Déclaration de Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication, sur le développement de la musique, notamment au travers des manifestations dans le cadre de la Fête de la musique, Paris le 26 mars 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication, sur le développement de la musique, notamment au travers des manifestations dans le cadre de la Fête de la musique, Paris le 26 mars 2002.

Personnalité, fonction : TASCA Catherine.

FRANCE. Ministre de la culture et de la communication

Circonstances : Présentation de l'édition 2002 de la Fête de la musique à Paris le 26 mars 2002

ti : Mesdames, Messieurs, chers amis,

L'an passé nous avons fêté la 20e édition de la Fête de la musique. Ce fut un moment important, qui nous a permis de faire le point sur une déjà longue histoire et de mieux comprendre les raisons d'un succès populaire d'une ampleur exceptionnelle.

Je rappelle quelques chiffres.
- Depuis 1982, environ 80 % des Français ont participé au moins une fois à la Fête de la musique : 70% l'ont fait en tant que spectateur et plus d'un sur 10, soit environ 5 millions de personnes ont profité de cette occasion pour s'exprimer publiquement en amateur.
- Le succès de la Fête ne se dément pas puisque lors de la dernière édition, plus de 10 millions de personnes ont écouté de la musique, en concert ou dans la rue et environ 800 000 personnes y ont chanté ou joué d'un instrument.
- Cette participation massive concerne toutes les catégories sociales et toutes les régions et la Fête continue d'entretenir des liens privilégiés avec les jeunes.

Mais ce retour sur le passé doit être l'occasion de mieux se projeter dans l'avenir. Il faut travailler à donner à la Fête les orientations qui lui permettront de garder élan et dynamisme, de rester jeune pour les jeunes malgré sa déjà longue histoire.

Un tel succès n'est jamais définitivement acquis. Si, en France, la Fête de la musique connaît la diffusion nationale qui est la sienne c'est bien parce qu'elle est le fruit d'une volonté et d'un projet collectif. Un projet qui s'inscrit dans une politique d'ensemble, un projet qui soutient et relaie l'initiative de tous les acteurs.

J'ai donc souhaité que le passage du cap des 20 ans soit l'occasion d'initiatives nouvelles. Nous avons donc lancé un appel d'offre pour choisir l'opérateur à qui nous confions la tâche d'animer et de coordonner ces initiatives en France comme ailleurs dans le monde.

C'est l'ADCEP, association pour le développement de la création des études et des projets, dirigée par Jean-François Millier qui l'a de nouveau emporté mais avec une équipe renouvelée placée sous la responsabilité d'Hervé Bordier dont la compétence et l'ouverture d'esprit ne sont plus à démontrer puisqu'il a été notamment le fondateur des Rencontres transmusicales de Rennes où se sont révélés bien des talents de la nouvelle scène musicale française et internationale.
Je tiens, en cette occasion, à saluer le travail accompli par Jean-François Millier et à le remercier vivement pour toute sa contribution, tout en sachant que, fort heureusement, il ne déserte pas complètement le terrain. Jean-François Millier va continuer, en effet, à animer le réseau international de la Fête de la musique. Ce n'est pas une mince responsabilité puisque la Fête est aujourd'hui présente dans plus de cent dix pays et donne lieu à des échanges soutenus de musiciens entre les pays participants.

Le projet qui nous a été présenté par Hervé Bordier correspond bien aux objectifs que nous nous étions fixés avec la DMDTS pour les prochaines éditions. Hervé Bordier vous annoncera lui-même les moments forts de la 21e édition qui concrétiseront ce nouvel élan. J'insisterai donc seulement sur les objectifs.

Le premier c'est de faire une place visible aux croisements des genres musicaux. Nous savons déjà que la Fête de la musique est la fête de toutes les musiques et qu'effectivement on peut ce soir là entendre, dans la rue ou ailleurs, tous les genres musicaux interprétés de multiples façons. Je souhaite aussi que la Fête soit l'occasion de rencontres insolites et créatives. Le ministère de la Culture donnera l'exemple puisque nous accueillerons ensemble, au Palais Royal, l'orchestre Philharmonique de Radio-France et le DJ Manu le Malin.

Le second objectif est de mettre en valeur les jeunes talents. La Fête de la musique doit être un moment fort de découverte et en particulier de découverte de nouveaux talents. La présence, ici ce soir, de Sayag Jazz machine, comme le choix même du Batofar pour cette présentation sont des signes de cette très forte priorité que j'ai suggérée aux organisateurs de la Fête.

Le troisième objectif est d'inciter le public à la déambulation tout en invitant les musiciens à aller à sa rencontre à le surprendre là où il ne s'y attend pas forcément. J'ai donc souhaité que des parcours musicaux puissent être organisés. Il y en aura plusieurs et de tous les styles à Paris, en régions comme à l'étranger. Il y aura des défilés, comme la grande parade qui traversera les 19e et 20e arrondissements. Il y aura également des parcours de découvertes comme celui des cours des hôtels du Marais consacrées aux musiciens du Mali.

Je cite également le parcours organisé à Mâcon par la Cave à musiques, celui de Pont Aven entraîné par le groupe Casse pipe ou encore les 12 heures de Valenciennes qui envahiront rues, places, monuments et institutions. Je me réjouis que cette 21e édition de la Fête ait, d'ores et déjà, motivé de nombreux musiciens. Je pense bien sûr à ceux qui sont avec nous ce soir et qui vont se produire sur cette scène : Julien Loureau et DJ Sharel, Rokya Traoré, Sayag Jazz Machine et Jean-Marie K. Je salue également Manu le Malin et René Koering directeur de la musique de Radio France que nous accueillerons au Palais Royal le 21 juin prochain.

A côté de ces initiatives nouvelles, la 21e Fête de la musique respectera les principes qui ont présidé à son lancement.
- Une multitude de concerts, des tout petits aux plus grands, des plus amateurs aux plus professionnels. Des concerts dans tous les lieux possibles, dans la rue, sur les places, dans les cafés comme dans les monuments historiques.
- Et puis des outils qui ont fait leurs preuves comme le traditionnel livret chanson destiné aux établissements scolaires et que nous réalisons avec le concours du ministère de l'Education nationale, sans oublier le site de la cyberfête dont vous pouvez découvrir, ici même les premiers éléments.

Avant de passer la parole à Hervé Bordier, je tiens à saluer également les partenaires qui nous soutiennent dans l'organisation de cette Fête. En premier lieu, bien sûr, le ministère de l'Education nationale et le ministère des Affaires étrangères, la Mairie de Paris, la SACEM, A Nous Paris, la FNAC, Radio France, RFI et RFO. Chacun d'entre eux contribue à sa façon au rayonnement national et international de la Fête de la Musique. Qu'ils en soient tous remerciés.


(Source http://www.culture.gouv.fr, le 29 mars 2002)

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