Déclaration de M. Alain Madelin, président de Démocratie libérale, sur la réélection de J. Chirac à la Présidence de la République et sur la nomination de J.P. Raffarin au poste de Premier ministre, sur la préparation des élections législatives et sur le rapprochement de Démocratie libérale et de l'UMP, Paris le 15 mai 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Alain Madelin, président de Démocratie libérale, sur la réélection de J. Chirac à la Présidence de la République et sur la nomination de J.P. Raffarin au poste de Premier ministre, sur la préparation des élections législatives et sur le rapprochement de Démocratie libérale et de l'UMP, Paris le 15 mai 2002.

Personnalité, fonction : MADELIN Alain.

FRANCE. Démocratie libérale, président;FRANCE. Mouvement Idées action, président

ti : Madame, Monsieur le Conseiller National,


Après la réélection de Jacques CHIRAC et la nomination de notre ami Jean Pierre RAFFARIN au poste de Premier Ministre, notre famille politique se trouve pour la première fois depuis 1974 aux premiers postes de responsabilités.

Cette nomination me réjouit sincèrement, à titre personnel et pour notre famille. Elle implique le devoir pour chacun d'entre nous de contribuer au succès de son action et à celui de son gouvernement.

Mais pour maintenir le cap, il nous faut maintenant assurer une nouvelle majorité pour éviter le risque d'une nouvelle cohabitation.

Près d'une centaine de candidats issus de notre famille se présenteront les 9 et 16 juin prochains. Nous avons atteint l'essentiel de nos objectifs, notamment pour ceux ayant des chances raisonnables d'être élus.
Je souhaite bonne chance à chacun, pour que le plus grand nombre puisse, dans la nouvelle mandature, défendre les idées et les convictions qui sont les nôtres.

La consultation que j'ai engagée auprès de nos adhérents, les contacts engagés tant avec les élus qu'avec les responsables de notre mouvement démocrate libéral et indépendant, montrent l'attachement de l'immense majorité à la permanence de notre famille politique.

Pour cela toutes les possibilités sont ouvertes, sauf une en ce qui me concerne, vous le savez, la dissolution de fait de Démocratie Libérale dans une nouvelle formation qui ne respecterait pas la diversité des familles de l'opposition et entendrait les verrouiller dans un parti unique.

Certains, notamment chez les élus, proposent de rassembler l'opposition de notre famille politique dans une structure fédérative aux contours aujourd'hui encore mal définis ; d'autres, très nombreux, préfèrent le maintien de Démocratie Libérale en tant que parti, dans un rassemblement majoritaire.

Je pense qu'il nous faut attendre le résultat des élections législatives pour voir ensemble comment conjuguer le besoin d'unité avec la nécessaire diversité.

A cette fin, au lendemain des législatives, je réunirai une Convention Nationale, instance devant laquelle je remettrai mon mandat de Président et qui décidera, selon nos statuts, de nos choix d'avenir.

Il appartiendra à chacun de se prononcer.

Vous remerciant de votre confiance dans cette période difficile, je vous prie de croire en mes sentiments les plus cordiaux.

Amicalement

Alain MADELIN

(Source http://www.demlib.com, le 17 mai 2002)

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