Editoriaux de Mme Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière dans "Lutte ouvrière" les 3, 10, 17 et 27 décembre 2002 sur le conflit armé en Côte-D'Ivoire et l'envoi de militaires français, sur le plan de "sauvetage" de France-Télécom, sur les mesures "anti-sociales" prises par le gouvernement Raffarin. | vie-publique.fr | Discours publics

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Editoriaux de Mme Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière dans "Lutte ouvrière" les 3, 10, 17 et 27 décembre 2002 sur le conflit armé en Côte-D'Ivoire et l'envoi de militaires français, sur le plan de "sauvetage" de France-Télécom, sur les mesures "anti-sociales" prises par le gouvernement Raffarin.

Personnalité, fonction : LAGUILLER Arlette.

FRANCE. Lutte ouvrière, porte parole

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(03/12/2002)

UNE GUERRE QUI NOUS CONCERNE

Pendant qu'en France, les grands magasins et les chaînes commerciales ne savent plus quoi inventer pour attirer le chaland à l'approche des fêtes, du moins ceux qui ne sont ni chômeurs, ni trop mal payés, la Côte-d'Ivoire s'enfonce dans la guerre.

La Côte-d'Ivoire est loin et pourtant, ce qui s'y passe nous concerne. Elle nous concerne parce que les troupes françaises présentes en permanence dans le pays interviennent de plus en plus ouvertement dans le conflit. Et, pour la première fois, le week-end dernier, elles ont fait des morts. Elle nous concerne aussi parce que ce pays est issu de l'ancien empire colonial français d'Afrique et parce que, bien que le pays soit indépendant depuis plus de quarante ans, l'économie est dominée par des trusts français qui nous exploitent aussi.

Depuis plusieurs semaines, à la suite d'une rébellion militaire, le pays se trouve coupé en deux. Une nouvelle rébellion armée vient de couper le pays en trois.

Les médias ont présenté l'intervention de l'armée française dans cette troisième zone comme une intervention humanitaire visant à sauver la vie des étrangers non africains. Mais elle a aussi ouvert le chemin aux troupes gouvernementales, prenant ainsi parti entre les bandes armées qui déchirent le pays.

Si les étrangers non africains, pour la plupart français, sont nombreux en Côted'Ivoire, ils sont rarement des médecins, des enseignants ou des ingénieurs venus aider la population, mais des cadres de grandes sociétés françaises, présentes pour l'exploiter. Bouygues dispose du monopole de l'électricité et de l'eau, sans parler des grands chantiers de travaux publics. Le groupe Bolloré possède le chemin de fer du pays et domine le port d'Abidjan et le chantier naval. Bien des banques et des hypermarchés portent les enseignes d'ici.

La Côte-d'Ivoire, le pays le plus riche de l'ancien empire colonial français d'Afrique, premier producteur mondial de cacao, grand producteur de café, a été longtemps un paradis pour ceux qui sont venus faire fortune dans le pays, où l'écrasante majorité des habitants se considère heureuse lorsqu'elle peut prendre un repas par jour. Mais il n'en a jamais été un pour la majorité des habitants.

Tant que le cacao et le café se vendaient bien sur le marché mondial, il y avait au moins du travail dans les campagnes. Comme il y en avait dans les grandes villes où se construisaient des buildings pour les banques et les sièges des grandes entreprises, et des villas pour leurs cadres pendant que ceux qui les construisaient se serraient dans des taudis infects. Du travail, il y en avait tellement que le pouvoir colonial français d'abord, puis la dictature au profit de laquelle il avait décolonisé, ont fait appel à de la main-d'oeuvre venant d'autres pays, dont le Burkina voisin.

Mais, quand le ralentissement économique est intervenu, en Côte-d'Ivoire comme ailleurs c'est aux travailleurs des villes et des campagnes qu'on en a fait payer le prix. Et, en Côte-d'Ivoire comme ailleurs, il s'est trouvé des démagogues pour dresser les travailleurs d'origine ivoirienne contre les travailleurs immigrés. Les conséquences en sont cependant d'autant plus graves en Côte-d'Ivoire que la misère y est plus grande et que les frontières tracées par l'ancien pouvoir colonial passent au milieu des peuples et des ethnies et que la distinction entre nationaux et étrangers a encore moins de signification en Côte-d'Ivoire qu'ailleurs.

Aujourd'hui, les démagogues de la politique qui propageaient des mots assassins ont été relayés par les bandes armées qui assassinent. La population, dont la pauvreté est déjà aggravée par le ralentissement de la vie économique, par la fermeture des usines et des chantiers, est en plus rançonnée par les bandes armées.

Le gouvernement français affirme déplorer l'engrenage de la violence en Côted'Ivoire. Mais cette violence incontrôlée est issue de la violence des régimes ivoiriens successifs, protégés par l'Etat français afin que des groupes français puissent continuer à amasser de l'argent dans ce pays. Leur argent a aujourd'hui une forte odeur de sang.

(Source http://www.lutte-ouvrière.org, le 5 décembre 2002)

(10/12/2002)

FRANCE TELECOM, EDUCATION NATIONALE : NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !


L'annonce par le Pdg de France Télécom de son plan dit de sauvetage de l'entreprise et la manifestation du personnel de l'Education nationale illustrent les méthodes dévastatrices du gouvernement RaffarinChirac à l'égard des salariés, mais aussi à l'égard de la population laborieuse qui en subira les effets en tant qu'usagers.

On évoque la nécessité d'un "sauvetage" en catastrophe de France Télécom, mais on se garde de rappeler que, si cette entreprise s'est retrouvée financièrement au bord du gouffre, c'est uniquement parce qu'elle s'était lancée dans des opérations boursières aventureuses. Ce n'est donc pas, comme on voudrait nous le faire avaler, parce que cette entreprise serait une entreprise d'Etat. Et moins encore parce qu'elle assure un service public, permettant à chacun de disposer du téléphone, quel que soit son lieu d'habitation et dans des conditions égales pour tous. Et la privatisation de France Télécom amorcée par Juppé, concrétisée dans la foulée par Jospin, loin de freiner la dérive spéculative, l'a accélérée.

Le remède Raffarin consiste à accélérer cette privatisation, donc à soumettre cette entreprise encore plus aux caprices de la Bourse. Pas pour obtenir un service plus utile et plus efficace pour tous, bien au contraire. Les gros actionnaires visent uniquement à obtenir des profits les plus juteux possible, au plus vite. Ils choisissent donc de privilégier ce qui rapporte vite et gros et de sacrifier le reste.

Les premiers atteints seront les salariés de France Telécom, pour qui ce prétendu "sauvetage" va se traduire par l'engloutissement de milliers d'emplois. Et pour ceux qui conserveront leur emploi, cela se traduira par l'aggravation de leurs conditions de travail et un emploi précarisé.

En réalité, l'avenir des salariés de France Télécom est comparable à celui de l'ensemble des salariés, qu'ils travaillent dans le public ou dans le privé. C'est pourquoi nous sommes concernés par ce qui leur arrive. Et c'est pourquoi agir à leur côté, c'est aussi défendre notre sort. A l'inverse, laisser les mains libres au gouvernement, c'est l'encourager à continuer ses mauvais coups.

Concernés, nous le serons aussi, mais d'une autre façon, en tant qu'usagers. On annonce déjà une nouvelle augmentation de l'abonnement pour les téléphones fixes. Nous sommes aussi concernés en tant que contribuables puisque France Télécom continuera à bénéficier de la générosité de l'Etat. Le gouvernement a en effet annoncé qu'il allait généreusement mettre la main à la poche pour combler les dettes fantastiques du groupe dont ni les usagers, ni les travailleurs ne sont responsables.

Le gouvernement ne fait pas preuve de la même générosité lorsqu'il s'agit d'un service pourtant essentiel, celui de l'éducation. Il sait trouver des milliards pour permettre d'introduire France Télécom en Bourse, mais il réduit le budget de l'Education nationale. Il accorde une rallonge au budget militaire qui servira à équiper une armée qui, la plupart du temps, ne sert à rien, et quand malheureusement elle sert, c'est pour semer la mort et les destructions contre les peuples. C'est contre ce scandale et cette aberration que les enseignants et le personnel de l'Education nationale ont manifesté. Et leurs exigences concernent toute la population. En premier lieu, les milieux populaires, pour qui la possibilité d'accès à l'éducation de leurs enfants, dès le plus jeune âge, est une impérieuse priorité, nécessaire à leur intégration et à une insertion sociale qui n'en reste pas à des discours.

L'une des premières mesures prises par le gouvernement est la suppression de 5 600 postes de surveillants et de 20 000 postes d'aides-éducateurs. Drôle de manière de lutter contre l'insécurité et l'incivilité dont Sarkozy parle en long et en large sans que les mesures qu'il décrète n'améliorent la situation.

La politique du gouvernement consiste à économiser sur les services destinés à l'amélioration de la vie collective, pour pouvoir distribuer des milliards à quelques industriels et financiers qui enrichissent une poignée de gros actionnaires. C'est l'inverse qu'il faudra imposer !


(Source http://www.lutte-ouvrière.org, le 13 décembre 2002)


(17/12/2002)

LE TEMPS DES GUERRES COLONIALES N'EST PAS TERMINE

Quand une partie de l'armée ivoirienne s'est mutinée, en septembre dernier, l'armée française est aussitôt intervenue sous prétexte de défendre la vie des "ressortissants français". Aujourd'hui, à peine trois mois plus tard, et alors que les "ressortissants français" qui le souhaitaient ont eu largement le temps d'évacuer le pays, le gouvernement Chirac-Raffarin vient d'envoyer des renforts en Côte d'Ivoire, et en particulier des éléments du "2ème régiment étranger de parachutistes". Un régiment dont au moins le nom reste associé à la tentative de putsch d'avril 1961, dirigée par des généraux qui rêvaient, à la fin de la guerre d'Algérie, d'instituer en France un régime encore plus réactionnaire que celui de de Gaulle.

L'envoi de nouvelles troupes est annoncé dans les jours qui viennent. Et le gouvernement s'embarrasse de moins en moins de discours sur la sécurité des ressortissants français pour justifier ce début d'escalade. On a pu voir à la télévision un officier français affirmer que "l'ordre est d'ouvrir le feu sur toute personne nous empêchant d'accomplir notre mission". Quelle mission ? Personne n'est très précis à ce sujet. Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir que l'intervention française est un soutien au président Gbagbo, à un chef d'Etat qu'on nous présente ici comme "démocratiquement élu", alors que depuis des mois il s'emploie, pour consolider son pouvoir, à exciter les populations du Sud du pays contre les ethnies du Nord, parmi lesquels les rebelles ont recruté ensuite l'essentiel de leurs partisans. Un Milosevic ivoirien, en quelque sorte, pratiquant "l'épuration ethnique" d'une manière tout aussi radicale, mais avec la bénédiction du gouvernement français.

Les dirigeants rebelles ne valent peut-être pas mieux que Gbagbo. Mais cela ne justifie en rien une ingérence militaire française qui se moque éperdument des intérêts des populations, et qui peut aboutir à des massacres de plus grande ampleur.

Car il y a malheureusement des précédents. Il y a près de dix ans, en 1993-94 le gouvernement français s'était ainsi trouvé impliqué, pour les mêmes raisons, dans le génocide rwandais, pour avoir armé et formé les assassins. Là aussi il avait invoqué, pour justifier son intervention, des raisons humanitaires. Mais derrière tout cela, il n'y avait, comme aujourd'hui en Côte d'Ivoire, que la volonté de maintenir au pouvoir une clique corrompue, prête à tout pour assurer la continuation de son règne, mais docile aux volontés des trusts français qui ont des intérêts là-bas. C'était alors Mitterrand qui était président de la République, mais là dessus droite et gauche gouvernementale n'ont jamais eu de vraies divergences.

Depuis l'accession des ex-colonies françaises à une indépendance formelle, l'armée française occupe toujours des bases militaires en Afrique. On ne compte plus ses interventions, toujours sous des prétextes "humanitaires", bien sûr, pour maintenir en place les pires dictateurs.

Jusqu'où ira l'escalade militaire qui s'accélère en Côte d'Ivoire ? Nul ne le sait (et surtout pas le gouvernement). Il y avait, la-bas, jusqu'ici quelques centaines de soldats français. Il y en aura quelques milliers demain. Les guerres néo-coloniales, commencent souvent ainsi, discrètement (ce fut le cas de la guerre américaine au Vietnam), avec l'envoi de quelques "conseillers militaires", pour se terminer piteusement après le recours à des effectifs massifs. Et cet engagement signifie aussi pour la population laborieuse des sacrifices supplémentaires, car c'est toujours à celle-ci que nos gouvernants s'efforcent de faire payer l'ardoise des opérations militaires lancées pour défendre les intérêts des trusts qui ont investi dans les ex-colonies françaises d'Afrique.

Chirac et Raffarin peuvent bien prendre quelques distances avec les discours bellicistes de Bush concernant l'Iraq. Ils ne sont en désaccord que sur la forme. Et leur politique en Afrique montre que lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts de leurs trusts respectifs, ils ne reculent pas devant le mensonge, la pire violence et la guerre. Jaurès avait bien raison quand il affirmait que le capitalisme porte la guerre "comme la nuée porte l'orage".

(Source http://www.lutte-ouvrière.org, le 19 décembre 2002)


( 27 décembre 2002)

Mettre un coup d'arrêt aux mauvais coups du gouvernement


Lorsqu'on accuse Sarkozy de mener la guerre aux pauvres, il s'en défend en essayant de nous faire croire qu'il vise au contraire à les protéger contre ce qu'il appelle des " fauteurs de troubles ", à savoir, en vrac, les prostituées, les jeunes qui traînent dans le hall des immeubles, les nomades. Mais c'est là un bluff aussitôt démenti par les décisions prises par le gouvernement auquel il appartient et dans lequel il occupe une position de choix, tout autant que par les discours et les votes de la droite. Les gesticulations, soigneusement calculées, d'un Sarkozy, ne servent, entre autres, qu'à faire du brouillard sur le reste.

Car ce serait un leurre de croire que ce gouvernement ne réserve ses coups qu'aux seules catégories à la marge, à des boucs émissaires ciblés, destinés à rassurer " ces braves gens " dont Sarkozy se prétend le protecteur. Les mesures du gouvernement visent aussi, et de plein fouet, les travailleurs et les classes populaires. Depuis sept mois que Chirac a intronisé l'équipe Raffarin-Sarkozy, nombreuses ont été les mesures qui le démontrent.

Sans prétendre les citer toutes, rappelons en quelques-unes.

Ce gouvernement a commencé par s'en prendre aux remboursements des soins par la Sécurité sociale. Puis ce fut aux conditions d'accueil dans les établissements scolaires, par la suppression de 5 000 postes de surveillants et de 26 000 aides-éducateurs, alors que dans le même temps il parlait - mais il n'est pas à une contradiction près - de lutter contre l'insécurité dans les cités populaires.

Applaudi par la droite, le gouvernement a suspendu les articles de la loi dite de modernisation sociale qui retardaient de quelques semaines les échéances des plans de licenciements. Cette loi était symbolique, sans aucun effet sur les plans dits sociaux, laissant totalement les mains libres aux patrons pour licencier à leur guise. D'ailleurs, elle n'a jamais connu le moindre commencement d'application. Mais, symbole pour symbole, le gouvernement a choisi par ce geste d'encourager le patronat à continuer à licencier sans entraves, de plus belle. A supposer d'ailleurs que les patrons aient besoin d'un quelconque encouragement pour le faire.

Autre symbole : le Sénat vient de proposer que l'on abroge une loi, proposée par Robert Hue, et qui fut laborieusement adoptée par la précédente majorité dite de la " gauche plurielle ". Cette loi demandait, en des termes prudents, que les élus puissent contrôler ce que devenaient les subventions attribuées aux entreprises par l'État et les collectivités locales. Cette exigence relève du bon sens. Ce serait la moindre des choses, en effet, de savoir ce que font les entreprises privées de l'argent que leur distribue la collectivité. Cette question légitime, il aurait été judicieux de la poser par exemple aux gros actionnaires de Daewoo, une entreprise qui jette actuellement à la rue des centaines de salariés en Lorraine, après avoir reçu des millions d'euros à la fois de l'État et de la Région. De la même façon, il aurait aussi fallu poser cette question aux actionnaires de Moulinex et à bien d'autres actionnaires d'entreprises dans le même cas. Cette loi Hue n'a pas connu, elle non plus, un début de commencement d'application et risquait de tomber aux oubliettes comme tant d'autres. Il n'empêche ! Sa simple existence était de trop pour ces gens de droite, impatients de montrer que les patrons restaient les seuls maîtres à bord dans leurs entreprises et à la tête de leurs capitaux, même lorsque ces capitaux provenaient des fonds publics ; et que toute liberté devait leur être laissée, ce dont ils ne se sont jamais privés.

L'accord signé entre le Medef et les représentants de trois syndicats avec les encouragements et les félicitations du gouvernement relève de cette même logique de guerre, guerre aux pauvres, guerre aux chômeurs, guerre aux travailleurs.

Cette offensive, le gouvernement la mène méthodiquement, à visage découvert, avec toute l'arrogance de ceux qui pensent que tout leur est désormais permis. Il annonce d'ailleurs les batailles à venir, les mauvais coups qu'il prépare contre le monde du travail. Des projets antiouvriers, le gouvernement Raffarin et la droite en ont plein leur hotte.

Au calendrier pour les premiers mois de 2003 est inscrite, outre de nouvelles privatisations, l'offensive contre les retraites ; dans un premier temps, contre les retraites des salariés du secteur public, puis ensuite, si l'opération réussissait, contre les retraites de l'ensemble des salariés, y compris ceux du secteur privé.

Quand la gauche dite plurielle gouvernait, les patrons avaient tout autant les mains libres pour imposer leur loi. Ils recevaient déjà des milliards de l'État et des collectivités locales, on leur avait donné des droits nouveaux leur permettant d'instaurer la flexibilité du temps de travail. Mais le gouvernement de gauche se sentait obligé de prendre quelques mesures de façade, pour la forme. C'est cette façade que la droite démolit, en mettant beaucoup de coeur à l'ouvrage. Ce que Jospin accomplissait hypocritement, Raffarin le réalise avec arrogance.

Ceux qui nous expliquaient, il y a sept mois, que Chirac était le dernier rempart des libertés, avaient oublié de préciser que la liberté dont il s'agissait c'était la liberté pour les patrons de faire comme bon leur semble, et celle de l'État de saccager un peu plus encore les services publics.

Aujourd'hui, la droite au pouvoir se sent tout permis. Mais elle oublie une seule chose, c'est que les travailleurs peuvent la contraindre à en rabattre et imposer un coup d'arrêt à ses projets. C'est ce qu'il faut souhaiter pour l'année qui vient. Et le plus tôt sera le mieux.

Arlette LAGUILLER


(source http://www.lutte-ouvriere-journal.org, le 27 décembre 2002)

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