Extraits de la déclaration de M. Jacques Chirac, Président de la République et candidat à l'élection présidentielle 2002, sur son refus de toute concession à l'extrême-droite et la nécessité d'un rassemblement des forces RPR, UDF et DL pour le second tour, à Paris le 22 avril 2002. | vie-publique.fr | Discours publics

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Extraits de la déclaration de M. Jacques Chirac, Président de la République et candidat à l'élection présidentielle 2002, sur son refus de toute concession à l'extrême-droite et la nécessité d'un rassemblement des forces RPR, UDF et DL pour le second tour, à Paris le 22 avril 2002.

Personnalité, fonction : CHIRAC Jacques.

FRANCE. Président de la République;FRANCE. Candidat à l'élection présidentielle 2002

Circonstances : Réunion des parlementaires de l'opposition au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle, Paris le 22 avril 2002

ti : Le chef de l'Etat incarne la nation et une certaine idée de la nation.
La présence du représentant de l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle est une situation grave, au regard de l'idée que nous nous faisons de l'homme, de ses droits, du respect que l'on doit à sa personne.
C'est grave, au regard de l'idée que nous nous faisons de la France, des idéaux dont elle est porteuse et dont nous sommes comptables.
C'est grave aussi pour le rôle et l'image de la France dans le monde.
Car ce qui est en cause dans cette situation, au-delà naturellement des perspectives électorales, c'est l'âme de notre pays, c'est sa cohésion, c'est notre rôle dans le monde.
La France est blessée.
Il faut prendre en charge l'ensemble de cette situation, réagir, mais d'abord essayer de comprendre.
Les Français nous ont adressé un message de mécontentement. Ils ont exprimé une forme de rejet à l'égard de la politique. Il est un peu facile d'accuser la dispersion, le nombre de candidats. C'est peut-être une exception française. Mais on ne peut la critiquer au regard de la démocratie. Après tout, les Français ont pu choisir, et ils ne se sont pas privés de le faire.
Ils ont en revanche exprimé un fort mécontentement d'abord envers la façon dont ils ont été gouvernés pendant cinq ans. Les Français ont le sentiment que le gouvernement socialiste n'a pas compris les problèmes réels auxquels ils sont confrontés et s'est contenté d'une gestion idéologique des choses.
Si ce mécontentement s'est exprimé principalement à l'égard du gouvernement et de sa majorité, il concerne aussi le système politique dans son ensemble.

Il s'agit en premier lieu de ne faire aucune concession, de quelque nature qu'elle soit, à ceux qui sont porteurs de ce discours. Je n'ai aucune indulgence à l'égard d'un discours contraire à tout ce qui fait que la France est source d'humanisme et d'universalisme.
Nous devons ensuite nous rassembler autour des valeurs qui sont les nôtres, les valeurs de notre pays, les valeurs de notre histoire.
Ce rassemblement très large, c'est l'union de toutes nos forces, c'est un rassemblement pour l'action autour du projet que je leur ai proposé.
C'est une véritable majorité présidentielle qui s'impose aujourd'hui, autour de notre projet commun.
J'appelle chacune et chacun d'entre vous à vous rassembler pour que, tous ensemble, nous gagnions le second tour des élections présidentielles, dans un premier temps, pour ramener clairement l'extrême droite dans ce pays à un niveau qu'elle n'aurait pas du dépasser. C'est essentiel pour notre pays.
Nous nous engageons aussi auprès de nos concitoyens sur la mise en ¿uvre d'un projet conforme à notre vision de la France et aux intérêts des Françaises et des Français, pour répondre à leurs vrais problèmes.
Nous avons la ferme détermination de mettre en ¿uvre ce que nous proposons et de le faire immédiatement, dans les délais les plus brefs.

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