Programme du Mouvement pour la France pour les élections européennes de 2004, paru en avril 2004, sur les 10 engagements de M. Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, en vue des élections européennes de 2004. | vie-publique.fr | Discours publics

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Programme du Mouvement pour la France pour les élections européennes de 2004, paru en avril 2004, sur les 10 engagements de M. Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, en vue des élections européennes de 2004.

Personnalité, fonction : VILLIERS Philippe de.

FRANCE. Mouvement pour la France, président

ti : AVEC
PHILIPPE DE VILLIERS

CHANGEONS D'EUROPE
Pour protéger les Français

NOS 10 ENGAGEMENTS

ÉLECTIONS EUROPÉENNES DU 13 JUIN 2004

L'Espoir à droite

"CHANGEONS D'EUROPE"

Pour protéger les Français


L'idée européenne a été dénaturée. Depuis des années, on nous berce d'illusions.

On piétine nos libertés, on mutile notre souveraineté. Nous voilà dépendants, affaiblis, entravés : nous n'avons même plus le droit de baisser la TVA tout seuls, sans l'autorisation de nos voisins et des commissaires de Bruxelles, nos nouveaux maîtres.

L'Europe se traîne, les nations s'effacent, se " détricotent " et se défont, les entreprises se délocalisent, le terrorisme se tapit dans les zones de non droit où brûlent les véhicules des pompiers.

L'Europe est aujourd'hui accaparée par des commissaires arrogants qui échappent à tout contrôle démocratique, et ne songent qu'à accroître leurs pouvoirs, par des juges européens tout-puissants qui cassent notre droit et imposent le droit anglo-saxon et une bureaucratie obèse et tracassière, qui ne parle même plus le français. Au moment même où elle est infiltrée par les fondés de pouvoir de l'OMC.

Aucune des promesses sur l'Europe n'a été tenue :

- on nous avait dessiné la perspective d'une " Europe Puissance ", forte et unie. Or nous avons, aujourd'hui, sous les yeux, une addition d'Etats impuissants ;

- on nous avait promis une " Europe Bouclier ", protectrice des peuples. Or chacun voit bien aujourd'hui que le bouclier est troué de partout et que l'Europe est devenue une écumoire.

Pourtant, rien n'est irréversible.

Car nous sommes à un moment décisif où le destin hésite : il y a, en effet, devant nous, deux Europe possibles, c'est-à-dire deux manières de construire l'Europe de demain.

- La première, celle d'aujourd'hui, qui dérive sous nos yeux et se fait sans les peuples et contre les nations : une Europe autoritaire, antidémocratique, lointaine, uniforme, celle des commissaires broyeurs de singularités, qui veulent tout contrôler, qui rêvent d'une seule norme, d'un seul taux de TVA pour 25 pays, d'une seule loi pour 400 millions d'Européens, d'un corset constitutionnel pour 30 pays fondus dans un magma technocratique en fusion, une véritable " purée de marrons " disait le général De Gaulle.

Tournant le dos à la modernité, cette Europe-là, livrée aux technocrates et aux banquiers, nous la voyons à l'¿uvre tous les jours : elle brise, une à une, nos libertés vitales, au nom d'un vieux fantasme d'oligarques et de marchands. Nos lois, nos budgets, nos politiques se décident à Bruxelles, et la France n'y gagne en retour ni meilleure protection, ni surcroît d'influence. Etrange Europe à qui la France donne toujours plus et de qui elle reçoit toujours moins ! Ce n'est pas une Europe qui nous grandit, qui nous enrichit, c'est une Europe qui nous mutile. C'est l'Europe du passé, c'est l'EUROPE SOUSTRACTION.

- La seconde Europe, celle qui réussit, c'est l'Europe d'Ariane, d'Airbus et d'Eurocopter, du nucléaire avec le CERN et de l'agence spatiale ESA, c'est l'Europe de la coopération entre les Etats.

Un exemple frappant parmi tant d'autres : alors que Bruxelles, tiraillée entre des intérêts contradictoires (la Grèce, dont les armateurs détiennent la première flotte mondiale, se soucie peu, par exemple, de protéger les côtes atlantiques), s'épuise en palabres pour résoudre la question des marées noires, trois pays ont décidé de coopérer directement, sans passer par les instances européennes ; c'est l'accord de Malaga conclu entre la France, l'Espagne et le Portugal qui décide de repousser les " navires poubelles " à 200 miles de nos côtes, seule mesure efficace prise, depuis cinq ans, pour la sécurité maritime et la protection de nos côtes.

C'est l'Europe de l'entente directe entre les nations, les peuples et les entreprises, sans avoir à passer par l'autorisation des commissaires prédateurs. C'est une Europe qui ajoute aux projets nationaux. C'est l'EUROPE ADDITION.

C'est la seule qui réussira et c'est l'Europe de demain :
- non plus l'Europe de la rigidité, hypercentralisée, qui nous ampute et nous paralyse, mais une Europe de la souplesse et de la proximité, aisément contrôlable,
- non plus l'Europe supra étatique mais une Europe des Nations, forte de leur diversité et de leur richesse.

Les futurs députés européens, élus sur les " listes de Philippe de Villiers ", prennent l'engagement de se battre avec énergie pour passer de la première, l'Europe du passé, à la seconde, celle de la modernité, de l'Europe des technocrates à l'Europe des peuples.


L'Europe des Commissaires ne préserve ni notre sécurité, ni nos emplois, ni notre identité.
Les futurs députés européens de Philippe de Villiers vous proposent donc de " changer d'Europe pour protéger les Français ".
A partir de dix engagements qui répondent à dix urgences.


Première urgence : Stopper l'hémorragie de nos emplois

Ce que nous refusons :
Une France sans usines,
avec les Commissaires de Bruxelles qui poussent à la délocalisation nos entreprises, livrent nos ouvriers et nos salariés au dumping social, condamnent nos artisans et nos commerçants en leur refusant la baisse de la TVA et démoralisent Alsthom et Bull.

Ce que nous voulons :
Une Europe protégée,
à la manière des Américains qui rétablissent, pour protéger leurs emplois, des droits de douane et de protection sur le textile, le coton, l'agriculture, la sidérurgie et les produits manufacturés. On ne voit pas pourquoi l'Europe, où le chômage croît, n'en ferait pas autant.

Notre engagement :
Faire adopter le principe d'une protection douanière qui soutienne les produits européens contre les concurrences inéquitables et antisociales et qui permette de stopper les délocalisations.

Enrayer les effets ravageurs du libre-échangisme en imposant des droits de douane à ceux qui pratiquent le dumping social.

Veiller à ce que l'élargissement de l'Europe à l'Est ne se transforme pas en grand "déménagement" de nos emplois.


Deuxième urgence : S'opposer à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne

Ce que nous refusons :
Une Europe sans frontières et sans culture commune
La Turquie n'appartient pas à l'Europe ; elle n'est européenne ni par sa géographie, ni par sa culture. Avec l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, l'Europe serait confrontée à des flux migratoires sans précédent et à une islamisation encore plus forte.

Si la Turquie était admise à Bruxelles, elle obtiendrait automatiquement, par sa démographie, le double du nombre des députés français à Strasbourg et dominerait arithmétiquement les décisions qui engagent notre avenir au Conseil des ministres.

Enfin, le coût de l'entrée de la Turquie dans l'Europe est considérable: selon une étude réalisée par l'Osteuropa Institute de Munich, le coût de l'adhésion de la Turquie à l'Europe s'élèverait à 14 milliards d'euros par an, soit un coût plus élevé que celui de l'élargissement aux pays de l'Est.

Ce que nous voulons :
Une Europe européenne,
dans laquelle la France préserve son identité et son rayonnement.

Notre engagement :
Bloquer les négociations portant sur l'entrée de la Turquie et supprimer les crédits de pré-adhésion.

Transformer les élections européennes en une consultation référendaire pour envoyer un message fort : " nous ne voulons pas de la Turquie en Europe ".


Troisième urgence : rétablir les contrôles aux frontières

Ce que nous refusons :
Une Europe passoire,
sans frontières internes, incapable de protéger son pourtour, long de 60.000 kilomètres et troué de partout.

Dans cette Europe-là, les clandestins, les trafiquants de drogue, les mafieux, les terroristes sortent et rentrent comme dans un moulin. Et l'Europe de Bruxelles ne trouve à leur opposer que des gadgets institutionnels ou l'illusoire barrage de papier d'une Constitution.

Ce que nous voulons :
Une Europe qui contrôle deux fois ses frontières, plutôt que de les démanteler systématiquement,
avec un contrôle externe aux frontières de l'Europe, et un contrôle interne aux frontières de chaque pays.
Ne pas laisser se créer de nouvelles frontières à l'intérieur de notre pays avec 900 cités interdites d'accès à la police.

Notre engagement :
Rétablir les contrôles fixes aux frontières avec nos voisins européens, comme les traités le permettent en cas de menace pour la sécurité nationale.

Renforcer la coopération directe entre les services de renseignements des principaux pays européens au lieu de créer de nouvelles structures lointaines et inefficaces.


Quatrième urgence : Rétablir la souveraineté alimentaire et environnementale

Ce que nous refusons :
L'Europe des multinationales toutes puissantes,
l'Europe laxiste des pesticides et des farines animales qui empoisonnent les animaux, les sols et les hommes,

l'Europe impuissante des marées noires, pilotée par des Commissaires incapables d'interdire les navires poubelles et de faire payer les " voyous des mers ".

Ce que nous voulons :
Une Europe protectrice
qui, au nom du " respect de l'Environnement ", ne laisserait plus les Commissaires sous l'emprise des séductions des lobbys de l'agrochimie ou du pétrole.

Notre engagement :
Faire adopter le principe d'un droit de veto national en matière d'environnement.

Interdire les produits dangereux pour l'alimentation humaine et la santé publique, dans le droit fil du combat victorieux de Philippe de Villiers contre le Régent et le Gaucho.


Cinquième urgence : Rétablir la préférence communautaire agricole

Ce que nous refusons :
L'Europe qui tue nos agriculteurs et nos campagnes,
l'Europe relais et vitrine de la mondialisation sauvage, qui démolit la politique agricole commune et transforme les exploitants agricoles en planteurs de primes et producteurs de formulaires,
l'Europe du découplage entre le revenu et le travail : le découplage brise le lien entre l'effort et la récompense.

Ce que nous voulons :
Une Europe de l'indépendance alimentaire,
C'est à dire une Europe dans laquelle les agriculteurs soient considérés comme des entrepreneurs rémunérés par des prix soutenus, avec un haut niveau de protection de notre alimentation.

Notre engagement :
Enrayer le démantèlement de la " Politique Agricole Commune " imposé par l'" Organisation Mondiale du Commerce " .

Exiger la " préférence agricole " en l'associant à la " sécurité alimentaire ", comme l'ont fait les Américains.


Sixième urgence : Soumettre les banquiers de Francfort au pouvoir politique

Ce que nous refusons :
l'euro chômage
Il y a aujourd'hui, deux Europe qui se côtoient, avec des performances symétriquement opposées :
- L'une qui va bien : il s'agit des pays qui ont gardé leur monnaie nationale : l'Angleterre, le Danemark et la Suède. Ces trois pays ont deux fois plus de croissance (1,1 % en 2003 contre 0,4 %) et deux fois moins de chômeurs (4,9 % contre 8,9 %) que dans la " zone euro ".
- L'autre qui va mal : les pays de " Euroland ", emmenés par le couple franco-allemand, avec une Banque centrale toute-puissante à l'indépendance ombrageuse, qui décourage l'investissement et l'exportation,

Ce que nous proposons :
l'euro croissance
La Banque centrale de Francfort doit être remise sous la tutelle politique des gouvernements de la zone euro, comme c'est le cas aux Etats-Unis avec la banque centrale américaine. Le pacte de stabilité doit devenir un pacte de croissance.

A tout moment, et, si les circonstances l'exigent, la France doit être techniquement capable de sortir de l'euro, ce qui suppose qu'elle frappe dès aujourd'hui une réserve " d' eurofrancs " de secours.

Notre engagement :
Faire adopter le changement des statuts de la Banque centrale pour que son objectif ne soit plus l'inflation mais l'emploi et la croissance.

Imposer le double affichage euro-francs pour tous les produits de consommation afin de rendre lisible la hausse des prix et, de mieux la contrôler.


Septième urgence : Maintenir notre indépendance nationale et le siège de la France à l'ONU.

Ce que nous refusons :
l'abandon du siège français au Conseil permanent de l'ONU
Les eurodéputés UMP et PS ont voté le rapport recommandant l'abandon par la France et la Grande-Bretagne de leur siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, au profit de l'Union européenne. Le projet de " Constitution européenne " de Giscard va dans le même sens. Privée du fameux droit de veto, la France aurait été contrainte de faire la guerre en Irak. Elle n'aura plus de politique étrangère, celle-là même que l'Assemblée Générale des Nations Unies acclamait debout en 2003 lors du discours de Dominique de Villepin contre la seconde guerre d'Irak.

Ce que nous proposons :
Une France parlant librement au monde, comme sur l'Irak
Toute l'Histoire de la France s'inscrit dans une résistance aux hégémonies. A chaque crise majeure, le monde attend la voix de la France, celle de l'équilibre et de la souveraineté des peuples. Privée de son droit de veto, la France perdrait toute influence dans le monde.

Notre engagement :
Constituer, à Strasbourg, un groupe parlementaire puissant avec les députés souverainistes de tous les pays européens soucieux de leur propre indépendance nationale, et attentifs au maintien du statut de la France et de la Grande Bretagne aux Nations Unies. Maintenir nos stratégies et vitaux (EDF, ressources naturelles,...) sous le contrôle de l'État.


Huitième urgence : Rendre le pouvoir aux peuples

Ce que nous refusons :
l'Europe disciplinaire des amendes, des commissaires et des juges.
Les technocrates qui dirigent l'Europe, vilipendent et sanctionnent, chaque jour, les gouvernements rétifs en imposant des directives qui asphyxient nos libertés. Avec la "Constitution européenne", ce pouvoir central bruxellois sera étendu et consolidé au détriment de nos gouvernements élus. Les lois européennes édictées dans l'ombre et sans contrôle auront la primauté sur les constitutions nationales, alors périmées. A vingt-cinq pays, le carcan absurde de ce super Etat fédéral fera voler en éclats un demi-siècle d'efforts pour unir l'Europe. Et le gouvernement de la France n'aura plus aucune manette entre les mains.

Ce que nous proposons :
l'Europe des peuples, par les peuples, pour les peuples
Avec un nouveau traité qui redonne aux gouvernements élus le pouvoir de décision : le Conseil des chefs d'Etat définirait les orientations stratégiques, la Commission deviendrait un simple secrétariat administratif et la Cour de Justice une chambre d'arbitrage. Le vote à l'unanimité doit être la règle générale. Nos vingt-cinq peuples ne réuniront leurs destins que si chacun se sent respecté.

Notre engagement :
Faire campagne contre l'adoption d'une constitution supranationale qui effacerait les nations, et rétablir nos libertés fondamentales.

Exiger, en tout état de cause, une consultation des Français par référendum.

Rétablir nos libertés vitales concernant nos traditions nationales, comme la chasse, la diversité de nos terroirs, comme la protection de nos appellations contrôlées (vins, champagnes,...) ou encore le maintien des services publics dans nos villages.


Neuvième urgence : Stopper la ponction fiscale des contribuables français.

Ce que nous refusons :
L'Europe des prébendes.
C'est avec notre argent que les eurocrates distribuent leurs enveloppes de " fonds structurels " pour fabriquer de l'euro-enthousiasme artificiel. C'est avec notre argent que sont payés les eurocrates qui cherchent à faire interdire le foie gras, s'en prennent au droit de chasse et programment la fin des appellations contrôlées au profit d'on ne sait quel " champagne chinois " et " bordeaux australien ".Dans le même temps, les technocrates nous proposent un nouvel impôt : l'euro-impôt pour augmenter le budget de la Commission européenne.

Ce que nous proposons :
L'Europe respectueuse des contribuables.
La contribution nette de la France au budget européen est aujourd'hui de 3,3 milliards d'euros (22 milliards de francs). C'est-à-dire que les contribuables français paient 3,3 milliards d'euros de plus qu'ils ne reçoivent. Et en 2013, cette somme sera de 7 milliards d'euros (46 milliards de francs). Et où va cet argent ? Dès maintenant à la Turquie, - avec les " crédits de pré-adhésion " (en hausse de 63 % pour la période 2004-2006, soit plus de 1 milliard d'euros) -, et à des pays qui utilisent ensuite ces aides pour attirer et aspirer nos usines.

Notre engagement :
Faire adopter le principe suivant : les Français doivent recevoir autant qu'ils paient. Les contribuables ont le droit de savoir où passent leurs impôts à Bruxelles.

Limiter et contrôler les dépenses de la Commission européenne.

Refuser la création de l'euro-impôt proposé par l'Europe.


Dixième urgence : Rétablir le droit de veto en matière d'immigration

Ce que nous refusons :
L'Europe des communautarismes.
Depuis Maastricht et Schengen, de traité en traité, nos problèmes d'immigration s'aggravent. Face à deux phénomènes inquiétants - l'explosion de l'immigration, l'implosion de la démographie européenne -, l'Union européenne s'oppose à ce que les Etats contrôlent eux-mêmes l'immigration.

La date du 1er mai 2004 est un tournant capital : tous nos pouvoirs en matière d'immigration changent de mains ; notre Ministre de l'Intérieur ne peut plus agir. C'est le Commissaire européen à l'Intérieur qui prend le relais.

Ce que nous proposons :
L'Europe des sécurités nationales.
Chaque pays doit pouvoir contrôler lui-même les questions d'immigration, et coopérer, dans ce domaine, avec les partenaires de son choix.

Notre engagement :
Rétablir le droit de veto sur toutes les questions qui touchent à nos intérêts vitaux et notamment pour les politiques d'immigration et de sécurité.

(Source http://www.villiers2004.com, le 3 mai 2004)

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