Interviews de M. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, dans "Le Parisien" du 2 juin 2003, dans "L'Humanité" et à Europe 1 le 6 juin 2003, sur la grève des enseignants et l'organisation d'une table ronde rassemblant syndicats et gouvernement. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interviews de M. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, dans "Le Parisien" du 2 juin 2003, dans "L'Humanité" et à Europe 1 le 6 juin 2003, sur la grève des enseignants et l'organisation d'une table ronde rassemblant syndicats et gouvernement.

Personnalité, fonction : ASCHIERI Gérard, BERTRAND Marie-noëlle, DELAY Christophe.

FRANCE. FSU, secrétaire général

ti : C. Delay-. Dans l'Education nationale, L. Ferry et J.-P. Delevoye recevaient hier les premiers syndicats d'enseignants, la FSU et l'UNSA. Rien de neuf ; des propositions seront faites mardi, le jour de la présentation du texte à l'Assemblée, le jour également de la nouvelle mobilisation des profs. Nous sommes avec G. Aschieri, le secrétaire général de la FSU. On va d'abord parler du Bac, car mardi, nous serons à 48 heures de l'épreuve de philo. Pouvez-vous garantir aux candidats qu'ils plancheront sans problème ?

- "Je ne peux pas le garantir, car cela ne dépend pas de moi. Ce que je peux dire aux candidats, c'est que je répète à mes collègues en lutte qu'il ne faut pas bloquer les examens, les boycotter de quelque manière que ce soit. Mais en même temps, il y a un conflit qui dure. Et si le Gouvernement n'apporte pas, mardi, les réponses nécessaires, je ne sais pas ce qui pourra suivre. Moi, ce que je peux dire aux candidats, c'est que je fais la pression maximum pour que, mardi, il y ait des réponses."

130.000 examinateurs et correcteurs sont réquisitionnés. Peut-on imaginer qu'ils ne se présentent pas ?

- "On peut toujours tout imaginer. Je pense que nos collègues, très largement, se présenteront, pas seulement parce qu'ils ont été réquisitionnés, mais tout simplement parce qu'ils tiennent à leurs élèves, parce qu'ils tiennent au Baccalauréat. Simplement, dès que l'on donne le sentiment de mettre en cause le droit de grève, on incite à résister. Et par ailleurs, vous savez qu'en France, il n'y a pas que des enseignants en grève, il y a beaucoup de gens en grève. Et donc, le 12, je ne sais pas quelle sera la situation sociale dans notre pays, bien sûr."

Vous avez vu L. Ferry hier. Quel serait le geste qui serait de nature à faire cesser le mouvement ?

- "Il en faut beaucoup, malheureusement. Il faut que, sur la décentralisation, le mot "retrait" soit prononcé. Il faut qu'il y ait des gestes forts sur les retraites ; il faut qu'on retrouve, par quelques gestes, le sentiment d'une priorité à l'Education. C'est quelque chose qui peut débloquer la situation. Je ne garantis pas le déblocage immédiat, parce qu'il va falloir que nos collègues apprécient et évaluent ce qui se passe. Mais plus le geste sera fort, plus l'impact sera important."


(Source : premier-ministre, Service d'information du gouvernement, le 11 juin 2003)

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