Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur le budget de 2003 et les prévisions de croissance, à l'Assemblée nationale le 17 décembre 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur le budget de 2003 et les prévisions de croissance, à l'Assemblée nationale le 17 décembre 2002.

Personnalité, fonction : RAFFARIN Jean-Pierre.

FRANCE. Premier ministre

ti : Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Bienvenue aux deux nouveaux députés,
Monsieur le député,

Quelle assurance dans vos propos ! Quelle aisance pour dénoncer votre propre bilan ! Figurez-vous, monsieur le premier secrétaire, que depuis que nous sommes arrivés aux responsabilités, nous découvrons d'excellents dossiers. Des dossiers importants pour la France. Des dossiers pourtant, pour lesquels il y a eu beaucoup d'imprévoyance financière. Nous devons faire en sorte aujourd'hui, de sauver l'industrie des télécom françaises, endettée à plus de 70 milliards
d'euros ! Nous devons sauver le système d'assistance aux personnes âgées, non financé - le ministre l'a dit tout à l'heure. Nous sommes aujourd'hui devant la nécessité de sauver le système social français mis en compte par l'imprévoyance quant aux retraites et par l'imprévoyance quant à la Sécurité sociale !

En effet... Restons calmes, c'est bientôt Noël, restons détendus ! On parle de choses sérieuses, on peut en parler calmement, sans nervosité. Je parle sans aucune nervosité. Je vous dis simplement que nous avons fait un budget 2003 qui est un budget de transition. En effet, ce n'est pas le budget que nous aurions souhaité, parce que c'est un budget qui assume un héritage de cinq ans de socialisme, cinq ans de mauvaise gestion que nous devons corriger.

Vous parlez du taux de croissance, il est évident qu'une hypothèse de taux de croissance, c'est, à la fois, une perspective économique, mais c'est aussi une ambition politique. Et nous voulons clairement dire aux entreprises de France, à tous les acteurs économiques et sociaux, que la crise n'est pas inéluctable ; qu'aujourd'hui, en se mobilisant, notre pays a toutes les chances pour réussir. C'est pour cela que nous mettons en place un certain nombre de dispositifs : je pense à l'allégement des charges, je pense à l'allégement fiscal, je pense à la prime pour l'emploi. Et savez-vous que l'allégement des charges, pour les jeunes par exemple, est en train d'atteindre des résultats meilleurs que ceux que nous avions prévus. Car nous atteindrons les 30 000 contrats emplois-jeunes, sans charges, d'ici à la fin de l'année. Voilà des réponses très concrètes.

Alors, monsieur le premier secrétaire, je vous le redis, ici, les engagements qui sont pris devant l'Assemblée nationale, c'est... Mais bien sûr qu'il est député, mais je croyais que c'était pour lui un honneur d'être premier secrétaire mais, bien sûr.... Mais, monsieur le député, les engagements qui sont pris devant la représentation nationale par le Gouvernement, seront tenus.

(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 18 décembre 2002)


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