Lettre de M. Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF, et propositions du MEDEF pour la Convention sur l'avenir de l'Europe, intitulées "Donnons à l'Europe les moyens de ses ambitions", Paris le 25 juin 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Lettre de M. Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF, et propositions du MEDEF pour la Convention sur l'avenir de l'Europe, intitulées "Donnons à l'Europe les moyens de ses ambitions", Paris le 25 juin 2002.

Personnalité, fonction : SEILLIERE Ernest-antoine.

FRANCE. MEDEF, président

Circonstances : Assemblée plénière de la Convention pour l'avenir de l'Europe à Bruxelles les 24 et 25 juin 2002

ti : (Lettre)


Monsieur le Président,

La Convention sur l'avenir de Europe est porteuse de grandes espérances pour tous ceux qui estiment nécessaire l'accélération de l'intégration européenne. Le MEDEF soutient et encourage son Président dans son action, décisive pour l'avenir de notre continent.

Depuis l'origine, les entreprises ont joué un rôle majeur dans la réalisation du marché unique. La réussite du passage à l'euro est, aujourd'hui, une étape décisive sur la voie de son achèvement. Au-delà du grand marché intérieur, les entreprises ressentent aussi le besoin, face à la globalisation, de pouvoir disposer d'un cadre fédérateur européen mieux organisé, plus efficace, plus solidaire et permettant à l'Europe de tenir sa place sur la scène internationale. Au moment où l'Union européenne s'apprête à s'élargir à l'Europe centrale et orientale, il nous semble urgent de lui donner les moyens de ses ambitions. Tel est l'objet de cette contribution du MEDEF au débat de la Convention.

Nous attendons ainsi de l'Europe quelle défende d'une seule voix ses intérêts économiques face à ses partenaires. Ceci suppose qu'elle décide efficacement, en fonction de votes majoritaires. Nous appelons à une gouvernante économique mieux affirmée, appuyant les réformes qu'exige notre compétitivité. Nous estimons, bien entendu, que la pleine réalisation du marché unique doit être menée à bonne fin et que l'espace européen de la recherche doit être mieux organisé pour se conformer aux objectifs fixés à Lisbonne. Nous appuyons aussi la mise en oeuvre d'une politique européenne de sécurité et de défense qui contribuera au développement des investissements et des coopérations des entreprises. Enfin, nous soulignons particulièrement le besoin d'une Europe plus proche de chacun, en encourageant tous les acteurs de la société civile à prendre des initiatives pour la faire progresser.

Nous espérons que ces contributions du MEDEF serviront à l'élaboration des futures propositions de la Convention, pour laquelle nous formulons tous nos voeux de réussite.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma très haute considération.


(Source : http://www.medef.fr, le 30 juin 2002)

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