Interview de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, dans "Sud Ouest" du 19 décembre 2003, sur l'équipementier TURBOMECA et l'effort budgétaire en faveur de l'armement, notamment concernant les hélicoptères et les avions de combat. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Interview de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, dans "Sud Ouest" du 19 décembre 2003, sur l'équipementier TURBOMECA et l'effort budgétaire en faveur de l'armement, notamment concernant les hélicoptères et les avions de combat.

Personnalité, fonction : ALLIOT MARIE Michèle.

FRANCE. Ministre de la défense

ti : Q.- TURBOMECA est l'un des équipementiers privilégiés de l'armée française. Quelle signification revêt cette visite du 19 décembre ? Comptez-vous en profiter pour annoncer de nouvelles commandes ?

R.-TURBOMECA est en effet un fournisseur important du ministère de la défense, très présent dans le domaine de la motorisation des matériels, autant d'ailleurs dans le militaire que dans le civil. Je suis donc heureuse d'assister aujourd'hui à l'inauguration d'un nouveau bâtiment sur le site de Tarnos. Le rétablissement de la disponibilité des matériels des armées est une de mes préoccupations majeures ainsi qu'un axe prioritaire de la Loi de programmation militaire 2003-2008. Cette visite s'inscrit donc dans ce contexte et fait suite aux différents déplacements que j'ai déjà effectués au sein des établissements de la DGA mais aussi d'établissements industriels.
TURBOMECA a signé avec le ministère de la défense un contrat global de maintien en condition opérationnelle pour les moteurs d'hélicoptères. Ce type de contrat global est novateur et rompt avec les pratiques du passé. Dès mon arrivée, j'avais fait part de ma volonté de revoir les méthodes d'achat du ministère et je m'y suis attachée. L'industriel est ainsi en mesure de mieux optimiser ses coûts et a désormais la visibilité nécessaire pour lui permettre d'investir dans des équipements modernes et performants.

Q.- Lors de votre arrivée à la tête du ministère de la Défense, vous avez pointé du doigt tous les retards en matière d'équipements, en particulier pour les hélicoptères et avions de combat. Où en est le programme Rafale qui doit être expérimenté à Mont-de-Marsan ?

R.- Comme je m'y étais engagée, nous poursuivrons en 2004 le redressement de notre effort engagé en 2003. C'est vrai pour la maintenance des matériels qui connaissaient un taux d'indisponibilité encore trop élevé en raison d'une baisse continue des crédits qui lui étaient consacrés. C'est vrai aussi pour le renouvellement et la modernisation des équipements.
Les programmes d'armement inscrits dans la Loi de programmation militaire 2003-2008 seront assurés. Le programme Rafale constitue un enjeu extrêmement important pour notre défense mais aussi pour l'industrie aéronautique militaire. Pour l'année 2004, cinq Rafale air seront livrés et le premier escadron sera opérationnel pour l'armée de l'air en 2006. Ils seront comme prévu expérimentés à Mont-de-Marsan.

(Source http://www.défense.gouv.fr, le 2 décembre 2003)

Rechercher