Comuniqué des services du Premier ministre, en date du 4 octobre 2004, sur la situation concernant les journalistes français en otage en Irak. | vie-publique.fr | Discours publics

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Comuniqué des services du Premier ministre, en date du 4 octobre 2004, sur la situation concernant les journalistes français en otage en Irak.

ti : Le Gouvernement poursuit avec détermination son action en vue de la libération de Christian CHESNOT, de Georges MALBRUNOT et de leur accompagnateur syrien.

Aussitôt que l'enlèvement des deux journalistes a été connu, le Gouvernement a multiplié les initiatives politiques et diplomatiques pour protéger la vie de nos compatriotes. La Nation a fait preuve d'une unité exceptionnelle. Les musulmans de France se sont exprimés avec clarté et conviction. A l'étranger, de nombreuses voix se sont élevées, notamment celles de dirigeants politiques et de responsables religieux, pour soutenir la position de la France et pour en appeler à ceux qui retiennent les deux Français. Toutes ces démarches ont eu un puissant écho. Il est ainsi devenu possible d'envisager, avec prudence, une issue favorable.

Les autorités françaises ont sans cesse rappelé la continuité de la position de la France sur la situation de l'Irak et la réalité des libertés de conscience, de croyance et d'expression, notamment religieuses, dans notre pays. Nous avons le sentiment ces explications ont été utiles et constamment suivies avec attention et intérêt. Chacun comprendra que l'action doit être menée avec discernement et dans la plus grande discrétion.

Début le début de cette douloureuse affaire, et tout en veillant au maintien de relations étroites avec les familles dont le courage doit être souligné, le Premier Ministre a rappelé que les modalités de la libération des deux journalistes seraient très complexes compte tenu de la situation actuelle de l'Irak. C'est pourquoi toute initiative privée, quels qu'en soient les mobiles, est susceptible, dès lors qu'elle serait prise sans coordination avec les pouvoirs publics, de compromettre le processus en cours et de faire naître une menace pour nos compatriotes.

Aujourd'hui, les pouvoirs publics continuent, de manière organisée et coordonnée, d'entretenir les contacts nécessaires pour obtenir la libération effective de Christian CHESNOT et de Georges MALBRUNOT.

Dans ce contexte d'unité nationale, le Premier Ministre en appelle au sens des responsabilités de chacun.

(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 8 octobre 2004)

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