Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur la politique du gouvernement en matière d'infrastructures de transport, au Sénat le 2 octobre 2003. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, en réponse à une question sur la politique du gouvernement en matière d'infrastructures de transport, au Sénat le 2 octobre 2003.

Personnalité, fonction : RAFFARIN Jean-Pierre.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Réponse à une question posée par M. Josselin de Rohan, député UMP, au Sénat le 2 octobre 2003

ti : "Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,

L'ensemble du Gouvernement est très heureux, en cette circonstance de rentrée, de vous saluer et vous dire le plaisir qui est le nôtre de nous retrouver ici pour pouvoir répondre le plus directement et le plus précisément possible aux questions, qu'au nom de vos électeurs, vous exprimez ici, à la Haute Assemblée. A celles de la majorité et de l'opposition, le Gouvernement restera attentif. Mais au président du groupe de la majorité, je m'adresse personnellement - je répondais à monsieur Estier, président du groupe de l'opposition, et je me retournais vers le président du groupe de la majorité, faisant ainsi le chemin du passé vers l'avenir... Donc, monsieur le président, je voudrais vous dire combien je suis attentif à l'ensemble des débats qui ont eu lieu, ici, au Sénat comme à l'Assemblée nationale, sur les grandes infrastructures, au travail qu'ont mené les sénateurs - je pense notamment à monsieur Haenel et à monsieur Gerbaud, pour ce qui concerne le ferroviaire, je pense à monsieur de Richemont pour ce qui concerne le maritime - à toutes les contributions qui ont permis au Gouvernement, avec les travaux de la Datar, avec les travaux d'audit, de préparer un schéma qui sera un schéma national des grandes infrastructures à long terme. Je souhaite que nous ayons cette discussion pour voir quelles sont les grandes infrastructures structurantes pour les voies de communication dans notre pays.

C'est vrai que par le passé, on a négligé quelque peu les efforts d'investissement, donnant toujours la priorité au fonctionnement, ce qui fait que, notamment en matière ferroviaire, nous avons pris beaucoup de retard, par rapport à nos voisins allemands par exemple. Donc, quand je vois qu'une structure aussi importante que RFF est endettée de 23 milliards d'euros, qui, par décision récente de Bruxelles, viennent de nous êtes imputés comme déficit, c'est vraiment un déficit qui n'était pas considéré comme un déficit en 2002 mais qui l'est aujourd'hui et qui prive la France de sa capacité d'investissement. D'où les efforts nécessaires que nous faisons pour pouvoir désendetter RFF et redonner une capacité d'investissements ferroviaires très importants, notamment, pour faire en sorte que nous puissions avoir les infrastructures de communication adaptées à l'économie de notre pays.

Je connais la place de la Bretagne dans l'ensemble du dispositif de communication, sa situation périphérique, et je dirais d'autant plus périphérique que le centre de gravité de l'Europe se déplace vers l'Est. Donc, les efforts faits dans le passé, par les gouvernements précédents, pour faire en sorte que la Bretagne dispose d'infrastructures qui soient des infrastructures performantes et non coûteuses, doivent être prolongés pour l'avenir de ces territoires périphériques.

Je suis très attaché à ce que la périphéricité ne soit pas un handicap nouveau en termes d'aménagement du territoire dans une Europe qui se construit davantage vers l'Est. C'est pour cela que vous n'avez rien à craindre des réflexions financières pour la Bretagne, comme pour toutes les régions de l'Arc atlantique, pour que l'on puisse faire en sorte que vous bénéficiiez des grandes infrastructures auxquelles vous êtes attachés - je pense au TGV Bretagne et Pays-de-la-Loire ; je pense aussi à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, je pense aux grandes infrastructures qu'attend l'Ouest et que mérite l'Ouest."

(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 3 octobre 2003)

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