Interview de M. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, à Europe 1 le 29 août 2002, sur la maîtrise de la langue française à l'école. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, à Europe 1 le 29 août 2002, sur la maîtrise de la langue française à l'école.

Personnalité, fonction : ASCHIERI Gérard.

FRANCE. FSU, secrétaire général

ti : - "Il y a l'idée que la maîtrise de la langue, et notamment la maîtrise de la langue écrite et aussi orale, passe par toutes les disciplines. Et c'est vrai que cela correspond à un constat qui a souvent été fait. Et là, je dirais, il est officialisé, il y a des instructions qui semblent donner dans ce sens."

Vous dites "c'est un constat qui est souvent fait". Vous avez des exemples ?

- "Oui. On sait que souvent, et on le voit à l'école primaire mais au-delà de l'école primaire, les difficultés de maîtrise du français, de maîtrise de l'écrit, peuvent avoir des répercussions dans d'autres disciplines, parce que tel élève ne vas pas bien comprendre l'énoncé, ou alors ne va pas être capable de formuler la réponse d'une manière satisfaisante, alors que peut-être il a la réponse. Mais inversement, pour bien maîtriser le français, il faut aussi que toutes les disciplines collaborent. C'est un peu cela l'idée. Les programmes insistent beaucoup là-dessus. De ce point de vue, je crois qu'on ne va pas s'en plaindre. Le problèmes sont peut-être ailleurs. Ce sont les moyens pour faire ce travail, les moyens pour mettre en oeuvre ces programmes."

Concrètement, que signifie ce manque de moyens ? Que désirez-vous ?

- "C'est, d'une part, le temps pour les enseignants. Et d'autre part, la formation qui est indispensable. Je crois que la volonté vraisemblablement existe. Parce que nos collègues sont attentifs à ces questions. En même temps, je ne sais pas s'ils en ont les moyens et notamment, s'ils ont le temps de faire tout cela. Mais ce que l'on ne voudrait pas non plus, c'est que cette mise en avant du français se fasse au détriment de l'ensemble des enseignements nécessaires à la formation d'un élève, bien évidemment. Et là aussi, cela renvoie à la formation pour savoir comment on articule les divers enseignements, et aussi aux moyens, en termes de temps, et en particulier de temps pour travailler en équipe."

(Source :premier-ministre, Service d'information du gouvernement, le 30 août 2002)

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