Message de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur l'enseignement médical à distance grâce au développement des nouvelles technologies de l'information, Paris le 26 novembre 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Message de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur l'enseignement médical à distance grâce au développement des nouvelles technologies de l'information, Paris le 26 novembre 2001.

Personnalité, fonction : JOSPIN Lionel.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : 2ème séminaire international "Internet et pédagogie médicale" à Nice (Alpes-maritimes), le 26 novembre 2001 ; message diffusé en visioconférence

ti : A l'invitation du Professeur Albert-Claude BENHAMOU, que je remercie, je suis heureux que la visioconférence me permette de m'adresser, depuis Paris, à vous tous, réunis à Nice. Professeurs des universités, praticiens hospitaliers, médecins et chercheurs, vous avez pleinement conscience des très importantes possibilités qu'offrent les technologies de l'information et de la communication.

Tel est le cas, bien sûr, pour l'enseignement de la médecine.

C'est ce qu'on appelle le " e-learning ", l'accès en ligne à une offre diversifiée de contenus est très précieux pour les étudiants.

Mais l'enseignement à distance suppose une véritable pédagogie, permettant à l'étudiant de devenir l'acteur de sa propre formation. Les enseignants doivent être sensibilisés aux méthodes du e-learning.

Dans ce champ décisif, je tiens à saluer les nombreuses initiatives qui placent aujourd'hui la France dans une situation d'excellence. Je sais en particulier la qualité des impulsions données par la Conférence des Présidents d'Université, la Conférence des Doyens de médecine et les ministères de l'Education nationale, de la Recherche et de la Santé.

Cette nouvelle pédagogie suppose des moyens ambitieux.

L'équipement informatique des universités doit se poursuivre. Les Facultés de médecine, en développant leurs liens avec les réseaux hospitaliers, font du " CHU numérique " un grand projet pour l'avenir.

Les Facultés de médecine doivent conjuguer leurs efforts pour créer un véritable thésaurus d'outils pédagogiques accessible à l'ensemble de la communauté médicale. Dans cette perspective, votre " Université médicale virtuelle francophone " est un processus exemplaire, qui prolonge le réseau national " Technologies pour la Santé ".

Je souhaite réaffirmer le soutien du Gouvernement à ces projets novateurs. La société de l'information est une de nos priorités depuis 1997 : elle le demeure aujourd'hui et s'applique pleinement à votre domaine.

Par-delà l'enseignement, les technologies de l'information et de la communication apportent d'autres innovations pour la médecine.

La télé-médecine connaît des progrès spectaculaires ; je pense en particulier aux récentes interventions chirurgicales pratiquées à distance.

L'internet peut faciliter l'accès de nos concitoyens à l'information médicale. Cette possibilité est prometteuse, car elle va dans le sens d'une meilleure connaissance de leur maladie par les patients, mais elle doit se développer de façon maîtrisée.

L'internet favorise la coopération internationale dans le domaine de la médecine et, notamment, le partage des savoirs entre le Nord et le Sud. En témoigne par exemple l'accord de partenariat signé par plusieurs pays dont le nôtre en juin dernier pour l'implantation d'un réseau de télé-médecine dans des lieux isolés, situés dans des pays en développement. Cette initiative va dans le sens d'une plus grande solidarité entre les praticiens des pays du Nord et du Sud.


Mesdames, Messieurs,

Je souhaite le plus grand succès à vos travaux. Ils contribuent à diffuser, notamment auprès de la communauté francophone, la richesse de la culture scientifique française. Votre réunion soulignera aussi combien la société de l'information peut et doit se fonder sur le partage de la connaissance et sur une conception solidaire du progrès.

(source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 27 novembre 2001)

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