, la suppression du droit de douane et la fin des frontières était une chance.
Les ouvrières de Moulinex ne le pensaient pas. Les paysans eux, savaient que la
suppression des frontières c'est la libre circulation des farines contaminées, des
épidémies, de la fièvre aphteuse, de la vache folle.
Mais maintenant, chacun va voir que la mondialisation est un bateau ivre. La
suppression des frontières, c'est la suppression des câbles qui attachaient les caisses
dans les soutes du bateau.
Quand les vagues se lèvent, le bateau tangue, les caisses non arrimées défoncent les
parois et le naufrage est imminent.
La crise aéronautique américaine va se répercuter en Europe. Déjà Air France annule
l'embauche des salariés d'AOM-Air Liberté qui s'étaient recasés. La chute boursière des
Etats-Unis gagnera la planète et les dominos de l'économie mondialisée vont s'effondrer
de proche en proche. Comme la crise asiatique de 1997 a gagné la Russie et l'Amérique
Latine.
Les fameuses retraites par capitalisation, ces retraites qui devaient être payées par
miracle grâce aux jeux boursiers des fonds de pension, que vont-elles devenir dans la
crise financière ?
Après avoir déjà découvert, en janvier 2001, que l'ultra libéralisme c'est l'électricité
rationnée, c'est la ville de Sacramento sans lumière, les retraités de Californie risquent
de découvrir que la déréglementation, la dérégulation et le capitalisme financier mondial
peuvent ne plus assurer le paiement des retraites si la bourse ne fournit plus les
dividendes escomptés.
Déjà le socialisme a connu le même sort que le Titanic. Il avait promis une croisière
luxueuse et il a coulé. En Roumanie, en Bulgarie, en Russie, à l'Est, des ingénieurs, des
médecins, des professeurs, des élites meurent discrètement SANS nourriture, SANS
soins, SANS chauffage, SANS retraite.
Depuis le 11 septembre, on sent que l'ultralibéralisme et l'ultra libre échangisme, les
deux tours idéologiques jumelées qui éclairaient la planète économique, qui devaient
supprimer à jamais pour les Nations, nous disait le MEDEF, la nuit de la misère, peuvent
elles aussi s'effondrer.
Alors la bombe à retardement des retraites explosera aux Etats-Unis et Internet ouvrira
des sites sur les soupes populaires. En espérant qu'elles ne soient pas virtuelles.
Et des bombes à retardement, il y en a par dizaines. A New-York n'ont explosé que les
premières bombes.
Les plus terribles vont exploser dans les dix ans qui viennent.
Il y a la bombe démographique, les français ne le croient pas. Des dizaines de rapports,
de livres, de M. Babeau, Charpin, Rocard ou autres les ont averti pourtant.
C'est la bombe qui va faire la misère matérielle du troisième âge et la misère humaine
du quatrième âge.
Cette bombe démographique va entraîner sur l'Europe ce syndrome de Trieste.
Trieste est une ville belle, à l'extrême frontière Est de l'Italie. Il y a des cafés. Il y a
l'envoûtement de l'empire. Avec Vienne, Prague, Belgrade à coté.
Mais Trieste va mourir. En 1999, il y a eu 1420 naissances pour 4468 décès.
Trieste est championne des suicides : un par semaine. Trieste est championne pour
l'avortement.
A Trieste, la nouvelle génération arrive par l'autoroute de l'immigration et non par les
maternités où l'on n'accouche plus.
Et bien Trieste est le résumé de la France. Le résumé de l'Europe. L'illustration des effets
de la bombe démographique.
Quel plan Vigipirate arrêtera les terroristes politiques poseurs de bombes
démographiques ? Faudra-t-il arrêter le 1er ministre du gouvernement de 1975 qui a
posé la première bombe démographique ?
Et il y a les autres bombes à retardement.
La bombe scolaire avec l'effondrement du niveau culturel du pays qui va détruire non
seulement les cadres futurs, mais pire, qui va désarmer les âmes. "L'âme désarmée",
c'était le titre de l'ouvrage du professeur américain Alan Bloom dénonçant l'effondrement
scolaire aux USA. De cet effondrement est sorti l'aveuglement. De cet aveuglement est
sorti la politique pro-islamiste des Etats-Unis.
De cette politique est sortie la destruction de l'Etat Laïc Irakien et la destruction de la
Serbie, sentinelle avancée de l'Occident chrétien, face aux terroristes islamistes de l'UCK
albanais.
De l'effondrement de l'école française vont sortir les ilotes obéissant aux impulsions des
médias. On l'a vu pour le Président Ceucescu, fusillé en direct. On l'a vu pour le Président
Saddam Hussein. On l'a vu pour le Président Milosévic. A chaque fois, la propagande a
fabriqué des Hitler.
Seuls les citoyens cultivés ont pu résister. Si les événements tragiques du 11 septembre
ont suffisamment secoué les têtes des ilotes de TF1, A2 ou FR3, alors oui il y aura un
AVANT et un APRES 11 septembre !
Mais je suis sceptique. On nous a parlé d'un avant et après 9 novembre 1989 et la chute
du Mur ; un avant et un après 17 janvier 1991 et sa tempête du désert. Il y avait eu
aussi un avant et un après Hiroshima ; un avant et un après Auschwitz ; un avant et un
après, souvenez-vous, Carpentras et sa manifestation géante.
Toute l'histoire est faite d'avant et d'après. Et depuis 2000 ans, nous comptons les
années avant et après JC.
Mais l'honneur de la politique c'est de ne pas fonctionner après, c'est d'être capable
d'agir avant.
C'est avant le 11 septembre - le mardi noir du 21ème siècle -qu'il fallait agir en Palestine
pour éviter l'injustice.
C'est avant que les symptômes n'apparaissent qu'il faut traiter les causes ou au pire lors
des apparitions des premiers d'entre eux.
Le traitement des causes, voilà l'originalité de la thérapeutique du Front National.
Les diafoirus de la politique française : le docteur Chirac, le docteur Jospin, traitent des
symptômes avec des mots, des tisanes, des sédatifs.
Le docteur Le Pen, propose de traiter la cause du mal.
- Montesquieu a écrit sur "les causes de la Chute de l'Empire Roumain",
- Le Président Bush devrait réfléchir sur les causes de l'ébranlement de l'empire
américain.
- Nous, au Front National, nous réfléchissons sur les causes des problèmes de la France.
Nous savons que l'immigration n'est qu'un symptôme de causes beaucoup plus graves,
plus profondes du mal français.
Nous savons que ce n'est pas l'Islam qui fait une hémorragie annuelle de 125.000
interruptions de grossesses. 22 fois le bilan tragique des Twin Towers. 22 fois les morts
de
New-York chaque année.
L'ennemi est en nous. Et non, cela ne veut pas dire seulement une sorte de 5ème
colonne, avec dans les banlieues, des tireurs du style de celui de Béziers, ou des pilotes
kamikazes comme à New-York.
Non, cela veut dire nous-même. En nous-même.
C'est sur l'âme des français que le déformement s'est fait. C'est au fin fond de notre
c¿ur, de nos familles, de nos divorces, de nos églises, de nos écoles, de nos journaux,
de nos tribunaux, de nos livres, de nos idées fausses, de nos pensées négatives que se
trouve le mal qui ébranle la France, la Nation, son Etat, sa survie.
Flaubert disait qu'il y avait un partage des responsabilités entre Dieu et l'homme.
Dieu est responsable du début et de la fin, de l'introduction et de la conclusion. Nous,
nous sommes responsables de ce qui se produit :
Nous sommes responsables de la reconquête démographique : si l'on ne met pas le
paquet financier, culturel et politique dans un plan soutenu de redressement
démographique alors le combat politique n'a aucun avenir.
C'est une de mes priorités présidentielles : 1 millions d'enfants de plus sur un mandat !
Notre responsabilité, c'est la reconquête économique, par la réforme fiscale massive, par
la libération des énergies, parce qu'à New-York et à Toulouse, les pompiers, les
médecins, les sauveteurs n'ont pas travaillé 35 heures ! Quand les terroristes ne font pas
les 35 heures, construit-on une économie prospère en empêchant de travailler ?
Notre responsabilité, c'est la reconquête de l'école, la reconquête culturelle et la
reconquête spirituelle.
Si l'Eglise et ses prêtes ne repartent pas à l'assaut de l'angoisse et du vide de l'Europe,
comment pourrons-nous lutter ?
C'est aussi dans les séminaires, les monastères et les églises que se gagne la bataille de
l'universel et de la civilisation.
Si le modèle français n'a pas aussi des pères blancs, des bénédictins ou autres hommes
de foi à opposer aux Talibans, alors les missiles n'y pourront rien à eux seuls.
Sur la synagogue de Strasbourg, il est écrit au fronton : "ma foi est plus forte que ta
gloire".
Si Notre Dame ne sert qu'à faire, à chaque catastrophe, une sorte d'Olympia où
Monseigneur Lustiger donne des concerts ¿cuméniques avec le Docteur Boubakeur et le
Rabbin Sitruck, alors la reconquête sera difficile.
A cet égard, Molière qui s'y connaissait en Tartuffes, Trissotins et Bourgeois gentils
gnomes, disait :
"Lorsque sur une personne on prétend se régler, c'est par les bons côtés qu'il faut lui
ressembler".
Je relisais le livre de Shimon Pérés "Que le soleil se lève".
Il dit en conclusion "Tout les actes de l'homme commencent dans un rêve. Il nous faut
rêver".
Il nous faut un rêve suffisamment grand pour ne pas le perdre de vue pendant que nous
allons le poursuivre.
Ce rêve, c'est celui que la France se remette à parler à une humanité qui se sent seule,
désemparée depuis le 11 septembre.
L'Amérique n'est plus tout à fait l'Amérique. Et nous, depuis 1500 ans, nous savons cela.
Nous savons que D'Alaric aux Talibans, la nuit barbare est toujours la nuit barbare.
Alors, il faut que la France redevienne la France. Qu'elle offre à nouveau à la planète son
modèle de gouvernement des hommes et des sociétés.
Si la France se tait, deux modèles à la prétention universelle vont s'affronter :
l'universalisme américain et l'universalisme islamique. L'intégrisme du marché et
l'intégrisme du prêché.
Le monde a besoin d'une troisième voie. La voie de l'universalisme français,
avec son modèle d'équilibre, de juste raison qui fuit toutes les extrémités.
Une des plus vieilles nations du monde doit montrer la route aux autres nations quand
l'obscurité menace à nouveau.
La France a les cartes pour cette mission. C'est un grand pays, appuyé sur l'ensemble de
la francophonie qui n'a pas à se dissoudre dans un magma mondial ou européen.
La France doit se comporter comme un grand pays à la dimension de l'histoire qui
revient.
Nous ne devons pas nous aligner comme le premier des serfs ou des vassaux des Etats-
Unis. Nous devons parler de notre voix universelle.
Et l'élection présidentielle va en être l'occasion.
A côté de la masse des candidats alignés, étriqués, foutriquets et paltoquets, les
candidats de la frilosité, enrôlés sous la bannière de l'étranger il faut le candidat de la
France redevenue berger et étoile pour un troupeau de nation que la peur envahit.
Vous savez, l'étoile du berger. La première qui s'allume dans le ciel quand la nuit va
venir.
Et depuis le mardi noir, nous sentons tous confusément que la nuit peut retomber sur le
monde.
Alors faisons lever l'étoile du génie français. Le monde a besoin de lumière. Le monde a
besoin de la France.
Et la France a besoin de tous les français. De Normandie aux Harkis, de ceux venus de
très loin dans le temps ou plus récemment arrivés dans la Nation et son creuset.
Quant à moi, plus modestement, pour offrir à chacun de vous du grand rêve national
recommencé. Je vous le dis en vérité, j'ai besoin de vous, de vos forces, de vos esprits,
de vos volontés, de vos coeurs, de vos âmes, au service d'une seule cause : la cause
sacrée de la France.
Mais le pire n'est pas toujours certain, les hommes et la Providence peuvent par leur
volonté et leurs efforts changer le sens du destin.
Nous sommes bâillonnés depuis des années mais la vérité de nos analyses et de nos
prévisions, le sérieux de nos projets ne peuvent manquer d'apparaître aux yeux de nos
compatriotes comme le seul remède aux maux qui les frappent.
Jamais, comme aujourd'hui, je n'ai été certain du succès de nos idées. La campagne doit
être le moyen d'avertir les français dont déjà beaucoup avaient compris et d'autres sont
en train de comprendre que la vérité, l'honnêteté, le courage, le patriotisme sont
nécessaires.
Personnellement, je m'engage de toute mon âme et de toutes mes forces, avec l'appui
unanime du Front National ; vous aussi engagez-vous dans la Bataille, pour la France,
pour la victoire de la France.

(source http://www.front-national.com, le 25 septembre 2001)

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