Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur les menaces de marée noire sur les côtes de l'Aquitaine à la suite du naufrage du pétrolier "Prestige", à l'Assemblée nationale le 4 décembre 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur les menaces de marée noire sur les côtes de l'Aquitaine à la suite du naufrage du pétrolier "Prestige", à l'Assemblée nationale le 4 décembre 2002.

Personnalité, fonction : RAFFARIN Jean-Pierre.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Naufrage du pétrolier libérien "Prestige" au large des côtes espagnoles de Galice le 19 novembre 2002

ti : Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député,

Comme un certain nombre d'entre vous, j'ai manifesté derrière les banderoles "Erika plus jamais ça !". Je me souviens de cette situation que nous avons vécue, les uns et les autres, dans nos régions. Je me souviens de ces activités touristiques effondrées, de cette conchyliculture dévastée. Je me souviens de toutes ces difficultés majeures et de ces années nécessaires pour restaurer l'image des territoires ainsi abîmés. Tout ceci est au plus profond de nous-mêmes.

C'est pour cela, d'abord, que nous avons exprimé notre profonde solidarité avec les autorités espagnoles et les autorités régionales de Galice. C'est dans cette région que madame Bachelot s'est rendue immédiatement pour exprimer notre solidarité.

Nous avons ensuite fait notre travail pour proposer à l'Union européenne les véritables décisions d'avenir, des décisions que nous sommes déjà prêts, pour ce qui nous concerne, nous, la République française, à assumer. C'est-à-dire, à faire en sorte que notre armée puisse mettre "les bateaux-poubelles" à 200 milles de nos côtes pour faire respecter la protection de notre littoral.

Et puis, évidemment, sur cette catastrophe menaçante, aujourd'hui, les informations ne sont pas pessimistes. Aujourd'hui, nous ne sommes pas face à une situation d'extrême urgence. Cependant, j'ai décidé de créer un comité interministériel permanent de vigilance, de manière à ce que l'ensemble des partenaires de cette action nationale puissent suivre l'évolution de ces nappes qui menacent nos côtes. Nous avons, à la fois, une mobilisation environnementale et scientifique, et une mobilisation financière : les moyens seront là - quand on veut on met les moyens nécessaires et nous le faisons - et nous mettrons les moyens nécessaires. Mais aussi, je tiens à le dire, l'ensemble des dispositions, y compris avec les professionnels de la mer, qui connaissent mieux que d'autres cet environnement naturel. Et c'est pour cela que la concertation, avec tous les professionnels, et notamment avec les pêcheurs, les conchyliculteurs, avec l'ensemble des acteurs de notre littoral, nous travaillons à la concertation pour dégager tous les moyens nécessaires. On a vu par le passé, que de telles catastrophes prenaient les gouvernements par surprise. Je ne souhaite pas que le Gouvernement que j'ai l'honneur de diriger soit sur ce sujet surpris par les événements.

C'est pour cela que, dès maintenant, R. Bachelot sera, dimanche prochain, sur le littoral avec l'ensemble des acteurs, pour nous préparer à toute éventualité".


(source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 6 décembre 2002)

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