Extraits de l'émission "Mots croisés" : interview de M. Charles Pasqua, président du Rassemblement pour la France et candidat à l'élection présidentielle, à France 2 le 4 février 2002, sur ses relations avec les différents candidats, le rôle des médias dans les affaires, la délinquance des mineurs et leur éducation. | vie-publique.fr | Discours publics

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Extraits de l'émission "Mots croisés" : interview de M. Charles Pasqua, président du Rassemblement pour la France et candidat à l'élection présidentielle, à France 2 le 4 février 2002, sur ses relations avec les différents candidats, le rôle des médias dans les affaires, la délinquance des mineurs et leur éducation.

Personnalité, fonction : PASQUA Charles, CHABOT Arlette.

FRANCE. RPF, président;FRANCE. Candidat à l'élection présidentielle de 2002

ti : Arlette CHABOT
Alors, Charles PASQUA, vous seriez à la place de Jacques CHIRAC, vous diriez : moi je reste à l'Elysée, je suis tranquille, j'attends ?


Charles PASQUA
Je ne suis pas à la place de Jacques CHIRAC et je n'essaie pas de raisonner à sa place.


Arlette CHABOT
Mais vous râlez aussi, aujourd'hui, alors ?


Charles PASQUA
Il faut dire un certain nombre de choses. Premièrement, ils seront libres de se déclarer quand ils l'entendent. Personne n'est en mesure de les contraindre, ça c'est un premier point. Sur le fait qu'ils choisissent eux-mêmes le moment où ils vont entrer en campagne, sur le principe, il n'y a rien à dire. Sur le fond, c'est autre chose.
Sur le fond, c'est vrai que nous sommes maintenant à un peu moins de trois mois des élections présidentielles et c'est vrai également que le débat est biaisé. Le débat est biaisé parce que finalement on ignore quelles seront éventuellement les propositions que ces deux candidats seraient susceptibles de faire. Dans le même temps, on voit bien qu'en définitive ceux qui proposent pour le compte des deux candidats JOSPIN et CHIRAC, ce sont leurs partis et on ne sait pas ce qu'ils retiendront des propositions de leurs partis.
Cela étant, je comprends qu'ils se déclarent le plus tard possible. Parce que je pense qu'effectivement peu de choses les différencient ! Sur les grands problèmes, ils ont à peu près la même démarche !


Arlette CHABOT
Vous savez que vous parlez comme Arlette LAGUILLER, Charles PASQUA, là, votre voisine.


Charles PASQUA
Ecoutez, c'est possible, si Arlette LAGUILLER dit qu'il fait¿


Arlette CHABOT
Vous êtes d'accord au moins sur un truc, là.


Charles PASQUA
Si maintenant Arlette LAGUILLER dit que nous avons des projecteurs qui sont un peu trop chauds, je ne vais pas dire le contraire ! Je répète : je pense qu'ils ont tous les deux la même démarche et qu'ils auront beaucoup de mal à montrer quelles sont leurs différences.
J'ajouterai un dernier mot : je ne suis pas sûr du tout que les Français se préparent à les juger, comme on l'entend dire par JOSPIN ou du côté du RPR, sur leur bilan. A la limite les Français - je ne dirais pas qu'ils s'en moquent - mais ils le voient leur bilan. Ils n'ont pas besoin d'un dessin ni d'une démonstration. Ce qu'on attend d'un candidat, je crois que MAMERE le disait tout à l'heure, c'est autre chose. C'est une vision de l'avenir et une espérance. Et je crois que ni l'un ni l'autre ne sont capables, ni de nous donner une vision de l'avenir, ni de donner aux Français la moindre espérance.


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Arlette CHABOT
Charles PASQUA, qu'est-ce qui vous sépare à la fois de Jean-Pierre CHEVENEMENT et de Jean-Marie LE PEN ?


Charles PASQUA
Nous avons des histoires différentes. Je rappelle d'abord ce qu'est une élection présidentielle : c'est le contact d'un homme avec le peuple et chacun d'entre nous a une histoire. Moi je suis gaulliste, Monsieur LE PEN ne l'a jamais été. Il ne s'en est d'ailleurs jamais caché. Il a combattu le général de GAULLE, moi je l'ai soutenu.
Il y a des points sur lesquels, aussi bien avec Jean-Pierre CHEVENEMENT qu'avec Jean-Marie LE PEN, nous pouvons être d'accord. Par exemple, aucun de nous trois n'a voté le traité de Maastricht, mais ça s'arrête à peu près là. Jean-Marie LE PEN a refusé le traité d'Amsterdam, moi aussi. CHEVENEMENT l'a voté. Cela étant, je reconnais à CHEVENEMENT un grand mérite : il est républicain, c'est indiscutable, et il a de la République la même conception que celle que j'ai. A savoir que la République ce n'est pas seulement un système institutionnel, c'est un type de société qui se donne pour objectif de rétablir l'égalité entre les hommes, entre les territoires. Et dans la mesure où il est en train de faire prendre conscience à une partie de l'électorat de gauche que lorsque l'on abandonne la souveraineté nationale, il y a un certain nombre de conséquences directes, je crois que c'est une bonne chose.
Cela étant, on ne peut pas oublier que c'est un homme de gauche et je crois qu'effectivement c'est aussi en cela que nous sommes différents. C'est aussi au niveau de la conception de l'Etat qui est la nôtre parce que¿


Arlette CHABOT
François BAYROU¿


François BAYROU
Eh bien voilà une différence¿


Charles PASQUA
Tu permets François, juste une phrase, encore une phrase. Simplement ceci : c'est très joli de dire ce qu'il faudrait faire, mais il se trouve que François, moi-même, CHEVENEMENT et d'autres, nous avons été au gouvernement. Donc il ne s'agit pas seulement de dire " voilà ce qu'il faut faire ", il faudrait dire ce que l'on a fait et quelles ont été les conséquences.


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Charles PASQUA
Je vais vous dire une chose : on dit qu'il y a eu un très grand enthousiasme pour l'euro, étant donné que les Français ont changé les billets, etc. Je pense qu'il y aurait eu le même enthousiasme sous l'occupation pour les tickets de rationnement !


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Arlette CHABOT
Charles PASQUA, il (CHEVENEMENT) vous a piqué vos copains, votre fonds de commerce et votre ex partenaire, peut-être, Philippe de VILLIERS.


Charles PASQUA
Ça, si de VILLIERS le rejoint, c'est vraiment une bénédiction !


(Rires de la salle)

Noël MAMERE
Ce n'est pas votre ami !


Charles PASQUA
Ah, une bénédiction, parce que partout où il passe - il est comme Attila, n'est-ce pas - l'herbe ne repousse pas !
Enfin, soyons sérieux deux minutes : je crois que CHEVENEMENT ne doit pas être trop caricaturé non plus. On ne peut pas dire non plus que c'est un homme du passé, etc.


(Brouhaha dans la salle et protestations de M. MAMERE)


Charles PASQUA
Mais c'est votre camarade !


Noël MAMERE
Mais ce n'est pas mon camarade, Monsieur CHEVENEMENT¿


Charles PASQUA
Vous l'avez soutenu quand il était au gouvernement ! Il est dans la majorité plurielle !


Noël MAMERE
Non, je ne l'ai pas du tout soutenu quand il était au gouvernement.
(Brouhaha dans la salle)

Arlette CHABOT
Il faut que l'on avance. Charles PASQUA.


Charles PASQUA
La candidature de CHEVENEMENT a été montée comme on monte une mayonnaise. Il a bénéficié d'un soutien colossal dans les médias.


Arlette CHABOT
Alors là vous êtes comme Jean-Marie LE PEN : c'est les médias.


Charles PASQUA
Attendez, vous ne pouvez pas me poser une question et ne pas me laisser répondre ! Je prends un exemple. Quand on voit un journal que je ne citerai pas - pour ne pas lui faire de la pub - qui est un journal de droite, donner une page entière sur Porto Alegre, la mondialisation, avec une belle photo de CHEVENEMENT - très bien photographié d'ailleurs - on est conduit à s'interroger sur les soutiens dont il bénéficie et sur les apports qu'il a !


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Arlette CHABOT
Alors, Charles PASQUA, les affaires. Une fois dans un sens, une fois dans l'autre : on les utilise régulièrement dans les campagnes, comme dit François BAYROU ?


Charles PASQUA
Non, non, non. Je ne suis pas d'accord là-dessus et je dois dire que je suis étonné que BAYROU dise ça parce qu'il a appartenu à la majorité RPR/UDF pendant 20 ans et il ne peut pas dire ça aujourd'hui après avoir occupé les fonctions qu'il a occupées¿


Arlette CHABOT
Vous voulez dire que vous étiez dans le même gouvernement de BALLADUR, c'est ça ?


Charles PASQUA
Ou alors il aurait dû s'en rendre compte !


François BAYROU
Eh bien Charles, on n'a pas vu les mêmes choses.


Charles PASQUA
Alors il faudra que tu t'expliques parce que c'est trop facile ça, tu comprends ! C'est trop facile.
Ce que je constate - et je suis bien placé pour le voir - c'est que semaine après semaine on sort ou on ressort les affaires d'il y a 15 ans, 10 ans, 12 ans, etc. Et comme d'habitude c'est toujours par le même média¿
On a même vu cette chose absolument extraordinaire : une équipe de télévision - je ne sais plus de quelle chaîne, j'espère que ce n'est pas la vôtre mais je n'en sais rien - se rendre en IRAN pour demander à Monsieur Anis NACCACHE qui est un assassin et un terroriste, si le ministre de l'Intérieur de l'époque disait la vérité ou pas ! Mais enfin, dans quel système vivons-nous ?
D'autre part, que la justice fasse son travail, c'est normal. Mais elle a, elle aussi, des comptes à rendre. Elle ne peut pas faire n'importe quoi. Et que les médias ne se substituent pas à la justice. Il ne peut pas y avoir deux enquêtes : une enquête qui est conduite par la justice et une enquête publique du style de ce qui se faisait en Union soviétique, où vous êtes jugé à partir du moment où vous êtes cité ! C'est totalement inacceptable. Ca n'a rien à voir avec la démocratie.


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Arlette CHABOT
On a eu les chiffres, on se souvient, au début de la semaine avec une augmentation de 7,6% des crimes et délits. On voit cette augmentation, 2001 par rapport à 2000, notamment les vols avec violence qui sont de plus en plus nombreux et qui concernent des gens de plus en plus jeunes, c'est-à-dire bien souvent des mineurs. Charles PASQUA, si je vous dis quelles sont vos propositions face à cette délinquance ? On dit souvent tolérance zéro. Certains disent : ça n'a pas de sens, on dit réponse appropriée à chaque crime et délit ?


Charles PASQUA
D'abord, je ne crois pas que l'on puisse répondre d'une manière globale et très simpliste à ce problème. Je crois qu'il y a des mesures à prendre dans l'immédiat et - c'est peut-être regrettable mais c'est comme ça - ce sont des mesures de répression.


Arlette CHABOT
Par exemple, vous faites quoi ?


Charles PASQUA
On ne peut pas tolérer plus longtemps que dans un certain nombre de quartiers on se retrouve dans une situation de non-droit. On ne peut pas tolérer non plus que les policiers, les gendarmes, les pompiers soient agressés. La justice doit faire son travail et il faut prendre un certain nombre de mesures immédiates. Mais naturellement il y a des mesures à long terme.


Arlette CHABOT
Mais des mesures immédiates, c'est lesquelles Monsieur PASQUA ?


Charles PASQUA
Les mesures immédiates ? Renforcer la police, modifier l'ordonnance de 1945¿


Arlette CHABOT
Pour les mineurs.


Charles PASQUA
Absolument. Construire des centres qui permettent de reprendre les mineurs récidivistes et de leur réapprendre les règles de la vie en société et prendre un certain nombre de mesures contre les familles qui ne s'occupent pas de leurs enfants.
C'est évident mais ce n'est pas suffisant. Car le problème auquel nous sommes confrontés est beaucoup plus vaste que ça. Tout cela remonte aux années 74, en fait aux années 60, où on a construit un peu n'importe comment. Nous avons des cités qui se sont transformées en véritables ghettos.
Je le vois bien dans mon département. J'ai essayé d'y porter remède : j'ai fait accepter par l'ensemble du conseil général un plan qui est à la fois un plan d'urbanisation et un plan qui concerne l'humanisation. Dans le même temps, il est bien évident que tout cela commence à l'école. On ne peut pas accepter que dans l'école de la République, dès l'âge de six ans, les enfants soient marginalisés parce qu'ils viennent d'un milieu défavorisé ou parce qu'ils ne parlent pas bien le français. C'est inacceptable.
A partir de ce moment là, les enfants vont arriver jusqu'à la classe de sixième mais ils ne pourront pas suivre. Ils ne pourront pas avoir des études convenables et ils n'auront aucun accès à la connaissance. Et c'est ainsi que l'on forme les futurs bataillons d'exclus et d'aigris.

Sur le problème de la sécurité, je voudrais dire ceci : je ne voudrais pas que du débat de ce soir sorte le sentiment que l'on mène une action générale contre les jeunes. Ce serait complètement dément.
Deuxièmement, il est bien évident que le premier effort doit être fait à l'école, dès les premières années. C'est ce que je fais dans mon département et nous avons investi beaucoup d'argent. Chaque année, nous récupérons 25000 enfants à l'aide de 1500 professeurs et instituteurs.
Troisièmement, nous ne règlerons pas les problèmes de sécurité, si nous continuons à vouloir les régler au niveau national. Nous n'en avons pas les moyens.


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Arlette CHABOT
Comment peut-on aider les parents, Charles PASQUA ?


Charles PASQUA
Ce serait très long d'expliquer cela, parce qu'il y a plusieurs procédés et plusieurs actions pédagogiques. Je crois d'abord qu'il faut partir d'un principe : l'école de la République ne peut pas accepter que des enfants soient abandonnés sur le bord du chemin, quels qu'ils soient et quelles que soient les difficultés.
Dans mon département, par exemple, lorsque des enfants sont difficiles, les professeurs essaient de discuter avec eux et avec les parents, mais avec notre aide ! Parce que nous intervenons et parce que nous essayons de passer un contrat et d'associer le garçon à l'action qui va être conduite. Eventuellement, nous fournissons même un tuteur pour l'aider.
Dans les établissements scolaires, avant que les choses ne se détériorent, nous avons placé des médiateurs éducatifs que nous payons nous-mêmes et cela a fourni les meilleurs résultats. D'ailleurs, l'Education nationale s'est ensuite emparée du procédé.


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Laurent JOFFRIN
Est-ce que les candidats ici présents sont prêts à réformer la police nationale et la gendarmerie dans le sens que je viens d'indiquer ? (ndlr : une meilleure répartition des forces de l'ordre sur l'ensemble du territoire). C'est-à-dire affronter les maires et les syndicats qui ne seront pas d'accord. C'est là où l'autorité commence.


Charles PASQUA
Premièrement, je voudrais rappeler que lorsque j'ai été ministre de l'Intérieur de 1993 à 1995, j'ai réformé la police et j'ai mis sur pied un nouveau système en accord avec la gendarmerie qui permettait une meilleure répartition des effectifs.
Deuxièmement, le problème auquel se trouve confronté la police est que beaucoup de policiers sont utilisés à d'autres tâches. Il est là le problème ! C'est la raison pour laquelle j'avais fait des propositions. Mais dès que je suis parti tout a été abandonné parce que Bercy (ndlr : ministère des Finances) a repris d'une main ce qu'il avait lâché de l'autre. J'avais obtenu que l'on recrute du personnel administratif, parce que pour être standardiste ou pour taper à la machine on n'a pas besoin d'avoir suivi des cours à l'école de police. Et à ce moment-là on aurait pu sans grande difficulté dégager 5000 policiers expérimentés pour les mettre dans les quartiers difficiles. Tout cela peut être fait très vite : il y a des gens au chômage qui ne demanderaient pas mieux que de travailler ! On peut disposer d'une formation rapide et employer ainsi des policiers pour des tâches de police et non pour des tâches de chauffeur ou pour servir le café, etc.


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Arlette CHABOT
Petite question rapide posée à l'un et à l'autre sur le cannabis : dépénalisation, c'est très simple, c'est oui ou non à chacun. C'est un débat de société, il y en a dans chaque élection présidentielle.


Noël MAMERE
Oui, dépénalisation du cannabis.


Charles PASQUA
Je l'ai dit et je le répète non.


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Charles PASQUA
Il y a une question que vous n'avez pas posée ce soir. Nous sommes dans le cadre d'une élection présidentielle, alors il me semble que l'on a oublié l'essentiel : quelle doit être la principale qualité d'un président de la République ?


Arlette CHABOT
Eh bien vous allez nous le dire !


Charles PASQUA
Il doit pouvoir décider ! Eh bien, j'ai le regret de vous dire que - quel que soit celui qui sera élu - la marge de décision dont il disposera sera infime, compte tenu des exigences de la Banque centrale européenne et des critères de convergence.
C'est la raison pour laquelle je pense qu'il conviendrait de réviser le traité de Maastricht et de changer les conditions de fonctionnement de la Banque centrale européenne. La Banque centrale ne doit plus avoir comme seule obligation de lutter contre l'inflation : elle doit veiller au développement économique ! Ce serait une première mesure à prendre.
Pour le reste, la France est directement concernée par la mondialisation ; et l'Europe, en tant que puissance économique et indépendante, n'existe pas pour le moment. Contrairement à tout ce qu'on nous a raconté, son développement est directement tributaire de l'évolution de la situation aux Etats-Unis. Alors, déciderons-nous de reprendre les choses en mains ? C'est ce que je propose, en ce qui me concerne.


Arlette CHABOT
Charles PASQUA, par exemple les 35 heures, vous revenez dessus ?


Charles PASQUA
Dans tous les cas, pas de 35 heures pour les petites et moyennes entreprises sans négociation au cas par cas !


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Arlette CHABOT
Charles PASQUA puisque vous pensiez vous défiler sur les impôts.


Charles PASQUA
Je ne comptais pas du tout me défiler ! Je voyais que vous ne me demandiez rien !
Je crois qu'il y a aujourd'hui une nécessité absolue : il faut réduire le poids de l'Etat. Il faut que l'Etat se concentre sur ses tâches essentielles, mais dans le même temps il faut alléger son poids. Il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de double emploi entre les services de l'Etat, ceux des départements et ceux des régions. Dans le même temps, il faut supprimer un certain nombre de postes qui ne servent à rien. Parmi ces postes, au premier chef, il y a un certain nombre de ministères.
Sur les quarante ministères, il y en a au moins vingt que l'on peut supprimer sans difficulté. On peut aussi diminuer le nombre des députés : compte tenu de ce à quoi ils servent, ce ne sera pas difficile !


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Arlette CHABOT
Charles PASQUA, qu'est-ce que vous voulez pour la France, vous qui avez applaudi le général de GAULLE ?


Charles PASQUA
D'abord, je crois qu'il faut rappeler aux Français que ce qu'ils ne feront pas eux-mêmes pour la France, personne ne le fera à leur place.
Deuxièmement, ceux qui demain seront appelés à gouverner le pays doivent se rendre compte d'une chose : la France d'aujourd'hui n'est plus celle que nous avons connue, il y a 10 ans, il y a 40 ans. Et je crois qu'il ne suffit pas d'imaginer que nous allons pouvoir continuer comme cela. Au contraire, il faut repenser les bases de la République et les bases de notre société pour que chacun puisse y trouver sa place.

(source http://www.pasqua-2002.org, le 12 février 2002)

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