Déclaration de M. Léon Bertrand, secrétaire d'Etat au tourisme, sur la nécessaire intégration de l'activité touristique dans le développement durable, afin d'accroître l'importance économique, sociale et environnementale du tourisme, Paris le 9 juillet 2003. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Léon Bertrand, secrétaire d'Etat au tourisme, sur la nécessaire intégration de l'activité touristique dans le développement durable, afin d'accroître l'importance économique, sociale et environnementale du tourisme, Paris le 9 juillet 2003.

Personnalité, fonction : BERTRAND Léon.

FRANCE. SE au tourisme

Circonstances : Sortie de la revue trimestrielle de Géoéconomie (numéro Tourisme et mondialisation) à Paris le 9 juillet 2003

ti : Monsieur le Directeur (Pascal LOROT)
Monsieur le Rédacteur en chef (Jean-François DAGUZAN)
Mesdames et messieurs les membres du comité éditorial,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,


Parce que quitter Paris pour atterrir à Cayenne prend aujourd'hui moins de temps qu'il n'en fallait il n'y a pas si longtemps, pour relier Paris à Marseille par le train, parce que, en un clic, chacun est en mesure de connaître les moindres détails d'un pays, l'homme est désormais en mesure d'étancher son insatiable soif de découverte et plus aucune région du monde ne peut se considérer comme isolée, ou préservée, selon la façon dont on apprécie cette évolution.

Et cette nouvelle capacité trouve, évidemment, son aboutissement dans les comportements touristiques.

Car, le tourisme, a fortiori en ces temps troublés, est incontestablement un vecteur d'échange entre les peuples.

C'est l'apprentissage d'autrui et la confrontation des cultures dans ce qu'elles ont de plus accueillant et de plus chaleureux.

Néanmoins, cette capacité d'intrusion n'est pas sans danger, surtout pour les pays d'accueil, le tourisme étant une activité structurante ou destructurante pour certains pays.

Par ses enjeux économiques importants, comment le tourisme s'inscrit-il dans les stratégies des acteurs mondiaux ?

Comment le tourisme peut-il être un facteur de développement harmonieux des pays émergents ?

Telles sont les questions qui sont abordées dans ce numéro de la revue trimestrielle de Géoéconomie.

Et permettez-moi, Monsieur le Directeur, de vous féliciter d'avoir souhaité traiter de tous ces sujets majeurs, car ils illustrent parfaitement le rôle transversal du tourisme et son poids économique.

Sans prétendre répondre à ces questions -votre revue le fait mieux que moi- permettez-moi simplement de vous redire mon attachement, et celui du gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN, au principe du Tourisme durable.

Le tourisme durable, qu'est-ce que c'est ?

Tout d'abord, c'est tout sauf un concept purement médiatique ou sémantique.


Le tourisme durable, c'est la prise en compte de la nécessaire intégration de l'activité touristique dans le développement durable.

Faire en sorte que la structure d'accueil soit un élément interactif de son environnement, qu'elle favorise la complémentarité entre la nouvelle activité et le contexte local, qu'il soit économique, social ou environnemental, voilà l'enjeu d'un tourisme durable.

Garantir l'intégration du lieu de vacances dans son milieu, c'est permettre à chacun, collectivement comme individuellement, d'en retirer les bénéfices sur le long terme.

Concrètement, comment décliner ces principes?

Principalement, d'abord, en favorisant une organisation des territoires fondée sur la qualité, l'attractivité et la concertation :

Et c'est bien là l'esprit dans lequel le secrétariat d'État et, avec lui, les acteurs du tourisme travaillent.
Ceci passe, par exemple, par la maîtrise des concentrations spatiales et temporelles propres au tourisme, la prise en compte des risques naturels ou encore la gestion des déplacements.

Ainsi, mes services ont-ils récemment édité un guide intitulé "Piloter le tourisme durable dans les territoires et les entreprises", qui offre des outils concrets aux acteurs locaux pour le développement d'un tourisme durable.

Autre volet de notre action : le conseil aux entreprises sur la qualité, l'organisation de réseaux et le développement d'une politique partenariale.

Il concerne la sensibilisation sur les particularités et les points vulnérables du territoire, le financement de pré diagnostics pour évaluer les impacts environnementaux, les incitations pour la mise aux normes de qualité environnementale ou encore la mise en place de relations équitables entre les intermédiaires et les fournisseurs de services touristiques.
Et c'est ainsi que ce programme leur permet de s'adapter aux exigences de protection de la nature.

Ces quelques exemples que j'ai souhaité évoquer illustrent bien finalement la voie dans laquelle la France s'inscrit.

En mettant tout en oeuvre pour que le tourisme profite à tous, je veux croire qu'elle montre l'exemple.


Notre pays se doit aussi de montrer l'exemple par le comportement de ses ressortissants lorsqu'ils se déplacent à l'étranger.

Et sachez que sur ce point-là aussi, j'entends rappeler à chacun des français qui se rendent à l'étranger les valeurs élémentaires du respect qu'ils doivent à leurs hôtes.

Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

La prise en compte de l'interaction durable entre l'activité touristique et son environnement est un élément fondamental pour le développement harmonieux du tourisme dans tous les pays où il est appelé à prendre une place croissante dans l'économie.

Et comme ce numéro de la revue trimestrielle de Géoéconomie le démontre parfaitement, c'est, par conséquent, la clef du progrès social et de l'emploi.

Je vous remercie.

(Source http://www.tourisme.equipement.gouv.fr, le 25 juillet 2003)

Rechercher