Discours de M. Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie, sur la construction du nouveau consulat général de France, la modernisation des locaux pour un meilleur accueil du public et la question des visas, Bamako, Mali, le 11 février 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Discours de M. Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie, sur la construction du nouveau consulat général de France, la modernisation des locaux pour un meilleur accueil du public et la question des visas, Bamako, Mali, le 11 février 2002.

Personnalité, fonction : JOSSELIN Charles.

FRANCE. Ministre délégué à la coopération et à la francophonie

Circonstances : Inauguration du nouveau consulat général de France à Bamako, Mali, le 11 février 2002

ti : Le projet de construction d'un nouveau consulat général de France à Bamako a été lancé, en décembre 1997, par le Premier ministre Lionel Jospin, qui effectuait alors sa première visite officielle en Afrique - je lui en souhaite d'autres et au Mali en particulier !

Certes, comme souvent en pareil cas, les travaux ont duré un peu plus longtemps que prévu, mais je me réjouis tout particulièrement de pouvoir inaugurer aujourd'hui ce bâtiment qui abritera également les services de l'ancienne paierie, devenue trésorerie depuis la réforme de la Coopération. Cette réalisation, qui aura coûté 1,3 milliard de Francs CFA, permettra un meilleur accueil des usagers, notamment du consulat, qui disposera d'une surface deux fois et demie plus importante que dans ses anciens locaux.


Le consulat pourra ainsi remplir dans de meilleures conditions ses missions. Faut-il le rappeler ? Il est au service aussi bien des Français que des Maliens. Les nouveaux locaux permettront de mieux servir les uns comme les autres. Les Français - pour lesquels le consulat joue en quelque sorte le rôle d'une mairie - seront accueillis dans des espaces rénovés où ils trouveront l'écoute dont ils ont besoin pour faire face aux problèmes administratifs mais aussi parfois sociaux que peut poser l'expatriation. Et les demandeurs de visas bénéficieront aussi de locaux spécialement aménagés. Quatre guichets leur seront réservés et, grâce à l'équipement informatique, les demandes pourront être saisies en direct, évitant des manipulations de dossiers inutiles.

Cette modernisation, voulue par le gouvernement, ne suffira pas à elle seule à régler les problèmes malheureusement trop souvent constatés en matière d'accès aux services du consulat.

Je veux croire que la coopération que nous avons établie avec les autorités maliennes permettra d'aborder sereinement ces problèmes. Car le risque est grand, face au développement de certaines pratiques illégitimes - je pense ici à ces "intermédiaires" qui se pressent aux abords du consulat en prétendant faciliter l'obtention du rendez-vous ou de visas - de voir les obstacles réglementaires se multiplier sur le chemin du demandeur de visa. Nous ne le cachons pas : ce chemin est déjà, parfois, un véritable parcours du combattant et la tendance, au sein de l'Union européenne et des pays du groupe de Schengen, n'est pas à l'allégement des procédures, et les événements du 11 septembre vont plutôt renforcer cette tendance. Je continuerai pour ma part à plaider afin que la France exerce une influence modératrice dans les débats sur ce sujet au sein de l'Union. L'hospitalité est ici une valeur fondamentale ; je souhaite qu'elle le reste également en France et que nous puissions recevoir dignement ceux qui effectuent la démarche de demander un visa pour notre pays.

Et, puisque nous avons eu la chance de vivre ici hier les dernières heures de la coupe d'Afrique des nations, qu'il me soit permis de rêver avec vous : qui sait s'il n'y aura parmi ces demandeurs, ceux qui constitueront la relève des Salif Keita, Jean Tigana ou Adama Coulibaly qui firent, qui font encore, les beaux jours de l'AS Saint-Etienne dans les années 70, de l'équipe de France dans les années 80, ou du Racing Club de Lens aujourd'hui ?

Dès demain pour le consulat, et dans les prochains jours pour la paierie, ces nouveaux locaux seront accessibles au public, qui pourra ainsi apprécier, par lui-même, les améliorations apportées.

Je suis heureux et fier en inaugurant ces nouveaux équipements de marquer ainsi la volonté de mon pays, de mon gouvernement, de renforcer encore nos relations d'amitié./.

(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 14 février 2002)

Rechercher