Déclaration de M. Jean-Pierre Chevènement, candidat du Mouvement des citoyens à l'élection présidentielle, sur ses propositions pour la relance de la recherche, la coopération entre l'université et les grands organismes de recherche, le développement de la recherche vers les pays du sud, l'augmentation des rapports entre la recherche et les entreprises et la réhabilitation de l'image de la recherche et des sciences, Paris le 1er décembre 2001. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Chevènement, candidat du Mouvement des citoyens à l'élection présidentielle, sur ses propositions pour la relance de la recherche, la coopération entre l'université et les grands organismes de recherche, le développement de la recherche vers les pays du sud, l'augmentation des rapports entre la recherche et les entreprises et la réhabilitation de l'image de la recherche et des sciences, Paris le 1er décembre 2001.

Personnalité, fonction : CHEVENEMENT JEAN Pierre.

FRANCE. Mouvement des citoyens, député;FRANCE. Candidat à l'élection présidentielle de 2002

Circonstances : Colloque sur la recherche à Paris le 1er décembre 2001

ti : Je vous remercie de votre contribution à cette journée, tout à fait constructive et particulièrement utile pour moi. Je veux remercier M. Axel Kahn , qui a été un magnifique rapporteur général, nos rapporteurs et naturellement Jean-Jacques Payan, qui a préparé ce colloque.

Votre réflexion nous dirige vers l'essentiel. Je ne m'étendrai pas beaucoup sur l'état des lieux. Les raisons de la dégradation tiennent avant tout à l'évolution de la société, à la dévaluation du savoir, de l'effort, de l'autorité. Dans une société de marchands et de communicateurs, la Recherche perd de son attrait.

Nous comptons moins d'enseignants dans les sciences exactes. Nous constatons moins d'attirance pour les études scientifiques. De plus, une concurrence stérile entre l'Université et les grands organismes se révèle pénalisante. Enfin, la Recherche depuis quinze ans est absente du débat public ; elle est redevenue une affaire de chercheurs. Et c'est dommageable pour le pays.

Le sociologue allemand Ulrich Beck, dans un livre consacré à la " société du risque " prétend fonder une nouvelle modernité sur la prise de conscience des risques engendrés par le développement des sciences et des techniques et par le rejet des valeurs de la première modernité : scientisme, croyance au progrès, démocratie nationale et lutte contre les inégalités.

On peut se demander si cette société du risque fondée sur la peur multiforme (de l'OGM, du clonage, de l'atome, du sexe, etc.) est seulement le triomphe de l'esprit de responsabilité et si elle n'est pas aussi et peut-être d'abord l'idéologie de sociétés développées qui, pour des raisons diverses, ne croient plus en leur avenir ou plus exactement séparent leur avenir de celui de l'humanité tout entière. Bref s'il ne s'agit pas d'une idéologie de repliement.

Il me semble au contraire que l'esprit de la recherche a tout à gagner à " penser mondial " dans l'esprit du rapport que j'avais commandé à Jacques Berque et à une équipe de scientifiques multidisciplinaires en novembre 1981 " Recherche et Coopération avec le Tiers Monde ".

J'aimerais vous citer quelques passages de ce rapport qui prennent une singulière actualité à la lumière des événements récemment survenus.

" Le ressentiment des sociétés non occidentales, qu'on les appelle tricontinentales, périphériques ou du Tiers Monde, n'a pas cessé de croître, aboutissant dans certains cas au refus du dialogue ou à d'impossibles repliements. C'est à ces tristes échéances et aux réalités qui en sont la cause que doit remédier une politique de coopération, surtout si elle s'attache, plus encore qu'à la diffusion de biens et de services, à celle du savoir et à des actions ou à des attitudes propres à le promouvoir dans des régions que l'histoire malheureuse avait jusqu'ici refoulées dans les sous-sols...

...Certes, il ne saurait être question que l'Occident se substitue à nouveau aux peuples du Tiers Monde, pour décider à leur place de leur développement et de leur avenir...

...Toute promotion scientifique, technologique, économique, loin d'agir sur table rase, ne peut procéder que des forces vives de la société en cause telles que sa culture y donne forme et accent. Nulle performance ne saurait s'implanter si, purement importée du dehors ou comme on dit " transférée ", elle ne s'insérait dans un tissu de déterminations et de motivations locales, sous peine de voir, comme c'est trop souvent le cas, le pays emprunteur éclater en secteur moderne et secteur traditionnel. Le " progrès " ne doit se payer ni au prix de l'aliénation, comme au temps colonial, ni au prix d'une schizophrénie collective. Pas de coopération sans un propos cohérent de pluralité et de spécificité, pas de réussite technologique sans arrière-plan socio-culturel. Aussi bien le progrès de ces nouvelles approches, s'il incombe encore pour une large part aux sociétés industrielles, dépend-il également de l'éclairage que les autres sauront se donner sur elles-mêmes. Toute maîtrise du développement, tout choix technologique sont liés, dans une société, à la conscience qu'elle a, donc à l'analyse qu'elle fait d'elle-même. Trop souvent une société, autant que " sous-développée ", est sous-analysée, parce qu'incomprise, dédaignée de ses propres fils, délaissée dans ses vrais potentiels.

Coopérer, cela signifie " travailler ensemble " avec un souci de bénéfice mutuel. La coopération doit être considérée comme un échange où l'intérêt est réciproque, même si les termes de cet échange, en volume de financement et en nature de services échangés, ne sont pas équivalents. Elle ne saurait se concevoir comme une simple nécessité humanitaire ou l'instrument de l'apurement d'un contentieux entre nantis et anciens colonisés. Elle est fondamentalement à la fois un devoir de solidarité, une nécessité économique et une nécessité politique et sociale dans la mesure où l'existence et la permanence du gouffre entre pays pauvres et pays riches sont génératrices d'inévitables conflits...

...La conscience du monde en train de se faire étant désormais ce qui désigne un peuple au rayonnement et à l'efficacité, nous disons que mettre la mondialité au c¿ur de la démocratie française, c'est mettre une part de nous-mêmes au c¿ur de l'avenir...

...Faire se rejoindre, dans une société donnée, la modernisation avec le sentiment de l'authentique ; rendre cette société capable, soit d'intégrer à son propre legs les emprunts d'outillages et de méthodes qu'elle fait à l'extérieur, soit de transposer son identité traditionnelle en termes d'avenir : c'est ce que nulle approche théorique non plus que pratique n'a jusqu'ici élucidé. Au fait, l'avons-nous tellement élucidé pour nous-mêmes ? Il est, dans tous les domaines, des dilemmes de ce genre qui, décisifs ou presque, ne sont pas encore maîtrisés, ni même définis. Il est à prévoir que, parmi les offres internationales, celles qui, par la formulation, l'analyse ou mieux l'expérience aideraient à résoudre de telles inconnues, bénéficieraient des puissances attachées à ce qui répond aux besoins durables des hommes. C'est dire qu'une coopération ne consiste nullement en transferts, ni d'objets, ni de pratiques, ni même de méthodes, mais de procédures exploratoires postulant en fait un dialogue de civilisations. "

Et la mission Berque d'assigner à notre recherche une vocation tricontinentale et de nouveaux champs que j'évoquerai tout à l'heure.

Les conditions du rebond existent indéniablement pour peu que notre pays et l'Union européenne qu'il revient à la France d'ouvrir vers le Sud sachent " penser mondial " et relever le défi d'une multipolarité nécessaire. Nos atouts sont grands : la qualité de la recherche française est réelle. Son enseignement demeure encore reconnu dans le monde. Malgré une fuite des cerveaux organisée voire encouragée, le c¿ur de la Recherche n'est pas délocalisé. Enfin, il existe dans le public un besoin de connaissances qui est loin d'être assouvi. J'en veux pour preuve le succès de l'Université de tous les savoirs, organisée en l'an 2000 au Conservatoire national des Arts et Métiers et repris depuis janvier 2001 par l'Université V.

Il nous faut donc organiser ce nouvel élan dont le pays a besoin pour retrouver sa vocation. Les Universités auront à faire face à l'expansion de la formation tout au long de la vie, concomitante avec l'émergence des enseignements à distance, notamment via internet. Si les établissements d'enseignement supérieur ne répondent pas rapidement à la demande, des officines privées, éventuellement sous contrôle anglo-saxon, le feront.


1) Le lien entre l'Université et la recherche est vital.

Les moyens accordés aux établissements d'enseignement supérieur conditionnent le développement de la recherche fondamentale et garantissent aussi la liberté de la recherche, à laquelle je suis très attaché. La politique de liens contractuels entre l'Etat et les établissements d'enseignement supérieur doit être développée. Elle permet à présent d'associer aux universités non seulement le CNRS mais aussi d'autres organismes tels l'INRA ou l'INSERM. C'est une bonne chose.

Mais il faut veiller au tarissement du nombre des étudiants dans les filières scientifiques ou techniques. Je pense qu'un système de bourses incitatives peut inciter les étudiants à se diriger vers les disciplines arides. Je crois aussi que, selon l'ancien système des IPES, l'Etat ou les grands services publics peuvent financer les études des étudiants admis à cette procédure sur concours, sous réserve qu'ils consacrent dix ans au moins de leur activité professionnelle au service de l'Etat ou de ces services publics.

Cette idée, notez-le, se marie très bien avec la nécessité de développer l'évaluation des Universités selon leurs résultats. Il serait temps par exemple d'appliquer un décret de février 1986 qui invite les Universités à faire un rapport annuel sur l'insertion professionnelle de leurs diplômés ! D'ici dix ans, plus de 20.000 chercheurs et enseignants-chercheurs seront partis en retraite. Ce doit être l'occasion de réévaluer les priorités en matière de recherche et de mettre en route des programmes de recrutement pluriannuels. La mobilité des chercheurs, les liens recherche - Université - Industrie peuvent s'améliorer à cette occasion.

La création d'Universités de technologie est une autre manière de promouvoir l'enseignement scientifique et technique. La loi de décembre 1985 leur offre une grande souplesse d'utilisation, bien supérieure à celle que laisse la loi Savary aux universités de droit commun.

Rassemblons enfin les enseignements supérieurs, la recherche et la technologie dans un même grand ministère.

2) Dynamiser les rapports entre la Recherche et les entreprises.

Dans des domaines aussi variés que les nouvelles technologies de l'information, les biotechnologies, l'énergie -notamment les réacteurs nucléaires du futur et la pile à combustible-, la santé, les transports, l'agriculture, l'environnement, des contrats entre l'Etat et les grands organismes sont nécessaires.

Mais il ne faut pas craindre de soutenir l'industrie et la recherche industrielle. Nous pouvons le faire d'ores et déjà par les aides à l'innovation de l'ANVAR, le Fonds de la recherche et de la technologie, ou les crédits affectés à l'aéronautique civile. Mais d'autres voies doivent être ouvertes. D'ailleurs les dépenses que les trente premiers groupes français consacrent à l'innovation augmentent à présent plus nettement.

J'observe que, dans la plupart des cas, la privatisation conduit en revanche à une baisse de cet effort : c'est particulièrement le cas pour France Telecom, où des secteurs entiers de recherche sont passés de l'entreprise publique aux organismes publics ou à des sociétés privées: l'activité micro-électronique a été transférée en partie au CEA et en partie à ST Microélectronics ; l'opto-électronique, pour partie au CNRS, et pour partie à Alcatel. Des équipes de recherche du CNET ont créé de nombreuses start-up. Il ne faut pas s'en offusquer dès lors qu'on garde à l'esprit l'effort national de recherche.

En revanche l'insuffisante liaison entre science et technologie comporte une conséquence préoccupante : la part des brevets européens en Europe même se réduit. Les Etats-Unis détiennent la majorité des brevets enregistrés auprès de l'Office européen des brevets dans pratiquement tous les domaines technologiques-clés.

Cela doit nous inviter à valoriser les Centres nationaux de recherche technologique, qui ont pour mission d'installer des coopérations durables entre laboratoires publics et laboratoires privés. Le crédit d'impôt-recherche que j'avais institué en 1982 reste un outil très efficace.

3) Cette politique ne peut réussir que si l'image de la science et de la recherche est réhabilitée.

Pour cela, il faut que le débat public s'empare de la question de la Recherche, de ses finalités, de ses rapports avec le destin national.

Contre le regain d'obscurantisme, il s'agit de montrer ce qu'a de positif le transfert des acquis de la Recherche. La Science jouera un rôle clé dans le développement, dans la lutte contre la faim, c'est un outil exceptionnel pour développer les solidarités Nord-Sud.

J'en reviens aux axes dégagés il y a vingt ans par Jacques Berque. Les dix champs qu'il identifiait alors sont les suivants :

- Connaissance et mise en valeur des milieux physiques des régions chaudes
- Connaissance et mise en valeur des milieux marins tropicaux
- Amélioration et valorisation des productions agricoles.
- Santé et développement
- Développement et aménagement des villes du Tiers Monde
- Energie
- Technologies et développement industriel
- Information scientifique et technique et communication
- Ressources humaines

Ces priorités ont-elles perdu leur actualité ? Elles ont nourri quelques programmes ou quelques créations ou recréations comme celle de l'IRD.

Mais comment ne pas voir qu'en encourageant massivement la recherche en coopération à travers tous nos organismes et toutes nos entreprises nous pourrions à la fois relever le montant de notre aide publique au développement tristement déclinant et assigner à notre recherche des objectifs ô combien enthousiasmants ?

Cessons d'opposer la Science et l'environnement. Les besoins énergétiques mondiaux vont doubler dans les trente prochaines années. On n'y répondra pas en continuant de brûler partout les énergies fossiles, au moment où la lutte contre les gaz à effet de serre apparaît prioritaire. Le programme électro-nucléaire de la France ne peut pas être mis en veilleuse sous le prétexte que le PS est otage des Verts.

Mieux vaut fonder une écologie de l'humanité, qui pense les rapports entre l'homme et l'environnement non pas dans les seuls pays développés mais sur la planète tout entière et dans la perspective du développement. Comme mise en valeur du patrimoine commun, la science contribue à l'exploitation raisonnée de notre capital culturel et naturel, sans lequel il n'y a pas de développement durable.

Il faut passer du mépris ethnocentrique à la considération de la diversité. Et les sciences sociales apportent leur contribution spécifique ; elles permettent les liens nécessaires avec les sciences physiques ; elles jouent un rôle de synthèse.

L'universel s'oppose à la globalisation : la science est internationale, mais les milieux qui la produisent sont particuliers. La globalisation est l'uniformisation d'un mode de pensée, de comportement. Au contraire l'universel se construit à partir des aires culturelles et des identités particulières. L'universalité de la science met la diversité en valeur, au lieu de la réduire.

La science est aussi une mise en valeur du patrimoine commun, et s'oppose à la privatisation croissante des savoirs, ou des bases naturelles.

Il faut donc opposer aux caricatures une conception humaniste de la science et de la recherche, respectueuse de l'identité et de la dignité de chaque peuple.

4) La Recherche, notre atout dans la compétition mondiale.

Le recul de l'effort global consenti au sein des pays de l'Union européenne en matière de recherche et développement est constant jusqu'en 1997. Et depuis lors, le redressement est à peine perceptible. Quand l'Union européenne consacre 1,8% de son PIB, les Etats-Unis engagent 2,7 %. Le déficit s'est creusé : depuis 1990, le déficit européen par rapport aux Etats-Unis en matière de recherche s'élève à plus de 3.000 milliards de francs.

Les Etats-Unis ont clairement affiché une stratégie offensive, en mobilisant à la fois la recherche universitaire et la recherche industrielle, et en maintenant à un niveau élevé la recherche militaire, qui représente encore plus de 40 milliards de dollars. Le relâchement de notre effort apparaît dans ce contexte une coupable myopie.

Pour relever le défi et réorienter l'effort européen de recherche, nous pouvons en premier lieu faire fond sur le programme Eureka et en étendre le périmètre.

Ce programme a été lancé sur d'excellentes bases ; c'est peu dire pourtant que l'exécution n'a pas été à la hauteur. On comptait en 1993 près de 13 milliards d'ecus de projets financés ; en 1998, ce chiffre était tombé à 5,6 milliards. Il est possible et nécessaire de relancer Eureka, qui comporte l'avantage de pouvoir mobiliser des moyens publics et privés. Les PME y participent pour la moitié des projets. Je note que le rapport d'impact d'Eureka pour 1999, établit que 70% des industriels qui y ont participé ont atteint leur objectif technologique. Le taux de succès commercial est de l'ordre de 30%, chiffre trois fois supérieur au ratio habituel en matière de recherche.

La meilleure manière de relancer Eureka est à mes yeux d'en élargir le périmètre. Y associer des pays du Sud (Maghreb, Proche-Orient, mais aussi Brésil, Argentine, Vietnam) donnerait sens à l'entreprise. Des programmes concernant l'énergie, l'environnement, la santé, l'eau, les sols, l'agriculture, bref les conditions mêmes du développement rappelleraient à point nommé le rôle de la science pour résoudre les problèmes de l'alimentation, lutter contre les pandémies, organiser le développement des villes.

Ce serait le bon moyen pour éviter que, selon la formule de Ricardo Petrella " la recherche soit faite principalement par les riches pour les riches, et par une culture dominante dans l'ignorance des autres ".

5) L'Etat anticipateur

Si je souhaite que la Recherche fasse retour dans le débat public, j'entends aussi que les conclusions soient tirés du constat.

Le fait que les procédures contractuelles se développent entre partenaires publics et privés, le fait que la recherche dans l'industrie se développent ne signifie nullement à mes yeux un effacement du rôle de l'Etat. Il doit évoluer dans ses méthodes, mais son rôle demeure : celui de fixer les orientations au service de l'intérêt national et du long terme. Personne ne peut le faire à sa place, et la communauté scientifique n'est pas séparée des réalités sociales. La liberté de la recherche n'est pas mise en cause par ce constat. Mais l'évaluation de la demande sociale, dans le domaine de la recherche, ne peut relever que du débat public, arbitré in fine par ceux qui sont investis de la responsabilité politique.

La perspective d'un effort de recherche de 3%, c'est à dire un montant de dépenses intérieures de recherche et de développement égal à 3% du Produit intérieur brut est à notre portée. Atteindre un taux de 3% du PIB correspond à une progression, sur cinq ans, de 38% des budgets, soit 7% par an en moyenne.

Je propose, vous le savez, qu'une loi de programmation sur les années 2003 à 2007 établisse les moyens que l'Etat affecte au financement de la recherche.

Je distingue quatre domaines prioritaires qui méritent de voir lancer des programmes de recherche et d'innovation :

- L'énergie (centrales nucléaires de nouvelle génération, énergie solaire, pile à combustible). Il s'agit à la fois d'éviter de nouveaux retards pris pour des raisons politiciennes, et de répondre aux attentes des citoyens.

- L'environnement et les transports ; la recherche doit aider à résoudre les difficultés que pose l'évolution urbaine.

- Les sciences du vivant ; il s'agit là de la génomique, de la post-génomique, de la lutte contre les maladies transmissibles (maladies à prions, Sida, paludisme).

- Enfin, tout ce qui a trait à la recherche en coopération avec les pays du Sud.

La loi du 15 juillet 1982 avait conféré à la Recherche le caractère de priorité nationale. Il est nécessaire de reprendre le cours de cette inspiration. L'initiative publique est absolument nécessaire. Il s'agit non seulement de revaloriser l'image de puissance scientifique de la France et de redonner à notre pays les moyens d'une ambition nationale retrouvée mais de l'aider aussi à retrouver sa vocation qui est mondiale : la France n'est elle-même que lorsqu'elle parle au monde entier.


(Source http://www.chevenement2002.net, le 12 décembre 2001)

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