Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur l'organisation de l'exposition Botticelli au Musée du Luxembourg, à Paris au Sénat le 29 septembre 2003. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur l'organisation de l'exposition Botticelli au Musée du Luxembourg, à Paris au Sénat le 29 septembre 2003.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président;FRANCE. UMP

Circonstances : Inauguration de l'exposition Botticelli au Musée du Luxembourg, au Sénat le 29 septembre 2003

ti : Monsieur le Président de la République,
Messieurs les Premiers Ministres,
Messieurs les Ministres,
Messieurs les Maires de Florence, Bergame et Plaisance,
Mes chers collègues,
Mesdames et Messieurs,

C'est un grand honneur, Monsieur le Président, pour le Sénat de la République française, de vous recevoir à l'occasion de l'inauguration de cette exceptionnelle exposition Botticelli. J'ai voulu que le Sénat, qui occupe un Palais construit par Marie de Médicis, fasse du Musée du Luxembourg une sorte d'ambassade à Paris de l'Italie et de Florence, dont je salue le maire, Monsieur Leonardo DOMENICI.

Comme vous l'avez constaté, vous arrivez dans un Musée rénové pour l'occasion par des travaux qui ont permis de découvrir ici, sous nos pieds, des vestiges romains de près de vingt siècles qui nous rappellent ce que Paris doit à Lutèce.

Après Raphaël, c'est aujourd'hui " Botticelli : de Laurent de Médicis, Laurent le Magnifique à Savonarole " : une première mondiale, puisque jamais les peintures du Maître n'avaient été rassemblées. Cette réussite n'a été possible que grâce à votre bienveillance personnelle, Monsieur le Président, grâce au plein concours de toutes les autorités italiennes, des membres de votre gouvernement, que je salue, des surintendants au premier rang desquels Monsieur Antonio Paolucci, et grâce à tous les prêteurs.

Grâce au talent éblouissant de Daniel Arasse et à l'érudition humaniste de Pier-Luigi De Vecchi, encore dans une collaboration franco-italienne parfaite, le public parisien pourra revivre les beautés comme les inquiétudes de la Renaissance.

Nous Français, qui portons nos regards peut-être trop exclusivement vers les Lumières, nous avons tout à gagner à célébrer l'Italie, l'héritage romain, la Renaissance ; Ce renouveau des langues et des cultures de l'Europe, ce retour à la haute philosophie antique, teintée parfois d'emprunts aux mystères de l'Orient, avec lequel nous avons parfois trop de mal à communiquer ; Ce flamboiement humaniste et optimiste, cet esprit de conquête, de conquêtes de nouveaux mondes, qui fait parfois défaut à une vieille Europe pourtant irriguée d'une sève culturelle qui lui promet d'être toujours renaissante.

Votre venue, Monsieur le Président de la République, constitue pour nous la consécration de nos efforts. Au moment où l'Europe essaie de réinventer son destin, au moment où l'Italie en assume la Présidence, au moment où est elle est présidée par un homme qui a tant fait, lorsqu'il était Président du Conseil, pour lui donner toute sa place dans la monnaie unique et dans les instances européennes, votre visite, pour l'inauguration de cette exposition Botticelli, doit nous rappeler que l'Europe n'a de sens que si elle reste fidèle à ses valeurs culturelles et qu'elle ne peut se concevoir sans une dimension méditerranéenne forte.

(Source http://www.senat.fr, le 2 octobre 2003)

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