Déclaration de M. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, sur la Cinémathèque française, Paris le 10 octobre 2003. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, sur la Cinémathèque française, Paris le 10 octobre 2003.

Personnalité, fonction : AILLAGON Jean-Jacques.

FRANCE. Ministre de la culture et de la communication

Circonstances : Visite du chantier de la Cinémathèque à Paris le 10 octobre 2003

ti : Messieurs les Présidents, (Claude Berri et Bernard Latarjet)
Monsieur le Directeur Général, (Serge Toubiana)
Monsieur le Délégué Général, (Marc Vernet)
Mesdames, Messieurs,


C'est avec plaisir que je vous retrouve sur ce chantier, car j'ai le sentiment que s'ouvre aujourd'hui une nouvelle page de l'histoire de la Cinémathèque française.

1. La Cinémathèque française, vous le savez, a toujours bénéficié de ma confiance. C'est pourquoi je suis tellement attaché à la soutenir, dans le respect de son indépendance et de ses missions. Je pense que ma décision de mener à bien ce projet du parc de Bercy en témoigne.

Un certain nombre de conditions étaient cependant nécessaires pour rendre ce projet viable. Il s'agissait notamment de rétablir l'équilibre financier, de mettre en place une équipe stable et de clarifier ses relations avec l'Etat. Ces conditions sont aujourd'hui réalisées. Je m'en réjouis. Avec de nouveaux statuts, adoptés à la quasi-unanimité, le 22 septembre dernier, et une nouvelle équipe, autour de Claude Berri, son Président, et de Serge Toubiana, son Directeur, la Cinémathèque a désormais toutes les cartes en main pour engager sereinement son avenir.

Permettez-moi d'adresser, à cet égard, mes remerciements à tous ceux qui ont aidé à la réalisation de ces conditions. Je remercie, en particulier, Martine Offroy et Humbert Balsan, pour le formidable travail qu'ils ont accompli, ainsi que l'ensemble du conseil pour sa mobilisation. Je souhaite, par ailleurs, la meilleure réussite à Claude Berri et Serge Toubiana dans cette tâche. Je n'oublie pas la place que doit tenir, dans ce projet, la Bifi, dont je salue chaleureusement le Président, Bernard Latarjet, et le Délégué Général, Marc Vernet. Le nouvel ensemble bénéficiera ainsi de l'expérience des deux institutions.

2. Comme vous avez pu le constater, ce projet ambitieux regroupe sur un même lieu quatre salles de cinéma, des espaces d'expositions temporaires, le Musée des collections et la bibliothèque-médiathèque, permettant de mieux conserver les films, d'agrandir les collections, de restaurer, mais aussi de diffuser et d'enseigner. Ce projet, à la fois résolument moderne et fidèle à l'esprit d'Henri Langlois, qui voulait " tout garder, pour tout montrer ", doit ainsi répondre aux aspirations d'un nouveau public, et former une nouvelle génération de cinéphiles dont le rapport au cinéma a radicalement changé.

3. C'est en effet l'ambition de ce projet qui s'inscrit dans une politique patrimoniale globale qui vise aussi à améliorer les synergies entre les institutions comme l'Institut Lumière à Lyon, la Cinémathèque de Toulouse, les Archives françaises du film et les cinémathèques régionales. La mission Hubert Astier, sur la numérisation des archives, s'inscrit également dans cette politique. Seule la mise en commun des expériences, des savoirs, des moyens, permettra de rendre vive la mémoire du cinéma.

Je vous remercie


(source http://www.culture.gouv.fr, le 3 novembre 2003)

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