Déclaration de M. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, sur le développement de l'enseignement artistique, Paris le 27 mars 2003. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, sur le développement de l'enseignement artistique, Paris le 27 mars 2003.

Personnalité, fonction : AILLAGON Jean-Jacques.

FRANCE. Ministre de la culture et de la communication

Circonstances : Salon Musicora du 27 au 31 mars 2003 à Paris

ti : Chers amis,


Je suis heureux que Musicora fasse son ouverture cette année sur le thème de " l'Ecole de musique du 21ème siècle ". Les enseignements artistiques constituent en effet l'une des priorités que j'ai assignées à l'action du ministère de la Culture et de la Communication. J'ai d'ailleurs souhaité faire de 2004 une année plus spécifiquement consacrée aux enseignements artistiques. Je tiens à cet égard à saluer le remarquable réseau d'établissements dont bénéficie notre pays, et je souhaite qu'ils s'affirment plus fortement dans les villes, les quartiers, dans les régions, comme d'importants pôles culturels.

Chacun doit prendre part à ce développement, y compris, aux côtés des collectivités publiques, le réseau des pratiques amateur. C'est la raison pour laquelle j'ai tenu à signer ici personnellement trois conventions d'objectifs avec trois grandes fédérations de pratique amateur.

Ces fédérations mènent une action décisive dans le domaine de la formation des musiciens. Je tiens à les en féliciter. La Confédération Musicale de France autour de son président Maurice Adam, l'Union des Fanfares de France et son vice président Michel Bing regroupent près de 6 500 associations, écoles et sociétés de musique. Depuis plus d'un siècle, elles contribuent de façon puissante à structurer la vie musicale en France.

Je me réjouis également que la Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d'Animation soit associée à cet événement, autour de son président Patrick Schoenstein. Vous représentez aujourd'hui, avec 1 500 troupes, le seul réseau associatif entièrement consacré au théâtre amateur. Je salue son action en faveur de la formation et du répertoire.

Je profite d'autre part de notre présence à l'Atrium du Disque pour évoquer l'action qu'a engagée le ministère de la Culture et de la Communication, conjointement avec les professionnels du disque.

Nous menons cette action dans quatre grandes directions :

- La première concerne la baisse de la TVA sur le prix du disque, sujet sur lequel j'ai engagé une négociation avec nos partenaires européens dès le mois de mai 2002. J'ai demandé à François Léotard de conduire à ce sujet une mission systématique auprès de l'ensemble des ministres des finances et de la culture de l'Union européenne. Je suis heureux que cette mission commence à porter ses fruits et qu'un nombre important de pays soutiennent désormais notre initiative.

- Deuxièmement, après une large concertation au sein du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, nous allons transmettre aux ministères concernés le projet de loi portant transposition de la directive européenne sur les droits d'auteurs. Ce projet de loi clarifiera la question de la copie privée et contiendra des mesures techniques de lutte contre la contrefaçon. Ce projet pourrait être déposé au Parlement avant l'été. J'organiserai par ailleurs une table ronde sur la lutte contre la contrefaçon le 3 juin prochain. Elle réunira les professionnels et les administrations concernées.

- Troisièmement, en étroite liaison avec le secrétariat d'Etat aux petites et moyennes entreprises, j'ai souhaité qu'un programme spécifique consacré aux commerces culturels soit élaboré au sein du FISAC. Dès que nos discussions auront abouti, je l'espère dans les jours à venir, des dispositions en faveur des commerces culturels de proximité, dont le commerce du disque, pourront être mises en oeuvre.

- Enfin, vous le savez, j'ai annoncé en janvier dernier au Midem mon intention de lancer un travail de réflexion sur l'économie du disque classique et sur les moyens d'appuyer le développement de cette industrie culturelle. Cette mission est désormais confiée à Louis Bricard, dont nous connaissons l'engagement au service de la musique, à la tête d'Auvidis et comme Président des Victoires de la musique classique.

Je vous remercie, cher Louis Bricard, de vous atteler à cette tâche. Nous attendons beaucoup de vos analyses. Elles seront rassemblées dans un rapport que vous me remettrez à l'automne 2003.

Je tiens enfin à féliciter toute l'équipe de Musicora et tout particulièrement Madame Jessie Westenholz son Commissaire Général, et à souhaiter à l'édition qui s'ouvre aujourd'hui tous mes voeux de succès.

(Source http://www.culture.gouv.fr, le 31 mars 2003)

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