Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur les relations entre la France et la Louisiane, Paris le 15 octobre 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur les relations entre la France et la Louisiane, Paris le 15 octobre 2002.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président;FRANCE. RPR

Circonstances : Visite d'une délégation de sénateurs de l'Etat de Louisiane à Paris le 15 octobre 2002.

ti : Monsieur le Président du Sénat,
Madame le Gouverneur,
Chers collègues,


Permettez-moi tout d'abord, en mon nom et en celui du Président du groupe d'amitié France États-Unis, mon collègue et ami Paul Girod, de vous souhaiter la plus cordiale bienvenue au Sénat de la République française.

Dans les heures sombres, comme dans les jours heureux des liens forts de fraternité unissent nos deux pays. Vous le savez. Je le sais. Vous visiterez bientôt les plages de Normandie et le Musée de Sainte-Mère-Église où vous serez reçu par mon ami le sénateur Jean-François Le Grand. Vous constaterez par vous-mêmes les traces indélébiles de cette indéfectible amitié. Ces traces inscrites dans le sol de France sont plus fortes que les mots. Elles ont plus de poids à mes yeux que de longs discours.

C'est précisément parce que j'attache plus d'importance aux actes qu'aux paroles, que j'ai récemment décidé de planter un chêne américain dans le grand jardin du Sénat. La terre de Pittsburgh, la terre de New York, la terre de Washington, sont désormais mêlées à la terre de France.

Mais je ne souhaite pas donner à ce repas un tour trop sérieux. D'autant que si l'on considère non pas les relations franco-américaines dans leur globalité mais que l'on se concentre en particulier sur l'Etat de Louisiane, permettez moi de vous dire que mon c¿ur français bat plus fort.

Est-ce la langue ?

Est-ce l'histoire ?

Toujours est-il que l'Etat du Pélican exerce une fascinante attraction sur nous Français. Ce n'est pas notre Président de la République, que vous rencontrerez ce soir, qui dira le contraire. J'ai cru comprendre, mais vous êtes mieux placés que moi pour en juger, que Jacques Chirac ne garde pas de Louisiane que des souvenirs littéraires ¿

Le trafic fluvial sur le Mississippi - sujet de la thèse qu'il a écrite dans la cité du Croissant - est certes intéressant. Mais la beauté de vos femmes aurait dit-on rendu la rédaction de cette thèse plus difficile. A tel point que notre Président a bien failli devenir Louisianais !

Ceci explique-t-il cela ? Paul Girod a emmené il y a trois ans, un groupe de sept sénateurs français dans votre bel Etat. Sans doute eux aussi ont-ils étudié le trafic fluvial sur le Mississippi. Quoiqu'il en soit, vous les avez fort bien reçus et je vous en remercie.

Mais le c¿ur n'est pas tout. Il y a aussi la Francophonie. Je me réjouis de la signature, vendredi dernier, d'accords entre le ministère de l'éducation de la Louisiane, le CODOFIL et le ministère français des affaires étrangères. Puissent ces accords donner un élan renouvelé à cette partie de notre héritage commun.

Enfin, il existe d'importants échanges commerciaux entre la Louisiane et la France. Air Liquide, Rhodia, EADS, Sodexho sont des noms qui vous sont familiers. Regardons vers l'avenir. Ces échanges économiques fortifient nos liens.

Je souhaite à cet égard rendre hommage au Consul Général de France à la Nouvelle Orléans, M. Patrick Rolot et au Président de la dynamique chambre de commerce France, M. Damien Régnard, pour leur action efficace au service de nos deux pays.

Je termine ici mon bref propos. Et puisqu'il s'agit aussi d'une commémoration - celle de la vente en 1802 de la Louisiane aux États-Unis d'Amérique, permettez-moi simplement de vous demander de transmettre ce message au Président Georges W. Bush : la France est prête à envisager toute proposition sérieuse de rachat ¿ mais en euros ¿

Je vous souhaite un bon appétit à tous et un agréable séjour dans notre pays.

(Source http://www.senat.fr, le 16 octobre 2002)

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