Communiqué des services du ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, en date du 2 mai 2002, sur la protection de la diversité biologique de la planète, la préservation des forêts et la préparation du sommet de Johannesburg. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué des services du ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement, en date du 2 mai 2002, sur la protection de la diversité biologique de la planète, la préservation des forêts et la préparation du sommet de Johannesburg.

ti : A la veille de la clôture de la 6ème Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) à laquelle participaient près de 130 ministres, Yves Cochet, ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement, considère qu'un pas important a été franchi, notamment sur la question de la protection des forêts, sujet dont ne s'était pas encore véritablement emparé la Convention depuis son adoption en 1992 au Sommet de la Terre.
Des sujets en débat depuis des années ont enfin pu progresser de façon significative :
- des lignes directrices relatives aux espèces animales et végétales envahissantes ont pu être adoptées. Les Etats disposent désormais d'une véritable " boîte à outils " pour éviter les introductions malencontreuses de ces espèces et pour les éradiquer ;

- l'adoption de lignes directrices relatives à l'accès aux ressources génétiques et au partage des avantages liés à leur utilisation était attendue depuis longtemps ; même si l'on peut regretter qu'elles n'aient aucun caractère contraignant, elles constituent un premier pas et une base solide pour avancer. Il reste à trouver un meilleur équilibre entre les utilisateurs, le plus souvent des pays du Nord (laboratoires pharmaceutiques, firmes chimiques¿) et les fournisseurs de ressources des pays du Sud qui subissent trop souvent la " biopiraterie " des premiers. La question de l'inclusion des dérivés et des produits dans le champ des ressources génétiques demeure en débat ;

- un des intérêts majeurs de cette conférence internationale est incontestablement d'avoir traité la question de l'avenir des forêts de notre planète, et particulièrement des forêts anciennes. Les forêts renferment plus de la moitié de la diversité biologique de la terre. Outre les débats fructueux, la conférence est sur le point d'adopter un programme de travail spécifique avec un nombre de priorités clairement définies. L'Union européenne a fermement défendu et eu gain de cause sur la référence à la coupe illégale (illegal logging) dans le plan d'action " forêts ".

La proposition française, reprise par l'Union européenne, de créer un groupe de travail sur les forêts a suscité de vives controverses et l'opposition marquée du Canada, du Brésil et de la Malaisie, dont les forêts recouvrent une bonne partie de leur territoire. Même si tous les Etats affichent leur désir de sauver et de gérer durablement leurs forêts, leurs divergences sont clairement apparues.

Dans ce contexte, l'aboutissement de la proposition française soumise il y a seulement quelques jours aux Etats-Parties apparaît comme un vrai succès. Le groupe de travail, restreint et initialement créé pour deux ans, rassemblera 15 pays du Nord et du Sud. Des ONG et l'ensemble des parties prenantes seront observateurs. Le groupe assurera le suivi de la mise en oeuvre du programme d'actions, qui prône l'application du principe de précaution et une approche par écosystème.

La Conférence a adopté une déclaration finale qui sera adressée au Sommet mondial du développement durable à Johannesburg, par laquelle les Etats s'engagent à stopper d'ici 2010 la déforestation et la perte de biodiversité forestière, et à assurer une utilisation durable des ressources forestières.

(Source : http://www.premier-ministre.gouv.fr)

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