Conseil des ministres du 27 août 2003. La réforme de l'apprentissage. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 27 août 2003. La réforme de l'apprentissage.

Personnalité, fonction : DUTREIL Renaud.

FRANCE. SE aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat et aux professions libérales

ti : Le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation a présenté une communication sur la réforme de l'apprentissage.

La réflexion qu'il a engagée à la demande du Premier ministre, en concertation avec le ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité et le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, s'appuie sur un double constat.

D'une part, les petites et moyennes entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes pour recruter du personnel qualifié et, plus encore, pour trouver des repreneurs. Ces difficultés vont s'aggraver avec les départs en retraite des prochaines années.

D'autre part, l'apprentissage apparaît comme une réponse particulièrement adaptée pour faire face à ces besoins de recrutement. En effet, il permet aux entreprises de trouver des personnels qualifiés et immédiatement employables et offre aux jeunes une formation ouvrant sur un diplôme, un emploi et, à terme, une responsabilité entrepreneuriale. Pourtant, ce dispositif de formation semble marquer le pas et pâtit d'une image plutôt négative.

L'objectif premier d'une réforme de l'apprentissage doit donc être de revaloriser ces formations aux yeux du public. Pour atteindre cet objectif, trois axes de progrès ont été identifiés.

Il faut d'abord renouveler l'image de l'apprentissage et améliorer l'orientation des jeunes vers ces filières. Des actions d'information doivent être menées à destination des jeunes et de leurs familles, parallèlement à un effort important de sensibilisation des enseignants de collège et de lycée ainsi que des structures d'orientation.

Une enquête d'opinion a été lancée auprès des entreprises et du grand public pour permettre d'identifier les points clés d'une présentation attractive de l'apprentissage.

Au-delà, le dispositif de l'apprentissage doit avant tout répondre aux attentes des jeunes. L'apprenti devra voir ses conditions matérielles améliorées, notamment en ce qui concerne le transport, le logement et sa rémunération. Par ailleurs, les cycles d'apprentissage devront pouvoir s'adapter à des jeunes ayant des profils, des niveaux de connaissance et des capacités très diverses : une plus grande modulation des contenus de formation et la promotion des passerelles multiples avec les autres filières devront être développées.

Enfin, il faut s'assurer que l'apprentissage répond au mieux aux réalités et aux besoins des entreprises d'aujourd'hui. L'équilibre économique du contrat d'apprentissage doit être garanti, particulièrement pour les plus petites entreprises : à cette fin, une analyse de la problématique de la valorisation du rôle formateur de l'entreprise vient d'être lancée. En parallèle, le rôle formateur de l'entreprise doit s'inscrire dans une démarche de qualité impliquant notamment une meilleure formation des maîtres d'apprentissage. Enfin, une intégration plus forte entre la formation en centre de formation des apprentis et en entreprise doit être recherchée, en particulier en ayant recours à l'appui d'un médiateur pour accompagner le jeune tout au long de son parcours.

Il s'agit pour le Gouvernement, par une réforme ambitieuse, d'augmenter progressivement le nombre d'apprentis d'ici la fin de la législature.

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