Conseil des ministres du 8 octobre 2003. Le codéveloppement. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 8 octobre 2003. Le codéveloppement.

Personnalité, fonction : WILTZER Pierre-andré.

FRANCE. Ministre délégué à la coopération et à la francophonie

ti : Le ministre délégué à la coopération et à la francophonie a présenté une communication sur le codéveloppement.

Le codéveloppement vise à reconnaître et à promouvoir le rôle que les migrants peuvent jouer dans le développement de leurs pays d'origine. La France accueille en effet sur son territoire des populations étrangères en provenance des pays en développement dont le total a été estimé en 2002 à plus de 3,3 millions de personnes. Elle figure ainsi parmi les premiers pays d'accueil de migrants.

Le Gouvernement a décidé de donner une plus grande ambition à sa politique de codéveloppement et d'ouvrir à cet effet deux programmes nouveaux :

- le premier vise à canaliser l'épargne des migrants vers l'investissement : les fonds envoyés par les migrants dans leurs pays représentent des sommes considérables. En liaison avec la profession bancaire, des circuits financiers fiables et des incitations seront mis en place pour aider les migrants à réaliser des investissements dans leurs pays d'origine. Ces mécanismes et ces nouveaux produits financiers seront élaborés par les réseaux bancaires en partenariat avec les structures de coopération classiques et devraient être disponibles courant 2004 ;

- le second s'appuie sur la mobilisation des élites des communautés étrangères en faveur du développement de leurs pays d'origine ; ces élites (enseignants, médecins, chercheurs, ingénieurs, informaticiens, ¿) rassemblent en France plusieurs milliers de migrants de haut niveau, formés dans les universités et les grandes écoles françaises. Il s'agit de les mobiliser, selon une démarche volontaire, de les aider à s'organiser et de les accompagner, en particulier à travers le monde associatif, vers des actions de développement de leurs pays d'origine.

Ces deux programmes bénéficieront notamment de financements du Fonds de solidarité prioritaire du ministère des affaires étrangères, qui interviendra en liaison avec l'Agence française de développement.

Dans un premier temps, quatre pays ont été retenus pour la conduite de projets pilotes : le Maroc, le Mali et le Sénégal ainsi que les Comores. Ce choix est déterminé par l'importance, le degré d'organisation et le dynamisme des communautés en France, mais également par le souhait de leurs pays d'origine de les associer à leurs politiques de développement.
[UD 5]

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