Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur la politique économique et sociale du gouvernement, l'aide aux entreprises, la sécurité et le projet de réforme des retraites, à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur la politique économique et sociale du gouvernement, l'aide aux entreprises, la sécurité et le projet de réforme des retraites, à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2002.

Personnalité, fonction : RAFFARIN Jean-Pierre.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Réponse à une question posée par M. Jean Le Garrec, député PS, lors de la session des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2002

ti : Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député,


Merci de cette question qui démontre à l'évidence que vous n'avez pas été et que vous n'êtes toujours pas à l'écoute des Français. C'est vrai que je n'ai pas, comme mon prédécesseur, le goût de la communication du bilan, et de systématiquement vouloir marteler l'ensemble des décisions qui sont prises, parce que je sais que les Français n'accordent de l'importance qu'aux décisions qui sont à prendre.

Je voudrais vous rappeler que je suis engagé sur un discours de politique générale qui a été approuvée par la représentation nationale, et que semaine après semaine, je déroule les décisions, l'ensemble de mon gouvernement déroule les décisions telles que nous nous sommes engagés à procéder. D'abord, et vous l'oubliez, rétablir l'autorité républicaine, car où est la liberté, où est l'égalité, où est la fraternité sans la sécurité, la sécurité intérieure mais aussi la sécurité extérieure ?

Vous n'avez pas l'air de porter attention à la situation internationale. Cette situation internationale menaçante, exige que la France soit toute entière mobilisée sur sa défense et sur sa sécurité. Autorité républicaine, libérer les forces vives de notre pays. Et c'est pour cela que nous avons assoupli les 35 heures, que nous avons engagé un certain nombre de décisions, comme l'allégement des charges sociales pour permettre la dynamique des entreprises. Nous n'avons pas les mêmes conceptions de l'action politique. Je respecte les vôtres, je respecte vos convictions, je respecte vos propositions et je demande simplement que vous respectiez ce que je suis en train de vous dire, c'est à dire l'expression de l'action gouvernementale.

Libérer les forces vives, c'est aussi libérer nos territoires et faire en sorte que nous puissions passer à l'acte 2 de la décentralisation tel que nous nous y sommes engagés. Et troisièmement, faire en sorte, et nous sommes engagés sur ce dossier difficile de la justice sociale, c'est pour cela que je vous demanderai à toutes et à tous de travailler au delà des clivages partisans sur ce dossier très important des retraites qui concerne l'avenir de notre pays, qui concerne nos enfants, qui ne concerne pas nos étiquettes politiques mais qui concerne l'avenir de notre pays. Et c'est le prochain dossier qui sera soumis au Parlement.

Le Gouvernement est engagé, avec modestie et sans triomphalisme - je sais que cela dérange, mais ce n'est pas pour cela que nous changerons - autour de ces deux principes : de l'autorité mais aussi de l'humanité.

(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 21 novembre 2002)

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