Déclaration de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur les réalisations du Centre national d'études spatiales depuis quarante ans, son rôle dans la conquête de l'espace et comme pierre angulaire de la politique spatiale européenne, Paris le 18 décembre 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Lionel Jospin, Premier ministre, sur les réalisations du Centre national d'études spatiales depuis quarante ans, son rôle dans la conquête de l'espace et comme pierre angulaire de la politique spatiale européenne, Paris le 18 décembre 2001.

Personnalité, fonction : JOSPIN Lionel.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Célébration du 40ème anniversaire du Centre national d'études spatiales (CNES) à Paris le 18 décembre 2001

ti : Messieurs les ministres,
Madame et Monsieur les commissaires européens,
Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur,
Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de conclure cette journée de célébration du quarantième anniversaire du Centre National des Etudes Spatiales (CNES). Je remercie son Président, Alain BENSOUSSAN, et son Directeur, Gérard BRACHET, de leur invitation. Quarante ans, c'est l'âge de la maturité. Celle du CNES apparaît comme une maturité accomplie, jalonnée de réalisations prestigieuses et de succès incontestables. Son histoire est aussi celle de deux générations de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens qui ont vécu avec enthousiasme la réalisation d'un vieux rêve de l'humanité : la conquête de l'espace.

Dans cette conquête, la France a tenu et continue de tenir un rôle éminent grâce au CNES. C'est au début des années 1960 que les pouvoirs publics ont créé une agence unique et décidé de développer un programme spatial et de mettre en place une industrie de pointe dans ce domaine. Leur objectif était de donner à la France un accès autonome à l'espace, conçu comme un élément clef de la stratégie d'indépendance de notre pays en matière de défense. Quatre décennies plus tard, en ce jour anniversaire, j'ai une pensée particulière pour le Général AUBINIERE, qui fut le premier Directeur général du CNES et qui nous a quittés il y a quelques jours. Il fut un acteur énergique, puis un témoin attentif de cette grande aventure scientifique et humaine. A travers l'anniversaire du CNES, nous célébrons en effet quarante ans d'ambition pour la France, de recherches technologiques, de succès techniques et industriels, dont la fusée Ariane ou le Centre spatial de Kourou sont, pour tous nos concitoyens, de remarquables emblèmes. A tous ceux -scientifiques, ingénieurs, administrateurs, industriels, techniciens, ouvriers- qui ont pris part à cette aventure et la poursuivent aujourd'hui, je veux rendre hommage. Ils ont ouvert une voie qui permet à la France, au sein de l'Europe, de préparer les enjeux spatiaux de demain. Vous avez tracé aujourd'hui les perspectives qui marqueront ces prochains " quarante ans de futurs ". Vos travaux ont souligné, en particulier, combien les enjeux de l'espace vont désormais bien au-delà de l'affirmation de la puissance, de l'indépendance et de la souveraineté de quelques Etats.

L'espace doit être au service des sociétés humaines.

La conquête de l'espace reste " une nouvelle frontière " pour l'homme. On a marché sur la Lune en 1969, mais " le silence des espaces infinis " qu'évoquait Blaise PASCAL garde son mystère et son pouvoir de fascination. D'immenses champs du savoir restent à défricher, dont dépend une meilleure compréhension de nos origines et de notre place dans l'Univers. Cette exploration progresse grâce aux expériences qui sont menées dans les centres de recherche, mais aussi dans l'espace. La sonde SOHO et les satellites CLUSTER enrichissent notre connaissance du Soleil et de ses interactions avec la Terre ; au-dessus de nos têtes, la station spatiale internationale accueille des travaux scientifiques impossibles à conduire sur Terre. J'ai eu le privilège de pouvoir assister depuis Moscou, le 23 octobre dernier, à l'entrée de la spationaute Claudie HAIGNERÉ dans cette station. Son exemple doit encourager tous les jeunes de France et d'Europe, et tout particulièrement les jeunes filles, à s'engager dans des études scientifiques, qui réservent, comme on peut le constater, des débouchés professionnels parfois inattendus¿

Mon gouvernement a soutenu pleinement ces travaux de recherche spatiale. Il a ainsi engagé un grand programme d'exploration de Mars avec la NASA, qui permettra notamment de ramener sur Terre des échantillons de cette planète qui a réuni, à un moment de son histoire, les conditions propres à l'émergence de la vie.

Le développement des techniques spatiales sert le progrès des connaissances scientifiques. Cela reste une mission essentielle du CNES. Claude ALLEGRE et le ministre de la Recherche, Roger-Gérard SCHWARTZENBERG, ont chacun détaillé tout à l'heure les immenses contributions du CNES à notre compréhension des mécanismes fondamentaux de l'univers. Je n'y reviens donc pas plus longuement.

Mais l'accès à l'espace donne aussi naissance à des applications de plus en plus nombreuses, de plus en plus présentes dans la vie des hommes.

Les satellites de télécommunication nous sont devenus indispensables. Ils sont déjà un vecteur essentiel de la télédiffusion et permettent aux contenus audiovisuels d'atteindre les foyers les plus reculés du monde. Ils pourront bientôt offrir des accès haut débit à Internet dans tous les points du globe, en complément des réseaux terrestres. Ces technologies spatiales sont donc devenues un outil important de l'aménagement du territoire. Elles doivent aider à réduire le " fossé numérique ", en permettant de désenclaver à un coût raisonnable des zones géographiques peu denses. Elles devraient également pouvoir bénéficier à terme aux régions les moins développées de la planète.

Un espoir important réside aussi dans l'apport des systèmes spatiaux de télécommunication à la télémédecine. Le CNES a engagé en 1999, en étroite collaboration avec les professionnels de santé, une réflexion dans deux domaines prioritaires : la télé-épidémiologie et la télé-consultation sur site isolé. Nous sommes encore aujourd'hui à un stade expérimental, mais il y a là un réel espoir de faire bénéficier toutes les populations des avancées de la médecine et d'aboutir à des économies d'échelle non négligeables. En Guyane, quatre sites sont déjà reliés au Centre hospitalier de Cayenne, ce qui permet d'éviter le transfert médicalisé des patients. Au Cambodge, un réseau de diagnostic précoce du cancer fonctionne, depuis deux ans, en collaboration avec Médecins du Monde. Les images sont transmises pour analyses en France via le satellite INMARSAT. Une approche similaire dans le domaine de la prévention maternelle et infantile se met en place au Sénégal.

Grâce aux programmes de surveillance de l'environnement et de prévention des risques, l'espace est directement au service de la société civile. L'observation de la Terre nous permet de mieux comprendre les phénomènes complexes qui gouvernent le climat et ses évolutions. C'est un enjeu important pour le développement durable de la planète. Le perfectionnement de nos modèles de l'atmosphère, combiné avec la puissance de traitement des données par les ordinateurs, permet aujourd'hui des prévisions météorologiques à cinq jours, au lieu de deux il y a vingt ans. Il permet aussi de mieux anticiper les catastrophes naturelles. Les techniques spatiales peuvent s'appliquer à l'anticipation et à la gestion des inondations ; un effort important est engagé dans ce domaine avec le projet PACTES, soutenu par le réseau de recherche et d'innovation technologique mis en place par le ministre de la Recherche. L'initiative européenne de surveillance globale pour l'environnement et la sécurité GMES nous permettra de disposer, grâce aux moyens de l'observation spatiale, d'un système complet d'aide à la décision pour les autorités gouvernementales et permettra de mieux coordonner les interventions de la protection civile.

L'observation de la Terre est également une priorité de notre politique spatiale dans le domaine civil et dans le domaine militaire. Les forces armées françaises disposent d'une source de renseignement indépendante grâce au satellite militaire HELIOS. Elles utilisent également les images à champ large du satellite civil SPOT. La mise en commun des outils d'observation entre utilisateurs militaires et civils constitue un enjeu important pour les années à venir. Le programme d'observation franco-italien Pléiades-Cosmo-Skymed, sur lequel je reviendrai tout à l'heure, amorce un pas dans cette direction.

Je n'irai pas plus avant dans la description de l'intérêt de l'activité spatiale car je suis conscient de parler ici devant un public d'experts. Vous savez tous les enjeux que représente l'espace pour notre société et, au-delà, pour la communauté des hommes. En tant que responsable politique, j'en mesure pleinement l'intérêt et l'importance.

Mesdames, Messieurs,

L'espace est une très belle illustration de ce que l'Europe peut faire lorsqu'elle unit et organise ses efforts.

Les succès enregistrés depuis quarante ans dans le secteur spatial ont été rendus possibles grâce à la poussée coordonnée de trois moteurs : la volonté politique, la puissance industrielle, l'excellence scientifique.

La réussite spatiale s'appuie d'abord sur la volonté politique. L'espace n'est pas un marché comme les autres. Les pouvoirs publics donnent l'impulsion décisive, fédèrent les efforts et les maintiennent sur plusieurs décennies. Même ceux qui -en France ou ailleurs- contestent le principe d'une intervention publique dans l'économie en admettent la légitimité pour le secteur spatial.

Dans le domaine spatial, la grande force de l'Europe est d'avoir su fédérer son effort et définir une politique spatiale au niveau européen. La persévérance qu'il faut, encore aujourd'hui, pour lancer des programmes d'équipement communs -je pense par exemple au programme d'avions de transport militaire, le contrat liant les Etats doit être signé ce soir même-, nous montre à quel point la capacité qu'a eu l'Europe à lancer dès les années 1960 cette politique spatiale est remarquable.

L'une des clefs de ce succès est d'avoir conçu un système à " géométrie variable " : l'Agence spatiale européenne, l'ESA, offre en effet un cadre souple, qui a permis aux Etats de moduler leur participation aux grands programmes, en fonction de leurs moyens et de leurs priorités, sans pour autant freiner la dynamique d'ensemble.

Cette dynamique ne s'est pas démentie. La France, premier contributeur de l'ESA, y joue un rôle clef. On a pu le constater à Edimbourg, où se sont réunis, le 15 novembre dernier, les ministres chargés de l'Espace des quinze pays membres de l'ESA, dont je salue le Directeur général, Antonio RODOTA. L'enjeu était de taille, puisqu'il s'agissait, en particulier, de donner à Ariane les moyens de relever le défi d'une intensification sans précédent de la concurrence au niveau international. La décision a été prise d'adapter les performances du lanceur européen aux évolutions du marché en le dotant d'un moteur plus puissant et en augmentant de manière significative sa capacité d'emport en orbite géostationnaire. Ce programme représente un effort considérable des Etats-membres de l'ESA, puisque qu'avec le financement du Centre spatial guyanais, ce sont plus de 2,1 milliards d'euros qui seront consacrés à la filière Ariane jusqu'en 2006.

La France a soutenu sans réserve cette décision lourde. Elle a assuré, comme elle l'a toujours fait depuis le début de l'aventure spatiale européenne, un rôle d'entraînement dont on peut dire qu'il a été décisif. Je salue ici le travail de préparation central qu'a mené le ministre de la Recherche, Roger-Gérard SCHWARZTENBERG, en liaison avec ses partenaires européens.

La puissance industrielle de l'Europe est le deuxième moteur de son ambition spatiale. Il n'y a pas d'ambition spatiale possible sans capacités industrielles de premier plan, dans un domaine qui est, plus que tout autre, celui de la précision et de l'excellence.

Depuis 1997, le Gouvernement s'est attaché à renforcer une industrie spatiale qui avait, depuis de longues années déjà, acquis son statut d'excellence et sans lequel la réussite d'Ariane n'aurait pas été possible, mais qui restait, trop souvent, nationale. Il est frappant de constater que dans le domaine de l'espace, à l'inverse de ce qui se produit dans d'autres domaines, militaire notamment, la construction politique a largement devancé la construction industrielle. Si elle veut relever durablement le défi qu'elle s'est lancé et maintenir le niveau extraordinaire de ses succès, l'Europe a besoin d'une organisation industrielle plus rassemblée, afin d'assurer une coordination parfaite. La création de EADS a permis un progrès décisif, qui permettra de simplifier et de rendre plus efficace encore le fonctionnement d'Arianespace. Face à l'intensification de la concurrence, due en particulier à l'arrivée sur le marché de nouveaux lanceurs américains et à la baisse sans précédent des prix de lancement qui en découle, il nous faut coordonner toutes nos forces. L'objectif que nous nous sommes fixé ensemble, acteurs publics et industriels, est de parvenir à une réduction par deux du prix d'un lancement à l'horizon 2005. L'enjeu est de taille, et l'organisation industrielle est dans ce cadre un élément évidemment très important. Je peux vous confirmer que le Gouvernement, de son côté, soutiendra pleinement ces efforts.

Dans le domaine des satellites, le Gouvernement a créé avec la même détermination les conditions d'une consolidation française et européenne des industries de ce secteur. Aujourd'hui, avec Alcatel Space et Astrium, l'Europe compte deux acteurs majeurs au sein desquels nos entreprises françaises jouent un rôle déterminant. La décision prise par ces deux grands acteurs au mois de juin dernier de développer ensemble une plate-forme commune pour les futures générations de satellites de télécommunication marque encore un pas supplémentaire dans cette direction, que le Gouvernement souhaite encourager. La décision prise par l'ESA, avec le plein soutien de la France, de lancer le programme ARTES 8, viendra en soutien de cette initiative.

Quant à l'excellence scientifique, les nombreuses réalisations techniques que j'évoquais tout à l'heure parlent d'elles-mêmes. Elles ont été rendues possibles grâce à un effort permanent de recherche et d'innovation. Nous devons le poursuivre, en particulier dans les aspects technologiques qui préparent les réussites spatiales de demain. La décision prise par l'ESA, dès 1999, d'organiser en réseaux les centres techniques spatiaux européens va dans ce sens. Le CNES doit y prendre toute sa part, et je suis convaincu qu'il saura faire valoir ses atouts, qui sont considérables, dans le cadre de l'ESA, afin d'y jouer le rôle moteur qui lui revient dans la compétition internationale où l'Europe est engagée.

Si l'ESA veut rester l'ancrage principal de la politique spatiale européenne, il nous faut rester réactifs et ne négliger aucune opportunité.

Les coopérations plus restreintes, à deux ou trois pays, sont parfois l'échelle pertinente pour acquérir des capacités nouvelles. Ainsi, le programme Pleiades-Cosmo-Skymed, lancé avec l'Italie lors du dernier sommet franco-italien de Turin en janvier 2001, permettra à la France d'accéder à l'imagerie radar à haute résolution mis au point par nos partenaires italiens et de développer de meilleures synergies entre l'espace civil et l'espace militaire. Je forme le v¿u que ces capacités d'observation nouvelles puissent ensuite être rapprochées de celles que l'Allemagne constitue pour sa part et que nous puissions ainsi élargir notre coopération.

La France ne limite d'ailleurs pas ses coopérations bilatérales à l'Europe. Elle est notamment partenaire de la NASA -je salue ici Daniel GOLDIN, qui a assumé jusqu'à ces derniers jours les responsabilités d'administrateur de la plus grande Agence spatiale du monde, la NASA-, dans le cadre du programme d'exploration de Mars par exemple. Le satellite franco-américain JASON, fabriqué par Alcatel-Space, qui va prendre la suite du satellite franco-américain TOPEX-POSEIDON, a été lancé avec succès le 7 décembre dernier. Ces équipements permettent de rassembler en un mois plus d'observations que tous les instruments embarqués sur mer depuis un siècle !

Parfois, au contraire, le cadre géographique de l'ESA est trop étroit et peut utilement être élargi. En particulier, la collaboration spatiale avec la Russie est ancienne et fructueuse. Je souhaite que cette coopération puisse se développer encore, dans des conditions qui ne viendraient pas affaiblir, mais au contraire renforcer la position spatiale de l'Europe dans son acception géographique la plus large. C'est bien à la lumière de ce critère que l'ESA examinera, au mois de juin prochain, la demande des autorités russes d'accueillir le lanceur SOYUZ sur la base de Kourou. Au-delà du symbole, très fort, que constituerait un tel accord, nous souhaitons mettre en place une coopération stratégique, profonde et durable.

Par ailleurs, l'ESA s'appuie pour certains programmes sur un partenariat avec l'Union européenne, laquelle a intégré l'outil spatial dans le cadre des politiques publiques communautaires et adopté, sous la présidence française, une stratégie spatiale européenne ambitieuse. Ceci est essentiel, car l'échelon communautaire peut permettre de mobiliser des utilisateurs des technologies spatiales au-delà du cadre habituel de l'ESA, dans le domaine de l'environnement, de l'agriculture ou encore des transports. GALILEO est un exemple concret de cette implication communautaire : ce programme est stratégique pour l'Europe. La France le soutient sans réserve. Je ne doute pas que nous parviendrons à faire partager cette vision, avec l'aide de la Commission européenne dont je connais la motivation sur ce dossier.

Mesdames, Messieurs,

Le CNES est au centre de tous les succès que la France et l'Europe ont connus dans le domaine spatial depuis 40 ans. Il est la pierre angulaire de la politique spatiale européenne, et sans doute la clef des succès de ces 40 ans de futurs qui nous réunissent aujourd'hui. Le Gouvernement conclura avec le CNES dans les semaines qui viennent le premier contrat d'objectifs de cet établissement, à l'issue d'un important travail de réflexion commune. C'est un élément fort de notre politique que d'avoir fixé des priorités et des orientations, retracées dans des contrats passés avec chaque organisme de recherche, tout en respectant leur autonomie propre. Le contrat d'objectif du CNES tracera les priorités de l'établissement pour les quatre prochaines années, dans un domaine où l'action doit être pensée et organisée dans la durée. Ce contrat fixera des objectifs de renforcement, dans les domaines clefs, des compétences remarquables développées depuis 40 ans à Evry, à Toulouse et à Kourou ; il fixera aussi des objectifs de développement des coopérations scientifiques avec les autres grands acteurs européens du secteur spatial.

Je souhaiterais pour conclure rendre à nouveau chaleureusement hommage à tous ceux qui ont participé à l'aventure du CNES et qui ont fait de cet établissement une agence respectée au niveau mondial et le principal moteur de l'Europe spatiale. Il m'est difficile de saluer tous ceux qui ont vibré et tremblé au rythme de ses multiples succès et de ses échecs heureusement très peu nombreux¿ J'associerai cependant aux félicitations que j'adresse au Président Alain BENSOUSSAN et au Directeur général Gérard BRACHET tous ceux qui les ont précédés dans ces fonctions, avec une pensée particulière pour Hubert CURIEN, ancien ministre de la Recherche, qui fut Président du CNES et du conseil de l'ESA. Je tiens également à rendre hommage au professeur Jacques-Emile BLAMONT, qui a joué un rôle éminent tout au long de la vie de cet organisme et qui reste un exemple pour les ingénieurs de cet établissement.

Au-delà des facteurs structurels de la réussite de l'Europe dans le domaine spatial, rien n'aurait été possible sans la qualité du travail des hommes et des femmes qui ont ¿uvré pour cette aventure et qui y ont, souvent, consacré leur vie. C'est à eux que revient en premier lieu le mérite de cette réussite, et c'est donc tout particulièrement à eux que je pense aujourd'hui pour leur dire notre gratitude et notre fierté.

(source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 19 décembre 2001)

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