Déclaration de M. Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, sur le développement du sport scolaire et de l'éducation physique et sportive, notamment la mise en place d'un enseignement complémentaire en EPS dans le secondaire et de formations personnalisées dans l'enseignement supérieur, Paris le 25 avril 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, sur le développement du sport scolaire et de l'éducation physique et sportive, notamment la mise en place d'un enseignement complémentaire en EPS dans le secondaire et de formations personnalisées dans l'enseignement supérieur, Paris le 25 avril 2002.

Personnalité, fonction : LANG Jack.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale

Circonstances : Signature de conventions avec les Fédérations pour le développement du sport scolaire à Paris le 25 avril 2002

ti : Messieurs les Présidents,
Messieurs les Directeurs,
Messieurs les Inspecteurs généraux,
Mesdames, Messieurs,


Je vous remercie d'avoir répondu à mon invitation et je suis satisfait de me trouver parmi vous pour vous informer des décisions que j'ai arrêtées pour relancer le sport scolaire et mieux organiser les créations de sections sportives.

Je me félicite également que quatre fédérations, qui nous aident dans le développement du sport auprès des jeunes aient demandé à signer des conventions avec le ministère de l'éducation nationale.

Je procéderai à ces signatures dans quelques minutes avec les présidents concernés.

Comme vous le savez depuis deux ans, j'ai pris de nombreuses décisions qui visent toutes à obtenir que dans l'organisation du système éducatif l'Education Physique et Sportive, comme les enseignements artistiques, occupe une place aussi importante que toutes les autres disciplines.

L'EPS participe avec ses spécificités propres à la construction de la personnalité et de l'équilibre des jeunes.

Je vous rappelle simplement quelques décisions qui entrent en vigueur dès cette rentrée scolaire.

Dans le premier degré, les étudiants d'IUFM volontaires pourront recevoir dans leur formation initiale, une formation dominante en EPS. Ils pourront dans les écoles, par échanges de services avec leurs collègues effectuer la moitié de leur service en EPS.

Au collège, les itinéraires de découverte vont permettre des liaisons intéressantes avec les autres disciplines.

Au lycée, j'ai offert la possibilité d'ouverture d'un enseignement complémentaire en EPS dans toutes les séries. Cette mesure permettra aux jeunes qui le souhaitent de valoriser dans leur cursus leur haut niveau dans le domaine des activités physiques et sportives.

- Dans l'enseignement supérieur des formations professionnalisées en plus grand nombre seront ouvertes dès cette rentrée comme me l'a proposé le professeur Jean CAMY auquel j'avais confié la préparation d'un rapport sur la professionnalisation des études en STAPS.

J'ai également décidé de la création d'une section EPS rattachée l'école normale supérieure de Cachan et implantée dans son antenne de Kerlan. Les épreuves du concours de recrutement des élèves de cette section vont se dérouler en mai.

Ce ne sont que quelques-unes des mesures qui entrent en application dès cette année. Mais l'objet de notre rencontre est de nous attacher à promouvoir d'autres interventions de l'Education nationale, complémentaires à l'enseignement dans la classe. Il s'agit de la relance du sport scolaire, de la définition des conditions d'ouverture des sections sportives, et de la signature de conventions de partenariat avec de grandes fédérations sportives.

1 - LE SPORT SCOLAIRE

Il repose sur la base du volontariat des élèves et d'un fonctionnement associatif étroitement lié au système éducatif.

Dans le premier degré, l'Union Sportive de l'enseignement du premier degré (USEP) animée par son président M. MACHU et son directeur M.MARCHAL compte 800 000 licenciés.

Dans le second degré, l'Union nationale de sport scolaire (UNSS), dirigée par M. BOUJON compte 900 000 licenciés.

Je tiens à cette occasion à féliciter MM. MACHU, MARCHAL et BOUJON pour leur dynamisme et les résultats qu'ils obtiennent avec le concours de leurs cadres académiques et départementaux.

J'ai néanmoins souhaité rechercher car c'est le rôle d'un ministre, comment il serait possible de valoriser et d'accroître qualitativement et quantitativement les résultats déjà obtenus.

J'ai donc chargé l'inspecteur général Michel LEBLANC d'établir un rapport sur le sport scolaire faisant un état des liens et des propositions d'amélioration.

Il a conduit une consultation nationale à laquelle 86 % des circonscriptions du premier degré et 76 % des EPLE ont participé en répondant au questionnaire qu'il leur a été adressé. Je tiens à cet instant à les en remercier publiquement pour leur collaboration. L'excellent rapport que m'a remis M.Michel LEBLANC a fait apparaître les points forts et la faiblesse du dispositif et il a formulé des propositions très intéressantes et très novatrices.

J'ai donc tenu à rappeler à tous les acteurs élèves, enseignants, inspecteurs, directeurs d'écoles et chefs d'établissement mon attachement au sport scolaire pour développement des activités physiques et sportives et de l'apprentissage de la vie associative.

C'est l'objet du texte qui se trouve dans votre dossier qui rappelle les objectifs et les obligations de chacun.

Il doit être sans cesse réaffirmé que le projet d'action dans le domaine du sport scolaire doit faire partie intégrante du projet de l'établissement.

Dans le premier degré, l'association sportive n'est pas obligatoire, mais je souhaite que la plus grande partie des écoles en soit dotée. Dans le second degré, la création de l'association sportive repose sur une obligation législative. Certains établissements du second degré ne possèdent pas d'association sportive. Ils doivent sans délai se mettre en conformité avec la loi, car cette situation porte préjudice aux élèves de ces établissements. Les recteurs doivent veiller à la pratique du sport scolaire et à l'offre la plus large possible, éventuellement par mutualisation entre plusieurs établissements lorsque les effectifs sont faibles. Le conseil d'administration doit donc examiner le projet de l'association sportive. Les élèves doivent être associés à la définition du contenu de ce projet qui doit prendre en compte leurs attentes. L'activité de l'association repose essentiellement sur l'implication des enseignants d'EPS. J'ai pu le constater lors des rencontres que j'ai eues avec eux lors de mes déplacements.

Les chefs d'établissement et les inspecteurs pédagogiques régionaux doivent s'assurer que chacun respecte son forfait horaire et valoriser les activités menées. Le rôle du chef d'établissement et du directeur d'école est fondamental, je sais pouvoir compter sur eux et je les en remercie. La circulaire qui vous est communiquée apparaîtra à certains très contraignante, pour d'autres elle ne sera que la confirmation de ce qu'ils font. Il n'y avait pas eu de texte cadre depuis 1987. Je tenais à rappeler les objectifs et à fixer les voies et moyens pour y parvenir, c'est l'objet de la circulaire que je viens de prendre.

2 - LES SECTIONS SPORTIVES

Elles occupent dans le système éducatif une place originale qui les distingue des pôles espoirs relevant du ministère de la jeunesse et des sports qui s'adressent à des sportifs de haut niveau. Les sections sportives quant à elles poursuivent un double objectif, qui est d'accueillir des élèves motivés et aptes aussi bien au plan sportif qu'au plan scolaire. Elles peuvent parfois constituer une structure de remédiation pour permettre à des élèves ayant de très bons résultats sportifs de corriger ses résultats scolaires modestes.

Leur ouverture est décidée par le recteur et j'ai constaté ces dernières années une assez grande disparité entre les académies.

Il convient de respecter l'objectif scolaire avec des aménagements d'emploi du temps si nécessaire et des compléments de formations apportées par des fédérations dans la pratique sportive.

Une charte des sections sportives scolaires fait l'objet d'une préparation concertée associant le ministère de la jeunesse et des sports et les partenaires de l'Education nationale.

Elle sera signée, la semaine prochaine, par M. Jean-Paul de GAUDEMAR, directeur de l'enseignement scolaire.

Je souhaite qu'il n'y ait pas de confusion entre les sections sportives scolaires de l'Education nationale et les pôles espoirs de la Jeunesse et Sports. Elles ne s'adressent pas aux mêmes élèves et elles ne poursuivent pas les mêmes objectifs.

3 - LES CONVENTIONS - AVEC LES FEDERATONS SPORTIVES

Elles viennent compléter et faciliter les pratiques des sports dans le cadre de l'Education physique et sportives, et du sport scolaire.

Les partenariats doivent, au bénéfice des élèves, faciliter le travail des enseignants par la diffusion de documents pédagogiques, les conseils de cadres spécialistes et le prêt de matériel.

Je suis très content de procéder maintenant aux signatures des conventions avec :
- M. Christian BIMES, président de la fédération française de tennis
- M. Gérard VELTEN, président de la fédération française de tennis de table
- M. André AMIEL, président de la fédération française de hand-ball
- Mme Marie-Hélève VIENNE, vice-présidente de la fédération française de golf
- M. BOUJON, président de l'UNSS
- M. MACHU, président de l'USEP

Vous trouverez également dans cette salle, le rapport que le député maire de Créteil, M. Laurent CATHALA, a remis au Premier ministre à l'issue de la mission qui lui a été confiée sur les équipements sportifs.


(Source http://www.educaton.gouv.fr, le 26 avril 2002)

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