Conseil des ministres du 3 janvier 2003. L'enseignement agricole. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 3 janvier 2003. L'enseignement agricole.

Personnalité, fonction : GAYMARD Hervé.

FRANCE. Ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales

ti : Le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales a présenté une communication sur l'enseignement agricole.

L'enseignement agricole constitue un système éducatif original, souple et innovant. Il offre des formations à plus de 200 000 élèves, depuis le niveau du collège (classe de 4e) jusqu'à celui du doctorat, suivant trois modes d'enseignement : la formation initiale scolaire, l'apprentissage et la formation professionnelle continue. Ses missions s'étendent à l'insertion sociale, à l'animation du milieu rural et à la coopération internationale. Ces missions de service public sont assurées par des établissements publics ou privés sous contrat avec l'État.

Au cours des deux dernières décennies, cet enseignement a connu une croissance de plus de 30 % de ses effectifs.

Ouverts sur le monde extérieur, les établissements d'enseignement agricole sont de véritables lycées des métiers, dont le projet éducatif est élaboré en concertation étroite avec des partenaires professionnels et les collectivités territoriales.

Les établissements d'enseignement supérieur couvrent le secteur des sciences du vivant, alliant une formation de haut niveau, associée à une activité de recherche. Les écoles proposent des formations d'ingénieurs, de vétérinaires, de paysagistes, largement ouvertes sur le monde professionnel grâce aux stages obligatoires en entreprises durant la formation et à l'intervention de nombreux professionnels t dans les formations.

Les axes de la politique pour l'enseignement agricole sont les suivants.

1 - Adapter cet enseignement aux demandes émergentes de la société.

Trois priorités sont retenues :

- promouvoir une production agricole et un aménagement de l'espace rural attentifs aux ressources naturelles et aux paysages ;

- accompagner la formation des futurs chefs d'entreprise en milieu rural, encourageant la pluriactivité ainsi que les métiers de la montagne ;

- développer la filière des métiers de l'alimentation, valorisant la qualité alimentaire et la richesse des produits des terroirs.

2 - Mettre les cycles de formation supérieure aux normes européennes et internationales.

Les mesures suivantes sont proposées :

- adapter les cursus de formation au système international (licence, master, doctorat, ou rythme 3/5/8) est impératif pour accroître leur notoriété et favoriser ainsi la mobilité des enseignants chercheurs et des étudiants ;

- constituer des pôles d'excellence dans lesquels les établissements d'enseignement supérieur développeront leur politique de valorisation de la recherche et de transfert technologique en s'appuyant sur le développement des études doctorales.

3 - Développer une politique contractuelle entre l'État et les établissements d'enseignement agricole.

Deux axes seront mis en oeuvre :

- favoriser une démarche de contractualisation pluriannuelle, appuyée sur la déconcentration et le tryptique " projet - contrat - évaluation ". La programmation des moyens humains et matériels nécessaires devra donc être également établie sur une base pluriannuelle ;

- inscrire la politique de l'enseignement agricole dans une politique globale pour le monde rural, dans le cadre de la prochaine loi sur les affaires rurales programmée, pour renforcer la cohérence entre la politique territoriale en milieu rural et la formation, tout au long de leur vie, des femmes et des hommes qui participent au développement des territoires.

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