Communiqué du ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, en date du 4 mars 2002, sur le commerce international du bois, la protection des forêts primaires et le blocage par des militants de Greenpeace d'un navire transportant du bois en provenance du Liberia. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué du ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, en date du 4 mars 2002, sur le commerce international du bois, la protection des forêts primaires et le blocage par des militants de Greenpeace d'un navire transportant du bois en provenance du Liberia.

ti : Pour Yves Cochet, Ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, il est légitime de se questionner sur l'exploitation des forêts des pays en développement. Les propositions de Greenpeace, comme d'autres partenaires, sur la constitution d'un moratoire sur les forêts primaires et d'un fonds de compensation pour les pays exportateurs, font l'objet d'un examen attentif par les ministères concernés depuis plusieurs mois, avec pour souci de contribuer à la gestion durable des forêts et à la préservation des forêts primaires, en concertation avec les pays en développement.

Au mois d'avril prochain à la Haye, la Conférence sur la Convention sur la diversité biologique doit être l'occasion d'avancées fortes en matière de préservation des forêts : un document préparatoire, amendé par la France, est en cours de discussion au sein de l'UE. Son contenu est très proche des propositions de Greenpeace. Tous les objectifs majeurs ont en effet été retenus, dont particulièrement les dispositions sur la protection des forêts primaires. Au-delà, la France entend bien faire de la question de la gestion durable des forêts l'un des thèmes majeurs du Sommet de Johannesburg en septembre 2002.

En ce qui concerne le blocage de ce navire transportant du bois en provenance du Libéria par des militants de Greenpeace, Yves Cochet estime qu'une enquête est en tout état de cause nécessaire de la part des services de contrôle. Saluant le travail et l'interpellation des responsables politiques par cette ONG sur la protection des forêts primaires contre ce qu'il faut bien appeler un pillage par les pays occidentaux, il entend dans le même temps appeler à une certaine prudence : il est nécessaire de vérifier que le bois transporté par ce navire fait ou non partie des espèces en voie de disparition interdites au commerce au titre de la CITES, dispositions que la France fait naturellement respecter.

(source http://www.environnement.gouv.fr, le 29 mars 2002)

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