Déclaration de M. Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'industrie, sur le rôle de l'Agence française des investissements internationaux, notamment pour faciliter l'accueil de sociétés étrangères pouvant créer des activités et des emplois stables, Paris, le 22 octobre 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'industrie, sur le rôle de l'Agence française des investissements internationaux, notamment pour faciliter l'accueil de sociétés étrangères pouvant créer des activités et des emplois stables, Paris, le 22 octobre 2001.

Personnalité, fonction : PIERRET Christian.

FRANCE. SE à l'industrie

Circonstances : Colloque de l'Agence française des investissements internationaux à Paris, le 22 octobre 2001

ti : Messieurs les Présidents,
Messieurs les Directeurs,
Mesdames les Directrices,
Monsieur l'Ambassadeur délégué
aux Investissements Internationaux,
Mesdames, Messieurs,

Cette journée à laquelle de nombreux participants ont choisi de se joindre marque un tournant dans la politique économique de la France et dans l'organisation de ses relations avec ses partenaires internationaux.

Elle marque également un progrès dans la conception même de nouvelles démarches adaptées aux stratégies des entreprises et correspond bien à la volonté de mettre en valeur les atouts de nos territoires dans l'objectif de créer des activités et des emplois durables.

Au carrefour des politiques microéconomiques et macroéconomiques, de la géographie et de la technologie, de la finance et de la culture, l'Agence Française des investissements internationaux peut désormais orchestrer les trajectoires d'implantation de sociétés du monde entier et organiser les réponses et les offres nationales.

C'est dans un contexte marqué par un nouveau conflit et de nouveaux défis que ce nouvel outil s'impose aujourd'hui, dans un monde turbulent qui incite davantage à la cohésion des principaux acteurs institutionnels et économiques.

L'AFII propose précisément un cadre pour le partenariat entre les administrations concernées par le développement économique et technologique, les régions dont le rôle s'est affirmé dans ce domaine, les institutions financières et les entreprises des secteurs privé et public.

Cette coopération s'avère indispensable pour professionnaliser les démarches à la fois en amont, dans le domaine de la veille et de la promotion des territoires, et en en aval, pour assurer le suivi et faciliter l'accueil des investisseurs. J'ai souhaité que mes services prennent une part active à cette nouvelle organisation, notamment au travers du travail de repérage des technologies-clés qui ouvrent de réelles perspectives de développement au niveau international et à l'occasion de l'examen des dossiers des investisseurs dont la stratégie doit être correctement appréciée.

Comme vous le savez, les entreprises étrangères représentent 30 % des emplois industriels, singulièrement la moitié des effectifs des entreprises de 500 à 1 000 salariés et plus de la moitié de ceux des entreprises de 250 à 500 salariés.

En 2000, plus de 35 000 emplois ont été ainsi créés, soit deux fois plus qu'en 1997 cependant que les investissements directs étrangers ont triplé en dix ans.

S'il est vrai que 90 % des investissements directs à l'étranger sont ceux des pays développés, la période récente semble indiquer une inflexion dont nous souhaitons tirer parti en faveur d'un engagement des investisseurs dans l'acquisition et le développement d'actifs stratégiques, notamment immatériels tels que la recherche-développement, les technologies de production, les réseaux de distribution ce qui favorise l'ancrage dans les territoires d'accueil.

Cette tendance explique la part prise par l'internationalisation dans les technologies de pointe dont notre pays peut retirer quelque avantage. Elle explique également l'importance des acquisitions, des extensions et des reprises d'activités par rapport aux créations d'entreprises.

Or la politique qui est menée depuis plus de quatre ans en faveur de l'industrie fait porter les efforts sur l'accompagnement des investissements immatériels et l'innovation des entreprises, sur l'amélioration des infrastructures et de l'environnement des sociétés, sur la qualité et les technologies propres, sur les technologies-clés, dans un cadre favorable à un développement équilibré sur l'ensemble du territoire, en association avec les collectivités territoriales et avec le soutien des fonds européens.

Désormais, il est possible d'engager une démarche active en direction des investisseurs internationaux grâce à l'AFII autour de trois grands objectifs :

- mieux faire connaître le potentiel industriel et technologique de notre pays ;
- concevoir et mettre en oeuvre des objectifs de prospection bien identifiés ;
- associer l'ensemble du dispositif public à cette ambition au travers de protocoles :

* à l'étranger, autour du réseau d'expansion économique, animé par la Direction des relations économiques extérieures ;

* en France, en relation avec la Direction Générale de l'industrie, des technologies de l'information et des postes et la Direction de l'action régionale et de la petite et moyenne industrie. La première pour la définition des priorités technologiques et stratégiques autour de la valorisation des pôles et des filières d'excellence et de leur caractérisation géographique. La seconde, pour mettre en avant les capacités locales industrielles et technologiques, les savoir-faire et le potentiel de sous-traitance et faciliter l'insertion des investissements étrangers dans les actions de réindustrialisation et de reconversion.

C'est ainsi que la France renforcera ses positions dans l'économie mondiale et maintiendra le niveau et la qualité des échanges avec ses partenaires dans un cadre cohérent, garantissant la réussite des projets au service du développement des territoires.

Et maintenant, je vais avoir le plaisir de dévoiler le logo de l'AFII.


(source http://www.industrie.gouv.fr, le 23 octobre 2001)

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